
Résumé Cet article examine dans quelle mesure les interlangues initiales du polonais L2 d’apprenants slavophones sont compatibles avec les caractéristiques de la Variété de Base décrite par Klein et Perdue (1997) . Comme la L1 et la L2 appartiennent toutes les deux au groupe des langues slaves, la proximité remarquable qui en découle a le potentiel de favoriser leur inter-compréhensibilité et d’engendrer des phénomènes intenses de transfert, susceptibles à leur tour d’altérer le parcours acquisitionnel typique. Sur la base d’une revue d’études empiriques publiées, l’article décrit les étapes d’acquisition de la morphosyntaxe polonaise en fonction de la L1 de l’apprenant (slave ou non slave), en mettant en évidence les effets de la distance interlinguistique. L’analyse révèle que, si certaines caractéristiques sont effectivement compatibles avec la Variété de Base, les interlangues initiales des apprenants slavophones présentent de nombreuses caractéristiques typiques des stades d’acquisition successifs, comme l’organisation syntaxique de l’énoncé.
The point of departure for this position paper is that social interaction is the primordial scene of human social life ( Schegloff, 1987 ). It follows from this observation that it is also the primary setting for learning a second language (L2), which implies that studying the complexities of L2 learning necessitates an understanding of social interaction on its own terms with methodological rigour ( Pekarek Doehler & Eskildsen, 2022 ). Drawing on conversation analysis and usage-based models of language, I examine the local-social worlds of L2 speakers’ daily lives and map out their L2 learning processes and practices. This article reports on findings from one L2 speaker, and one conclusion that emerges is that the interactional histories she co-constructs and shares with her friends are crucial to understanding the history of her learning — what I will describe as her road of L2 discovery. My data come from recordings of L2 Danish students’ real-life social activities with friends and service encounters with strangers.
Cette étude examine l’impact de l’enseignement optionnel de la langue des signes française (LSF) au lycée sur les enfants entendants de parents sourds (CODA). Bien que ces élèves évoluent souvent dans un environnement bilingue, leurs compétences en LSF varient considérablement, les plaçant à différents degrés d’appartenance à la communauté sourde. L’analyse repose sur un échantillon de 32 CODA ayant suivi l’option LSF entre 2009 et 2019. Les résultats montrent que la caractéristique commune des CODA dans ce contexte est le lien familial établi avec la langue et la culture d’héritage indépendamment de l’acquisition antérieure de la LSF et de l’appartenance à la communauté sourde. En outre, bien que l’option LSF favorise la reconnaissance de la LSF en tant que langue d’héritage, des ajustements pédagogiques sont nécessaires pour mieux répondre aux besoins des CODA.