
Cette recherche explore les facteurs qui ont influencé la décision des candidats repreneurs de maintenir leur projet de reprise d’entreprise au cours de la pandémie de Covid-19. À partir d’une enquête menée auprès de 145 candidats repreneurs, ses principaux résultats confirment le poids du soutien des accompagnants face aux difficultés préreprise, mais nuancent celui de la résilience individuelle et de la formation préreprise dans ces circonstances de grande adversité. Ils débouchent sur des apports théoriques et managériaux permettant de mieux appréhender le risque d’abandon des projets tant pour les candidats repreneurs eux-mêmes que pour les acteurs de l’écosystème repreneurial.
La plupart des travaux qui ont étudié l’impact des chocs externes sur l’entrepreneuriat ont focalisé sur l’action entrepreneuriale au sein d’entreprises existantes et non dans les entreprises en création. Ils ne se sont pas non plus intéressés à la succession de chocs externes. Comment les créateurs font-ils face à l’incertitude liée à une succession de chocs externes ? En renforçant la planification, la frugalité ou le soutien émotionnel, triptyque proposé par Giones et al. (2020) ? Nous avons interrogé dix créateurs ayant créé leur entreprise quand se combinaient les confinements de la Covid-19, le démarrage de la guerre en Ukraine et l’urgence climatique. Les résultats indiquent qu’ils ont transformé les chocs externes en opportunités en mobilisant frugalité et soutien émotionnel pour surmonter l’incertitude liée aux crises.
Notre recherche étudie le rôle des systèmes de contrôle de gestion responsable (SCGR) dans l’accompagnement d’une démarche RSE et dans la mesure et le pilotage de la performance sociétale en PME (PSE). Les PME font en effet face à des défis particuliers dans l’adoption de ces SCGR, notamment en raison de ressources limitées, d’un manque de compétences spécifiques et de la difficulté perçue de concilier les contraintes économiques avec les objectifs de durabilité. Une étude de cas a été réalisée dans une PME de 150 salariés du domaine de l’expertise comptable. Les résultats montrent la présence de SCGR composés d’outils dont l’usage relève d’un ou de plusieurs leviers de contrôle identifiés par Simons (1995). Ils montrent comment ces SCGR contribuent au pilotage des actions RSE et comment ils coexistent, se complètent et s’influencent mutuellement ou pas, dans un objectif de mesure et d’amélioration continue de la PSE. Les SCGR, adaptés au contexte et aux spécificités de la PME, apparaissent comme la résultante d’une intention stratégique RSE de l’entreprise. Nos résultats révèlent toutefois des divergences de perception et plusieurs limites liées à ces SCGR, et soulignent l’importance du dialogue entre direction et parties prenantes pour une meilleure PSE.