
This article addresses Niccolò Machiavelli’s role in a five-century-long controversy surrounding the execution of the Florentine captain-general Paolo Vitelli in October 1499. The official letters and dispatches Machiavelli wrote shortly before and after the event portrayed Vitelli as a traitor, thus defending the Signoria’s decision to execute the captain. In chapter 12 of The Prince, however, Machiavelli changes his tone, implying that it was not the alleged treason but the captain’s fame and Florentine insecurity that lead to his death. Given that many contemporaries praised Vitelli and seriously doubted his guilt, Machiavelli’s ambivalent positioning requires explanation. By way of the first sustained analysis of the Vitelli affair, this article will shed new light on Machiavelli’s early involvement in Florence’s political machinations. It will show how Machiavelli, as a loyal servant to his beloved Republic, coordinated, defended, and justified in his writings the course of action against Vitelli.
Les auteurs renaissants tâchent souvent de forger leurs images d’auteur en disposant des textes et des gravures au seuil des livres, en s’occupant soigneusement de leur édition ou en prenant soin de l’architecture des œuvres, c’est-à-dire l’organisation des textes à l’intérieur du livre. Ces auteurs essayent également de fonder cette image en l’associant à une figure mythique. C’est le cas de Ronsard et de Fernando de Herrera, respectivement dans Les Amours (1552) et Algunas Obras (1582). Comme nous cherchons à le montrer, le Français, en entremêlant sa bien-aimée à la figure mythique de la Cassandre troyenne, rapproche son image de celle du dieu qui tombe amoureux d’elle. Comme Ronsard, Herrera dispose les poèmes de son livre de façon à faire résonner sa voix comme la voix du dieu musagète. Néanmoins, le Sévillan, au lieu d’utiliser les poèmes d’amour de son recueil dans ce processus, se sert des textes en hommage à Ferdinand III, de la ville de Séville et de l’art local.