Objectif Dans la littérature, il existe de nombreux arguments en faveur d’une relation spéciale entre la suicidalité et l’insomnie. Or, malgré la prévalence élevée de l’insomnie chez les patients apnéiques, aucune étude n’a actuellement investigué le potentiel rôle joué par ce trouble du sommeil comorbide et ses sous-types spécifiques dans la suicidalité accrue de cette sous-population spécifique. Donc, vu ces données limitées, le but de cette étude était d’investiguer le risque d’idéations suicidaires associé à l’insomnie comorbide et à ses sous-types spécifiques chez les patients apnéiques. Méthodes Au total, 1488 patients apnéiques ont été recrutés rétrospectivement au départ de la base de données du laboratoire du sommeil. Seuls les patients apnéiques présentant des idéations suicidaires mises en évidence lors de l’entretien psychiatrique d’admission et/ou ayant obtenu un score≥1 à l’item G de l’inventaire de dépression de Beck (réduit à 13 items) ont été inclus dans le groupe avec idéations suicidaires. Le risque d’idéations suicidaires associé aux sous-types spécifiques d’insomnie comorbide a été étudié à l’aide d’analyses de régression logistique. Résultats La prévalence des idéations suicidaires était de 9,3 % dans notre échantillon de patients apnéiques. Après ajustement pour les facteurs confondants significatifs identifiés dans les analyses univariées, les analyses de régression logistique multivariées ont mis en évidence que contrairement à la courte durée de sommeil seule (< 6heures) (OR 1,24 [95 % IC 0,63–2,43]) et à l’insomnie comorbide sans courte durée de sommeil (≥ 6heures) (OR 1,45 [95 % IC 0,84–2,50]), seule l’insomnie comorbide avec courte durée de sommeil (< 6heures) (OR 2,24 [95 % IC 1,26–3,96]) était significativement associée à la survenue des idéations suicidaires chez les patients apnéiques. Conclusion Donc, cette étude a démontré que l’insomnie comorbide avec courte durée de sommeil (< 6heures) pourrait jouer un rôle majeur dans la suicidité accrue chez les patients apnéiques, ce qui semble nécessiter un dépistage systématique et un traitement approprié de ce trouble du sommeil comorbide afin de permettre une meilleure gestion du risque suicidaire dans cette sous-population spécifique.
Objectif Dans la littérature, il existe des arguments en faveur d’une relation particulière entre le trouble dépressif majeur et la somnolence diurne excessive. Or, vu l’impact négatif de la somnolence diurne excessive sur la qualité de vie et le pronostic cardiovasculaire chez les patients hypertendus, l’objectif de cette étude était d’investiguer le potentiel rôle joué par le trouble dépressif majeur dans la survenue de cette plainte au sein de cette sous-population particulière. Méthodes Les données de 1404 patients hypertendus recrutés à partir de la base de données des enregistrements polysomnographiques de l’unité du sommeil ont été analysées. Un score>10 à l’échelle de somnolence d’Epworth a été utilisé pour définir la somnolence diurne excessive dans cette étude. Des analyses de régression logistique ont été réalisées pour étudier le risque de somnolence diurne excessive associé au trouble dépressif majeur chez les patients hypertendus. Résultats La somnolence diurne excessive était fréquente (40,0 %) dans notre échantillon de patients hypertendus. Après ajustement pour les principaux facteurs confondants mis en évidence lors des analyses univariées, les analyses de régression logistique multivariée ont démontré que contrairement au trouble dépressif majeur en rémission (OR 0,88 [95 % IC 0,65–1,18]), seul le trouble dépressif majeur actuel (OR 1,67 [95 % IC 1,25–2,24]) était associé à un risque accru de somnolence diurne excessive chez les patients hypertendus. Conclusion Vu cette implication potentielle du trouble dépressif majeur actuel dans la survenue de la somnolence diurne excessive chez les patients hypertendus, il semble donc essentiel d’atteindre la rémission complète de ce trouble psychiatrique afin d’éviter les conséquences négatives associées à cette plainte dans cette sous-population particulière.
Considering the frequent co-occurrence of major depressive disorder and excessive daytime sleepiness in apneic individuals, this study aimed to explore the relationship between excessive daytime sleepiness and the risk of developing major depressive disorder in this specific subpopulation. Demographic and polysomnographic data were retrospectively extracted from the clinical database of 1849 apneic individuals at the Sleep Unit. Excessive daytime sleepiness was considered present when the Epworth Sleepiness Scale score was >10 and major depressive episodes were diagnosed according to DSM criteria. Logistic regression analyses were performed to assess the risk of major depressive disorder associated with excessive daytime sleepiness in apneic individuals. The prevalence of major depressive disorder was 26.3% in apneic individuals. After controlling for major confounding variables, multivariate logistic regression analyses revealed that apneic individuals with complaints of excessive daytime sleepiness had a higher likelihood of developing major depressive disorder compared to those without complaint of excessive daytime sleepiness. This study highlights the strong association between excessive daytime sleepiness and major depressive disorder in apneic individuals, underlining the importance of systematically assessing and adequately treating excessive daytime sleepiness to better manage depressive symptoms and improve overall treatment outcomes in this specific subpopulation.
Objectif Dans la littérature, il existe de nombreux éléments en faveur d’une relation particulière entre l’insomnie et le trouble dépressif majeur. Or, malgré la prévalence élevée du trouble dépressif majeur chez les patients apnéiques, peu d’études ont actuellement investigué le potentiel rôle joué par cette pathologie psychiatrique dans la survenue de l’insomnie pour cette sous-population particulière. Donc, vu ces données limitées disponibles, le but de cette étude était d’investiguer le risque d’insomnie comorbide associé aux troubles dépressifs majeurs actuels et en rémission chez les patients apnéiques. Méthodes Les données cliniques et polysomnographiques de 1488 patients apnéiques ont été extraites de la base de données du laboratoire du sommeil pour permettre nos analyses. La présence d’une insomnie comorbide chez ces patients apnéiques a été définie sur base des critères diagnostiques de l’American Academy of Sleep Medicine Work Group. Des analyses de régression logistique ont été réalisées pour déterminer le risque d’insomnie comorbide associé aux troubles dépressifs majeurs actuels et en rémission chez les patients apnéiques. Résultats La prévalence de l’insomnie comorbide était de 40,9 % dans notre échantillon de patients apnéiques. Après ajustement pour les facteurs confondants mis en évidence lors des analyses univariées, les analyses de régression logistique multivariée ont démontré que les troubles dépressifs majeurs actuels et en rémission étaient significativement associées à la survenue de l’insomnie comorbide chez les patients apnéiques. Conclusion Les résultats de cette étude semblent indiquer que l’insomnie comorbide pourrait être un symptôme résiduel et un marqueur du trouble dépressif majeur chez les patients apnéiques, ce qui justifie la mise en place d’un traitement adéquat des épisodes dépressifs majeurs et de leurs potentiels symptômes résiduels afin de permettre une meilleure prise en charge de l’insomnie comorbide et une meilleure prévention de ses potentielles conséquences négatives dans cette sous-population particulière.
Objectif Dans la littérature, il existe de nombreux éléments en faveur d’une relation particulière entre les troubles du sommeil et le risque de maladies cardiovasculaires. Or, malgré la prévalence élevée des troubles du sommeil chez les patients déprimés majeurs, peu d’études ont actuellement investigué le potentiel rôle joué par ces comorbidités dans le risque accru de maladies cardiovasculaires de cette sous-population particulière. Donc, vu ces données limitées, le but de cette étude était d’investiguer le risque de maladies cardiovasculaires associé aux troubles du sommeil comorbides (syndrome d’apnées obstructives du sommeil, insomnie et COMISA) chez les patients déprimés majeurs. Méthodes Afin de permettre nos analyses, 607 patients déprimés majeurs ont été recrutés au départ de la base de données du laboratoire du sommeil. Seuls les patients déprimés majeurs avec un score de risque de Framingham≥10 % ont été inclus dans le groupe à haut risque cardiovasculaire. Des analyses de régression logistique ont été réalisées pour déterminer le risque de maladies cardiovasculaires associé aux troubles du sommeil comorbides (syndrome d’apnées obstructives du sommeil, insomnie et COMISA) chez les patients déprimés majeurs. Résultats Un risque élevé de maladies cardiovasculaires était présent chez 40,4 % des patients déprimés majeurs. Après ajustement pour les principaux facteurs confondants mis en évidence lors des analyses univariées, les analyses de régression logistique multivariée ont démontré que contrairement au syndrome d’apnées obstructives du sommeil isolé et à l’insomnie isolée, seul le COMISA était associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires chez les patients déprimés majeurs. Conclusion Donc, les résultats de cette étude suggèrent l’existence d’une action synergique négative entre l’insomnie et le syndrome d’apnées obstructives du sommeil sur le risque de maladies cardiovasculaires chez les patients déprimés majeurs, ce qui semble indiquer l’importance de rechercher systématiquement et de traiter adéquatement le COMISA pour améliorer le pronostic cardiovasculaire de cette sous-population particulière.
Objectif Dans la littérature, il existe de nombreux éléments en faveur d’une relation particulière entre l’inflammation de bas grade et l’hypoxie intermittente liée au syndrome d’apnées obstructives du sommeil. Cependant, malgré les conséquences cardiovasculaires potentiellement délétères associées à cette inflammation de bas grade chez les patients hypertendus, peu d’études ont examiné l’impact de l’hypoxie intermittente liée au syndrome d’apnées obstructives du sommeil sur les taux de C-reactive protein (CRP) dans cette sous-population particulière. Méthodes Pour cette étude, 1404 patients hypertendus ont été recrutés rétrospectivement au départ de la base de données du laboratoire du sommeil. Des taux de CRP≥3mg/L mais<10mg/L ont été utilisés comme seuils pour identifier les patients hypertendus avec inflammation de bas grade. Des analyses de régression logistique ont été réalisées pour déterminer le risque d’inflammation de bas grade associé à l’hypoxie intermittente liée au syndrome d’apnées obstructives du sommeil chez les patients hypertendus. Résultats L’inflammation de bas grade était fréquente (33,8 %) chez les patients hypertendus de notre échantillon. Après ajustement pour les facteurs confondants mis en évidence lors des analyses univariées, les analyses de régression logistique multivariée ont démontré que contrairement au syndrome léger d’apnées obstructives du sommeil et au syndrome modéré à sévère d’apnées obstructives du sommeil avec hypoxie intermittente légère (index de désaturation en oxygène<15/heure), seul le syndrome modéré à sévère d’apnées obstructives du sommeil avec hypoxie intermittente élevée (index de désaturation en oxygène≥15/heure) était significativement associé à l’inflammation de bas grade chez les patients hypertendus. Conclusion Les résultats de cette étude semblent donc démontrer l’existence d’un sous-type particulier de patients hypertendus à haut risque cardiovasculaire caractérisé par la présence d’une inflammation de bas grade induite par l’hypoxie intermittente liée au syndrome modéré à sévère d’apnées obstructives du sommeil, ce qui justifie la mise en place d’une prise en charge adéquate de ce trouble du sommeil pour permettre une meilleure prévention cardiovasculaire dans cette sous-population particulière.
Major depressive disorder (MDD) is associated with inflammation and a high level of comorbidities. Atypical depression (AD) is a MDD subtype based on DSM criteria, that could have specific underlying biological mechanisms. AD is associated with elevated cardiovascular (CVD) comorbidities, higher risk of suicide attempts, hypersomnia, and anxiety disorder. In this study, we aim to investigate if AD and polysomnographic parameters could be associated with low-grade inflammation (LGI). LGI is defined by a range from 3 to 10 mg/L of C-reactive protein levels. We carried out a retrospective cohort study in which 765 individuals with MDD were split into two groups: with and without LGI. Our results exhibit differences between the groups for the polysomnographic parameters, with the LGI group showing parameters already associated with inflammation such as reduced rapid eye movement sleep and elevated hypoxemia markers (identified as CVD risk factor). We found that AD is associated with LGI (OR 1.48; p = 0.047) after adjustment. Likewise, we found an LGI prevalence in AD higher (34.8%) than in MDD without atypical features (26.8%). Overall, these results confirm the low-grade inflammation feature of AD and highlight polysomnographic parameters associated with LGI that could also act as risk factors in this context.
There is a special relationship between major depressive disorder and excessive daytime sleepiness. However, given the negative impact of excessive daytime sleepiness on life quality and cardiovascular outcome in hypertensive patients, the objective of this study was to investigate the potential role played by major depressive disorder in the occurrence of this complaint for this particular subpopulation. Data from 1404 hypertensive patients recruited from the Sleep Unit’s polysomnographic recordings database were analyzed. A score >10 on the Epworth Sleepiness Scale was used to define excessive daytime sleepiness in this study. Logistic regression analyses were performed to investigate the risk of excessive daytime sleepiness associated with major depressive disorder in hypertensive patients. Excessive daytime sleepiness was frequent (40.0%) in our sample of hypertensive patients. After adjustments for major confounding factors, multivariate logistic regression analyses demonstrated that unlike remitted major depressive disorder, only current major depressive disorder was associated with a higher risk of excessive daytime sleepiness in hypertensive patients. Given this potential implication of current major depressive disorder in the occurrence of excessive daytime sleepiness for hypertensive patients, it is therefore essential to achieve the complete remission of this psychiatric disorder to avoid negative consequences associated with this complaint in this particular subpopulation.
Dans la population générale, l'insomnie semble être associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires. Or, malgré la prévalence élevée de l'insomnie chez les patients apnéiques, peu d'études ont investigué sa potentielle implication dans le pronostic cardiovasculaire négatif de cette sous-population particulière. Le but de cette étude était donc d'investiguer le risque de maladies cardiovasculaires à 10 ans associé à l'insomnie comorbide et à ses sous-types spécifiques chez les patients apnéiques. Les données de 1104 patients apnéiques recrutés au départ de la base de données du Laboratoire du sommeil ont été analysées. Seuls les patients apnéiques avec un score de risque de Framingham ≥ 10 % ont été inclus dans le groupe à risque cardiovasculaire modéré à sévère. Des analyses de régression logistique ont été réalisées pour déterminer le risque de maladies cardiovasculaires à 10 ans associé à l'insomnie comorbide et à ses sous-types spécifiques chez les patients apnéiques. Un risque modéré à sévère de maladies cardiovasculaires à 10 ans était présent chez 59,6 % des patients apnéiques de notre échantillon. Après ajustement pour les principaux facteurs confondants, les analyses de régression multivariée ont démontré que l'insomnie comorbide [OR : 1,64 (IC 95 % : 1,09–2,45)] et plus particulièrement son sous-type avec courte durée de sommeil (< 6 heures) [OR : 2,22 (IC 95 % : 1,33–3,72)] étaient associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires à 10 ans chez les patients apnéiques. Dans cette étude, nous avons démontré que l'insomnie comorbide et plus particulièrement son sous-type avec courte durée de sommeil (< 6 heures) avaient un effet cumulatif négatif sur le risque de maladies cardiovasculaires à 10 ans chez les patients apnéiques, ce qui semble justifier une recherche plus systématique et une prise en charge thérapeutique adéquate de ce trouble du sommeil pour permettre une meilleure prévention cardiovasculaire dans cette sous-population particulière.
Background/Objectives: Given the existence of higher suicidality in apneic individuals, this study aimed to determine the potential role played by subtypes of the comorbid insomnia disorder (CID) in the occurrence of suicidal ideation for this specific subpopulation. Methods: To perform our analyses, 1488 apneic individuals were retrospectively extracted from the Sleep Laboratory hospitalization register. Only apneic individuals with suicidal ideation highlighted during the psychiatric interview and/or with a score ≥1 on item G of the Beck Depression Inventory confirmed during the clinical interview were included in the group with suicidal ideation. The likelihood of suicidal ideation associated with CID subtypes was investigated using logistic regression analyses. Results: The prevalence of suicidal ideation was 9.3% in our sample of apneic individuals. After hierarchically introducing the significant confounders for adjustment, multivariate logistic regression analyses demonstrated that unlike short sleep duration alone and CID without short sleep duration, the likelihood of suicidal ideation was only higher for CID with short sleep duration in apneic individuals. Conclusions: Thus, we highlighted in this study that CID with short sleep duration could play a major role in higher suicidality for apneic individuals, which seems to require systematic screening and appropriate treatment of this comorbid sleep disorder to enable better management of suicidal risk in this specific subpopulation.
Given the limitations of available studies, the objective of this study was to explore the role played by current and remitted major depression in the occurrence of comorbid insomnia disorder for apneic patients. Data from 1488 apneic patients were extracted from the medical reports of polysomnographic recordings available in the database of the Sleep Laboratory. The presence of comorbid insomnia disorder in these apneic patients was defined based on the diagnostic criteria of the American Academy of Sleep Medicine Work Group. The risk of comorbid insomnia disorder associated with current or remitted major depression in apneic patients was investigated using multivariate logistic regression models. After adjustment for the main confounding factors, multivariate logistic regression analyses revealed that remitted and current major depression were significantly associated with the occurrence of comorbid insomnia disorder in apneic patients. The findings of this study seem to indicate that comorbid insomnia disorder could be a residual symptom and a marker of major depression in apneic patients, which justifies the establishment of an adequate treatment for major depressive episodes and their potential residual symptoms to allow the better management of comorbid insomnia disorder and the better prevention of its potential negative consequences in this particular subpopulation.
In this study, the 10-year cardiovascular risk associated with comorbid sleep disorders (insomnia disorder, obstructive sleep apnea syndrome, and COMISA [comorbid insomnia and sleep apnea]) was investigated for patients with major depression. To enable our analysis, 607 patients with major depression were selected from the data register of the Sleep Unit. High 10-year cardiovascular risk was considered present when the Framingham Risk Score was ≥10%. The 10-year cardiovascular risk associated with comorbid sleep disorders has been assessed using logistic regression analyzes. High 10-year cardiovascular risk is significant (40.4%) in patients with major depression. After successive introduction of the different confounders, multivariate logistic regressions showed that for patients with major depression high 10-year cardiovascular risk was significantly associated with COMISA but was not significantly associated with insomnia disorder or obstructive sleep apnea syndrome alone. Thus, these results highlight the existence of a negative synergistic action between insomnia disorder and obstructive sleep apnea syndrome on the 10-year cardiovascular risk in patients with major depression, which demonstrates the importance of researching and treating COMISA to improve the prognosis of this specific population subgroup characterized by higher cardiovascular morbidity and mortality.
Objectives. - The Short Dark Triad (SD3) scale has been created by Delroy L. Paulhus and his team in 2013 (University of British Columbia, Vancouver BC, Canada). Its purpose is to provide a brief measure of three socially aversive traits known as the Dark Triad (Machiavellianism, Narcissism and Psychopathy). This study aims to explore the psychometric properties of this French version of the scale and to validate this translation. Materials and methods. - The SD3 scale has been translated from English to French, then retro-translated to English again to compare it to the original version. The validation continued with an online survey (LimeSurvey) allowing to compare the results of the three sub-scales with the results of the three existing scales previously validated in French (MACH-IV-fr, NPI-fr, LSRP-fr). A total of 787 participants answered the online survey. Results and conclusions. - Statistical analyzes suggest a good internal consistency (n = 580 and Cronbach's alpha coefficients: 0.85 on the full scale, 0.78, 0.70, 0.69 on the sub-scales of Machiavellianism, Narcissism and Psychopathy) and a good external validity of the SD3-fr translated in the present work (n = 500 and SD3 Machia-MACHIV-fr correlation: 0.70; SD3 Narcis - NPI-fr: 0.74; SD3 Psychopathy - LSRP-fr: 0.67). The confirmatory factor analysis suggests a three correlated factors model. This SD3-fr scale will be used in a further study. (C) 2022 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
ObjectifVu l’absence de données disponibles, le but de cette étude était d’investiguer le risque de maladies cardiovasculaires associé au COMISA (syndrome d’apnées obstructives du sommeil+insomnie) chez les sujets hypertendus.MéthodesLes données de 1009 sujets hypertendus recrutés au départ de la base de données du Laboratoire du sommeil ont été analysées. Seuls les sujets hypertendus avec un score de risque de Framingham≥10 % ont été inclus dans le groupe à haut risque cardiovasculaire. Des analyses de régression logistique ont été réalisées pour déterminer le risque de maladies cardiovasculaires associé au COMISA chez les sujets hypertendus.RésultatsUn risque élevé de maladies cardiovasculaires était présent chez 65,3 % des sujets hypertendus. Après ajustement pour les principaux facteurs confondants, les analyses de régression multivariée ont démontré que contrairement au syndrome d’apnées obstructives du sommeil isolé et à l’insomnie isolée, seul le COMISA était associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires chez les sujets hypertendus.ConclusionDans cette étude, nous avons démontré que contrairement à ses composantes isolées, seul le COMISA était associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires chez les sujets hypertendus, ce qui souligne l’importance du rôle joué par l’effet synergique négatif du COMISA sur le pronostic cardiovasculaire dans cette sous-population particulière. Donc, une recherche plus systématique et une prise en charge adéquate du COMISA semblent être nécessaires afin de permettre une meilleure prévention cardiovasculaire chez les sujets hypertendus.
There is evidence for a particular relationship between low-grade inflammation (LGI) and intermittent hypoxia (IH) related to obstructive sleep apnoea syndrome (OSAS). However, despite the potential deleterious cardiovascular consequences associated with this LGI in hypertensive patients, few studies have investigated the impact of IH related to OSAS on CRP levels in this subpopulation. In total, 1404 hypertensive patients were selected retrospectively from the Sleep Laboratory database. CRP levels ≥3 mg/L but <10 mg/L were used as cut-offs to identify hypertensive patients with LGI. Logistic regressions were conducted to examine the risk of LGI associated with IH related to OSAS in hypertensive patients. LGI was frequent (33.8%) in hypertensive patients. After adjustment for confounders, multivariate logistic regressions revealed that only moderate to severe OSAS (apnoea–hypopnoea index ≥ 15/h) with high IH (oxygen desaturation index ≥ 15/h) [OR 1.51 (95% CI 1.06–2.14)] was significantly associated with LGI in hypertensive patients (p-value = 0.045). Consistent with our hypothesis, our results demonstrated the existence of a particular subtype of hypertensive patients at high cardiovascular risk characterised by the presence of LGI induced by IH hypoxia related to moderate to severe OSAS, which justifies the establishment of adequate management of this pathology to allow better cardiovascular prevention in this subpopulation.
Dans la population générale, le COMISA (syndrome d'apnées obstructives du sommeil + insomnie) est associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires. Or, malgré la prévalence élevée du COMISA chez les sujets hypertendus, aucune étude n'a encore investigué sa potentielle implication dans le pronostic cardiovasculaire négatif de cette sous-population particulière. Le but de cette étude était donc d'investiguer le risque de maladies cardiovasculaires à 10 ans associé au COMISA chez les sujets hypertendus. Les données de 1009 sujets hypertendus recrutés au départ de la base de données clinique du Laboratoire du Sommeil ont été analysées. Seuls les sujets hypertendus avec un score de risque de Framingham ≥ 10 % ont été inclus dans le groupe à risque cardiovasculaire modéré à sévère. Des analyses de régression logistique ont été réalisées pour déterminer le risque de maladies cardiovasculaires à 10 ans associé au COMISA chez les sujets hypertendus. Un risque modéré à sévère de maladies cardiovasculaires à 10 ans était présent chez 65,3 % des sujets hypertendus de notre échantillon. Après ajustement pour les principaux facteurs confondants mis en évidence lors des analyses de régression univariée, les analyses de régression multivariée ont démontré que contrairement au syndrome d'apnées obstructives du sommeil isolé [OR: 1,58 (IC 95 %: 0,89–2,80)] et à l'insomnie isolée [OR: 0,73 (IC 95 %: 0,40–1,34)], seul le COMISA [OR: 1,88 (IC 95 %: 1,01–3,51)] était associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires à 10 ans chez les sujets hypertendus (p-valeur = 0,006). Dans cette étude, nous avons mis en évidence que contrairement à ses composantes isolées, seul le COMISA était associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires à 10 ans chez les sujets hypertendus, ce qui souligne l'importance du rôle joué par l'effet synergique négatif du COMISA sur le pronostic cardiovasculaire dans cette sous-population particulière. Donc, vu ces éléments, une recherche plus systématique et une prise en charge adéquate du COMISA semblent être nécessaires afin de permettre une meilleure prévention cardiovasculaire chez les sujets hypertendus.
Vu le peu de données disponibles dans la littérature, le but de cette étude était d’investiguer le risque de somnolence diurne excessive associé à la dépression majeure chez les adolescents. Les données de 105 adolescents recrutés au départ de la base de données du Laboratoire du sommeil ont été analysées. Un score > 10 à l’échelle de somnolence d’Epworth a été utilisé comme cut-off pour le diagnostic de somnolence diurne excessive. Des analyses de régression logistique ont été réalisées pour déterminer le risque de somnolence diurne excessive associé à la dépression majeure chez les adolescents. La prévalence de la somnolence diurne excessive était de 34,3 % dans notre échantillon d’adolescents. Après ajustement pour les principaux facteurs confondants, les analyses de régression multivariée ont démontré que contrairement à la dépression majeure légère à modérée [OR : 0,71 (IC 95 % : 0,20–2,55)], la dépression majeure en rémission [OR : 4,56 (IC 95 % : 1,12–18,59)] et la dépression majeure sévère [OR : 6,38 (IC 95 % : 1,22–33,21)] étaient associées à un risque accru de somnolence diurne excessive chez les adolescents (valeur de p = 0,018). Dans cette étude, nous avons démontré que la somnolence diurne excessive pourrait être un symptôme résiduel et un marqueur de sévérité de la dépression majeure, ce qui semble justifier une évaluation psychiatrique systématique chez les adolescents avec des plaintes de somnolence diurne excessive afin de permettre une meilleure prise en charge de cette problématique dans cette sous-population particulière.
Due to the few studies available, this study aimed to investigate the 10-year risk for cardiovascular disease (CVD) associated with COMISA (co-morbid insomnia and sleep apnea) in hypertensive subjects. Clinical data of 1009 hypertensive subjects extracted from the Sleep Laboratory database were analyzed. Framingham Risk Score ≥ 10% was used as a cut-off to identify hypertensive subjects with high 10-year risk for CVD. The association between 10-year risk for CVD and COMISA was investigated using logistic regression analyses. 65.3% of hypertensive subjects from our sample presented a high 10-year risk for CVD. After controlling for major confounding factors, multivariate logistic regression analyses demonstrated that unlike its components present separately, COMISA was significantly associated with high 10-year risk for CVD in hypertensive subjects (OR 1.88, 95% CI 1.01–3.51). In this study, we have demonstrated that the negative synergy between obstructive sleep apnea syndrome and insomnia disorder seems to play a central role in the 10-year risk for CVD in hypertensive subjects, which seems to indicate that the establishment of a systematic research and an adapted treatment of COMISA could open new perspectives to promote a better cardiovascular outcome in this specific subgroup of patients.
Objective:In the general population, co-morbid insomnia and sleep apnoea (COMISA) is associated with higher risk of cardiovascular diseases (CVD). However, despite a high prevalence of COMISA in type 2 diabetics, no study has investigated its potential implication in the negative cardiovascular outcome of this particular subpopulation. The aim of this study was therefore to examine the risk of CVD associated with COMISA in type 2 diabetics.Methods:Data from 471 type 2 diabetics recruited from the clinical database of the Erasme Hospital sleep laboratory were analysed. Only type 2 diabetics with SCORE index ≥5% were included in the group at high risk of CVD. Logistic regression analyses were conducted to examine the risk of CVD associated with COMISA in type 2 diabetics.Results:A high risk of CVD was present in 32.9% of type 2 diabetics. After adjustment for the main confounding factors associated with cardiovascular risk, multivariate logistic regression analysis revealed that unlike obstructive sleep apnoea syndrome or insomnia alone, only COMISA was associated with higher risk of CVD in type 2 diabetics.Discussion:In our study, we have demonstrated that unlike its components alone, only COMISA was associated with higher risk of CVD in type 2 diabetics, which highlights the importance of the central role played by the negative synergistic effect of COMISA on the cardiovascular outcome in this particular subpopulation. Thus, given these elements, more systematic research and adequate therapeutic management of COMISA seem to be necessary to allow better cardiovascular prevention in type 2 diabetics.
Vu l’absence de données disponibles, le but de cette étude était d’investiguer le risque de maladies cardiovasculaires associé au COMISA (syndrome d’apnées obstructives du sommeil + insomnie) chez les diabétiques de type 2. Les données de 471 diabétiques de type 2 recrutés au départ de la base de données du Laboratoire du Sommeil ont été analysées. Seuls les diabétiques de type 2 avec index SCORE ≥ 5 % ont été inclus dans le groupe à haut risque cardiovasculaire. Des analyses de régression logistique ont été réalisées pour déterminer le risque de maladies cardiovasculaires associé au COMISA chez les diabétiques de type 2. Un risque élevé de maladies cardiovasculaires était présent chez 32,9 % des diabétiques de type 2. Après ajustement pour les principaux facteurs confondants, les analyses de régression multivariée ont démontré que contrairement au syndrome d’apnées obstructives du sommeil isolé et à l’insomnie isolée, seul le COMISA était associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires chez les diabétiques de type 2. Dans cette étude, nous avons démontré que contrairement à ses composantes isolées, seul le COMISA était associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires chez les diabétiques de type 2, ce qui souligne l’importance du rôle joué par l’effet synergique négatif du COMISA sur le pronostic cardiovasculaire dans cette sous-population particulière. Donc, une recherche plus systématique et une prise en charge adéquate du COMISA semblent être nécessaires afin de permettre une meilleure prévention cardiovasculaire chez les diabétiques de type 2.