
Une part importante de la sociologie politique consiste à interroger les comportements politiques des individus, ce qui amène les sociologues et politistes à appréhender la question de l’engagement. Pour ce faire, une série de modèles et de méthodes ont été mobilisés afin de mieux saisir les processus, les logiques sociales et politiques attachées à celui-ci. Parmi les différentes perspectives visant cette compréhension, l’adoption d’une posture attentive au biographique a été particulièrement employée, afin de réinterroger l’engagement dans le cadre des trajectoires sociales individuelles. Pour autant, ce recentrage sur les parcours biographiques ne va pas sans réflexion épistémologique sur la place des histoires de vie individuelle dans la compréhension des dynamiques sociales et politiques associées à l’engagement militant, et s’accompagne d’un travail de redéfinition conceptuelle et méthodologique. Ainsi, le thème de cette journée d'étude sera d'aborder les méthodes et problématiques pour une analyse biographique de l’engagement en sciences sociales.
Cet article fournit une vue d’ensemble approfondie du secteur industriel égyptien. L’Égypte a longtemps mené une politique industrielle sélective et dirigée par l’État, qui, associée à une multitude de problèmes socio-économiques, l’a empêchée de se remettre de la crise économique prolongée et de libéraliser son économie. L’objectif de cet article est, d’une part, d’examiner le secteur manufacturier égyptien sous différents angles, d’autre part, d’analyser la corrélation entre les tentatives de l’Égypte pour restructurer son économie et la politique européenne.
Nous examinons la place des jeunes dans l’emploi informel, ainsi que leur contribution aux différentiels de revenus entre hommes et femmes au sein de l’économie informelle. Nous appliquons la méthode de décomposition Oaxaca-Ransom à un échantillon de 7816 jeunes de 15-29 ans en 2015 d’Afrique du Nord. Des régressions quantiles analysent la répartition du revenu par genre, selon la distinction emploi formel / informel, sur un sous-échantillon de 1 941 salariés et non-salariés. Selon un modèle de décomposition qui évalue l’écart de revenu selon le genre et le statut dans l’emploi, les femmes sont discriminées.
Depuis l’indépendance de la Tunisie, la protection sociale est une priorité car elle est la clé pour permettre aux gens de sortir de la pauvreté et améliorer les indicateurs de santé et d’éducation.L’article est étayé par des statistiques qui donnent une image claire de la position de la Tunisie par rapport aux autres pays de la région Afrique du Nord et Moyen Orient dans différents domaines de la couverture sociale. L’article propose aussi une démarche pour reconstituer historiquement toutes les étapes qui ont ponctué depuis le début des années 1960 l’extension de la couverture sociale aux travailleurs informels.
Entreprise publique marocaine, contrôlée par l’État à 95%, l’Office Chérifien des Phosphates, devenue en 2008 OCP Group S.A. est aujourd’hui la première entreprise, publique ou privée, du Maroc. Son histoire, une longue histoire qui commence en 1920, est indissociable de celle du phosphate et de son marché. En tant qu’entreprise publique, elle est la première entreprise publique du pays, en tant qu’investisseur et employeur, au chiffre d’affaires le plus important, dégageant une valeur ajoutée record. C’est aussi celle, dont la contribution à l’économie du pays est essentielle, par sa contribution à l’amélioration de sa balance commerciale, de ses réserves de change avec une contribution significative aux comptes du trésor. Par son activité, exploitation des phosphates et de ses produits dérivés, elle est aujourd’hui le leader mondial du marché, avec des relations anciennes avec l’Inde et le Pakistan, développant des relations privilégiées depuis 2014 avec l’Afrique subsaharienne, avec en 2023 une présence très significative dans 16 pays, 12 de ses pays accueillant sur son sol 12 filiales du groupe.
Cet article analyse les avancées réalisées par le Maroc en matière d’égalité de genre et ce à travers le prisme de l’autonomisation des femmes. Il examine les engagements internationaux depuis deux décennies ainsi que les réformes juridiques, économiques et sociales mises en place afin de garantir l’égalité entre les hommes et les femmes; il évoque les mesures de discrimination positives pour l’accès des femmes aux postes de décision politique et l’adoption de lois contre le harcèlement sexuel et la violence à l’égard des femmes. L’article pointe également les disparités qui persistent notamment entre femmes citadines et rurales, ces dernières étant confrontées à des discriminations intersectionnelles. L’entrepreneuriat féminin représente une solution pour créer des emplois et de la richesse et le gouvernement est appelé à soutenir davantage l’autonomisation des femmes en accordant des incitations et des facilités, notamment financières. La digitalisation offre de nouvelles opportunités aux femmes qu’il s’agit de renforcer. Enfin, l’article souligne le potentiel inestimable de femmes leaders et appelle à lever les barrières à leur visibilité. Il met en avant la nécessité de nouvelles réformes, d’un système éducatif égalitaire, de programmes de formation ainsi que le renforcement des capacités et l’innovation pour de nouvelles perspectives d’autonomisation des femmes.
Nous partons d’un contexte où le patient est une femme, et la demande discriminatoire est fondée sur la religion musulmane. Pour commencer, nous analysons deux situations hospitalières belges où la soignante est en désaccord avec le refus de traitement exprimé par une patiente musulmane enceinte. Après cela, nous considérons la perception de discrimination à son égard de la part d’une patiente musulmane. Premièrement, nous montrons que l’appel à l’autonomie du patient ne peut justifier une demande discriminatoire contre la personne soignante. Deuxièmement, l’identité de genre entre le patient et le soignant est mentionnée comme une garantie de compréhension, mais cette hypothèse ne peut être généralisée. Troisièmement, la soumission de la femme à l’homme défendue par une religion justifierait que l’homme prenne des décisions à la place de la femme et que celle-ci ne soit soignée que par une femme. L’acceptation de cette discrimination à l’égard des hommes soignants renforce la discrimination dont les femmes sont généralement victimes. Aucun « accommodement raisonnable » ne peut justifier une telle dynamique qui s’oppose aux droits de la personne. Quatrièmement, le soignant doit néanmoins cultiver une sensibilité culturelle et religieuse. Cela ne signifie pas qu’il divulgue ses convictions ou qu’il inclut a priori un patient dans une catégorie donnée. En conclusion, la perception du soignant est un bon indicateur de la façon dont une pratique culturelle ou religieuse respecte les droits de la personne dans un contexte pluraliste et démocratique.
Depuis des décennies, les féministes marocaines historiques réclament l’égalité des sexes à tous les niveaux de la société en dénonçant systématiquement le Code de la famille et le Code pénal qui les privent d’une égalité pleine et entière dans les sphères privées et publiques. Jusqu’au « printemps arabe », les questions liées au corps des femmes et à la sexualité étaient encore des sujets tabous, bien que ces questions soient au cœur du Maroc et de la majorité des sociétés musulmanes où « l’honneur des hommes dépend des corps des femmes ». Depuis les soulèvements au Maroc et dans le monde arabe, de jeunes féministes subversives n’hésitent plus à aborder publiquement la question du corps et de la sexualité en défendant le droit des femmes à disposer librement de leur corps. Le manifeste historique du collectif 490 « Hors-la-loi », publié au Maroc en septembre 2019 – équivalent au « Manifeste des 343 salopes en France » en 1971 – illustre parfaitement cette révolution en cours. Soutenus par un large éventail de la société civile, les auteurs de ce manifeste dénoncent le caractère obsolète des lois répressives pénalisant l’avortement et les relations sexuelles hors mariage qui poussent la société marocaine, divisée entre un projet social conservateur et moderne, à l’hypocrisie sociale et aux pratiques clandestines jugées illégales. Ce moment historique peut-il révéler les prémisses d’une véritable révolution égalitaire et démocratique au Maroc ?
Le Maroc, par la voie de son chef de l’Etat, de son ministère des Affaires étrangères et d’autres institutions techniques, s’est engagé dans une politique africaine qui, au lendemain de la pandémie, a semblé prendre le parti des biens communs. Pour expliquer la centralité de la parole ainsi instituée dans la politique étrangère du Maroc, dans ce qu’elle a tout à la fois de politique et de technique, il convient notamment de procéder à un détour par l’importance de la parole et de sa mise en circulation dans l’accrétion géohistorique de l’État-nation moderne. Le présent article propose ensuite de montrer comment la technocratisation du discours public dans l’aire arabe, au lendemain des printemps arabes notamment, s’est greffée à l’idiosyncrasie du système marocain tel qu’il s’est développé, en particulier au lendemain de l’Indépendance. Des exemples sur la façon dont les actes sont joints à la parole dans la politique marocaine des biens communs africains sont donnés à la fin du chapitre. Cette conjonction des actes à la parole sont un défi qu’il conviendra au Maroc de relever pour sa propre population et celle du continent – il en va, en substance, du crédit qui pourra être fait à cette parole.
Ce travail se propose de mettre en évidence, à la fois, les performances économiques et financières des entreprises familiales cotées, mais aussi leurs politiques financières. La comparaison faite avec les groupes non familiaux nous permet d’identifier d’une part, le système de gouvernance le plus performant au Maroc et d’autre part la tendance des sociétés cotées en matière de politique financière. La méthode des échantillons non appariés a été utilisée pour analyser les différences de moyennes observées. Nos résultats démontrent une supériorité des entreprises familiales en termes de performances. Ils font également ressortir une tendance des entités familiales vers l’autofinancement comme principale source de financement, mais aussi un niveau d’endettement plus élevé par rapport aux firmes non familiales cotées.
La situation post-insurrectionnelle en Libye est caractérisée par une fragmentation du territoire, par la résurgence des identités tribales et par un haut niveau de conflictualité. Cette fragmentation se traduit l’absence de tout contrôle sur des pans entiers du pays, lesquels se transforment en interstices vides ou « creux de l’Etat » investis par Daech. L’organisation a su mettre à profit les clivages inextricables qui déchirent les milices et les territoires pour entreprendre l’édification de son projet territorialisé à Syrte et à Derna avant de connaître une défaite militaire. Sa migration ( hijra ) vers le Fezzan, afin d’y constituer un sanctuaire, a certes connu quelques prémisses de résilience de l’organisation, mais s’est rapidement retrouvée face à des résistances de la part des puissantes factions tribales locales.
Cet article examine la relation entre l’innovation technologique des entreprises et l’application des démarches ESG (Environnement, Social, Gouvernance). Deux propositions sont testées en s’appuyant sur des données d’enquêtes menées auprès d’entreprises marocaines par la Banque Mondiale. La première proposition suggère qu’il existe une relation directe et positive entre le comportement d’innovation technologique des entreprises et leur engagement ESG, mesuré à partir d’un score composite. Dans ce sens, les résultats des régressions multivariées confirment l’existence d’une relation positive entre l’innovation technologique et l’intensité des engagements ESG, que ce soit pour l’innovation de produit ou celle de procédé. Les effets liés à la taille de l’entreprise, à l’expérience du dirigeant, à la présence d’investisseurs étrangers et à l’appartenance sectorielle ont été contrôlés lors de l’analyse empirique. La deuxième proposition examine la relation directe et positive entre l’innovation technologique et la mise en œuvre de l’une des pratiques relevant de l’ESG. A cet effet, les résultats de l’étude suggèrent que les entreprises innovantes sont plus susceptibles de mettre en place les trois pratiques ESG dans leurs activités.
L’article analyse la reconstruction syrienne par le prisme de la ville informelle. Il montre qu’en contexte de conflit non terminé, les choix de Damas en faveur de la rénovation urbaine rejoignent les logiques fondamentales d’éviction caractéristiques des politiques vis-à-vis des quartiers informels. À travers un double appareil législatif d’urbanisme et sécuritaire, cette politique de disparitions urbaines sélectives détruit plutôt qu’elle ne reconstruit les lieux de vie et de mémoire de deux catégories de la population qui se superposent passablement : les opposants au régime et les habitants des quartiers informels.
Les migrants qualifiés sont aujourd’hui considérés comme des agents de développement dans leurs pays d’origine et de changements positifs dans les sociétés d’accueil. Ils jouent un rôle important dans le renforcement de la coopération entre les sociétés d’origine et d’accueil et y apportent des contributions positives. Les marocains du monde dans la définition de leur Maroc, la défense de son intégrité territoriale et la contribution à l’investissement dans leur pays jouent un rôle effectif dans le soutien et le renforcement du projet marocain de développement, à propos duquel Mohammed VI évoque le rôle de la communauté marocaine dans son lien avec son pays d’origine. La diaspora marocaine à l’étranger participe activement, partout, à l’innovation, à la recherche, à la production dans tous les secteurs de l’économie, de la vie sociale ou culturelle. Cette diaspora constitue aujourd’hui, avec d’autres, un formidable levier de développement et de croissance dans les pays d’accueil. Elle est aussi un réel potentiel de savoir-faire, de solidarités, de ressources humains et d’investissements pour le Maroc qui contribue activement à son développement économique et social.
Les acquis juridiques en matière de libertés individuelles et d’égalité entre les hommes et les femmes sont loin de clore le débat sur la sexualité, l’enfantement, les rapports familiaux et la santé physique et mentale de la femme. Le corps des femmes reste au cœur des préoccupations sociales, notamment sur la sexualité et la reproduction. Il est parfois objet de la science mais il est surtout le symbole de toutes les transgressions sociales. La légalisation de la contraception et de l’avortement dans la Tunisie post-indépendante est aussi liée à une politique démographique et à un certain féminisme d’État. Cependant, les défis rencontrés par ces acquis expriment cette quête identitaire et cette volonté de donner à la société un droit de regard sur la décision de donner la vie. D’un autre côté et devant le désir de l’enfantement, la médecine tunisienne a précédé le droit pour aider les couples à procréer. C’est alors l’intervention du législateur avec la loi relative à la médecine de la reproduction. Les conditions d’accès à la procréation, restent totalement déterminées par les interdits sociaux culturels : la condition du mariage, l’interdiction des donneurs et des mères porteuses en sont des exemples. La filiation reste enfin un moyen de pression sur les femmes/mères victimes avec leurs enfants de perceptions sociales les réduisant à leurs généalogies. Il s’agit ici de questionner la cohérence d’abord entre les différents textes juridiques mais aussi entre les choix législatifs et la perception sociale du corps en général et du corps féminin en particulier.
La question de l’accès des femmes aux postes de responsabilité se pose dans tous les pays, la proportion de femmes dans les postes de direction est un indicateur de mesure des objectifs de développement durable. Au Maroc, les femmes dans les postes de responsabilité représentent moins de 15%, et les résultats des politiques menées sont mitigés. Le présent article revient sur les principales composantes du plafond de verre dans la littérature, chacune de ces composantes est illustrée par une étude menée auprès d’un échantillon de 360 femmes cadres marocaines. Les résultats démontrent que le plafond de verre persiste et le briser nécessite de nouvelles pistes de réflexion.
La véritable économie d’un pays ne peut se limiter à des chiffres ; elle se mesure également par son environnement social. Dans ce sens, la place de l’humain y est déterminante. Nous l’avons privilégié en matière de protection sociale, de système éducatif et d’exercice citoyenne par les femmes mais aussi pour le développement des territoires. Le Maroc a été reconnu comme le pays africain le plus attractif en 2022, ceci témoigne des performances économiques et de la stabilité politique du pays. Pour arriver à un tel niveau d’évolution, l’impact de l’éducation, particulièrement celui de l’autonomisation des femmes, est essentiel. Il contribue à l’égalité et la complémentarité des sexes pour un meilleur développement de la cohésion sociale. Cette dynamique humaine a favorisé les effets positifs de la régionalisation pour tous les citoyens et encore plus pour ceux qui vivent dans la région du Sahara marocain. En effet, la croissance locale répond à des besoins humains qui reposent sur de nombreux projets, souvent à grande valeurs ajoutées. Les Marocains et marocaines résidant à l’étranger ne s’y sont pas trompés en investissant dans ces perspectives ; ils y représentent une ressource précieuse pour le pays.
Le règne de Mohamed VI a donné un nouvel élan à la coopération avec les pays africains à travers une approche économique et diplomatique bien planifiée. La géopolitique de l’Afrique et la cartographie régionale ont permis au Maroc de redéfinir son rôle régional et continental. Aujourd’hui, sur le marché africain, les entreprises marocaines sont très présentes dans divers secteurs : dans la construction, les télécommunications, les compagnies aériennes, les engrais et les services. Cet article examine comment le Maroc parvient à appliquer la diplomatie économique aux pays d’Afrique.
La dissociation de la sexualité et de la reproduction, et la technicité et l’extériorisation croissantes de ces dernières par la médecine reproductive contemporaine, perturbent la procréation, la filiation et la parentalité. Cela soulève des questions éthiques, sociales et juridiques que les individus et les sociétés abordent en fonction de leur contexte social et culturel. En outre, ces nouvelles possibilités bouleversent les normes patriarcales qui sous-tendent les relations de genre, et remettent la sexualité et le corps des femmes au cœur du problème. Pourtant, les croyances culturelles et religieuses peuvent empêcher l’accès à certaines possibilités de procréation assistée, tandis que certaines de leurs utilisations peuvent conduire à de nouvelles formes de coercition et de discrimination contre les femmes. Qu’en est-il de la situation dans les sociétés musulmanes où les normes sociales juridiques et traditionnelles, essentiellement religieuses, peuvent entrer en conflit avec ces pratiques nouvellement accessibles ? Comment ces nouvelles possibilités de parentalité sont-elles comprises dans les sociétés musulmanes, où l’organisation sociale, la culture et les lois patriarcales restent prédominantes ? Quelles répercussions peuvent-elles avoir sur les droits des femmes et des enfants ? Cet article aborde ces questions à partir de perspectives historiques islamiques et à la lumière des besoins exprimés aujourd’hui par les musulmans à la recherche d’alternatives respectueuses des droits humains.
Les séjours à l’hôpital sont des moments de questionnements intenses autour du devenir, de la vie et de la mort. Dans ces moments intenses, lieu de soin et d’hospitalité, l’hôpital peut et devrait offrir aux patients et à leurs proches un ou des espaces de paix, de méditation où émotions et spiritualité peuvent s’exprimer de façon naturelle et intime. Ceci a guidé la démarche d’installation du « mètre cube d’infini » du maître italien Michangelo Pistoletto à l’ Institut Paoli Calmettes , le Centre régional de lutte contre le cancer de Marseille-France . Inauguré en 2000, ce lieu de rencontre entre santé et spiritualité, centré autour l’œuvre de Pistoletto, est un espace multiconfessionnel dédié à la méditation et à la prière. Présenté à travers des alcôves ouvertes et contiguës, l’espace accueille les patients de toutes les confessions, y compris les agnostiques, leur permettant de méditer face aux questions douloureuses soulevées par la rencontre avec la maladie dans un environnement radicalement nouveau, dont la beauté invite à une réflexion spirituelle au-delà d’une pratique stricte des cultes religieux.