Dans cet article, j’examine la construction du savoir sur les variétés de français en Afrique depuis le début des années 1970. J’argumente que les travaux sur ces variétés doivent être pensés comme des fabrications idéologiques, qui construisent le français comme un objet ontologique à décrire plutôt qu’un objet politique à déconstruire. L’approche réflexive développée ici cherche à rendre visible les conditions sociohistoriques dans lesquelles s’est élaboré l’objet linguistique « français en Afrique ».