dagascar (Laroche et Ramananarivo 1995; Conand et al. 1997; Rasolofonirina et Conand 1998; McVean et al. 2005) et les populations naturelles sont actuellement surexploitées (Conand 1998; Conand et al. 1997). En 1999, un projet de mariculture des holothuries a vu le jour à Madagascar (Jangoux et al. 2001). Les travaux ont été financés par la Coopération Universitaire belge au développement (CUD) et les autorités de Malagasy. Y ont également participé les universités de Bruxelles et de Mons (Belgique), ainsi que l’Université de Malagasy, à Toliara (Jangoux et al. 2002). Les premiers travaux ont consisté à construire une écloserie sur le site de l’Institut halieutique et des sciences marines de Toliara (IHSM). L’écloserie a commencé ses activités en 2003 et produit actuellement des dizaines de milliers de juvéniles de l’espèce d’holothurie ayant la plus forte valeur marchande, Holothuria scabra. La partie principale comprend un bâtiment climatisé de 120 m2 renfermant six pièces dévolues à la culture d’algues, à l’élevage larvaire, à la maintenance des géniteurs, à l’analyse microscopique et au traitement informatique. Les aquariums de l’écloserie sont reliés à une station de pompage d’eau de mer dont le réservoir est alimenté à marée haute. L’eau de mer se déverse dans un bassin de décantation de 30 m3. L’eau stockée dans ce bassin est ensuite filtrée de façon répétée avant d’être utilisée dans les bacs d’élevage larvaire.