OBJECTIVE:To investigate whether oral ivermectin or topical 5% permethrin can clinically cure scabies in index cases and in members of their households. DESIGN:Multicentre, assessor blinded, cluster randomised clinical trial. SETTING:28 French hospitals, 19 January 2016 to 16 December 2021. PARTICIPANTS:Index cases; adults and children weighing >15 kg with scabies, confirmed by dermoscopy. INTERVENTIONS:Index cases were randomly assigned to the ivermectin group or permethrin group (1:1 ratio). Each member of the cluster, defined as the household of each index case, received the same treatment as the index case, except for children weighing <15 kg who were prescribed topical 5% permethrin. All participants received oral ivermectin 200 µg/kg or 5% permethrin cream on day 0 and day 10. Permethrin cream was applied to the whole body, from head to toe. MAIN OUTCOME MEASURES:The primary outcome was clinical cure of the cluster on day 28 (ie, disappearance of clinical signs and symptoms of scabies for all cluster members). Secondary outcomes were index case and individual level analyses and safety. Dermatologists were used as assessors and were masked to the treatment. RESULTS:507 participants in 142 households (clusters) were treated with ivermectin and 568 participants in 147 households received permethrin. Cluster level cure rates were 71.8% versus 88.5% (-16.7 percentage point difference, 95% confidence interval (CI) -26.3 to -7.1) for ivermectin versus permethrin. Secondary outcome percentage point differences also showed the inferiority of ivermectin compared with 5% permethrin for index cases (76.6% v 91.5%; percentage point difference -14.9, 95% CI -23.6 to -6.2) and participants (85.3% v 94.2%; -9.2 percentage point difference, -14.9 to -3.5). Intraclass correlation coefficients were higher for permethrin than ivermectin for all clusters (0.68, 95% CI 0.61 to 0.75 v 0.46, 0.37 to 0.56) and for cluster size >1 (0.67, 0.60 to 0.74 v 0.47, 0.37 to 0.56). Cutaneous adverse events were found in 11.9% and 15.6% of participants treated with ivermectin and permethrin, respectively. CONCLUSIONS:The results of this cluster randomised trial of classic scabies, confirmed by dermoscopy, did not show the non-inferiority of oral ivermectin compared with 5% permethrin cream, given on days 0 and 10, in achieving clinical cure of scabies on day 28 in index cases and their household members. Conversely, the trial showed the statistical superiority of 5% permethrin cream. TRIAL REGISTRATION:NCT02407782.
Introduction Les premières recommandations de bonnes pratiques du Réseau d’Expertise Français sur les Cancers ORL Rares (REFCOR) sur la prise en charge des cancers des fosses nasales et des sinus dataient de 2009. L’objectif de ce travail était d’actualiser ces recommandations à l’aide d’une recherche bibliographique recueillie entre 2009 et 2020. Méthode L’analyse de la littérature a été faite à l’aide des critères PRISMA pour enrichir l’argumentaire précédent : 250 études ont été retenues sur 1696 analysées. Un argumentaire général, commun à toutes les histologies, et propre à chacun d’entre elles a été rédigé. La méthode du consensus formalisé d’expert a été utilisée pour réviser les anciennes recommandations et en proposer des nouvelles. Résultats L’argumentaire scientifique a permis d’élaborer 87 propositions de recommandations réparties de la manière suivante : Recommandations communes à tous les cancers nasosinusiens de 1 à 10 – pour les adénocarcinomes de 11 à 28 – les carcinomes adénoïdes kystiques de 29 à 42 – Les carcinomes épidermoïdes de 43 à 53 – les mélanomes muqueux de 54 à 66 – les neuroblastomes de 67 à 72 et les carcinomes indifférenciés de 73 à 87. Il ressort des 10 premières recommandations que la prise en charge des cancers nasosinusiens nécessite une collaboration multidisciplinaire, d’équipes entraînées, avec des RCP dédiées, et que l’émergence de nouvelles entités anatomopathologiques requière une enquête histologique et immuno-phénotypique approfondie. Conclusion Cette publication propose un texte court de l’argumentaire actualisé ayant permis de valider les 10 premières recommandations de bonnes pratiques sur les thèmes généraux communs à toutes les histologies concernant les actions diagnostiques et thérapeutiques.
Prérequis/Contexte Le nivolumab (NVB) et pembrolizumab (PBZ) sont 2 immunothérapies (IMT) utilisées dans le mélanome métastatique (MM). L’hypersensibilité immédiate (HSI) de type I aux anti-PD1 est rare et contre-indique (CI) leur poursuite. Il n’y a pas de donnée sur le risque de sensibilisation (SB) croisée entre ces 2 molécules. Un patient sous NVB pour un MM a eu dans les 15min de sa 2e cure de NVB une réaction d’HSI grade II résolutive sous adrénaline. La tryptase était à 3,4μg/L (basale à 2,6μg/L). Objectifs Permettre la réintroduction d’un anti-PD1 en absence d’alternative thérapeutique équivalente. Méthodes Explorations allergologiques au NVB et PBZ à 3 semaines par prick test (PT) et IDR, puis test de provocation (TP) au PBZ en l’absence de SB. Résultats/Discussions Les PT au NVB à 0,1mg/mL et au PBZ à 25mg/mL étaient négatifs (−). L’IDR au NVB était douteuse à 0,01mg/mL, et positive (+) à 0,1mg/mL. Les IDR au PBZ étaient–jusqu’à 2,5mg/mL. Un PT au PBZ en injectant un placebo puis 1/100e de la dose ne retrouvait pas d’HSI, la dose de 200mg a été reçue sans réaction. En cas de CI aux anti PD1, ces patients sont souvent en impasse thérapeutique. Par homologie avec les protocoles d’induction de tolérance (IDT) pour réintroduire une chimiothérapie après une HSI de type I, 4 cas d’IDT aux anti-PD1 ont été rapportés : 1 cas au NVB et 3 cas au PBZ (-réactions IgE médiées). L’IMT a été réintroduite avec succès par une IDT. L’IDT doit être réservée en l’absence d’alternative d’efficacité comparable. Il faut une surveillance avec augmentation du débit à intervalles réguliers, sur 3 à 12h et doit être répétée à chaque cure. Ici, les tests+au NVB et−au PBZ éliminent une SB croisée, permettant une réintroduction du PBZ à concentration et débit standard. L’utilisation large des anti-PD1 nécessite d’harmoniser la prise en charge des HSI à ces molécules. Les concentrations utilisées pour tester le PBZ ne sont pas irritantes (pas de donnée pour le NVB). Conclusion En cas d’HSI à un anti-PD1, nous proposons de tester la molécule incriminée et celles de même classe afin de permettre sa poursuite. Une standardisation de ces explorations et leur extension à d’autres cas d’HSI sous anti-PD1 serait intéressante.
We present data from the Topical Ruxolitinib Evaluation in Vitiligo (TRuE-V) long-term extension (LTE) study evaluating repigmentation outcomes with continued 1.5% ruxolitinib cream treatment in patients who did not achieve near-complete facial repigmentation in TRuE-V1/TRuE-V2. Among patients in the TRuE-V1/TRuE-V2 trials who applied ruxolitinib cream from day 1, approximately 66% achieved F-VASI 75 (indicative of treatment success) at week 104, increasing from nearly 31% at week 52 (TRuE-V LTE baseline); similar repigmentation improvements were reported in patients who switched from vehicle to ruxolitinib cream after TRuE-V1/TRuE-V2 at week 24, albeit with lower overall response rates due to the shorter duration of ruxolitinib cream application. These findings indicate that continued ruxolitinib cream treatment allows further repigmentation in many patients.