Cette étude analyse la valorisation économique des produits agroforestiers issus des cacaoyères ivoiriennes. Basée sur un échantillon de 228 producteurs dans trois zones (Bonon, Soubré et Biankouma), elle met en évidence la diversité des usages et la contribution économique des arbres associés. Selon les déclarations des planteurs, la vente des produits issus de plantes associées aux cacaoyers ne contribue qu’à 10 % du revenu total, loin derrière les 90 % du cacao. Mais derrière ce pourcentage marginal se cachent des sous-estimations volontaires, une forte autoconsommation et des évolutions à venir. Les chefs de ménage sont les principaux bénéficiaires des revenus issus de la vente des produits agroforestiers. Ils utilisent ces revenus prioritairement pour couvrir les besoins alimentaires de la famille. À Biankouma, malgré les freins juridiques sur la vente de bois d’œuvre, l’agroforesterie repose sur les arbres de la forêt naturelle. À Bonon et Soubré, les producteurs privilégient les arbres fruitiers combinés avec l’anacardier, parfois le palmier et l’hévéa. L’avocat apparaît comme le premier produit agroforestier commercialisé. Or, l’analyse de la chaîne de valeur de l’avocat révèle des circuits commerciaux dynamiques, intégrant des marchés transfrontaliers avec le Mali et le Burkina Faso. Ainsi, au-delà des services environnementaux de l’agroforesterie, ces résultats soulignent l’importance du marché, notamment dans la sous-région Afrique de l’Ouest, pour promouvoir l’agroforesterie cacaoyère en Côte d’Ivoire.
更多
查看译文
关键词
produits agroforestiers,intégration régionale,usages,revenus,chaîne de valeur,avocat