
Objectif Les auteurs exposent les recommandations du REFCOR concernant la prise en charge des carcinomes épidermoïdes nasosinusiens (CENS). Méthodes Un groupe de travail multidisciplinaire a effectué une revue de la littérature sur la thématique étudiée. La méthodologie du consensus formalisé d’experts a été utilisée pour l’élaboration des recommandations. Les recommandations proposées ont été classées selon le degré d’accord entre les membres du groupe de relecture. Résultats Accord fort : il est recommandé en raison du risque de transformation maligne de faire l’exérèse d’un papillome inversé nasosinusien ; il est recommandé de faire un scanner et une IRM du massif facial pour le bilan d’extension local. Accord relatif : il est recommandé pour les CENS peu différenciés ou indifférenciés de demander une relecture anatomopathologique spécialisée ; il est recommandé pour le bilan d’extension ganglionnaire et à distance de réaliser un scanner cervical, thoraco-abdomino-pelvien ou un TEP-scanner au 18-FDG ; il est recommandé de proposer pour la tumeur primitive un traitement par chirurgie d’exérèse en marges saines suivie d’une radiothérapie adjuvante ; il est recommandé de faire une irradiation prophylactique des patients N0 sur au moins les premiers relais ganglionnaires 1b, 2 et rétropharyngés ; en cas de lésion T1 opérée avec marges saines, la chirurgie seule doit être discutée en RCP ; la radiothérapie ou la chimiothérapie seules ne sont pas recommandées pour le traitement curatif des CENS opérables ; il est recommandé après traitement d’un CENS de suivre les patients pendant une durée d’au moins 5 ans : 4 fois/an les deux premières années, 3 fois/an la troisième année puis 2 fois/an jusqu’à la cinquième année. Désaccord : il n’est pas recommandé de faire une chimiothérapie d’induction avant chirurgie ; il est recommandé en cas d’extension orbitaire de discuter un traitement par chimiothérapie d’induction suivi d’une radiochimiothérapie concomitante.
Aims Identification of predictors of anatomical and functional success in pediatric type I tympanoplasty. Material and methods In this case control study, we reviewed the medical records of children undergoing type I tympanoplasty between January 2012 and December 2022 in our hospital. Anatomical success was evaluated at 6 (T1), 12 (T2) months and at the end of follow up (T3). Functional success was defined as a mean postoperative ABG<10dB in ears with sustained tympanic membrane integrity. Results A total of 79 ears (67 patients) were included. The median age of our sample was 12 years (range, 8–17), and the median follow-up period was 27 months (range, 12–86). The anatomical success rates at T1, T2, and T3 were 88.6%, 83.5%, and 77.2%, respectively. The etiology of the perforation was an independent predictor of anatomical success at T2 and T3. Patients with traumatic or post-ventilation tube perforations were less likely to experience reperforation compared with those with chronic otitis media (P=0.023 and P=0.009, respectively). The presence of tympanosclerosis was an independent predictor of reperforation at T1, T2, and T3. The mean postoperative ABG was 6.45±0.91dB HL. Larger tympanic membrane perforations (>50% of the total TM area) had significant worse functional outcomes (P=0.021). Conclusion Type I tympanoplasty has good anatomical and functional outcomes in the pediatric age. The etiology of the perforation and the presence of tympanosclerosis may be used as predictors of anatomical success. Larger perforations may predict worse postoperative audiometric outcomes.
Objectif ChatGPT est de plus en plus utilisé en médecine, y compris en otorhinolaryngologie. Cependant, des préoccupations persistent quant à l’exactitude de ses réponses, notamment en langues autres que l’anglais. Cette étude évalue la performance de ChatGPT dans la réponse aux questions sur le vertige paroxystique positionnel bénin (VPPB), une pathologie ORL fréquente, en anglais et en français. Méthodes ChatGPT 3.5 a été testé avec des questions tirées des lignes directrices de l’American Academy of Otolaryngology-Head and Neck Surgery Foundation (AAO-HNSF), posées en anglais et en français. Trois utilisateurs ont soumis 14 questions à deux reprises lors de sessions distinctes avec différentes adresses IP. Une traduction en deux étapes a été utilisée pour garantir l’exactitude linguistique. Deux ORL indépendants, bilingues, ont évalué les réponses sur une échelle de Likert à 4 niveaux. Résultats Les réponses aux 14 questions étaient uniformes en anglais et en français, démontrant une grande cohérence et une maîtrise linguistique native. Douze questions correspondaient parfaitement aux lignes directrices (4/4). Deux réponses, bien qu’exactes, manquaient de détails sur le risque de chute chez les aînés atteints de VPPB (3/4). Conclusion ChatGPT fournit des réponses détaillées et conformes aux lignes directrices en français et en anglais. Son utilisation dans les deux langues officielles du Canada pourrait améliorer l’accessibilité des informations médicales en complément d’une expertise ORL professionnelle.
Introduction Lobular capillary hemangioma is benign vascular lesion commonly encountered in the head and neck region. Although surgical excision remains the standard treatment, management may be challenging in postoperative settings or cosmetically sensitive areas such as the nasal vestibule. We present a case of a hypervascular nasal vestibular lesion with clinical and radiological features consistent with lobular capillary hemangioma, managed with intralesional foam embolization. Case summary A 40-year-old woman presented with unilateral nasal obstruction and left alar swelling. MRI showed a hypervascular polypoid lesion filling the left nasal vestibule. Therapeutic angiography revealed vascular blush with venous drainage into the angular and internal jugular veins, without ophthalmic or intracranial involvement. Intralesional polidocanol foam was injected. Mild post-procedural erythema and edema resolved within one week. The lesion progressively regressed, with approximately 50% reduction at one week and nearly two-thirds reduction at one month. At two months, MRI confirmed marked regression and restored nasal patency. At one-year follow-up, serial endoscopic examinations demonstrated stable lesion size without evidence of regrowth. Discussion While surgical excision remains the gold standard, intralesional embolization may represent an alternative treatment option in carefully selected superficial vestibular vascular lesions when surgical risks, cosmetic concerns, or patient preference limit operative management.
Background Hyperparathyroidism stimulates osteoclasts to increase bone resorption, release skeletal calcium, and cause a reduction of bone mass. Parathyroidectomy remains the only curative treatment however medical therapies can also control symptoms and limit osteoporosis. The aim of this study was to compare the impact of parathyroidectomy with medical management on bone mineral density (BMD) in patients with primary hyperparathyroidism. Methods An observational study including a total of 82 patients with hyperparathyroidism, comprising the Surgical Group (n=49) and Medical Group (n=33). Patients had BMD assessed at the lumbar spine, hip and forearm using dual-energy X-ray absorptiometry before and after intervention. Results At a mean follow-up of 4.3 years, BMD increased in the lumbar spine by +6.8% (P=0.004) in the Surgical Group and +3.1% (P=0.016) in the Medical Group. BMD was recovered or maintained in all regions in the Surgical Group, whereas a decrease of −7.1% (P=0.043) was noted in the forearms of the Medical Group. Significant between-group differences in BMD change favouring the Surgical Group in the total hip (+1.6% vs −1.7%, P=0.019), distal one-third radius (+0.3% vs −7.1%, P=0.045) and ultra-distal radius (+2.0% vs −9.1%, P=0.003). A greater proportion of patients in the Medical Group developed osteopenia or osteoporosis (P<0.001). Conclusions This study has demonstrated that BMD improved or was preserved more greatly in patients with primary hyperparathyroidism who underwent parathyroidectomy rather than non-surgical management at 4 years follow-up. Greater BMD preservation in both groups, compared to previous studies, may be explained by greater utilisation of available medical therapies.
Introduction Les neuroblastomes olfactifs (NO) sont des tumeurs malignes rares du tractus naso-sinusien. L’objectif de ce travail est de présenter une synthèse argumentée des recommandations du Réseau des experts français des cancers ORL rares (REFCOR), publiée en 2022, concernant les modalités diagnostiques et thérapeutiques des NO. Méthode Ces recommandations résultent d’un consensus multidisciplinaire fondé sur une analyse critique de la littérature et les retours des centres experts dans un processus structuré. Résultats Les NO représentent 6 % des cancers naso-sinusiens, sans facteur de risque identifié. Le diagnostic repose sur une imagerie combinant scanner et IRM du massif facial et de la base du crâne, associée à un bilan d’extension systémique. L’analyse anatomopathologique nécessite une expertise spécialisée, le grade histologique de Hyams constituant le principal facteur pronostique. La stratégie thérapeutique de référence repose sur une chirurgie d’exérèse suivie d’une radiothérapie adjuvante. La chimiothérapie se discute dans les formes de haut grade ou non résécables. En raison du risque de récidive tardive, une surveillance d’au moins 20 ans est recommandée. Conclusion Les recommandations REFCOR visent à homogénéiser les pratiques diagnostiques et thérapeutiques du NO, elles sont un guide pour les discussions en réunion de concertation pluridisciplinaire spécialisée, qui restent indispensables.
Objectif Cette étude vise à faciliter l’application de la réforme française « 100 % santé » de 2018, qui préconise la réalisation systématique d’audiométries vocales dans le bruit (SPIN) pour tous les patients, adultes comme enfants. À cette fin, une revue critique des tests SPIN pédiatriques existants a été menée, afin d’évaluer leur pertinence et leur adaptabilité au contexte clinique français, en vue d’une standardisation des pratiques. Méthode Une revue systématique de la littérature a été conduite en interrogeant les bases de données de PubMed, Acoustical Society of America et ScienceDirect, à l’aide de mots-clés liés à la parole, l’intelligibilité ou la compréhension, l’audiométrie, l’audition, l’enfant et le bruit. La sélection des articles a été réalisé via une grille de lecture standardisée, détaillant les critères suivants : âge, matériel vocal, type de bruit, conditions d’écoute, rapport signal/bruit (SNR), administration, notation, durée, traductions, références et niveau de preuve. Les tests ont ensuite été évalués pour leur utilisation clinique et/ou audioprothétique. Résultats Parmi les 4605 références initiales, 27 tests SPIN ont été identifiés, dont 6 disponibles en langue française et adaptés à une population pédiatrique : FRA-SIMAT, VRB, DTT, HINT-C, SSI-ICM et TMB. Pour le dépistage, les tests VRB, FRA-SIMAT, DTT, TMB et SSI-ICM se sont révélés accessibles pour les enfants dès l’âge de cinq ans. Pour le contrôle audioprothétique, le VRB et le HINT-C ont été jugés les plus complets. Conclusion Il est essentiel d’établir des normes françaises spécifiques pour l’audiométrie vocale dans le bruit chez l’enfant, en intégrant les variations liées à l’âge. Parmi les six tests pédiatriques disponibles en français, le DTT (en écoute au casque) s’avère optimal pour le dépistage, tandis que le HINT-C (en champ libre) est particulièrement adapté à l’évaluation audioprothétique. En France, le VRB pourrait constituer une solution prometteuse à la fois pour le dépistage ainsi que l’adaptation audioprothétique.
Objectif Les auteurs exposent les recommandations du REFCOR pour la prise en charge des patients présentant un mélanome muqueux naso-sinusien (MMNS). Méthodes Un groupe de travail multidisciplinaire a effectué une revue systématique de la littérature. La méthodologie du consensus formalisé d’experts a été utilisée pour l’élaboration des recommandations. Celles-ci sont proposées selon le degré d’accord entre les membres du groupe de relecture. Résultats Accord fort : il est recommandé de réaliser un bilan d’extension systématique régional et à distance au diagnostic ; le PET-scanner est l’examen de référence pour le bilan à distance ; la radiothérapie seule n’est pas recommandée pour le traitement curatif ; considérant le risque métastatique majeur et le pronostic péjoratif, l’alternative à une chirurgie lourde et délabrante doit être discutée en RCP de recours ; il est recommandé de rechercher certaines mutations (NRAS, BRAF, KIT) pour identifier des cibles thérapeutiques potentielles ; il est recommandé de réaliser un bilan d’imagerie de référence à 3 mois de la fin du traitement par IRM naso-sinusienne et cérébrale et PET-scanner ; en raison d’un risque de récidive précoce, il est recommandé un suivi rapproché pendant les 2 premières années, puis au moins semestrielle jusqu’à 5 ans. Accord relatif : la chirurgie d’exérèse macroscopique totale avec marges saines suivie d’une radiothérapie sur le lit tumoral est le traitement des MMNS opérables ; la radiothérapie postopératoire est recommandée afin d’améliorer le contrôle local ; la chimiothérapie néoadjuvante ou adjuvante (hors immunothérapie et thérapie ciblée) n’est pas recommandée ; pour les MMNS non résécables et/ou métastatiques, il est recommandé de réaliser une immunothérapie comme traitement systémique de première intention ; le traitement prophylactique des aires ganglionnaires des MMNS N0 n’est pas recommandé ; la chirurgie ganglionnaire est recommandée chez les patients N+, sans atteinte métastatique à distance y compris lors des récidives régionales.
Objectifs Évaluer et comparer les résultats précoces des ossiculoplasties isolées réalisées sous anesthésie locale potentialisée (ALP) et générale (AG). Matériel et méthode Étude observationnelle rétrospective monocentrique d’une cohorte de 123 patients consécutivement traités entre 01/09/19 et le 01/03/21 avec une ossiculoplastie isolée dans un établissement de santé privé d’intérêt collectif (ESPIC) français. L’objectif principal était de comparer le parcours de soins (temps d’occupation de salle, temps d’hospitalisation, taux de prise en charge ambulatoire, taux de bypass) selon le mode d’anesthésie. Les objectifs secondaires étaient de comparer les résultats audiométriques et les complications post- et peropératoires (nausées, vomissements, douleurs, vertiges, taux de conversion) selon le mode d’anesthésie. Le seuil de significativité de la valeur de p était établi à 0,005. La ligne rédactionnelle STROBE était suivie. Résultats Cent vingt-trois patients ont été inclus, 41 dans le groupe ALP, 82 dans le groupe AG. Les groupes étaient homogènes et comparables hormis pour le type de chirurgien réalisant l’intervention. Le taux d’ambulatoire était significativement plus élevé dans le groupe ALP (93 % vs 55 %, sous AG). Les résultats suggéraient des temps de prise en charge opératoire, d’occupation de salle, de salle de réveil et d’ambulatoire plus court dans le groupe ALP. Les vertiges postopératoires étaient significativement plus fréquents dans le groupe AG. Les résultats audiométriques n’étaient pas différents entre les 2 groupes. Conclusion L’ALP pourrait améliorer la prise en charge organisationnelle et le taux d’ambulatoire de la chirurgie ossiculaire sans diminuer la qualité des résultats.
Introduction La prise en charge des adénocarcinomes naso-sinusiens était encadrée depuis 2009 par des recommandations générales. L’objectif de ce travail était de présenter leur actualisation. Méthode La méthodologie du consensus formalisé d’experts a été utilisée. Une analyse de la littérature entre 2009 et 2020 sur les bases de données PubMed et Cochrane Library a retenu 60 études répondants aux critères PRISMA. Dix-huit recommandations ont été élaborés et validées. Résultats Pour les ADK intestinaux T1 ou T2N0M0, et pour les ADKs non intestinaux de bas grade, la chirurgie seule avec marges histologiques négatives peut être proposée (Accord relatif). Il est recommandé de discuter en RCP de l’intérêt d’une radiothérapie adjuvante pour les ADK intestinaux pT2 et pT3N0M0 opérés en marges saines (Accord relatif). La chirurgie d’exérèse complète avec des marges histologiques négatives suivie d’une radiothérapie sur T est le traitement curatif des ADK intestinaux T4N0M0 (Accord fort) et des ADK non intestinaux de haut grade tous stades confondus N0M0 (Accord relatif). Il n’est pas recommandé de faire un traitement prophylactique sur les aires ganglionnaires cervicales d’un patient porteur d’un ADK naso-sinusien N0 (Accord relatif). Conclusion Cette actualisation a permis de définir des recommandations spécifiques pour cette famille histologique.
Au 19e siècle, l’anatomie humaine est très mal enseignée dans des locaux vétustes, mal adaptés avec des enseignants dont le niveau de connaissance est très disparate. Issue d’une famille modeste, L.H. Farabeuf, dont l’ambition était de devenir chirurgien, renonce à cette carrière du fait d’une santé fragile. Il se consacre alors à l’anatomie en faisant construire des locaux modernes à la faculté de médecine de Paris. Il impose également des règles de fonctionnement au sein des laboratoires d’anatomie dont nous en sommes les héritiers. Brillant anatomiste et un enseignant hors pair de la médecine opératoire, il écrit plusieurs ouvrages et met au point plusieurs instruments chirurgicaux qui sont toujours utilisés de nos jours. Sa carrière ne fut pas « un long fleuve tranquille » et souvent tumultueuse mis cela ne l’a pas empêché de passer à la postérité.
Subglottic stenosis is a rare but potentially life-threatening condition in pediatric patients. We report the case of a 13-year-old male with a history of neonatal hypoxia, prolonged intubation, and multiple failed airway surgeries, presenting with a Myer-Cotton grade IV subglottic stenosis. Imaging and endoscopic evaluation revealed complete subglottic obstruction, absence of the anterolateral cricoid arch, and preoperative apparent absence of either vocal folds. A complex laryngotracheal reconstruction was performed, involving complete laryngofissure, placement of a posterior costal graft, and a horizontally oriented anterior costal graft to address the extensive anterolateral cricoid defect. Additionally, absorbable pediatric osteosynthesis plates were used in a novel fashion to stabilize the lateral laryngeal walls, providing structural support without permanent materials. Postoperative evolution was favorable, with airway patency and spontaneous ventilation achieved through a Montgomery T-tube. This case illustrates the importance of individualized surgical strategies in managing severe airway stenosis and proposes a novel combination of reconstructive techniques for complex pediatric cases with extensive laryngeal deformities.
Introduction La médialisation par injection d’acide hyaluronique (AH) est actuellement considérée comme le traitement de première ligne de l’insuffisance glottique, permettant une amélioration significative de la fonction vocale. De rares réactions inflammatoires laryngées ont été rapportées dans la littérature, gérées par un traitement conservateur (corticostéroïdes, antibiotiques). Cas clinique Nous rapportons le cas d’une patiente de 83 ans ayant une dysphonie par immobilité laryngée gauche ancienne pour laquelle nous avons réalisé une médialisation par injection volumatrice d’acide hyaluronique sous anesthésie locale. Les suites ont été marquées par l’installation d’une dyspnée 42heures après l’intervention, avec un œdème laryngé important, non amélioré malgré traitement médical conservateur. Le scanner retrouvait une infiltration œdémateuse importante de l’hémilarynx gauche excédant le volume injecté. Devant la non-amélioration clinique, une trachéotomie a été réalisée en urgence. La résorption progressive de l’œdème a permis la décanulation 3 semaines plus tard. Discussion Ce cas rapporte une complication rare après médialisation par injection d’AH consistant en une réaction œdémateuse laryngée sévère, pouvant être responsable d’une réduction significative de la filière respiratoire pouvant engager le pronostic vital. Il souligne l’importance cruciale d’un suivi étroit des patients après médialisation et la nécessité d’une gestion appropriée si le patient rapporte l’apparition d’une dyspnée.