
Mots-clés : Qualité de vie, neurofibromatose de type 1, Sénégal Résumé Introduction : L La neurofibromatose 1 (NF1) ou maladie de Von Recklinghausen est une maladie génétique, à transmission autosomique dominante. Elle touche principalement le système nerveux, les yeux, la peau et les os. En plus du fardeau de la maladie, les patients NF1 peuvent souffrir de stigmatisation en raison de l’aspect inesthétique et de la visibilité des lésions, ce qui pourrait influencer leur bien-être physique, émotionnel et social. Cette présente étude visait à évaluer l’impact de la NF1 sur la qualité de vie des patients suivis aux services de dermatologie de l’IHS et de l’hôpital d’enfants Albert Royer. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive sur la qualité de vie des patients atteints de NF1 aux services de dermatologie de l’IHS et de l’hôpital d’enfants Albert Royer couplée à une étude qualitative basée sur la technique des focus group intéressant 15 patients dans notre cas et répartis en deux groupes. Résultats : Quinze (15) patients étaient colligés, l’âge moyen était de 28,267±17,99 ans (05-67ans) avec 47% des patients âgés de 5 à 19 ans, une discrète prédominance masculine de 53% (8/15) avec un sexe ratio de 1,23. Les différentes manifestations observées: tâches café au lait, lentigines, neurofibromes nodulaires, neurofibromes plexiformes et scoliose. Les principaux sujets de préoccupation des patients adultes comme enfants de cette étude étaient : la méconnaissance de la maladie, l’impact de la maladie sur la vie relationnelle, l’inquiétude concernant le risque de transmission aux enfants, les troubles de l’apprentissage et la douleur. Conclusion : Dans cette étude, nous avons constaté que les patients, quel que soit le degré de sévérité, subissaient les mêmes effets négatifs significatifs de la NF1. Les entretiens avec les patients sont absolument nécessaires pour comprendre les expériences et l’impact sur leurs vies quotidiennes. Cette étude a permis de montrer l’impact psycho-social important de la NF1 chez les patients. Elle offre de nouvelles perspectives dans notre compréhension de la NF1 et pourraient améliorer la prise en charge.
Mots-clés : cancers cutanés, Dermatologie, IHS. Résumé Introduction : Les cancers cutanés sont caractérisés par un polymorphisme anatomoclinique et une épidémiologie variable influencée par des facteurs génétiques, environnementaux et socio-culturels. Nos objectifs étaient de déterminer les aspects épidémiologiques, cliniques, anatomopathologiques, thérapeutiques et évolutifs des cancers cutanés chez les patients des extrêmes de 16 et 95 ans. La durée moyenne d’évolution était consultants au service de Dermatologie de l’hôpital IHS. Méthodologie : Etude rétrospective descriptive monocentrique sur une période de 15 ans (1er janvier 2010 - 1er avril 2025) au service de Dermatologie de l’hôpital IHS de Dakar. Etaient inclus tout patient atteint d’un cancer cutané confirmé histologiquement. Pour la maladie de kaposi, l’examen anatomopathologique n’était pas obligatoire. Résultats : Nous avons colligé 189 dossiers. L’âge moyen des patients était de 53,07 ans. Le sex-ratio H /F était de 0,70. La majorité des patients résidaient à Dakar 58,15 % soit (n=107). Les formes anatomocliniques retrouvées étaient : les carcinomes épidermoïdes 45,11% (n=83), Les lymphomes cutanés 15,22% (n=28), les mélanomes 13,04% (n=24), les sarcomes 11,64% (n=22) avec en majorité le sarcome de Kaposi 9,78% (n=18). L’angiosarcome, le liposarcome et le dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand n’étaient présents que dans 0,54% des cas chacun, les carcinomes basocellulaires 10,87% (n=20), la maladie de Bowen 1,63%(n=3), la maladie de Paget 1,09% (n=2). Les métastases cutanées n’étaient présentes que dans un cas. Les dermatoses pré-néoplasiques étaient retrouvées dans 23,80% des cas. La pratique de la dépigmentation cosmétique volontaire était retrouvée chez 12,23% des cas et une séropositivité VIH dans 5,32%. L’évolution sous traitement était favorable pour 10,58% des cas. On note un taux de mortalité par cancer cutané de 16,22%. Discussion : On note une nette prédominance des carcinomes épidermoïdes. L’âge assez avancé des patients constituerait un facteur de risque. La prédominance du sexe féminin pourrait être liée à certaines pratiques telles que la dépigmentation ou l’existence d’une séropositivité VIH souvent plus fréquentes chez la femme. Le mauvais pronostic est souvent lié à un problème de moyens financiers pour une prise en charge thérapeutique précoce et adéquate. Conclusion : les cancers cutanés restent un problème de santé publique et nécessitent encore plus de moyens pour réduire la mortalité et les séquelles esthétiques et fonctionnels.
Mots-clés : pemphigus, pemphigoide, Résumé Introduction : Les dermatoses bulleuses auto-immunes (DBAI) sont des affections rares caractérisées par des bulles tendues ou flasques dues à des autoanticorps dirigés contre des protéines cutanées, classées en types pemphigoïde et pemphigus. Objectif : étudier les caractéristiques des DBAI, améliorer la prise en charge des patients et décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et immunologiques des patients atteints de DBAI hospitalisés dans le service de dermatologie-vénéréologie de l’Institut d’Hygiène Sociale de Dakar. Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et analytique portant sur les dermatoses bulleuses auto-immunes documentées dans le service de dermatologie-vénéréologie de l’IHS sur une période de 13 ans, de 2011 à 2024. Résultats : Quatre-vingt-onze cas de DBAI ont été identifiés, avec une prévalence hospitalière de 6 %, une prédominance féminine (sex-ratio 0,63) et un âge moyen de 62 ans (extrêmes 13-96). La pemphigoïde bulleuse était la plus fréquente (65 cas, principalement après 60 ans), se manifestant par un prurit, des bulles tendues et une éosinophilie. Le pemphigus (26 cas, entre 40 et 60 ans) était principalement représenté par le pemphigus foliacé (17 cas), avec des bulles flasques et des érosions des membres et du tronc, ainsi qu’un signe de Nikolsky quasi constant. Des complications infectieuses ont concerné 46,2 % des cas, dont 25,3 % dues à l’herpès ; des complications iatrogènes ont été observées dans 23 %. Les traitements incluaient des corticoïdes oraux (85,7 %), du méthotrexate (16,5 %), de l’azathioprine (6,6 %) et des traitements locaux tels que des émollients (98,9 %), des antiseptiques (97,8 %) et des dermocorticoïdes (89 %). Après un mois, 61,5 % des patients montraient une bonne évolution, mais la perte de suivi atteignait 68,1 % après trois mois. Conclusion : Le diagnostic des dermatoses bulleuses auto-immunes peut être complexe. Un diagnostic précis nécessite une équipe multidisciplinaire incluant un clinicien, un anatomopathologiste et un immunologiste, avec une corrélation entre ces trois paramètres
Mots-clés : malformation vasculaire capillaire, malformation lymphatique, syndrome PROS, lymphœdème, Sénégal Résumé Introduction : Les malformations vasculaires constituent des génodermatoses qui peuvent être graves et invalidantes par leurs complications à type de thrombose, de lymphœdème, de surinfection, de cancer entre autres. Les objectifs spécifiques étaient de déterminer la fréquence, les types et les modalités de suivi des malformations vasculaires à Dakar. Méthodologie : il s’agissait d’une étude transversale descriptive, du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2022 ayant inclus tous les des dossiers médicaux des patients suivis pour une malformation vasculaire au service de dermatologie du Centre Hospitalier National d’Enfant Albert Royer (CHNEAR). Résultats : 98 malformations vasculaires ont été colligé sur une population 10000 malades vus durant la période d’étude, représentant une fréquence hospitalière de 1%. Les formes cliniques étaient les suivantes : 49% (48/98) de malformation capillaire, 23,4% (23/98) de malformation lymphatique, 11,2% (11/98) de malformation artérioveineuse, 5,10% (5/98) de malformation veineuse, 5.1% (5/98) de syndrome PROS (PIK3CA-related overgrowth spectrum), 3,1% (n=3) de syndrome de Sturge Weber. Les autres cas étaient, la fistule artérioveineuse, la malformation veino-lymphatique et le syndrome de Parkes Weber respectivement dans 1% des cas (1/98). La prise en charge était chirurgicale dans 18,4% des cas (18/98), la prescription du port de bas de contention dans 2% des cas (2/98). Les complications étaient notées dans 7,1% des cas (7/98) avec un lymphœdème dans 5,1% dans des cas (5/98) et une surinfection bactérienne dans 2% des cas (2/98). Il n’y avait pas aucun cas de thrombose. Les perdus de vus étaient observés dans 35% des cas (34/98). Conclusion : les malformations vasculaires ont une fréquence de 1% au service de dermatologie du CHNEAR. Les 3 formes cliniques les plus fréquentes sont : la malformation capillaire, la malformation lymphatique et la malformation artérioveineuse. Les formes syndromiques sont dominées par les syndrome PROS. Le lymphœdème et les surinfections bactériennes constituent les principales complications. Cependant, le taux important des perdus de vus soulèvent la question du devenir de ces patients.
Mots-clés : Incontinentia pigmenti, critères de Minic et al., génodermatose, suivi pluridisciplinaire Résumé Introduction : L’IP est une génodermatose due à une mutation du gène IKGB avec moins de 200 cas décrits dans la littérature. Dans notre contexte ou l’exploration génétique est inaccessible, nous nous sommes proposés de rapporter une série de cas dont le diagnostic a été fait selon les critères de Minic et al. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive au service de dermatologie du CHNEAR, sur une période de 30 mois. Tous les patients ayant au moins 2 critères majeurs ou, un critère majeur et un critère mineur, selon Minic et al. ont été inclus. Résultats : nous avons colligé 6 cas, tous de sexe féminin. Le délai moyen d’apparition des premiers signes était de 28 heures après la naissance. Deux patientes présentaient des antécédents maternels de fausses couches spontanées. Les manifestations dermatologiques étaient des lésions : vésiculeuses (5 cas), pustuleuses (1 cas), verruqueuses (4 cas), hyperpigmentées (5 cas) et atrophiques (2 cas), en plaques alopéciques atrophiques du cuir chevelu (2 cas). Ces lésions étaient blaschkolinéaires dans tous les cas avec un aspect en tourbillon et en éclaboussure dans 2 cas. Les manifestations extra-dermatologiques étaient dans un cas chacune une : malformation rénale kystique, microtie, atteinte oculaire. L’histologie cutanée, réalisée chez cinq patientes, montrait une spongiose à éosinophiles, une nécrose kératynocytaire et une incontinence pigmentaire. Une hyperéosinophilie sanguine étaient notée dans 4 cas. Le traitement était des soins locaux dans tous les cas et une corticothérapie orale dans un cas. Conclusion : Le diagnostic de l’IP pourrait être facilité dans notre contexte par les critères diagnostiques de Minic et al. en l’absence de génétique. Les manifestations extra dermatologiques graves décrites dans la littérature au cours de l’IP justifient l’urgence diagnostique pour un suivi pluridisciplinaire efficace.
Mots-clés : Dépigmentation cosmétique, santé publique, normes de beauté, identité culturelle. Résumé Introduction : La dépigmentation cosmétique volontaire (DCV) est une pratique courante en Afrique, notamment au Sénégal, où plus de 60 % des femmes l’utilisent (Mahé et al., 2004). Motivées par des normes de beauté valorisant la peau claire, ces femmes s’exposent à des risques sanitaires majeurs, soulevant des préoccupations sociologiques et sanitaires. Cette étude vise à explorer les déterminants sociaux et les conséquences de la DCV chez les patientes de l’Institut d’Hygiène Sociale (IHS) à Dakar. Résultats : Les résultats révèlent que la quête d’une peau claire chez les femmes interrogées s’ancre dans des normes esthétiques profondément façonnées par des constructions sociales et historiques, où la clarté du teint est associée à la réussite, à l’élégance et à la reconnaissance sociale. Cette perception est renforcée par les médias, les réseaux sociaux et parfois même les discours familiaux ou communautaires. Bien que les risques sanitaires liés aux produits dépigmentants soient largement connus allant d’irritations cutanées à des pathologies graves leur usage persiste. Cette persistance s’explique par une double contrainte : une forte pression sociale qui valorise la peau claire, et une forme d’addiction psychologique et comportementale difficile à rompre. Les données recueillies auprès des services de dermatologie soulignent une prévalence alarmante de complications médicales directement liées à la dépigmentation volontaire. Sur le plan socio-économique, l’achat de produits éclaircissants, combiné au coût élevé des traitements, représente une charge financière importante, souvent sousestimée, pour les femmes concernées. Conclusion : Les représentations sociales de la beauté et les normes de genre aggravent les risques associés à la DCV. Il est donc essentiel d’intensifier les campagnes de sensibilisation sur les dangers des produits éclaircissants, de promouvoir l’acceptation de soi, de renforcer le contrôle de la vente de ces produits et d’alourdir les sanctions relatives à la dépigmentation.
Mots-clés : Pyoderma Gangrenosum - Ulcération cutanée – Corticothérapie – Pathologies associées . Résumé Introduction. Le pyoderma gangrenosum est une dermatose inflammatoire rare, caractérisée par des ulcérations cutanées douloureuses et évolutives. Son diagnostic est souvent difficile, reposant sur un faisceau d’arguments cliniques et paracliniques ainsi que l’exclusion des autres causes d’ulcération. Objectifs : Décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, évolutifs et thérapeutiques du pyoderma gangrenosum à travers une série rétrospective de 12 cas. Materiels et méthodes : Etude rétrospective incluant 12 patients atteints de pyoderma gangrenosum, pris en charge entre 2009 et 2025 dans le service de Dermatologie Vénéréologie de l’IHS et de l’hôpital Dalal Jamm à Dakar Résultats : Neuf femmes et trois hommes étaient colligés. Le sex-ratio H/F était 0,3. L’âge moyen était de 38 ans (5ans–84ans). Le niveau socio-économioque est jugé moyen dans 59% des cas. Des antécedants d’ulcère retrouvés chez 5 patients. Un syndrome polymalformatif dans 1 seul cas (fille de 5 ans). La notion d’un traumatisme déclenchant est retrouvée dans un cas. La durée moyenne des symptômes était de 1an et 2mois (5 jours–5 ans). Des consultations antérieures avec un traitement médicale chez 50% des patients. Une notion de phytothérapie dans 3 cas. La lésion élémentaire initiale était une pustule dans 4 cas, une papule (4 cas), une vésicule (3 cas) et une bulle (1 cas). Le test de pathergy était positif chez 11 patients. La forme ulcérative était la plus fréquente (11 cas). Un patient présentait la forme bulleuse. Le PG était localisé au niveau des membres inférieurs (10 cas), des membres supérieurs (2 cas), du tronc (3 cas), des fesses (2 cas), du cuir chevelu (1 cas), de la nuque (1 cas). Le PG est multiple dans 50% des cas. Et il était associé à une maladie de Crohn chez 3patients, à la rectocolite hémorragique chez un patient, à un rhumatisme inflammatoire chez un patient et à un PAPA syndrome dans un cas. Une surinfection bactérienne est retouvée dans 3 cas. Le germe isolé dans les 3 cas est le pseudomonas aerguinosa. Le traitement consistait en une corticothérapie générale (0,5 à 1 mg/kg/j) dans 11 cas, le méthotrexate dans un cas de PR associée. La durée du traitement d’attaque était d’une moyenne de 8 semaines. Et la durée d’hospitalisation est de 17 jours. Une cicatrisation était obtenue dans tous les cas, avec une récidive chez 5 patients. Conclusion : Le pyoderma gangrenosum reste un diagnostic de défi, nécessitant une prise en charge multidisciplinaire. La précocité du diagnostic et le traitement adapté conditionnent le pronostic et limitent les séquelles. Notre étude souligne l’hétérogénéité des présentations cliniques et l’importance d’une approche individualisée
Mots-clés : Dermoscopie, orientation diagnostique, sar coïdose, folliculite décalvante, onychomycose Résumé La dermoscopie est une technique d’imagerie non invasive qui permet de visualiser des structures cutanées invisibles à l’œil nu. Elle s’est imposée comme un outil complémentaire de l’examen clinique, notamment dans l’évaluation des lésions pigmentées, tumorales, inflammatoires et infectieuses. À travers trois cas cliniques, nous illustrons comment la dermoscopie a permis de rectifier un diagnostic initialement retenu sur la base exclusive des données cliniques. Il s’agissait de patients âgés respectivement de 24 ans , de 40 ans et de 62 ans chez qui les diagnostics initialement suspectés étaient: un lupus tumidus, une teigne du cuir chevelu et un melanome unguéal. L’examen dermoscopique avait permis de retenir les diagnostics de sarcoidose, de folliculite décalvante et d’onychomycoses. Ces exemples soulignent le rôle crucial de la dermoscopie dans l’amélioration et la précision diagnostiques ainsi que la réduction des actes invasifs telle que la biopsie.
Mots-clés : Gale, épidémiologie, Ivermectine Résumé Introduction : Une recrudescence mondiale de la gale était rapportée ces dernières années. Les données hospitalières concernant la gale sont rares bien qu’elle constitue un motif fréquent de consultation en dermatologie. Notre objectif était de décrire les caractéristiques épidémiologiques de la gale en milieu dermatologique à Dakar de Janvier 2024 à Décembre 2024. Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude exhaustive rétrospective, multicentrique menée sur une année (du 01 Janvier 2024 au 31 Décembre 2024). Le diagnostic de gale était clinique avec ou non une confirmation parasitologique. Les données nécessaires à l’étude étaient recueillies dans les registres de consultation des différents sites (IHS, Dalal Diam, Rufisque, Colobane, HEAR, Roi Baudoin, HMO, Pikine, Diamniadio, Gériatrie Ouakam, Service médical COUD) Résultats : Nous avons colligé 2040 cas de Gale durant la période d’étude. La répartition selon le site de recrutement était la suivante : l’institut d’hygiène sociale avec 772 cas soit 38% suivi de l’hôpital Youssou Mbargane avec 281cas soit 14%. Nous avons recensé 223 cas à l’hôpital d’enfants Albert Royer soit 11%, 200 à Diamniadio soit 10%, 170 à Pikine soit 8%, 140 à Roi Baudoin soit 7% et à Colobane et Dalal Diam respectivement 78 et 80 cas soit 4%. La répartition selon la tranche d’âge était la suivante 466 enfants âgés de moins de 5ans soit 23%, la tranche d’âge 5-14 ans représentait 586 cas soit 29% et le reste des patients (48%) avait plus de 15ans. Il y avait 1186 hommes soit 58% avec un sex-ratio (h/f) égal à 1,5. Conclusion : Ces données quoique limitées prouvent que la gale reste encore fréquente dans notre contexte. Sa prise en charge correcte nécessite l’approvisionnement régulière en Ivermectine. La non disponibilité des données de certains sites à Dakar et au Sénégal rend les résultats non exhaustifs.
Mots-clés : Systemic scleroderma, autoantibodies. Résumé Introduction : La sclérodermie systémique (ScS) est une maladie auto-immune rare, se manifestant par une fibrose cutanée et viscérale, une atteinte de la microcirculation ainsi que des anomalies immunologiques. Objectif : L’objectif de cette étude est de décrire le profil immunologique des patients atteints de sclérodermie systémique pris en charge dans le service de dermatologievénérologie de l’Hôpital Institut d’Hygiène Sociale de Dakar. Matériels et méthodes. Il s’agit d’une étude rétrospective menée sur la période de janvier 2023 à avril 2025. Le diagnostic de la sclérodermie a été établi selon les critères ACR-EULAR 2013. Les données épidémiologiques, cliniques et immunologiques ont été analysées pour chaque patient. Résultats : Au total, 187 patients ont été recensés, dont 25 hommes (13,4 %) et 162 femmes (86,6 %), avec un âge moyen de 40,29 ans (extrêmes : 17 à 73 ans). Le délai moyen de diagnostic était de 15 mois. La forme diffuse de la sclérodermie a été retrouvée dans 58,3 % des cas, contre 41,7 % pour la forme localisée. Les principales manifestations dermatologiques observées étaient : le phénomène de Raynaud (38,7 %), la sclérodactylie (61,4 %), l’hypochromie en moucheture (86,1 %), les ulcères digitaux (10,1 %), les cicatrices pulpaires (21 %) et les nécroses digitales (12,9 %). Les atteintes viscérales étaient dominées par les atteintes pulmonaires, cardiovasculaires et hématologiques. Les anticorps antinucléaires (AAN) étaient positifs chez 53 patients (28,3 %) avec un titre compris entre 1/160 et 1/180. Le typage était négatif chez 21 patients. Les anticorps anti-Scl-70 étaient présents chez 77 patients (41,2 %), les anticorps anti-centromères chez 52 patients (27,8 %), les anti SSA Ro52 chez 6,7 %, et les anti-SSA Ro60 chez 1,6 %. Les anti PM-Scl ont été retrouvés chez 2 patients. D’autres profils immunologiques associés à la ScS ont également été identifiés : les anti-RNP (34,2 %), les anti-Sm (2,7 %), les anti-AACP (8,1 %) et le facteur rhumatoïde (14,2 %). Conclusion : La sclérodermie systémique est marquée par une grande diversité d’autoanticorps spécifiques. Leur détection est essentielle pour la classification immuno clinique des différentes formes de la maladie.
Résumé Introduction : La cétoacidose diabétique (CAD) est la complication métabolique aigue la plus fréquente qui peut survenir au cours de l’évolution du diabète. Sa fréquence en milieu hospitalier varie selon le type de service entre 5,4 % et 5,5% selon l’OMS. Matériel et Méthode : Nous avons effectué une étude rétrospective portant sur les dossiers de patients hospitalisés ou présentant au cours de leur hospitalisation une décompensation acidocétosique de leur diabète au service de médecine interne sur une durée de 4 ans et 6 mois. Résultats : Nous avons recensé 164 patients. L’âge moyen était de 47 ans (extrêmes de 15 à 87 ans). Le sexe féminin prédominait soit un sex-ratio de 0,97. Chez 81% des patients, il sagissait d’un diabète de type 2. La cétoacidose diabétique était inaugurale chez 43 patients (26,2%). Le suivi du diabète était irrégulier chez 77% de la population d’étude. Les principaux motifs d'hospitalisation étaient : la dyspnée de kusmaul (100%), le syndrome cardinal (85%), les vomissements (21 %). Une déshydratation s’observait chez 42 patients soit 26%. Les facteurs de décompensation étaient dominés par les infections (44%) avec une prédominance de l’atteinte uro-génitale (23 %). Elles étaient suivies par la mauvaise observance thérapeutique (chez 36 %). La durée moyenne d’hospitalisation était de 6 jours ± 3 jours avec des extrêmes de 2 à 23 jours. L’évolution a été favorable dans 96% des cas. Les 4 cas de décès constatés étaient corrélés à une pneumopathie à COVID19, une déshydratation sévère, un accident vasculaire cérébral et une cause non signalée. Conclusion : la cétoacidose diabétique est une urgence médicale extrême pouvant engager le pronostic vital à court terme. Il est nécessaire d’effectuer un traitement adéquat en vue de parer aux complications.
Introduction. Le diabète de type 2 est un trouble métabolique complexe associé à diverses complications et le rein constitue la cible la plus importante des lésions microvasculaires liées au diabète. L’objectif de l’étude est de déterminer le rapport Protéinurie/Créatininurie et d’évaluer les performances de différentes équations utilisées pour estimer le débit de filtration glomérulaire chez une population de diabétiques de type 2. Matériels et méthodes. Etude transversale descriptive menée sur une période de 5 mois où 64 patients diabétiques de type 2 (22 hommes et 42 femmes) ont été recrutés. La protéinurie et créatininurie ont été dosées pour ensuite déterminer le rapport protéinurie/créatininurie ; le débit de filtration glomérulaire selon les formules de CG, de CKD-Epi et de MDRD a été calculé à partir de la créatininémie. Résultats. L’ancienneté moyenne du diabète est de 3,9±4,9 ans et l’âge moyen des patients est de 50,8±13,6 ans avec une prédominance féminine (65,6 %). Un mauvais équilibre glycémique est retrouvé dans 59,4 % des cas avec une valeur moyenne de 9,5±3,2%. La prévalence de l’HTA, de la sédentarité et de l’obésité incluant le surpoids est de 34,4%, 48,4% et 31,2% respectivement. 13 patients ont présenté un rapport Protéinurie/Créatininurie élevé, correspondant à une prévalence de 20,3%. Un débit de filtration glomérulaire compris entre 60 et 90 ml/min/1,73 m2 est retrouvé chez 20,3 %, 9,4 % et 9,4 % de la population diabétique de type 2, respectivement pour les formules de CG, de CKD-EPI et de MDRD. Conclusion. La maladie rénale chronique est fréquente chez les patients atteints de diabète de type 2. L’équation de MDRD semble donner le même résultat que celle de la formule de CKD-EPI dans l’estimation du débit de filtration glomérulaire chez les diabétiques de type 2.
Résumé Introduction : Les abus sexuels et sévices corporels chez les enfants sont des formes de maltraitance. Le but de cette étude est de rapporter les aspects épidémiologiques et lésionnels chez les enfants victimes de ces formes de maltraitance. Patients et méthode : c’est une étude rétrospective descriptive réalisée dans le service de chirurgie pédiatrique de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, sur une période de 5 ans, portant sur les abus sexuels et sévices corporels chez les enfants. Résultats : Nous avons retenu 16 dossiers d’enfants en 5 ans. Les enfants de moins de 10 ans représentaient 75% des cas. Le sexe-ratio était de 0,33. La moitié des patients ont subi la maltraitance au domicile familial. Les abus sexuels étaient les plus fréquents avec 9 cas contre 7 cas pour les sévices corporels. Les auteurs de ces maltraitances pour abus sexuels (9 cas) étaient inconnus dans 5 cas et dans 4 cas il s’agissait de proches parents. Pour les sévices corporels, les parents étaient les principaux auteurs (5 cas). L’agent responsable était le pénis pour les abus sexuels, le bâton (6 cas) et l’eau chaude (1cas) pour les sévices corporels. Les lésions rencontrées dans les abus sexuels étaient des fissures anales chez les garçons, des ecchymoses, des hémorragies, une défloration chez les filles. Pour les sévices corporels, on notait un cas de brûlure, des hématomes, des dermabrasions, de cicatrices et une fracture de l’avant-bras. Conclusion : les filles en âge scolaire sont les principales victimes de maltraitance. Les auteurs de sévices corporels ou d’abus sexuels sont souvent des parents de la victime. Les abus sexuels sont plus fréquents. L’agent responsable est le pénis entrainant toujours des lésions périnéales.
Résumé Introduction: L'intelligence artificielle (IA) connaît un essor significatif dans l'enseignement et la recherche médicale. Cette étude visait à évaluer les connaissances et perceptions des enseignants et chercheurs en santé concernant l'utilisation de l'IA à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis, Sénégal. Méthodes : Une étude transversale descriptive a été menée en mai 2024 auprès des enseignants et chercheurs de la Faculté de Médecine. Un questionnaire en ligne auto-administré a été utilisé pour collecter les données, suivant les recommandations CHERRIES. L'analyse a été réalisée avec le logiciel R. Résultats : Sur 37 personnes contactées, 30 ont participé (taux de réponse : 81,1%). La majorité des répondants (73,3%) étaient des enseignants-chercheurs, principalement en médecine et spécialités médicales (56,7%). Deux tiers (66,7%) connaissaient l'utilisation des chatbots IA dans l'enseignement et la recherche. Les principales préoccupations étaient la confidentialité des données (73,3%) et le manque d'implication humaine (66,7%). Bien que 46,7% aient déjà utilisé l'IA, 80,0% ne prévoyaient pas de l'utiliser dans leurs futurs travaux. La majorité (88,0%) exprimait un manque de confiance envers les chatbots IA. Conclusion : Cette étude révèle une connaissance limitée et une perception mitigée de l'IA parmi les enseignants et chercheurs en santé. Elle souligne la nécessité d'une meilleure sensibilisation et formation sur l'IA dans le domaine médical, ainsi que l'importance d'aborder les préoccupations éthiques et de confidentialité pour favoriser son adoption.
Résumé L'agénésie des sinus paranasaux est rare et apparaît principalement au niveau des sinus frontaux (12%) et des sinus maxillaires (5 à 6 %) [1]. Cela se produit le plus fréquemment dans les syndromes de craniosténose [1]. Les sinus paranasaux et tous les cornets naissent de la capsule nasale cartilagineuse [2]. Entre la 15e et la 16e semaine de gestation, tous les trois cornets inférieurs sont bien formés [2]. Les sinus maxillaires et ethmoïdaux sont rudimentaires à la naissance alors que les sinus frontaux et sphénoïdaux ne sont pas développés [4]. Nous rapportons un cas d’agénésie de tous les sinus paranasaux et des cornets. Il s’agissait d’un enfant de 8 ans qui a consulté dans notre service pour une rhinorrhée purulente et striées de sang bilatérale intermittente associée à des céphalées. Le scanner des sinus avait montré une agénésie des cornets, des sinus sphénoïdaux et éthmoïdaux ainsi qu’une absence de pneumatisation des sinus maxillaires. Un traitement médical à base d’antibiotique et de lavage nasal a été instauré avec une bonne évolution clinique. Peu de cas similaire ont été décrit dans la littérature. L’impact sur la qualité de vie n’est pas bien connu. Le traitement demeure symptomatique.
Introduction : Aujourd’hui, une nouvelle famille de polymères chargés a apparu. Ces polymères, seuls ou en association avec des nano-objets (nanoparticules), sont capables de modifier la libération des principes actifs dansdes formes pharmaceutiques appelées nanocomposites. L’objectif général de ce travail est de réaliser des nanocomposites à matrice Eudragitâ pour la libération contrôlée et continue du kétoprofène. Matériel et méthodes : Le choix de de la carboxyméthylcellulose (CMC) comme principal excipient est justifié par le fait que ce dernier soit un matériau biocompatible. Nous avons aussi utilisé comme liants les Eudragitâ RSPO etRS100. Le kétoprofène a été utilisé comme principe actif. Ainsi, nous avons réalisé la formulation de matrices molles à base de CMC - Eudragit® RS 100 ou RSPO - Kétoprofène. Résultats : Les études de libération in vitro réalisées en milieu tampon phosphate à pH = 7,4 ont montré que lesquantités de kétoprofène libérées par unité de surface en fonction du temps suivaient des profils de libérationidentiques à savoir une cinétique du premier ordre d’équation :
Les myopathies inflammatoires dites « idiopathiques » (MII) forment un groupe de pathologies très diverses dont le seul point commun est d’être défini par l’infiltration inflammatoire primaire du tissu musculaire squelettique secondaire à une réponse auto-immune. La classification des MII a évolué durant ces dernières années en différentes entités distinctes dont les particularités diagnostiques, les traitements, l’évolution et le pronostic diffèrent. En Côte d’ivoire, très peu d’études spécifiques sur les myopathies inflammatoires ont été réalisées d’où l’intérêt de notre étude dont l’objectif général est de faire l’état des lieux des myopathies inflammatoires idiopathiques (MII) des patients suivis au CHU DE COCODY
Introduction : l’objectif était de déterminer les aspects épidémiologiques, thérapeutiques et évolutifs des fractures de jambe survenues lors d’un accident de la circulation routière (ACR) impliquant une moto au Centre Hospitalier National Dalal Jamm. Matériel et méthode : Une étude rétrospective, monocentrique et descriptive a été réalisée sur une période d’un an allant du 1er Janvier 2023 au 31 Décembre 2023. Les patients présentant une fracture de jambe récente survenue lors d’un accident de la circulation routière impliquant une moto et revus après un délai de 6 mois. Les patients avec des dossiers incomplets, les patients perdus de vue ou décédés n’ont pas été inclus. Résultats : Dans cette étude, sur 622 cas d’ACR, les 401cas sont liés à une moto, 30 patients avaient une fracture de la jambe soit 7,48%. L’âge moyen des patients était de 30,1 ans. Le sex-ratio était de 4. Les adultes jeunes étaient les plus représentés soit 66,67%.Vingt et trois (23) patients soit 76,67% ont consulté avant la 6e heure. Vingt et un cas (70%) des accidents étaient survenus entre 16h-00h. Les conducteurs de moto représentaient (56,67%) de nos patients. L’accident entre moto et voiture était le plus fréquent soit 43,33%. Les fractures étaient fermées dans 53,67% des cas .Les fractures intéressant les deux (02) os de la jambe à la fois étaient les plus fréquentes soit 63,33%. Nous avions pour 22 cas (type A), 3 cas (type B3) et 5 cas (type C) selon la classification de l’AO. Les lésions associées représentaient les 16,67% des cas. Le traitement orthopédique a été réalisé dans 53,33% des cas. Huit (08) (57,14%) patients opérés ont bénéficié d’un fixateur externe soit 26,67% des cas. Après un recul moyen de 16 mois, le résultat fonctionnel était jugé excellent dans 73,33% des cas. Conclusion : l’étude a montré que les fractures de jambes sont fréquentes . les accidents impliquant une moto font partis des circonstances les plus fréquentes. Une prise en charge précoce et adéquate permet d’avoir de bons résultats fonctionnels et anatomiques.
Introduction Les affections cutanées pédiatriques sont constituées de maladies de gravité variable, aigues ou chroniques de la peau affectant les individus d’un âge compris entre 0 et 18ans selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En Afrique subsaharienne, en particulier au Sénégal, peu de travaux sont disponibles sur les dermatoses pédiatriques. C’est dans ce contexte que nous avons jugé opportun de mener ce travail avec comme objectif de décrire les particularités épidémiologiques et étiologiques des dermatoses dans cette population pédiatrique afin d’améliorer la prise en charge des dermatoses. Méthodologie Nous avons mené une étude transversale descriptive avec un recueil rétrospectif des données portant sur les dossiers de patients reçus en consultation dans le service de Dermatologie du Centre Hospitalier National d'Enfant Albert Royer (CHNEAR) sur une période de 5 ans (2019 à 2023). La saisie et l’analyse des données s’est fait avec le logiciel SPSS (Statistical Package for Social Sciences) Statistics version 25. Résultats Durant cette période, 7905 enfants présentaient des affections dermato-pédiatriques sur une population d’étude de 387 560 patients ont été vus à l’hôpital d’Enfant Albert Royer. Ceci représente une fréquence hospitalière de 2,04%. Le sexe ratio était de 1,14. L’âge moyen des malades était de 4,7 ans avec des extrémités de 3 jours et 18ans. Les dermatoses infectieuses étaient rencontrées chez 46,21 % (n=4013) des patients dont 30% de dermatoses bactériennes (30%), et 27% de dermatoses mycosiques. Les dermatoses immuno-allergiques étaient retrouvées chez 31,19% des patients parmi lequel la dermatite atopique était prédominante. Les consultations pour une tumeur cutanée, une génodermatose, maladies auto-immunes, dermatose transitoire du nouveau-né et dermatose par déficit nutritionnel concernaient respectivement 4,72% (410enfants) ; 3,96% (344 enfants) ; 1,45% (126 enfants) ; 0,69% (60 enfants) et 0,23% (20 enfants). Conclusion Nous avons décrit le profil de 7905 dermatoses pédiatriques au service de dermatologie pédiatrique du CHNEAR représentant une fréquence hospitalière de 2,04%. Les étiologies les plus fréquentes sont les dermatoses infectieuses (46,21%) suivies des dermatoses immuno-allergiques (31,19%). Toutes fois, notre étude présente la particularité de rapporter une fréquence non négligeable des génodermatoses (3,96%). Ainsi, cette distribution épidémiologique des dermatoses pédiatriques dans notre contexte mériterait attention dans l’élaboration des programmes de soins afin de faciliter aux malades les thérapeutiques adéquates à un moindre cout.
Résumé Introduction La diarrhée représente la deuxième cause de mortalité chez l’enfant de moins de cinq ans et résulte la plupart du temps de l’eau ou d’aliments contaminés. L’objectif de l’étude était de déterminer la prévalence et les facteurs de risque des maladies diarrhéiques au Niger en 2022. Matériels et Méthodes L’étude a utilisé les données de l’enquête nationale transversale de nutrition de l’institut national de la statistique. Les données collectées sur les enfants âgés de 0 à 59 mois avaient constitué la population de notre travail. Des analyses statistiques de régression logistique ont été utilisées pour identifier les facteurs de risque des maladies diarrhéiques. Résultats Étaient inclus dans l’étude 9514 enfants âgés de 0 à 59 mois dont 1647 (17,3%) avaient eu un épisode de diarrhée les 2 semaines précédant l’enquête. Les facteurs de risque des maladies diarrhéiques étaient : la fièvre dans les 2 semaines précédant l’enquête [Odds Ratio Ajusté (ORA) :4,02 ; Intervalle de Confiance (IC) à 95% (3,30-4,91)], l’infection respiratoire aiguë dans les 2 semaines précédant l’enquête [ 3,23 ; IC à 95% (2,65-3,94)], l’absence de lavage des mains des mères après avoir lavé l’enfant qui a fait les selles [ORA : 1,77 ; IC à 95% (1,41-2,22)]. Et le facteur protecteur de la maladie diarrhéique était le lavage des mains des mères avant et après les repas [ORA : 0,74; IC à 95% (0,61-0,90)]. Conclusion: L’étude a montré que le lavage des mains des mères avant et après avoir préparer les repas protégeait les enfants de maladie diarrhéique. D’où l’intérêt de renforcer les activités de prévention dont la sensibilisation des mères sur des meilleures pratiques pour le changement de comportement.