
Introduction : Le priapisme à bas débit ou priapisme veineux se définit comme étant une érection anormalement prolongée (au-delà de 3 à 4heures), irréductible, parfois douloureuse, survenant après l’orgasme ou en l’absence de tout désir ou stimulation sexuelle. La fréquence croissante du priapisme et les difficultés de sa prise en charge nous ont motivé à réaliser cette étude dont l’objectif était de présenter les résultats fonctionnels après un traitement chirurgical. Patients et méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective à visée descriptive portant sur les patients hospitalisés dans le service d’urologie du CHU Cocody Abidjan - Cote d’Ivoire entre janvier 2018 et décembre 2022 pour un priapisme à bas débit. Nous avons inclus dans l’étude, tous les patients opérés pour un priapisme à bas débit et qui avaient une bonne fonction érectile avant l’intervention chirurgicale. La fonction érectile a été évaluée par l’index international d’évaluation de la fonction érectile (IIEF5) Résultats : L’âge moyen des patients a été de 32,35 ans. Les patients drépanocytaires représentaient 39, 13% des cas. Le délai moyen d’admission des patients était de 50.74 +/- 45.50 heures (la fourchette de durée était de 6h). Le délai moyen de prise en charge était de 239.13 +/- 171.73 min soit 4 heures par les médecins (la fourchette de durée était de 1h). Après un recul de 24 mois les patients ont présenté une dysfonction érectile légère dans 34.78%, une dysfonction érectile modéré dans 34.78% et une dysfonction érectile sévère dans 30.44%. Conclusion : Le priapisme doit être considéré comme une urgence andrologique majeure dont le traitement s’impose sans délai. Le pronostic dépend essentiellement de l’âge des malades et du délai de prise en charge. Le traitement des facteurs de risque et la prise en charge précoce sont les meilleurs moyens pour éviter cette pathologie mettant en jeu le pronostic fonctionnel du pénis.
Background: Nephrectomy is the surgical removal of a diseased kidney or the removal of a kidney for transplantation. Benign and malignant kidney conditions may necessitate kidney removal to reduce morbidity and prevent death. Healthcare accessibility and affordability are relatively poor in Africa, alongside limited human resources for diagnosing and managing medical conditions. Kidney conditions, which can be treated to prevent loss of kidney function, may be undiagnosed or untreated, leading to the loss of kidney function and nephrectomy. We evaluated the common reasons for non-trauma-related nephrectomy at a tertiary hospital in northern Ghana. The study aimed to provide baseline information to improve patient care and prevent kidney function loss leading to nephrectomy.Materials and methods: The retrospective, descriptive study evaluated the operative records of patients who underwent open nephrectomy at the only teaching hospital in northern Ghana from 2014 to 2024.Results: The median age of the study subjects was 28 years, with an almost equal number of males (50.4%) and females (49.6%). The most common indication for nephrectomy at our centre was loss of kidney function from treatable causes, mainly pelvi-ureteric junction (PUJ) obstruction (34.9%) and renal/ureteric stones (19.3%). Renal cell carcinoma and Wilms’ tumour each constituted 15.7% of nephrectomy indications.Conclusion: Nephrectomy is a common surgical procedure performed in northern Ghana; however, the indications are commonly due to treatable conditions. Thus, improvements in healthcare will significantly reduce the need for nephrectomies in our area.
Purpose: This study aimed to investigate possible shifts in influencing factors causing kidney stones in Jamaica by comparing the chemical composition of kidney stones over different time periods. Materials and methods: The study had 59 participants. There were no initial exclusion criteria, and all patients scheduled for kidney stone surgery during the study period were considered. Demographic, medical condition, and lifestyle data were collected from participants, along with kidney stone samples. Biochemical testing was done according to Wootton’s method (1974). Seven biochemical compounds were tested: calcium (Ca), phosphate (PO4), oxalate (Ox), uric acid (UA), bicarbonate (HCO3), magnesium (Mg), and cystine (Cyst). Results were compared with previous studies from Jamaica. Results: Calcium and phosphate were the most abundant compounds identified in the stone samples, with cystine identified the least. Oxalate and UA were identified in 66.1% and 52.5% of stone samples, respectively. In this study, mixed CaPO4 was identified in 71.2% of stones, followed by mixed CaOx (66.1%) and mixed CaOxPO4 (57.6%). The 71.2% of mixed CaPO4 stones identified in this study was significantly higher than those identified by Choo-Kang (36.5%) and Tapper et al. (42.4%), who both examined kidney stone composition in Kingston, Jamaica. Conclusion: Compared with earlier studies, the increased prevalence of mixed cation-anion stones in Kingston, Jamaica, suggests evolving aetiological factors influencing stone formation, potentially driven by changes in diet, lifestyle, or environmental factors.
Purpose: Bladder outlet obstruction (BOO) in men frequently causes emergency visits and negatively affects their quality of life (QoL). Its prevalence increases with longer life expectancy, yet limited research exists on its frequency and aetiological patterns in our local context, highlighting a knowledge gap. Materials and methods: A three-year retrospective, hospital-based, cross-sectional study was conducted among 1 879 adult male patients who attended the urology clinic at Kilimanjaro Christian Medical Centre (KCMC) between January 2021 and December 2023. The extracted files were assessed to confirm the BOO diagnosis using clinical history, physical examination, and imaging investigations. Aetiological BOO patterns were recorded. All data were cleaned and analysed using IBM SPSS Statistics version 25. Ethical clearance was obtained from the College Research Ethics and Review Committee of the Kilimanjaro Christian Medical University College. Results: Overall, 3 464 files were extracted and reviewed between January 2021 and December 2023, of which 1 879 males (54%) had urinary BOO. Patients had a median age of 72 years (interquartile range [IQR] 64–80), and most (73.5%) presented with lower urinary tract symptoms (LUTS). The most common BOO aetiology was benign prostatic hyperplasia (BPH) (57%), followed by urethral stricture disease (USD) (20%). USD was the most common aetiology among adult males aged < 60 years. Conclusion: More than half of adult males attending our urology clinic may be experiencing BOO. The most common BOO aetiology in this population is BPH in men aged ≥ 60 years, and USD in adult men aged < 60 years. Adult men aged < 60 years should be screened for USD.
Objectif : le but de cette étude est de déterminer les profils épidémiologique et étiologique de l’infertilité masculine en milieu hospitalier au CHU Aristide Le Dantec de Dakar. Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive, portant sur des patients vus en consultation dans le service d’urologie de l’HALD pour infertilité du couple, sur une période de 4 ans. Les paramètres étudiés étaient les données sociodémographiques, le style de vie, les données clinique, les résultats paracliniques. Résultat : Trois cents cinquante-sept (357) patients ont été inclus dans notre étude avec une prévalence de 3,5%. L’âge moyen des patients était de 38 ans avec des extrêmes de 22 et 70 ans. La tranche d’âge comprise entre 30 et 39 ans était la plus représentée (52,4%). L’infertilité était primaire dans 81%. Les patients monogames représentaient 87,7% des patients. La durée d’évolution moyenne de l’infertilité était de 6,1 ans. La notion d’exposition thermique et chimique était rapportée respectivement chez 24 et 12 patients. Le tabagisme était noté dans 12% des cas. La varicocèle était l’anomalie la plus fréquente (65,5%) à l’examen clinique. Le spermogramme était perturbé dans 73,1% des cas et l’oligo-asthéno-térato-nécrozoospermie est Le profil d’anomalie le plus courant (31,93%), suivi de l’azoospermie (21,6%). Des causes et/ou facteurs de risque de l’infertilité masculine étaient isolés chez 230 patients (70,3%), avec une prédominance de la varicocèle suivi des infections uro-génitale Conclusion : Les causes d’infertilité masculine sont multiples et parfois plurielles chez un même individu, justifiant une enquête clinique et paraclinique méthodique pour les reconnaître et choisir une option thérapeutique dans la mesure du possible. Une investigation plus approfondie s’avère nécessaire devant l’élévation du taux d’infertilité d’origine idiopathique.
Introduction : Le cancer de la prostate représente le cancer urologique le plus fréquent en Afrique subsaharienne. La prostatectomie radicale constitue le traitement de référence des formes localisées, mais les données africaines sur ses complications restent limitées. Cette étude vise à analyser les complications périopératoires et fonctionnelles de la prostatectomie radicale ouverte dans deux centres hospitaliers universitaires béninois et à comparer nos résultats aux standards internationaux. Patients et méthode : Étude de cohorte rétrospective incluant tous les patients ayant bénéficié d›une prostatectomie radicale rétropubienne pour cancer localisé de la prostate entre janvier 2018 et juin 2022 (pour permettre un recul minimal de 6 mois jusqu’à décembre 2022) au CNHU-HKM de Cotonou et au CHUDOP de Porto-Novo. Critères d’exclusion : documentation clinique incomplète et suivi postopératoire inférieur à 6 mois. Les données préopératoires (PSA, score de Gleason, classification de D’Amico), peropératoires et postopératoires ont été collectées. Les complications ont été classées selon la classification de Clavien-Dindo. L’analyse statistique a été réalisée avec le logiciel Epi info version 7.2.5.0. Résultats : Trente-cinq patients ont été inclus (âge moyen : 65 ± 7,3 ans). La majorité présentait un cancer de faible risque selon D’Amico (74,3%), avec un score de Gleason de 6 (77,1%) et un PSA médian de 14,6 ng/ml. Tous ont bénéficié d’une prostatectomie radicale rétropubienne avec préservation nerveuse bilatérale sous anesthésie générale. Un curage ganglionnaire ilio-obturateur a été réalisé chez 48,6% des patients. Aucune complication peropératoire majeure n’est survenue. La durée opératoire moyenne était de 187 ± 43 minutes. Les pertes sanguines moyennes étaient de 520 ± 180 ml, avec un taux de transfusion de 11,4%. La durée moyenne d’hospitalisation était de 11,1 ± 7,1 jours. Les complications postopératoires précoces (grade Clavien I-II) ont concerné 68,6% des patients : lymphocèle (8,6%), thrombose veineuse profonde (2,9%), suppuration pariétale et infection urinaire (2,9% chacune). Deux reprises chirurgicales (grade Clavien IIIb) ont été nécessaires pour fuite anastomotique (5,7%). Les complications fonctionnelles à 6 mois incluaient : troubles de l’éjaculation (81,4%), incontinence urinaire (66,6%), dysfonction érectile complète (48,1%). Conclusion : Cette première série béninoise, bien que limitée par son effectif réduit et sa nature rétrospective, fournit des données préliminaires sur la faisabilité de la prostatectomie radicale ouverte dans un contexte de ressources limitées. L’absence de complications peropératoires majeures, bien qu’encourageante, doit être interprétée avec prudence compte tenu de la taille de l’échantillon et du biais de sélection vers les cancers à faible risque. La morbidité fonctionnelle observée souligne l’impérieuse nécessité de développer des programmes structurés de réhabilitation périopératoire. En l’absence de techniques mini-invasives, l’optimisation de la prise en charge périopératoire et une meilleure sélection des patients constituent les leviers d’amélioration les plus réalistes à court terme.
Prostate cancer (PCa) has emerged as the leading malignancy among Moroccan men. This brief communication analyses recent data (2018–2025) to outline the epidemiological transition of PCa in Morocco, characterised by a 77% surge in incidence over a 30-year trajectory. Despite improved diagnostic capabilities, the mortality-to-incidence ratio (MIR) (0.49) remains significantly higher than in high-Human Development Index (HDI) countries (< 0.20). This analysis highlights the urgent need for structured early-detection strategies to address the crisis of late-stage diagnosis in the North African context.