Introduction: The most impressive data obtained from CD38 targeting immunotherapies-based regimens were observed when used as early as possible in the MM disease course, in second line if not offered in line 1. CD38 targeting immunotherapies, Isatuximab and Daratumumab, are approved in the relapse-refractory Multiple Myeloma (RRMM) setting in triplet-based combinations with pomalidomide (P) and dexamethasone (IsaPd and DPd), however with very limited data in line 2 with IsaPd. Methods: We conducted a multicenter review study of the patients with second line RRMM treated with CD38 targeting immunotherapies-based regimens with pomalidomide and dexamethasone backbone, IsaPd. Eligible patients were to be adult RRMM in second line, refractory to lenalidomide upfront, naïve to pomalidomide, not refractory to CD38 immunotherapy upfront. The primary endpoint of the study was median PFS. All patients received isatuximab + pomalidomide + dexamethasone until progression as per the approved regimen according to the EU approval. Results: We recruited 35 patients,median age 72 years old (IQ 67;76), 10 (28%) ISS3, 18 (62%) RISS2-3, 8 (22%) had plasmacytomas', 5 (14%) had PCL features, 4 (11%) HR according to IMS new definition (del17 at the threshold of 50%), 6 (16%) had ASCT upfront. The patients received a median of 12 (IQ 5;20) cycles of IsaPd. At 35.4 (CI95% 35;39.5) months median follow-up, 19 (51%) relapsed and 13 (35%) died. The median PFS was 22.4 (CI95% 13.8-nr). The median OS was nr, projected 40 months was 64% from start of IsaPd. All pre-specified HR definitions had a shorted PFS median time.The median relative dose intensity in IsaPd was >90%, similar to either drug. The safety profile is consistent with the approved IsaPd in ICARIA study. Conclusions: IsaPd reported prolonged PFS median in second line in lenalidomide refractory RRMM.This study confirms IsaPd as a standard of care for second line RRMM patients.
Introduction En situation oncologique, la valeur de la ferritinémie est influencée par l’inflammation chronique liée au cancer et par une carence martiale fréquente. Le coefficient de saturation de la transferrine (CST) complète le bilan de la carence martiale (CM) Objectif principal Évaluer le lien entre CM et mortalité chez les patients ≥ 75 ans atteints de cancers solides. Étude rétrospective de la cohorte monocentrique prospective oncogériatrique ANCRAGE (ANalyses CanceR et sujet ÂGÉ) incluant tous les patients évalués dans le cadre du diagnostic qu’un cancer solide, lors d’une 1re consultation oncogériatrique au CHU Poitiers entre 2009 et 2018, ayant eu un bilan martial dans les 12 mois précédant l’évaluation. La CM, CM absolue ou fonctionnelle ont été définies selon les critères de la NCCN (National Comprehensive Cancer Network) et de l’ESMO (European Society for Medical Oncology) : ESMO : CM si CST<20 %, CM absolue (CMA) si ferritinémie<100μg/L ; CM fonctionnelle (CMF) si ferritine ≥ 100μg/L et CST<20 %. NCCN : CMA si ferritine<30μg/L et CST < 20 % ; CMF possible si ferritine comprise entre 500μg/L et 800μg/L et CST<50 %, pas de CM si ferritine>800μg/L ou CST>50 %. La CM sévère a été définie par ferritine < 30μg/L. Variables étudiées : données sociodémographiques, site tumoral, statut métastatique, valeurs de la ferritinémie et du CST, présence d’une anémie, statut vital au 22/01/2022. Les analyses statistiques de survie ont été faites selon le test de Logrank avec une représentation graphique selon la méthode de Kaplan-Meier, et par le test du modèle de risques proportionnels de Cox. Au cours des neuf années de recrutement, 556 patients ont été inclus (44 % femmes, âge moyen 82,1±7 ans, cancer le plus fréquent : colon (19 %, n=104), cancers métastatiques dans 38 % (n=213). Durée médiane de suivi : 483jours. Chez les patients anémiques, la carence martiale (HR=1,519, IC 95 % [1,124, 2,052] p=0,0065) et la carence martiale fonctionnelle (HR=1,734, IC 95 % [1,261, 2,385] p=0,0007) selon les critères de l’ESMO sont associés de façon indépendante à un surrisque de mortalité. Chez les patients non anémiques, seule la carence martiale fonctionnelle (HR=0,655, IC 95 % [0,430, 0,999] p=0,0495) selon les critères de l’ESMO est associée de façon indépendante à une meilleure survie. À notre connaissance, il s’agissait de la première étude établissant la prévalence de la CM en population oncogériatrique et ayant comme objectif principal d’évaluer le lien entre la CM et la mortalité. En effet, seuls 1 à 2 % des patients âgés de 75 à 85 ans sont inclus dans des essais cliniques en oncologie. L’âge médian de notre population était de 82 ans Contrairement à notre hypothèse initiale, l’existence d’une CM n’était pas associée à un surrisque de mortalité. Ainsi, les données de notre étude montraient, au contraire, un effet bénéfique de la CM chez les patients âgés atteints de cancer solide sans diagnostic d’anémie : il existait un taux de survie significativement plus élevé dans ce sous-groupe en comparaison avec ceux sans anémie et sans CM. Une explication physiopathologique peut être avancée : des modèles cellulaires et animaux ont montré dans la littérature les effets du fer sur la prolifération tumorale, selon plusieurs voies de signalisation et régulation métabolique. Un excès de fer pourrait être en lien avec un risque majoré de cancer solides tels que les cancers du côlon, du foie, de l’estomac, du rein et du poumon. Aux vues des connaissances actuelles sur les rôles du fer en oncologie, et des études réalisées en cardiologie sur les conséquences fonctionnelles de la CM, il serait intéressant de réaliser un essai clinique prospectif multicentrique interventionnel randomisé afin de déterminer s’il existe un intérêt à proposer une stratégie thérapeutique visant les réserves en fer. Dans notre étude, la CM est associée significativement à la mortalité en population âgée atteinte de cancers solides. Contre toute attente, la carence martiale était associée à une meilleure survie chez les patients âgés atteints de cancer sans anémie. Ces résultats invitent à accorder une attention particulière au statut martial en population oncogériatrique, et interrogent sur l’intérêt pronostique d’une supplémentation en fer en situation d’anémie ou d’une privation de fer en absence d’anémie, qui restent à valider par des essais cliniques.
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OBJECTIVE:A new adult-onset autoinflammatory syndrome has been described, named VEXAS (Vacuoles, E1 Enzyme, X-linked, Autoinflammatory, Somatic). We aimed to compare the clinical characteristics, the laboratory features and the outcomes between idiopathic-relapsing polychondritis (I-RP) and VEXAS-relapsing polychondritis (VEXAS-RP).METHODS:Patients from French retrospective multicentre cohort of RP were separated into two groups: a VEXAS-RP and an I-RP.RESULTS:Compared with patients with I-RP (n=40), patients with VEXAS-RP (n=55) were men (96% vs 30%, p<0.001) and were older at diagnosis (66 vs 44 years, p<0.001). They had a greater prevalence of fever (60% vs 10%, p<0.001), of skin lesions (82% vs 20%, p<0.001), of ocular involvement (57% vs 28%, p=0.01), of pulmonary infiltrates (46% vs 0%, p<0.001), of heart involvement (11% vs 0%, p=0.0336) and with higher median C-reactive protein levels (64 mg/L vs 10 mg/L, p<0.001). Seventy-five per cent of the patients with VEXAS-RP had myelodysplastic syndrome (MDS) versus none in I-RP group. The glucocorticoids use, and the number of steroid sparing agents were similar in both groups, but patients with VEXAS-RP had more frequent refractory disease (remission obtained in 27% vs 90%, p<0001). VEXAS-RP was associated with higher risk of death: six patients (11%) died in the VEXAS-RP group after a median follow-up of 37 months and none in the I-RP group after a median follow-up of 92 months (p<0.05).CONCLUSION:We report the largest cohort of VEXAS-RP, characterised by high prevalence of male sex, fever, skin lesion, ocular involvement, pulmonary infiltration, heart involvement, older age and MDS association.