
Les formes métastatiques ou avancées des cancers du canal anal sont rares. En cas de récidive locorégionale, la chirurgie de rattrapage offre, au prix d’une colostomie terminale définitive, une chance de rémission prolongée pour les patients avec une morbidité acceptable. Le facteur pronostique principal est la qualité de l’exérèse chirurgicale complète R0, amenant à envisager des exérèses élargies avec reconstruction périnéale par lambeau myofasciocutané. Dans les formes avancées non opérables ou métastatiques, de récents progrès ont permis de mieux définir les standards thérapeutiques. Les protocoles DCF modifié et paclitaxel‒ carboplatine sont désormais les deux schémas de première ligne de référence. L’immunothérapie par anti-PD-1 a montré des résultats encourageants chez certains patients. La place de la chirurgie chez les patients oligométastatiques reste à définir et se discute au cas par cas en RCP.
Depuis une décennie, le péritoine est considéré comme un organe à part entière. Une meilleure compréhension de l’anatomie, du rôle et de la physiopathologie du péritoine a permis de faire des avancées sur les plans diagnostique et thérapeutique des métastases péritonéales d’origine colorectale (MPCCR). Le seul traitement curatif des MPCCR repose sur la cytoréduction complète associée à une chimiothérapie systémique ± chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale après discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire spécialisée en maladies péritonéales (réseau RENAPE). Nous allons aborder, dans cet article, les points importants permettant de diagnostiquer et de prendre en charge les MPCCR à visée curative.
Le spectateur placé sur le bord de la route qui attend le passage du peloton du Tour de France est souvent déçu, tout passe si vite qu'il n'a pas eu le temps d'identifier les coureurs.On peut avoir la même perception de l'évolution des modes de communication professionnels et sociaux.Nous devons nous adapter aujourd'hui à des modèles changeant sans cesse de formats.Par exemple, la sacro-sainte revue dont on attendait patiemment la réception, qu'on décachetait, dont on lisait le sommaire puis qu'on posait délicatement sur un coin de son bureau pour lui réserver un temps apaisé de lecture : est-ce cliché et dépassé dans le flot des informations qui nous arrive plusieurs fois par heure ?Une enquête par autoquestionnaire a été récemment réalisée auprès des sociétaires et des praticiens qui participent aux Journées annuelles de la SNFCP.Les 193 réponses ont paru de nature à aider nos choix sur la politique de communication et d'échanges de notre Société.Chers coloproctologues, les absents aux dernières journées nous disent manquer de temps et avoir des contraintes professionnelles qui les empêchent de participer à la formation continue.Et pourtant le format et les thèmes abordés pendant les journées conviennent à plus de 84 % d'entre vous.Si le site de la SNFCP peut s'enorgueillir aujourd'hui• développer des espaces d'échanges entre les profession- nels de santé militants et/ou acteurs mais aussi avec les
Il existe aujourd’hui deux modalités de dépistage et de suivi des lésions de dysplasies et de cancer de l’anus. L’une est très consommatrice d’énergie et de temps (anuscopie haute résolution répétée), et l’autre est celle d’une approche minimaliste (anuscopie). La première expose à une mauvaise observance et de nombreux perdus de vue, la seconde à un diagnostic et une prise en charge trop tardifs (cancer invasif) quand la surveillance et le traitement de la dysplasie de haut grade peuvent apparaître des objectifs ambitieux mais cohérents.