
Depuis le début des années 2000, l’immigration de ressortissants français au Québec, souvent présentée comme privilégiée, est en forte croissance. Toutefois, l’analyse des variations des trajectoires migratoires de Français diplômés et racisés ayant immigré au Québec laisse apparaître le poids des assignations à la fois raciales et nationales vécues par ces migrants dans leurs pays d’origine et d’accueil. Si plusieurs espèrent s’extirper des processus de minoration subis en France malgré leurs qualifications en immigrant vers un pays perçu comme davantage multiculturel, l’entrée dans une telle carrière migratoire les confronte à une « double présence », assignés au fait d’être « français » une fois arrivés au Québec.
Être propriétaire de son logement ou chercher à le devenir peut être considéré comme des marqueurs de l’ascension sociale et d’une « intégration réussie ». En France, près d’un tiers des populations immigrées sont propriétaires, une proportion stable depuis 30 ans, malgré d’importants contrastes de statut résidentiel en fonction des origines. Les premiers résultats d’une enquête qualitative, adossée à la post-enquête TeO2, menée auprès d’une quinzaine de personnes immigrées racisées propriétaires de leur logement en Île-de-France, permettent d’interroger les différents types de relation à l’achat du logement, et la répercussion d’inégalités relevant de la migration et des relations ethnico-raciales sur sur le processus d’acquisition.
Le développement touristique de la Côte d’Azur au début du XXe siècle, l’urbanisation et les nouvelles formes d’activité qui l’accompagnent font de Cannes une destination privilégiée pour les migrants italiens. Si la migration italienne saisonnière est ancienne, le recensement de 1906 révèle un éventail de trajectoires socio-professionnelles ascendantes dans des secteurs d’activité de plus en plus diversifiés. La sédentarisation progressive d’une classe moyenne italienne axée sur l’artisanat et le petit patronat permet à la seconde génération d’investir les métiers du secteur tertiaire, en se rapprochant des canons de la bourgeoise française dans une ville au prestige grandissant.
Le 5 mars 2024 s’est tenu au Palais de la Porte Dorée l’événement « Génération Discriminée ? », à l’initiative de L’Ascenseur, une fédération d’associations en faveur de l’égalité des chances. Réunissant des jeunes aux côtés de représentants des secteurs associatif, culturel, du service public et des entreprises, cet événement avait pour but de questionner les discriminations subies et ressenties par la jeunesse et de présenter les moyens de lutte disponibles.
Une enquête documentaire et sonore sur les traces de Louisa Aslanian, écrivaine et résistante arménienne.
Singa, communauté internationale créée en 2012, présente 18 villes de 7 pays, favorise en France la création de liens entre les personnes nouvellement arrivées (personnes réfugiées, demandeuses d’asile et immigrées) et les personnes locales (connaissant les codes culturels de la société́ d’accueil) dans le but de favoriser le développement de leurs réseaux social et professionnel.
Revenir, documentaire de 26 minutes réalisé par Aïda Amara, raconte le retour de son père, Slimane Amara, dans son village natal, en Kabylie. Il n’était pas retourné en Algérie depuis… 43 ans !
25 000 Français résident aux Émirats arabes unis. La destination est notamment prisée par les Français descendants d’immigrés maghrébins, partagés entre les rêves de l’eldorado émirati, la volonté d’une ascension sociale entravée durablement en France et l’aspiration à valoriser leur culture arabe et musulmane. Une enquête au long cours réalisée à Dubaï et à Abu Dhabi révèle la grande diversité de cette population en termes de profils sociaux et de projets migratoires. Elle permet de penser l’émigration comme l’une des modalités possibles de la mobilité sociale des descendants d’immigrés.