À la suite de la pandémie du COVID en 2022, un établissement du secteur public, ayant majoritairement une activité de travail de bureau, a instauré un accord sur les modalités de mise en place et de pratique du télétravail.Cette organisation du travail a été plébiscitée avec plus de 90 % des agents qui le pratiquent selon 2 modalités : choix de jours fixes (1 à 3jours de télétravail par semaine) ou choix d’un forfait « flottant » avec 90jours de télétravail par an pouvant varier d’une semaine à l’autre. Pour prévenir les risques professionnels et améliorer les conditions de travail, cet établissement a également prévu dans l’accord des aides matérielles pour faciliter le télétravail au domicile. Les collaborateurs bénéficient soit d’une somme forfaitaire sur justificatif pour l’achat de matériel, soit, sur demande, l’entreprise le leur fournit et le livre à domicile (plan de travail, grand écran déporté et siège ergonomique).En 2024, les représentants du personnel ont saisi le service de santé au travail afin de faire un bilan de cette organisation du travail. Pour évaluer ces modalités de télétravail, les médecins du travail ont choisi d’utiliser le questionnaire EVREST (Évolutions et Relations en Santé au Travail). En effet, cela leur permettait de s’appuyer sur une méthodologie éprouvée (recueil des données et analyse statistique), de pouvoir construire leur questionnaire sur le télétravail avec l’aide du support scientifique d’EVREST, et d’approfondir l’analyse en comparant les résultats sur le télétravail à ceux recueillis dans le questionnaire EVREST. Il a été choisi de distribuer le questionnaire complété aux collaborateurs en contrat permanent ou temporaire et présents dans l’entreprise depuis plus d’un an. En 2024, 134 questionnaires ont été renseignés. 96 % des répondants étaient en CDI dont 83 % de cadres travaillant en journées « normales » (98 %) et à temps plein (89 %). 72 % déclaraient ne pas avoir de « trajets longs et pénibles ». Les conditions de travail mettaient en évidence des contraintes de temps peu fortes, une pression temporelle ressentie comme de moyenne intensité, et une appréciation du travail plutôt positive. Concernant le télétravail, 37 % le pratiquaient 3jours par semaine, 33 % deux jours et 24 % le pratiquent de façon variable selon les semaines. C’est la limitation du temps de transport qui arrive en tête des critères de choix du télétravail (63 %), et l’isolement du collectif est l’inconvénient le plus rapporté (36 %). Pour ceux qui ne pratiquent pas, c’est majoritairement le manque de place à domicile qui en est la cause (90 %).
Valorisation de la visite de mi carrière dans une entreprise du tertiaire, avec un effectif constitué de collaborateurs de différents statuts privé et public.Nous avons constitué un groupe de travail constitué de médecin et d’infirmiers, pour construire une visite médicale avec un contenu spécifique.Cette visite a pour objectif de faire un bilan de la bonne adéquation entre le poste de travail et l’état de santé de la personne qui l’occupe. Elle servira également à évaluer et anticiper au plus tôt les risques de désinsertion professionnelle, en tenant compte de l’évolution des capacités de la personne en fonction de son parcours professionnel, de son âge et de son état de santé, et de sensibiliser le salarié aux enjeux du vieillissement au travail et à la prévention de risques professionnels.NB : cette visite de mi carrière n’est pas formalisé dans la réglementation fonction publique.Rappel du cadre réglementaire : « Art. L. 4624-2-2.-I.-Le travailleur est examiné par le médecin du travail au cours d’une visite médicale de mi-carrière organisée à une échéance déterminée par accord de branche ou, à défaut, durant l’année civile du quarante-cinquième anniversaire du travailleur.Contenu de la visite mi carrière :•questionnaire par IDE ou Auto-questionnaire : 3 axes ;•volet santé au travail : Curriculum Labori, exposition professionnelle antérieure ;•adéquation santé-poste de travail/dépistage du risque de désinsertion professionnelle ;•volet santé publique : Enjeux du vieillissement et actions de santé publique : suivi et dépistage de santé, vaccinations, sommeil, tabac/alcool, lutte contre la sédentarité ;•bilan spécifique proposé : Visiotest, ECG, Audiotest ou/et un questionnaire santé pour dépister la déficience auditive de l’adulte : savoir facilement orienter ; le point sur les vaccinations ; le bilan de dépistage proposé par la CPAM ; et remise de plaquettes conseils sélectionnés. Un temps long dédié de consultation est prévu pour permettre la réalisation des questionnaires et examens et un temps d’échange avec le collaborateur.
Introduction et contexte Suite à un déménagement de site en 2022 et un réaménagement spatial du service en 2023, plusieurs plaintes des agents concernant les conditions de travail ont été rapportées à l’assistante de prévention et à la Formation spécialisée en matière de santé, sécurité et conditions de travail locale. Une étude ergonomique approfondie a donc été initiée. Objectif Évaluer la situation par une analyse ergonomique objective (postures, environnement, charge cognitive) et proposer des solutions concrètes afin d’améliorer les conditions de travail. Méthode L’étude s’est déroulée entre avril et décembre 2024 et a inclus :– une collecte de données : entretiens, questionnaires (Karasek, Nordique), observations sur site, étude sonore et fiche Apact ;– des analyses ergonomiques au travers l’utilisation d’outils : posturales (RULA, Kinovea), port de charges (NIOSH, ILC), forces (EAWS), charge mentale (NASA-TLX) ;– un diagnostic environnemental : mesures de luminosité, ambiance sonore et thermique. Résultats Les analyses ont mis en évidence :– points positifs : cohésion d’équipe, planification structurée, soutien managérial ;– problématiques : contraintes posturales importantes, manque de surface de travail, bruit ambiant et luminosité parfois inadaptée, charge mentale élevée. Propositions Des solutions concrètes ont été proposées : de nouveaux bureaux en L pour augmenter la surface de travail, des modules de rangement optimisés, un réaménagement spatial total du service, un chariot à hauteur constante pour le transport des bacs courrier, des formations sur les gestes et postures et sur la gestion de la charge mentale. Conclusion L’étude ergonomique a permis de confirmer les problématiques existantes et d’identifier les principaux déterminants de risque. Et des actions concrètes, visant à réduire le risque d’apparition de TMS, à améliorer l’organisation du travail et la qualité de vie des agents, ont ainsi pu être proposées. La mise en œuvre progressive des solutions proposées devrait améliorer durablement le confort, la sécurité et l’efficacité du service courrier.
L’enquête nationale périnatale de 2021 montre que 16,7 % des femmes présentent une dépression du post-partum dans l’année qui suit leur accouchement. Et 74 % des 11 % de décès maternels, dans les 2 mois après l’accouchement, sont liés à des suicides. Une étude sur la dépression du post-partum a été réalisée au sein d’un service de santé au travail d’un établissement public dans le cadre du mémoire du DIUST d’une infirmière. Ce travail cherchait à évaluer la santé mentale des agentes, à leur retour de congés maternité, à partir de l’analyse des réponses faites au questionnaire d’Edimbourg (EPDS)11https://www.rp2s.fr/wp-content/uploads/2023_EPDS.pdf.. Ce questionnaire, validé sur le plan international, catégorise les manifestations dépressives, l’état anxieux et les idées suicidaires, en post-partum. Couplé à un questionnaire complémentaire, élaboré par l’équipe, il permet de dépister les facteurs précipitants et les facteurs protecteurs du risque de dépression du post-partum. Il est structuré en 3 familles : l’expérience personnelle de la maternité, la reprise du travail, et le suivi post-natal. L’étude a été réalisée sur un échantillon de 20 mamans, âgées de 30 à 44 ans, venues en visite de reprise maternité, du 1er janvier au 31 mars 2025. L’autoquestionnaire d’Edimbourg, composé de 10 items, notés de 0 à 30, était complété par les mamans en salle d’attente. Le questionnaire complémentaire a été complété avec le médecin du travail lors de la visite. Les résultats ont révélé une grande vulnérabilité pour 25 % d’entre elles. Dans l’échantillon étudié, 20 % des jeunes mamans ont des manifestations anxieuses sur la base d’un score EPDS-3A supérieur ou égal à 5/9. Le score de l’anxiété influençant fortement le score de vigilance de l’EPDS, nous laisse penser qu’il existe probablement un lien entre l’anxiété et la dépression du post-partum. À l’inverse, les résultats nuls peuvent poser des problèmes d’interprétation, et donc de dépistage. À l’analyse des verbatims des femmes ayant un score EPDS nul, on s’aperçoit qu’une d’entre elles se sent « isolée et incomprise ». Cette dissociation nous montre l’importance de donner la parole aux femmes et de les écouter afin d’objectiver les ressentis exprimés lors de la visite. Une réflexion sur les ressources et les moyens de prévention que peuvent apporter les professionnels de santé au travail s’impose pour optimiser la prise en charge des mamans en difficulté le plus précocement possible, en rapport avec les enjeux de santé publique sur la dépression du post-partum.
The great financial crisis of 2008–2009 was a game changer for National Promotional Banks (NPBIs) in Europe, with the COVID-19 pandemic and the Ukraine crisis reinforcing this shift. The ‘Juncker Plan’ shed a light on the investment gap and demonstrated that a dynamic European policy was possible. Thanks to the InvestEU programme, actors at the European level, such as the EIB Group, and the national level (via NPBIs and Financial Institutions) thrived in their specific role of fostering essential long-term investment throughout our continent. With this in mind, we need to have a different look at certain tools within practical accounting rules by integrating both positive and negative externalities.