L’épaule du sportif regroupe des entités hétérogènes multiples aussi bien pour les pathologies aiguës dans le cadre de la traumatologie que pour les pathologies chroniques. Si l’on considère la douleur comme le motif de consultation principal de l’épaule du sportif et sans être exhaustif, les causes sont multiples, on retrouve les épaules douloureuses instables, les omarthroses subluxantes postérieures pré arthrosiques ou arthrosiques, les tendinopathies de la coiffe des rotateurs rompues ou non rompues, les atteintes neurologiques et particulièrement l’entrapment du nerf supra scapulaire, les arthropathies acromio claviculaires symptomatiques, les kystes mucoïdes para articulaires spino glénoïdien ou supra glénoïdien, les lésions du biceps et les atteintes scapulo thoracique particulièrement les « snapping scapulae ». Dans cette mise au point, nous avons volontairement centré le propos sur deux entités pathologiques : l’instabilité gléno-humérale qui est une pathologie fréquente chez le sportif et dont la compréhension de la physiopathologie de l’instabilité postérieure évolue et le conflit postéro-supérieur qui reste une pathologie souvent méconnue et fréquente chez les sportifs d’armée et de lancer. Après un rappel des mécanismes de stabilité de l’épaule, nous détaillons les formes antérieures et postérieures d’instabilité, leurs formes cliniques, les principaux examens d’imagerie et les indications thérapeutiques. Nous abordons ensuite le conflit postérosupérieur en insistant sur sa physiopathologie, ses signes cliniques, son bilan d’imagerie et sa prise en charge. Les autres pathologies de l’épaule du sportif ne seront pas développées. Dans le domaine de l’instabilité de l’épaule, une attention particulière doit être portée aux hyperlaxités constitutionnelles et aux maladies du tissu conjonctif, telles que les syndromes d’Ehlers-Danlos ou de Marfan mais ils sortent du cadre de la pathologie des sportifs proprement dit.