
L’article s’interesse a un recueil conserve au Musee regional de Ferghana (Ouzbekistan), copie au XIXe s., qui renferme plusieurs textes d’auteurs centre-asiatiques, identifies comme kubravis, ayant vecu, pour l’un, au debut du XVIIe, et pour les autres, au XVIIIe s. (selon l’identification proposee ici). L’analyse montre que le recueil circulait a la fois dans les milieux kubravis que naqshbandis de l’Asie centrale.
The Tabari (or Mazanderani) language, spoken in the province of Mazanderan south of the Caspian Sea, is bound by Persian in the south and east. The transition zones between the two languages lay in the valleys and foothills of the Alborz range that separates Mazanderan from Tehran, Semn n, and Gorg n provinces. Within this zone we find a range of hybrid dialects that can be divided into two groups: Tabari dialects influenced by Persian and vise versa. This study includes the latter group, i.e. Persian varieties carrying various amounts of Tabari mix. The linguistic data is derived from nearly fifty localities surrounding Mazanderan, mostly from the south-central Alborz adjoining Tehran on the north, for which more material is on hand. The main objective is to show how the Persian dialects converge to Tabari in the morphosyntax of the noun and verb phrases. An attempt is also made to correlate the morphosyntax with the areal distribution of selected lexical items.
Reflexion sur les transferts de prisonniers entre les empires romain et sassanide et sur l'incidence de ces apports de populations sur la christianisation de l'empire sassanide au milieu du IIIe siecle a partir d'un article recent.
Les verbes modaux persans bāyistan, « falloir », šāyad, « il se peut », « peut-être », tavānistan, « pouvoir », et x v āstan, « vouloir », se construisent, soit avec l'infinitif, soit avec un verbe conjugué.Comme l'étude quantitative le montre, cette double possibilité relève principalement d'une évolution.Il s'agit alors d'en chercher les causes.Excepté pour distinguer les deux emplois de x v āstan, volition et auxiliaire du futur, le sens des modalités n'est qu'une cause mineure.De même la syntaxe ne constitue pas un facteur déterminant.En réalité, ce changement de la structure régie est dû aux propriétés morphologiques du verbe conjugué, bien plus étendues que celles de l'infinitif : le verbe conjugué peut recevoir divers affixes qui sont exclus avec l'infinitif verbal.
Apres quelques remarques concernant sa demarche methodologique, l'auteur suggere comment Wahrâm I er et Wahrām II ont procede pour exprimer leurs preoccupations ideologiques a travers la marge tres etroite que laisse le langage monetaire du III e siecle. Si l'impact du monnayage romain sur le langage monetaire des avers de Wahrām II a ete mis en evidence par R. Gobl, d'autres aspects n'ont jamais ete examines par le biais de paralleles romains. Jusqu'a present le langage monetaire n'a pas ete utilise non plus comme revelateur des problemes politiques qui se sont presentes dans certaines regions interieures de l'empire.
Le texte magique sogdien connu sous le sigle P.3 tire son originalite du fait qu'il se situe au confluent des cultures iranienne, indienne et turque. Decrivant un rituel complexe destine a faire tomber et arreter la pluie, il se divise en quatre sections bien distinctes: un lapidaire ou sont decrites neuf pierres, les preparatifs materiels du rituel, un hymne zoroastrien au Vent, et enfin les rites d'accompagnement et le controle des ondees. Tenant compte de l'ensemble des recherches menees sur des elements de ce texte, des progres accomplis dans la connaissance du sogdien en general, ainsi que des realites materielles mobilisees dans ce rituel centrasiatique, cette etude offre pour la premiere fois depuis la publication de Benveniste en 1940 une edition integrale.