
In order to define the factors of instability of fractures of the base of the first metacarpal in children, the authors reviewed 30 children presenting this lesion with a follow-up greater than 10 months. Patients in whom the growth cartilage of the base of the first metacarpal was still open and presenting a fracture with angular displacement greater than 30 degrees or metaphyso-epiphyseal sliding greater than 1 mm were included. Three groups were defined on the basis of radiographic findings: Group A: pure metaphyseal fractures (14 cases: 10 pinnings and 4 orthopaedic treatments); Group B: Salter II epiphyseal detachment fractures with a medial metaphyso-epiphyseal corner (10 cases: 1 pinning and 9 orthopaedic treatments); group C: Salter II epiphyseal detachment fractures with a lateral metaphyso-epiphyseal corner (6 cases: 2 pinnings and 4 orthopaedic treatments). The authors studied early secondary displacements as a function of the emergency treatment modality. No secondary displacement was observed for group B lesions regardless of treatment and for lesions stabilized immediately by intermetacarpal pinning. In contrast, one half of group A and C lesions treated orthopaedically subsequently became displaced, requiring surgical revision with stabilization by pinning. The authors recommend orthopaedic treatment for group B lesions and immediate surgical stabilization for group A and C lesions.
L'hypoplasie du pouce du type III selon Blauth reste rare et de traitement controversé. Récemment Manske a défendu la reconstruction dans le soustype IIIA comportant une articulation trapézo-métacarpienne, proposant la pollicisation dans le sous-groupe IIIB où l'articulation basale est absente. Nous avons revu 14 reconstructions du type III, avec un recul moyen de cinq ans. Lorsqu'un transfert microchirurgical de la seconde articulation métatarso-phalangienne est pratiqué, les résultats sont peu différents dans les deux sous-groupes avec même une meilleure stabilité articulaire. Les résultats restent cependant globalement inférieurs fonctionnellement et surtout esthétiquement à ceux de la pollicisation.
Les ruptures de tendon fléchisseur des doigts à la paume de la main sont rares. Un facteur étiologique, congénital ou acquis, est presque toujours retrouvé. Nous rapportons ici le premier cas, à notre connaissance, de rupture d'un tendon de la main chez un patient atteint d'ostéogenèse imparfaite (maladie de Lobstein). Cette lésion est attribuée à une détérioration qualitative du collagène, source de fragilité tendineuse. Cette rupture tendineuse, vue à distance de l'accident (un mois), a été traitée par une greffe tendineuse, à l'aide du long palmaire. Malgré un protocole de rééducation classique, à 6 mois de l'intervention une ténolyse était nécessaire. À un an, il persiste un déficit d'enroulement de l'articulation interphalangienne distale. Les séries de la littérature rapportent des désinsertions à la jonction tendon os avec des résultats satisfaisants. Nous évoquons la possibilité d'une altération du résultat en relation avec l'anomalie du collagène.
Nous avons été amenés à prendre en charge une patiente de 69 ans, ayant présenté dans les suites d'un traumatisme par bague (poignée de mains), une tumeur de la face latérale du cinquième doigt de sa main droite, en regard de la première phalange. L'exérèse puis l'examen anatomo-pathologique ont permis d'établir le diagnostic d'angiomyome. Il s'agit d'une tumeur vasculaire bénigne développée à partir des cellules musculaires lisses de la paroi des artères ou des veines. Éléments de la famille des léiomyomes, les angiomyomes sont plutôt de petite taille (inférieure à 1 centimètre), affectant préférentiellement les femmes entre 40 et 60 ans. Ils peuvent être douloureux. Un seul cas de dégénérescence sarcomateuse a été décrit dans la littérature. Jamais un traumatisme n'a été rapporté dans la genèse de ce type de tumeur. Pourtant nous retenons, dans ce cas, l'origine post-traumatique de l'angiomyome.
Resistive random access memory (RRAM) is considered a promising next-generation memory device owing to its low energy consumption and ultra-high speed. In this study, we demonstrated a vacuum-free and low-cost solution to fabricate a highly stable nonvolatile RRAM device. Organic materials such P3HT and PEDOT:PSS were used to form the active layer and top electrode, respectively. The fabricated organic RRAM has a structure of ITO/P3HT/PEDOT:PSS, and exhibits well-controlled and highly stabilized nonvolatile butterfly shape resistive switching behavior, with an endurance of up to 1000 repeated cycling tests. Schottky emission, hopping, and direct tunneling were evaluated for switching mechanism. The geometrical structure was analyzed using the field emission scanning electron microscopy image, and the switching mechanisms were confirmed through the ultraviolet photoelectron spectroscopy measurement and energy band diagram analysis. Our results indicate that the fabricated solution-processed organic RRAM devices have the potential for use in nonvolatile memory devices.
Dans le traitement des multi-récidives de syndrome du canal carpien par fibrose, les auteurs se sont orientés après neurolyse itérative vers l'interposition d'un greffon composite dermo-hypodermique, prélevé en région inguinale, et rapportent ici quatre cas cliniques. Le but de cette étude a été: — d'évaluer l'efficacité du greffon en terme de résultats clinique et électromyographique; — de connaître l'évolution du greffon par une étude IRM postopératoire et au plus grand recul. Résultats cliniques. Les paresthésies nocturnes ont disparu chez deux patients, un a été amélioré, un autre inchangé. Au plan objectif, l'examen neurologique a montré une amélioration dans trois cas, un état stationnaire dans un cas. Résultats électromyographiques. Au dernier recul, seul un EMG a été amélioré. Imagerie par Résonance Magnétique. L'IRM visualisa le greffon avec un signal graisseux en T1 dans tous les cas, et une augmentation de taille dans le temps dans trois cas. L'efficacité du greffon dermo-hypodermique peut paraître décevante, aucun des patients n'étant guéri. Cependant, avec un recul moyen de plus de deux ans, aucune aggravation de la symptomatologie, et aucune reprise chirurgicale pour le même motif sont à déplorer. Nous pensons que cette technique augmente la survie du greffon, la vascularisation de l'hypoderme se faisant plus rapidement par l'intermédiaire du derme, qui est anatomiquement une lame porte vaisseaux. Il existe néanmoins une discordance entre les résultats cliniques, les données EMG et celles de l'IRM. Celle-ci pourrait s'expliquer par l'atteinte anatomique du nerf médian plusieurs fois neurolysé ainsi que par les altérations du paranèvre.
L'Enfoncement Central de la Glène Radiale (ECGR) appelé « die punchpar les auteurs anglophones, peut être relativement bien corrigé lorsque le diagnostic est fait d'emblée. Malheureusement, cette lésion, qui compromet à terme l'articulation radio-carpienne, passe facilement inaperçue. Lorsque l'enfoncement est pérennisé dans le cadre d'un cal vicieux, son accès devient difficile. C'est dans ce but qu'une technique d'ostéotomie sagittale de l'épiphyse radiale inférieure a été mise au point, afin de reposer le fragment ostéocartilagineux dans le profil articulaire et de d'insérer ensuite un greffon dans la « chambrelaissée vide par son abaissement. L'abord est antéro-externe; l'ostéotomie est guidée par une broche qui vise la limite externe de l'enfoncement; le « voletcomportant la styloïde radiale pivote sur une charnière postérieure ouvrant l'accès sur la tranche interne au fragment enfoncé. Après l'avoir abaissé au ciseau frappé, il est maintenu en place par un greffon spongieux prélevé sur la tranche et au-dessus. La « porteest refermée et fixé par une vis, sans aucun problème pour la consolidation, si bien que la rééducation peut être entreprise immédiatement. L'expérience, jusqu'à maintenant limitée à deux cas, s'est révélée très favorable et enrichissante.
We report a case of carpal injury not previously described, associating three lesions of the carpus secondary to a hyperextension mechanism: fracture of the capitate, scapho-trapezio-trapezoid sprain and lunotriquetral ligament rupture. The patient was operated by percutaneous pinning after closed reduction. The capitate fracture was not fixed. At follow-up, the patient had no restriction of his everyday activities and was very satisfied.
We report a case of a severed ulnar nerve after fracture of the distal part of the radius. The most likely hypothesis is stretching of the ulnar nerve fixed by Guyon's canal and severed on the sharp edge of the proximal radius. Although very rare, this lesion must be investigated particularly in cases with marked displacement especially ulnar and/or volar.
In huge median nerve losses and in some brachial plexus lesions, absence of sensation over the pulps of the index finger and the thumb preclude their use without visual control. Currently, end-to-side anastomosis is a new option available (when the ulnar nerve is intact) but we have reviewed the results of 7 cases of nerve anastomosis between the sensory branches of the radial nerve and the collateral nerves of the thumb (ulnar) and index finger (radial). Palmar translocation of the donor nerve, as classically performed, was used in two cases and the technique was subsequently modified to provide a better nerve suture by dorsal transfer of the collateral nerves of the thumb and index. Two sequellae of brachial plexus lesions and 5 cases of extensive defects of the median nerve were reviewed at a mean follow up of 5 years. With the classical technique the two point discrimination was 15 mm in one case and more in the other; with the modified technique, 4 patients achieved a thumb discriminaTion of 9 mm, 12 mm (2 cases) and 13 mm.
The aim of the study was a morphometric evaluation of the intercostal nerves at different levels along their course in order to determine their adequacy in neurotising the recipient nerves. The intercostal nerves were harvested from 5 cadavers. A biopsy of the nerve was obtained at 2 levels for each nerve in the parasternal region and at the level of the mid-axillary line. The musculocutaneous nerve was isolated at its origin from the lateral cord. Each harvested specimen was embedded in paraffin and sections were made using a microtome. These sections were then stained histochemmically using HPS (Hematein, Phloxine, Safran). Real-time digitalisation of the video image under the microscoppe was performed. The sum of the different fascicular zones is the effective sensorimotor surface of the nerve at the level being studied. Results : direct suture of the upper three intercostal nerves to the musculocutaneous nerve is always possible upto the axillary fossa. The sixth intercostal nerve can be delivered upto this level in only 50% of cases without dissection of the musculocutaneous nerve upto its entry into the coracobrachialis. The musculocutaneous nerve presents a mean surface area of 2.64 mm2 while the nerve to the biceps has a mean surface area of 0.34 mm2i.e. a ration of 1/8. The mean surface area of the intercostal nerves at the parasternal level is 0.23 mm2 while that at the axillary level is 0.34 mm2. Thus a loss of 33% in surface area occurs between the axillary and the parasternal levels. Our study confirms the insufficiency between the surface area of the intercostal nerves and the different nerve trunks to be neurotised. The relationship between the surface area of the musculocutaneous nerve and the three intercostal nerves is 26.72% with a minimum of 17.2%. If a fourth intercostal nerve is added, this ratio nerves appears to be a superior technique. We were able to deliver the sixth intercostal nerve for a direct suture to the musculocutaneous nerve in only half the cases.
Une étude rétrospective de 79 dossiers nous a permis de faire une évaluation de la prise en charge de 86 mains d'enfants hospitalisés à l'Unité de Chirurgie Pédiatrique du CHU de Dakar pour cicatrices rétractiles post-brûlures de 1971 à 1995, soit 25 ans. Un pic de fréquence est retrouvé chez le garçon vers 2 ans. L'étiologie la plus fréquente est le feu — flamme ou braises − 49,5%. Le traitement initial est le plus souvent sommaire et réalisé dans un dispensaire ou à domicile (49 % des cas) entraînant des séquelles graves. Parmi les méthodes thérapeutiques, la libération des brides suivie de greffe donne les meilleurs résultats. La plastie en Z isolée garde ses indications dans les brides courtes. Notre recul moyen est court (6 mois), mais les résultats sont relativement bons. Parmi les facteurs qui semblent influencer ceux-ci, nous pouvons noter la sévérité des lésions, le type de traitement chirurgical, l'immobilisation et la kinésithérapie.
A côté des signes bien connus d'interruption de la conduction ulnaire, un nouveau signe est décrit qui semble n'avoir jamais été mentionné dans la littérature médicale: c'est le signe de la défaillance ou de l'insuffisance du crochet ulnaire, ou encore « signe de la lime à ongles , parce qu'il a été découvert fortuitement chez une patiente dont la paralysie ulnaire l'empêchait de se limer l'ongle de l'auriculaire. Pour rechercher ce signe, dans un premier temps, il est demandé au patient de serrer fortement à l'aide de son auriculaire et de son annulaire, l'index de la main homologue de l'examinateur. Puis, l'examinateur, à l'aide de son autre index, cherche à étendre les doigts crochetés du patient qui résiste. S'il est possible de « décrocheterl'un ou l'autre des doigts du patient, cela traduit une paralysie ulnaire, par absence de commande des corps musculaires du fléchisseur profond de l'auriculaire et de l'annulaire. Ils sont, en effet, innervés par le nerf ulnaire, alors que les des corps musculaires du fléchisseur profond de l'index et du majeur sont innervés par le médian. Ce signe est très intéressant car il permet, non seulement de faire précocement le diagnostic de paralysie ulnaire alors que les autres signes peuvent être absents, mais il a aussi une valeur localisatrice, permettant de distinguer entre une paralysie basse, où il est absent, et une paralysie haute, au dessus du milieu de l'avant-bras, où il est présent. Sa recherche doit donc être systématique lors de tout examen neurologique d'une main. Il est, en principe, absent dans les syndromes du canal carpien sans participation ulnaire, notion acquise avant même de recourir à l'electro-myogramme.
Un cas de ténosynovite tuberculeuse de la main est rapporté. Un médecin travaillant dans un service de pneumologie s'est blessé sur le dos de la main avec une aiguille, après une ponction pleurale. Un œdème est apparu, associé à une douleur modérée et une raideur métacarpophalangienne. La synovectomie a permis un diagnostic histologique et bactériologique. L'association de la synovectomie et de l'antibiothérapie a permis un excellent résultat. La ténosynovite tuberculeuse de la main est une rare manifestation extrapulmonaire de la tuberculose, survenant dans moins de 5% des localisations de l'appareil locomoteur.
Krukenberg's operation was actually described by Vanghetti in 1989. Three cases, including one bilateral case, are reported. The first case was a 36-year-old patient from a developing country. At the sixth postoperative week, the patient had regained his independence and gained 1.5 kg. The second case was a child with multiple malformations, who presented, in addition to amputation of both legs, a high amputation of the left forearm and distal fold of the right forearm. Krukenberg's operation was performed at the age of 8 months. At the age of 2 years, the child was able to eat and drink independently.
Treatment of chronic scapholunate dissociation remains unsatisfactory. As the dorsal part of scapholunate interosseous ligament (SLIL) seems to be the «critical corner of the scapholunate stability, its replacement by an analogous structure could restore scapholunate stability. A procedure is described which combines reconstruction of the dorsal region of the SLIL by means of an osteoligamentous autograft, harvested at the carpus (dorsal trapezoidometacarpal II ligament) and limited dorsal capsulodesis. The limited dorsal capsulodesis is performed using the scaphotriquetral head of the dorsal intercarpal ligament left attached to the distal pole of the scaphoid and fixed with a bone anchor on the dorsal aspect of the lunate. The osteoligamentous autograft prevents scapholunate dissociation and dorsal scaphoid subluxation. The dorsal capsulodesis limits scaphoid flexion and allows synergistic scapholunate mobility. This combination should stabilize the scaphoid in the horizontal as well as sagittal planes. The advantages of this technique are: 1) a single incision; 2) replacement of a ligament by an analogous autograft; 3) faster healing by bone-to-bone apposition; 4) more anatomic and physiologic reconstruction. Three patients are presented to illustrate the technique.
The authors report a case of combined dorsal fracture-dislocations of all 4 fingers, palmar trapezo-metacarpal dislocation and metacarpophalangeal dislocation of the thumb following a motorbike accident. These exceptional lesions were treated as an emergency by reduction and pinning. With a follow-up of 13 years, the patient still worked as an electrician.