
La présente analyse s’appuie sur différentes expériences d’enseignement de la néologie juridique qui intègrent la traduction comme exercice privilégié. Le sujet de la néologie juridique est traité majoritairement pendant les cours de traduction et de terminologie, juridique ou non juridique, ainsi que lors de conférences, ateliers ou séminaires jurilinguistiques. Il arrive que le sujet de la néologie soit quelquefois abordé dans les cours de droit, dans des explications portant sur les origines, les mutations et les défis de nouveaux termes juridiques. L’acquisition lexicale dans le domaine de l’enseignement des langages juridiques, du droit comparé et de l’histoire du droit bénéficie aujourd’hui du développement d’approches mixtes, juridico-linguistiques, alliant des éléments linguistiques et des éléments extralinguistiques. L’étude examine ici les prérequis et les attentes de la population étudiante visée ; elle présente les différentes approches et les exercices proposés, ainsi que les résultats et les conséquences de ces expériences pédagogiques, tout en interrogeant la charge affective des termes néologiques étudiés.
La traduction d’un roman tel que Zazie dans le métro (Raymond Queneau 1959) constitue un défi en raison de la particularité de son contexte culturel et, surtout, de la révolution linguistique représentée par l’utilisation du néo-français. Une analyse comparée de la version italienne (1960) et de la version espagnole (1978) du roman permet d’étudier la relation entre innovation linguistique, oralité, écriture et traduction dans une perspective interdisciplinaire, abordée sous un angle médial (Koch et Oesterreicher 1990/2007), ainsi que pragmatique et traductologique (Hatim et Mason 1990/1995 ; Chesterman 1997). Cette analyse ouvre également la porte à l’observation d’autres éléments métadiscursifs tels que le langage non verbal ou le « bruit conversationnel » en traduction.
A pesar de que la bibliografía académica ha dedicado buena parte de sus esfuerzos a la traducción literaria, llama la atención la escasez de estudios en el ámbito de la traductología sobre la caracterización discursiva y léxica de las unidades que hacen referencia a conceptos ficcionales. Es frecuente encontrar denominaciones como «nombres propios» o «neologismos», no del todo compatibles con las definiciones que aporta la filosofía del lenguaje o la lingüística para designar estas unidades. Por tanto, este estudio pretende tratar de determinar si pueden considerarse exclusivamente «nombres» o «nombres propios» de la ficción, con vistas a identificar si los irrealia pueden presentarse en forma de otras categorías léxicas. A partir de las tres principales obras narrativas de J. R. R. Tolkien ( The Hobbit , The Lord of the Rings y The Silmarillion ), que ofrecen una muestra de 3343 irrealia diferentes, llevaremos a cabo un análisis de las categorías léxicas utilizadas para denominar los conceptos ficcionales, tanto en las obras originales como en sus traducciones al español y al francés, para poder determinar si es posible asociarlas únicamente con nombres propios o si, por el contrario, pueden encontrarse otras categorías léxicas.