
Le sens de cette histoire de fantômes ne se découvre que si l’on comprend l’apparition non comme une punition mais comme une exhortation à l’amendement moral et que l’on voit dans la catastrophe finale la conséquence du refus d’en tenir compte. Une analyse précise du texte, conduite sur la base de sources théologiques, psychiatriques et littéraires montre que l’on a affaire, dans le destin de la mendiante réitérant la marche à la mort, à l’incarnation propre à ce genre de récit, à la voix divine de la conscience. Ainsi, conformément à la poétologie romantique, l’intérieur s’extériorise et l’invisible se rend visible.
Malgré les changements technico-économiques massifs intervenus depuis le xix e siècle, la nature reste d’une importance capitale pour l’ordre symbolique et sémantique de la modernité. Elle n’a en aucun cas « disparu », comme le suggère parfois le discours esthétique et scientifique. Au contraire, ses fonctions et ses significations se sont fondamentalement transformées dans le contexte des différentes phases de la modernité. L’article souhaite mettre en évidence trois formes exemplaires de la fonctionnalisation de la nature et du paysage dans le cadre de la modernité des années 1900 : Premièrement, l’opposition dichotomique entre nature et culture, deuxièmement, la compréhension de la nature comme cadre d’ordre existentiel et troisièmement, la synthèse utopique de la nature et de l’art.
Il est communément admis que l’expressionisme n’a pénétré aux Pays-Bas qu’à la fin de la Première Guerre mondiale, au plus tôt suppose-t-on à partir de 1916. Comme le montre le présent article, le mouvement avait déjà fait son apparition au début des années 1910 à l’occasion des expositions sur Kandinsky à la galerie berlinoise Der Sturm. La présence d’artistes néerlandais des deux sexes, dont Jacoba van Heemsberck, dans cette galerie et dans la revue qui portait également le nom de Der Sturm , où fut publié un poème d’Albert Verwey sur Kandinsky, montre que l’expressionnisme existait en Hollande avant d’y être importé par la Première Guerre mondiale.