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Carried out in the framework of the Franco-Bulgarian archaeological mission at Apollonia Pontica, the study of the settlement of Malkoto Kale aimed at a better understanding of the impact of the foundation of the Greek city on the Thracian settlement pattern. In 2020, reopening a trench excavated in 1973, excavations uncovered archaeological contexts rich in faunal remains. The archaeozoological study provides the first publication on fish bones in an Early Iron Age context of the South-Western Black seashore. It brings to light the fishery practices of the local population before the arrival of Greek settlers in the area. As such, it constitutes an important contribution to our understanding of Early Iron Age diet in the Balkan Peninsula.
Illicit excavations of archaeological sites constitute a major threat to cultural heritage, causing irreversible damage and information loss, an issue persisted for several years. However, at the beginning of the 21st century, advances in satellite Earth Observation (EO) and Artificial Intelligence (AI) are transforming how such activities can be detected, monitored, and understood. High-revisit optical constellations (e.g., PlanetScope, Sentinel-2) and synthetic aperture radar (SAR) missions (e.g., Sentinel-1) now provide dense, multi-temporal data for near-continuous surveillance. In parallel, AI-based methods - including deep change detection, temporal modeling, and multimodal fusion enhance sensitivity to small, transient signals and enable scalable, reproducible monitoring. This paper synthesizes emerging approaches that integrate EO driven by AI for identifying and analyzing archaeological looting, discusses their technical implications, and highlights future directions for operational, transparent, and globally accessible heritage monitoring systems.
Moins d’un siècle sépare la rédaction de l’Histoire de l’Empire de Constantinople sous les empereurs français (1657) par Charles Du Cange de l’Histoire de Geoffroy de Villehardouin (1585) de Blaise de Vigenère, deux œuvres qui s’appuient essentiellement sur le témoignage du xiiie siècle du maréchal de Champagne pour raconter la prise de Constantinople par les croisés en 1204 et les années qui suivent jusqu’à la mort de Boniface de Montferrat, roi de Thessalonique en 1207. Construites toutes deux sur une comparaison avec le texte de Villehardouin présenté en vis-à-vis de leur traduction, elles divergent dans leurs choix lexicaux, notamment dans la désignation de ce que nous appelons aujourd’hui la Grèce franque. Notre enquête porte sur ces différences et sur le contexte historique et historiographique dans lequel elles s’inscrivent. Après des considérations sur la légitimité de la comparaison entre les trois œuvres, ainsi que sur les analogies et les différences qui les lient ou les séparent, elle se concentre sur le choix de Charles Du Cange de préférer les termes « Empire d’Orient » et « Empire de Constantinople » à « Romanie », utilisé par ces deux prédécesseurs. Une réflexion sur cette préférence intellectuelle et sur l’insertion de l’ouvrage de Charles Du Cange dans le De Historiæ Byzantinæ scriptoribus imprimé au Louvre montrera que son écrit appartient pleinement au contexte du xviie siècle, porteur de l’idéologie de la translatio imperii et d’une destinée impériale échue aux rois de France.