Résumé Le présent article étudie le roman Calcutta de Shumona Sinha sous le double point de vue de la sémiotique de la traduction et de la sémiotique de la ville, en partant de la notion de traduction en filigrane qui désigne un texte publié en tant que texte original mais généré par le biais d’une traduction réalisée psychiquement par son auteur pour mettre en scène un contexte linguistique, historique et culturel ayant ses racines dans d’autres coordonnées spatiales que celles de la langue utilisée. Ainsi, dans le contexte linguistique et culturel où il est présenté, le texte se lit comme une traduction. Il s’agit donc d’une expression translingue qui représente un espace étranger dans sa singularité. Effectivement, Shumona Sinha écrit en français, mais son texte nous dévoile des réalités lointaines appartenant à son pays d’origine, le Bengale-Occidental et plus particulièrement à sa ville natale, Calcutta. L’article examine le caractère de traduction en filigrane de son roman Calcutta et s’engage à l’analyse de la reproduction xénographique de cette métropole dans le roman éponyme de Sinha.