
La co-occurrence entre paralysie cérébrale (PC) et trouble du spectre de l’autisme (TSA) concerne une part non négligeable des enfants suivis en rééducation. Cette association entraîne un cumul de difficultés motrices, sensorielles, communicationnelles et émotionnelles, qui nécessite d’ajuster finement les pratiques professionnelles. À partir d’une approche clinique, cet article propose des repères concrets pour accompagner ces enfants au quotidien : structuration de la séance, pairing, adaptation de la communication, utilisation de renforçateurs et de distracteurs, et mise en place d’une habituation progressive aux soins. Ces outils sont envisagés comme des réponses directement adaptées aux besoins neurodéveloppementaux des enfants présentant un TSA, en cohérence avec les recommandations actuelles.
La rééducation intensive représente une avancée majeure dans le traitement de la paralysie cérébrale. Alimentés par nos expériences autour de cette thématique, nous proposons au lecteur un point sur nos connaissances et sur nos réflexions actuelles au sujet de la rééducation intensive telles que nous les avons partagées lors des journées du CDI 2024. L’article discute, entre autres, du concept de rééducation intensive, des offres afférentes, des principes de l’apprentissage moteur et de l’importance de l’implication parentale et collaborative dans ces processus de rééducation. Les résultats probants de ces méthodes sont soulignés, ainsi que l’importance de choisir les méthodes appropriées en fonction des objectifs et des besoins individuels.
Introduction Les enfants atteints de paralysie cérébrale peuvent rencontrer des difficultés de motricité affectant leurs capacités à développer des aptitudes fonctionnelles. Objectif Identifier les facteurs influençant le développement des capacités motrices et fonctionnelles des enfants souffrant de paralysie cérébrale reçus en consultation médicale de rééducation fonctionnelle au CHU d’Owendo. Patients et méthode Nous avons mené une étude transversale prospective sur une période de 12 mois, de janvier 2024 à décembre 2024. Ont été inclus, des enfants âgés de 0 à 7ans, souffrant d’une paralysie cérébrale confirmée par imagerie cérébrale, ayant consulté en rééducation fonctionnelle, et dont les parents ont donné leur consentement éclairé pour l’inclusion dans l’étude. Nos outils d’évaluation étaient la mesure d’indépendance fonctionnelle et la réalisation d’au moins une capacité motrice. Résultats Le développement des capacités motrices des enfants était significativement associé à un MIF-Mômes ≥ 100 (OR ajusté=1,087 [1,049–1,127], p<0,001). Les facteurs associés au développement des capacités fonctionnelles après analyse multivariée notamment l’âge de l’enfant (OR ajusté=2,06 [1,23–3,44], p=0,006), le score APGAR ≥ 7 à une minute (OR ajusté=8,03 [1,12–57,77], p=0,039) et l’hémiparésie (OR ajusté=27,72 [2,06–373,36], p=0,012) étaient significatifs. Conclusion Ces résultats soulignent l’importance d’une prise en charge personnalisée tenant compte de ces facteurs, afin d’optimiser les interventions rééducatives pour ces enfants.
La paralysie cérébrale est la pathologie neurologique pédiatrique la plus fréquente, affectant environ 1,77 enfant sur 1000 naissances. Elle entraîne des troubles moteurs qui altèrent les habiletés manuelles et compromettent l’autonomie dans les activités quotidiennes. Le traitement vise à améliorer la mobilité, la posture et la qualité de vie des enfants à travers des principes d’apprentissage moteur intensifs incluant la répétition, la motivation et l’évolution de la difficulté. La Haute Autorité de santé recommande l’intensification de la rééducation pour maximiser les gains fonctionnels. Parmi les techniques éprouvées, deux approches se distinguent : la thérapie par le mouvement induit (CIMT) et la thérapie bimanuelle intensive (BIT). En 2018, le programme Habil’Hand a été conçu pour combiner ces deux stratégies thérapeutiques. Ce stage de rééducation intensive, qui se déroule sur deux semaines en hospitalisation conventionnelle, est le fruit du travail d’une équipe interdisciplinaire. Son objectif est de développer les capacités motrices ciblées par l’enfant et sa famille, d’intégrer le membre supérieur atteint dans les activités quotidiennes et d’améliorer la coordination bimanuelle. Ce programme met fortement l’accent sur l’utilisation des acquis dans le quotidien grâce à l’intégration des objectifs spécifiques des enfants. Habil’Hand représente une avancée dans la rééducation intensive, en combinant techniques éprouvées et approche centrée sur l’enfant.
L’intensification des interventions en ergothérapie constitue une réponse prometteuse aux besoins spécifiques des enfants en situation de handicap moteur ou neurodéveloppemental. Cet article présente la mise en œuvre concrète d’un accompagnement intensif en cabinet libéral, structuré en cycles courts et rapprochés. Cette approche favorise une progression plus rapide, une motivation accrue des familles et une implication renforcée de l’enfant. L’analyse des retours parentaux et des résultats cliniques met en lumière des bénéfices fonctionnels significatifs. L’étude de cas détaillée d’une enfant polyhandicapée illustre les impacts concrets de cette méthode sur la participation à des activités de la vie quotidienne. Ce modèle démontre la pertinence d’intégrer l’intensité dans les pratiques libérales pour optimiser l’autonomie.
Le programme PRECOP (intervention Précoce en COopération parents-professionnels dans la Paralysie cérébrale) a été développé par les CAMSP de Vénissieux, Montpellier et Nîmes pour répondre à la nécessité de dépistage et d’intervention précoce chez les nouveau-nés à haut risque de paralysie cérébrale. Ce programme innovant propose une prise en charge pluridisciplinaire, individualisée, dès la sortie de néonatologie, jusqu’aux deux ans de l’enfant, en s’appuyant sur des pratiques validées dans la littérature internationale : dépistage précoce par les General Movements et la HINE, rééducations motrices intensives et accompagnement parental renforcé. Son approche centrée sur l’environnement familial, avec une participation active des parents, vise à soutenir de façon optimale le développement de l’enfant. Afin de valider scientifiquement son efficacité, le programme PRECOP fait l’objet d’une étude prospective multicentrique comparative. Ce modèle organisationnel adaptable pourrait ouvrir la voie à une généralisation du dépistage de la paralysie cérébrale et à l’intervention précoce en France.
Les thérapies dites « intensives » sont de plus en plus recommandées dans l’accompagnement des enfants et adolescents atteints de paralysie cérébrale. Cependant, peu de familles y ont accès du fait des contraintes organisationnelles et financières qu’elles imposent. Nous avons voulu rendre accessible ce genre de thérapie au sein d’un Institut d’Éducation Motrice. Un stage d’une semaine a été proposé à quatre adolescents atteints de paralysie cérébrale avec des niveaux de Gross Motor Function Classification System III et IV. Suite à des entretiens avec les ergothérapeutes de la structure, trois objectifs fonctionnels ont été élaborés avec les participants et leur entourage. Le déroulement du stage a été organisé de façon structurée pour favoriser l’atteinte de ces objectifs. Les bilans post-stage montrent une atteinte totale ou partielle des objectifs prédéfinis par les participants. Des outils institutionnels facilitant l’organisation de stages ultérieurs et faisant naître une nouvelle dynamique d’équipe ont aussi été créés. Nous partageons notre première expérience au sein de cet article.
Enfants PC et parents doivent être au cœur de la prise en soins tout au long du long parcours de rééducation. Ils doivent être parfaitement informés des thérapies recommandées et leur autonomie doit être recherchée par tous les acteurs du soin. La thérapie Habit Ile permet de mettre l’enfant et sa famille au cœur de cette prise en soins. Les bénéfices en termes de performances fonctionnelles, d’autonomie et d’estime de soi sont majeurs Chacun enfant doit pouvoir bénéficier des thérapies intensives telles que définies par des recherches validées.
Introduction Évaluation de la mise en place d’un dispositif de télésupervision auprès des relais de base communautaire, personnes formées accompagnant des enfants atteints de paralysie cérébrale et leurs familles, au Sénégal. Méthodologie Étude prospective observationnelle comparant deux procédures de soins en rééducation auprès d’enfants atteints de paralysie cérébrale, accompagnés par les relais de base communautaire : groupe télésupervision et sans télésupervision. Le groupe télésupervision bénéficie d’un suivi à distance, via cinq séances de télésupervision, une séance toutes les six semaines et le groupe sans télésupervision bénéficie du suivi habituel par les relais de base communautaire. Résultats Trente-neuf enfants sont inclus à l’étude, dont vingt dans le groupe télésupervisé. Âge moyen 8,44 ans, 69 % GMFCS V, 72 % en situation de malnutrition et 64 % sous le seuil de pauvreté. Dans les deux groupes, les enfants améliorent leur score GMFM, leur autonomie et leur état de nutrition. Par rapport à la situation de départ, une amélioration significative de la fonction d’habillage apparaît dans le groupe télésupervision (p=0,019). La télésupervision améliore les compétences techniques, déontologiques et communicationnelles des relais de base communautaire (p≤0,0001) ainsi que les connaissances théoriques et la pratique des soins corporels des familles (p=0,002, p=0,008). La télésupervision réduit les distances parcourues, la durée des soins et les coûts financiers par rapport au suivi habituel (p≤0,0001). Conclusion La télésupervision est une solution face au manque de rééducateurs qualifiés au Sénégal. Elle réduit les coûts, améliore l’implication des familles et les compétences des relais de base communautaire. Le dispositif est simple, accessible et respecte les normes des approches basées sur les preuves.
Objectif Étudier l’association du blood flow restriction (BFR) à un entraînement à la marche sur tapis roulant sur les capacités d’endurance à la marche d’enfants présentant des troubles neuromoteurs non progressifs (paralysie cérébrale et associés). Méthode Essai contrôlé non randomisé réalisé sur une période de dix semaines au service de masso-kinésithérapie de l’IEM le Château de Bailly auprès d’enfants présentant une atteinte neuro-centrale non évolutive âgés de huit à quinze ans. Les enfants, répartis non aléatoirement dans un groupe test et un groupe contrôle selon leur âge et leur Gross Motor Function Classification System (GMFCS), suivent un même protocole d’entraînement sur tapis de marche. Les paramètres étudiés sont les suivants : vitesse de marche sur dix mètres (10mWT), index de dépense énergétique (IDE5), nombre de assis-debout en 60 secondes (STS60′′) et le test de marche de six minutes (TD6M). Résultats On met en évidence des améliorations significatives de certains paramètres étudiés : STS60′′ (p=0,039 sur groupe test), IDE5 (p=0,022 sur le groupe contrôle) et le TD6M (p=0,058 sur le groupe test et p=0,022 sur le groupe contrôle). Mais on ne met pas en évidence d’amélioration significative des paramètres retenus du groupe test par rapport au groupe contrôle. Conclusion On met en évidence un lien entre les améliorations des paramètres d’endurance et le protocole d’entraînement mis en place. Cependant, l’association d’un dispositif d’occlusion artérielle ne semble pas nécessaire pour obtenir une amélioration fonctionnelle de la marche. Des études complémentaires seront intéressantes à mener.
Introduction Un enfant atteint de paralysie cérébrale ou en cours de diagnostic présente de nombreuses déficiences motrices, sensorielles, cognitives et émotionnelles. Ces enfants en manque d’autonomie ont besoin d’une intervention précoce médicale et de rééducation pour optimiser leurs capacités. Les masseurs-kinésithérapeutes sont confrontés à de nombreux enjeux dès les premières prises en soin. L’objectif principal d’une première séance est d’obtenir l’adhésion de l’enfant et des parents, et cela n’est pas toujours aisé ou intuitif face à des parents en plein processus de deuil de l’enfant idéal, et face à des enfants qui ne communiquent pas toujours voire présentent certaines atteintes cognitives et sensorielles. Ainsi, comment les masseurs-kinésithérapeutes vont-ils à la rencontre d’un enfant atteint de paralysie cérébrale ? Quels sont les outils qui facilitent cette rencontre et la relation patient/rééducateur ? Méthode Une recherche en sciences humaines et sociales a été effectuée. Des masseurs-kinésithérapeutes exerçant avec des enfants paralysés cérébraux en institut ou libéral ont été interrogés lors d’entretiens semi-directifs individuels suivant les guidelines COREQ. Les entretiens ont été retranscrits puis analysés par thèmes récurrents à l’aide d’un codage manuel mettant en avant les résultats. Résultats L’environnement des masseurs-kinésithérapeutes conditionnerait leur approche de l’enfant, notamment à travers la présence des parents. Chacun utiliserait des facteurs facilitants et mentionne des obstacles pour créer des engrammes positifs chez les enfants. Il semble apparaître un accord commun concernant le temps nécessaire laissé à l’enfant pour appréhender l’environnement et les objectifs de kinésithérapie ainsi que la liberté attribuée à ce dernier pour adhérer ou non aux exercices proposés. Discussion Même si la validité externe des résultats n’est pas envisageable avec cinq masseurs-kinésithérapeutes répondants, une comparaison à la littérature actuelle concernant certaines théories est possible. En effet, les notions autour de l’observation de l’enfant ainsi que l’importance du toucher et de la sensorialité viennent confirmer et enrichir les témoignages des masseurs-kinésithérapeutes. Conclusion Le but de cette première rencontre est d’établir une réelle collaboration thérapeutique avec le jeune et sa famille. L’observation en serait un facteur facilitant. L’importance de la première interaction avec l’enfant est cruciale pour les masseurs-kinésithérapeutes et doit être considérée avec attention par ces professionnels pour le suivi de cette rééducation au long cours.
L’appareillage accompagne les personnes avec paralysie cérébrale tout au long de leur vie. L’appareillage est un élément qui peut les aider en parallèle des traitements médicamenteux et chirurgicaux. L’appareillage a pour but d’améliorer la posture et la fonction et, en ces matières, l’évaluation et l’anticipation sont de rigueur. Cependant, au-delà de ses avantages sur le plan orthopédique, l’appareillage est également source de contraintes. Et il ne peut, à lui seul, traiter les conséquences de la paralysie cérébrale. Dès lors, il est particulièrement important que les objectifs de cet appareillage soient co-construits entre la personne, sa famille et les professionnels. L’appareillage suppose aussi des réajustements très réguliers. Pour toutes ces raisons, l’éducation thérapeutique du patient est un outil précieux pour aider à vivre au mieux avec un appareillage.
La douleur est une expérience sensorielle ou émotionnelle désagréable. Le mécanisme qui génère la douleur peut être nociceptif, neuropathique ou nociplastique. Le système nerveux nociceptif protège physiologiquement notre corps. Le message douloureux produit par une stimulation mécanique, thermique, ou chimique, en tout endroit du corps chemine dans les nerfs puis la moelle épinière. Il parvient au cerveau par deux voies transmettant différemment l’information. Après relais au thalamus, le message douloureux est intégré au niveau cortical selon un système matriciel à trois niveaux : l’information, la perception, la modulation. Les douleurs neuropathiques sont générées par un dysfonctionnement du système nerveux lésé. Les sensations sont de qualité particulière et localisées dans un territoire correspondant à la somatotopie du système nerveux. Les douleurs nociplastiques sont secondaires à une perturbation du système nerveux central qui produit des sensations mixtes dans des territoires variés. Ce sont fréquemment des douleurs chroniques dont la genèse est complexe, intéressant la personne douloureuse dans sa globalité. La compréhension de la physiologie de la douleur et l’identification du mécanisme générateur permettent d’adapter les modalités du traitement.
Introduction Les personnes atteintes de paralysie cérébrale suivent des prises en charge tout au long de leur vie. Parmi ces prises en charge, les stages de rééducation motrice sont démontrés dans la littérature comme ayant un intérêt. Pour autant, il n’existe à ce jour aucune donnée décrivant le recours aux stages de rééducation motrice réalisés par les enfants et adolescents atteints de paralysie cérébrale en France. Méthodologie Un questionnaire a été diffusé en ligne auprès des familles d’enfants et d’adolescents atteints de paralysie cérébrale. Une analyse descriptive a été faite. Résultats Vingt-deux questionnaires ont été analysés. Cinquante pour cent des participants ont réalisé au moins un stage de rééducation motrice ou sont sur le point d’y participer. Les stages identifiés par les familles sont le séjour Pacte (8,3 %), la méthode Hand and Arm Bimanual Intensive Therapy Including Lower Extremities (33,3 %), la méthode Medek (8,3 %), le stage Kids Avenger (8,3 %). La majorité ne connaissait pas l’intitulé du stage ou la méthode utilisée (41,7 %). Les familles peuvent s’engager financièrement et effectuer des déplacements importants pour y participer. Elles sont demandeuses d’informations relatives aux stages de rééducation motrice, mais ne savent pas forcément où les trouver. L’étude montre que les professionnels de santé et les réseaux sociaux sont des vecteurs de cette information. Discussion La participation aux stages de rééducation motrice ne semble pas liée aux types de paralysie cérébrale. Il existe un contraste entre les stages démontrés efficaces dans la littérature et ceux réalisés par la population.
Le texte examine les défis rencontrés par les jeunes atteints de paralysie cérébrale. Il revient en particulier sur leur souffrance et ses différents aspects (souffrance vis-à-vis des douleurs, souffrance vis-à-vis du regard des autres, souffrance vis-à-vis de leur regard sur eux-mêmes). L’article souligne l’importance de la communication avec ces jeunes pour aborder ces différents points. Il encourage les professionnels de la santé à les écouter attentivement et à les aider à exprimer leurs émotions, même de manière non verbale. L’auteur partage son expérience de l’utilisation de l’hypnose ou de la relaxation pour aider les jeunes souffrant de paralysie cérébrale à surmonter leur douleur. Ce travail propose de mieux prendre en compte les besoins psychologiques des jeunes atteints de paralysie cérébrale, tels que le besoin de sécurité, de cadre, d’affection, d’être entendu, de construction d’identité et de regard positif. Il souligne l’importance d’une approche empathique et holistique pour répondre à ces besoins et favoriser le bien-être.
Objectif Évaluer au niveau psychosocial, le vécu des parents d’enfants atteints de paralysie cérébrale à Abidjan (RCI). Méthodes Étude transversale multicentrique analytique réalisée sur trois mois (avril-juin 2021) à partir d’un échantillon de 246 parents biologiques ou non géniteurs des enfants suivis pour paralysie cérébrale. Échelles utilisées : Hospital Anxiety and Depression Scale et Family Impact of Childhood Disability Scale. Résultats Parents âgés entre 30 et 40 ans (44,3 %), vivant en couple (n=190) et scolarisés dans 81,7 % des cas. Le score moyen des items positifs du FICD était de 14,5 sur 10 et celui des items négatifs était de 20 sur 40 traduisant la présence des symptômes d’anxiété et de dépression respectivement dans 25 cas (10,3 %) et 22 cas (9 %) chez les parents. La sévérité des déficiences motrices des enfants était associée à la survenue de l’anxiété chez les parents (p=0,01) malgré leur foi religieuse (p=0,03). Pas de lien significatif entre paramètres cliniques, sociodémographiques des enfants, la foi religieuse des parents et survenue de dépression chez les parents (p>0,05). Conclusion La paralysie cérébrale infantile avait un impact sur le vécu psychosocial des parents. Cet impact était associé à la sévérité de la déficience motrice de l’enfant, Mais la gêne sociale et économique était indépendante de l’origine sociale et culturelle des parents et des croyances et des liens familiaux. L’accompagnement psychologique des parents d’enfants atteints de paralysie cérébrale ne doit être ignoré dans le suivi de ces enfants.