
Cette étude évalue les liens entre pleine conscience dispositionnelle (PCD) et différents indicateurs du bien-être émotionnel chez des adolescents boxeurs compétiteurs. Vingt-trois sujets sont évalués par questionnaires mesurant la PCD, l’anxiété générale et situationnelle, les symptômes dépressifs, les émotions, et le plaisir perçu. Une analyse de cluster classifie les individus selon deux profils : un groupe appelé « Mindful » (n=16), et un groupe appelé « Unmindful » (n=7). De fortes disparités sont présentes au niveau des scores d’anxiété et de dépression. Le groupe « Unmindful » montre des scores d’anxiété deux fois plus élevés, ainsi qu’un score de dépression quatre fois plus élevé. Les scores d’émotions positives, négatives et de plaisir perçu de « Mindful » sont supérieurs à « Unmindful ». Étonnamment, le groupe « Mindful » rapporte un score plus élevé d’émotions négatives. Une explication serait que la boxe pourrait activer des émotions telles que la peur ou la colère, d’ordinaire perçues comme négatives, mais qui seraient fondamentales dans la pratique. Une autre possibilité serait que les adolescents « Mindful » acceptent davantage leurs émotions, alors que ceux présentant un bas niveau de PCD seraient enclins à les réprimer. Ainsi, cette étude identifie un lien entre PCD et bien-être émotionnel chez des jeunes boxeurs compétiteurs.
Se lancer dans le sevrage de ses patients devrait être l’affaire de tous les praticiens. Cela est encore trop peu le cas, pourtant cela n’est pas si compliqué. Dans cette brève revue, nous vous proposons de mieux accompagner quelqu’un qui désire réduire ou arrêter son tabagisme. Oui, la réduction peut être une étape tout à fait intéressante avant un sevrage complet et pourquoi pas définitif. Pour cela, nous verrons qu’il existe des méthodes médicamenteuses et non médicamenteuses basées sur l’accompagnement psychothérapeutique cognitif et comportemental.
Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) sont validées dans le sevrage tabagique mais ne sont pas suffisamment utilisées en pratique courante. Quatre étapes sont importantes dans cette démarche TCC : l’évaluation, l’alliance thérapeutique, l’analyse fonctionnelle par la méthode des cercles vicieux ou l’utilisation d’une grille SECCA, dont vont découler les méthodes comportementales et/ou cognitives. Cinq techniques sont par ailleurs possibles pour augmenter la motivation, dont notamment la balance décisionnelle. Nous présentons dans ce cas clinique différentes séances d’une patiente qui a souhaité stopper son tabagisme par une approche en TCC. Nous présentons l’histoire de sa consommation de tabac, une analyse fonctionnelle de type SECCA, les évaluations réalisées au démarrage de la thérapie et leur évolution au cours de la thérapie, quelques séances spécifiques de thérapie avec le recours en particulier à la balance décisionnelle, une approche cognitive sur les « je dois » et « il faut », les colonnes de Beck avec distorsion cognitive, la reprise de croyance sur le tabac, les cercles vicieux et les cercles vertueux. L’approche a permis d’obtenir un sevrage en douceur. Nous discutons dans un dernier temps les intérêts des TCC et des produits pharmacologiques associées aux TCC dans le sevrage tabagique.Behavioural and cognitive therapies (CBT) are validated in smoking cessation but are not sufficiently used in current clinical practice. Four steps are important in this CBT process: (1) psychometric assessment (before, during and after therapy); (2) therapeutic alliance (combining empathy, authenticity, warmth and professionalism); (3) 4R interview technique: reformulate (repeat what the patient has just said, as much as possible in his own words, sometimes by formulating an hypothesis), recapitulate (at the beginning of the session, at the end of the session and for the functional analysis), recontextualize (refocus the patient on the situation, on what he feels; the questions take a turn for the worst, which also facilitates the synchronic functional analysis, starting from a specific situation), reinforce (the patient's resources, re-emphazing the progress); (4) functional analysis using the Cungi vicious circle method (i.e. situation, emotions, automatic thoughts, behaviour, concrete and relational consequences) or the use of a SECCA grid. The behavioral methods used are relaxation, stimulus control, assertiveness and problem-solving techniques. The cognitive methods include four stages: highlighting automatic thoughts through the vicious circle method or through Beck's columns, finding alternative thoughts, highlighting and modifying cognitive distortions, and working on beliefs. Other techniques are also possible to increase motivation such as the decisional balance (advantages and disadvantages on continuing or stopping, advantages and disadvantages on continuing in the short-, medium- and long-term), vicious circles (the identification of vicious circles, leading insidiously towards disaster, makes it possible to face the reality of things), setting up constructive circles (with the beneficial consequences that it can have). We also use the “History of my life” scale, which goes from “sacrificing everything for the future” to “sacrificing everything for immediate pleasure”. Feeling good depends on a balance between what you enjoy right away, i.e. the daily pleasures, and what you do for the future. There is therefore a balance to be found between the efforts to be made and the pleasure of living. The patient chooses a point between his two limits, a motivational interview is conducted and we observe whether the point has moved at the end of the session. Making the history of a smoking life helps to no longer neglect the long-term consequences, to deter the “I must, I must, I must” (by thinking “I must not smoke”, the subject is already thinking about smoking, forcing himself not to smoke, thus increasing anxiety and discouragement, which leads to even more cigarettes to calm down. This activity reduces the sense of urgency and improves motivation). Finally, the Break-off letter (the patient writes about his life with cigarettes, what he loved, what it brought him, what bothers him now and why he wants to part with it, how he will go about it, how he sees life without it). In this clinical case, we present different sessions of a female patient who wanted to stop smoking using a CBT approach. We present her smoking history. During the first sessions, in addition to the therapeutic alliance, we perform a SECCA functional analysis, the evaluations carried out at the beginning of the therapy and their evolution. We use different techniques to increase motivation, including the decisional balance, the “I must, I must, I must” and the break-off letter. The four-step cognitive methods are detailed: highlighting automatic thoughts, searching for alternative thoughts, identifying logical errors such as minimization, working on beliefs. The evaluation showed that the desire to smoke has gradually decreased, that the desire to stop smoking has gradually increased. The approach allowed for a smooth withdrawal. Finally, we discuss the interests of CBT and pharmacological products associated with CBT in smoking cessation.
A number of writers from the cognitivist movement have developed tools to tackle the dreams of their clients. As reflections of automatic thoughts or thought patterns, dreams could become tools for change in everyday life. This has yet to be scientifically demonstrated. The therapeutic approach to recurring nightmares, particularly in Post Traumatic Stress Disorders, has led to the development of several care protocols. Among them, Examining Exposure, Relaxation, and Rescription Therapy (ERRT) and Imagery Rehearsal Treatment (IRT) have demonstrated their effectiveness through numerous studies. These treatments are based on the clients’ increased sense and feeling of control. Let us hope that cognitive and behavioral therapies will be able to understand and develop scientifically the utility of dreams on the one hand, and the treatment of nightmares on the other!
In this editorial, we review a set of features related to CBT through the editorial choices made for its journal, the JTCC/JBCT, and the functioning of the AFTCC (French association of behavioral and cognitive therapy). We particularly insist on the variety and uniqueness of the methodological components and therapeutic practices, and on the importance of the voluntary involvement of the members of the association in its functioning and development.
Les cliniciens sont de plus en plus souvent sollicités pour des problèmes de souffrance au travail. Plusieurs modèles existent pour décrire les rapports du sujet avec son travail. La plupart abordent la question sous l’angle de la réaction du sujet par rapport à son environnement professionnel et à ses contraintes. En partant de la notion du Sentiment d’Efficacité Personnelle décrit par Albert Bandura, vu comme principale source de motivation et de persévérance, nous proposons une modélisation sur 4 axes, chacun représentant une dimension de la perception cognitive qu’a le sujet de son rapport à l’activité professionnelle : Le Sentiment d’Efficacité, en lien avec les Attentes perçues, l’Investissement pour le travail, et les perceptions de Récompense (ou de Renforcement). Ce modèle peut être présenté sous la forme d’un schéma, les 4 dimensions représentant les 4 sommets d’un parallélépipède, formant l’acronyme AIRE (Attente–Investissement–Renforcement–Efficacité). Plus le rapport au travail est équilibré, plus la figure est régulière, avec une forme de rectangle. Les différents types de souffrance peuvent se traduire avec des distorsions différentes de ce rectangle de base. L’intérêt est de proposer au sujet une modélisation à même de traduire ses difficultés et de mettre en œuvre, dans un rapport collaboratif des axes de changement afin de revenir, autant que possible, à un état d’équilibre.Mental-health professionals are increasingly solicited for work-related suffering problems. If considered alone, the difficulty of the tasks in the workplace cannot explain the phenomena of exhaustion and suffering, and the increase in the impact of these troubles requires the use of functional and descriptive models. Various ones have been suggested and are utilized: Seyle's general adaptation syndrome model; Lazarus and Folkman's stress adaptation model, which focuses on the transactions between the subject and their environment and the strategies (coping) used to adapt; Karasek's model, confronting the pressure of demands with the self-sufficiency abilities and the social support; Siegrist's model, assessing the scale between the efforts demanded to the subject and all the reinforcements drawn from work; Finally, Demerouti's model, for whom there are two essential dimensions: the demands, and the resources, source of engagement and achievement. Starting from Albert Bandura's works, we suggest describing the relationship to work through the feeling of the self-efficacy perceived (or not) by a subject in their professional activity. The feeling of efficacy is a subjective perception, linked to one particular activity (for example, a sport), different from self-esteem or self-confidence, and supposedly constitutes the main source of motivation and dedication for this activity. It interacts with the expectations from the environment perceived by the subject for the given activity. The interaction between a strong feeling of efficacy and perceptions of high expectations supposedly leads to a proper commitment and a feeling of satisfaction. Hence a fulfilling relationship to work is seemingly based on an adequate feeling of efficacy and suitable for the professional activity, interacting accordingly with actual but not excessively high expectations. To complete the description of the relationship to work, we suggest adding two parameters: the commitment of the subject in the professional activity and the reinforcements received through this activity. It really is a matter of cognitive notions, corresponding to the subject's vision and perception in each area. This description is schematized by four parameters as follows Expectations – Commitment – Reinforcements – Efficiency, represented by a quadrilateral, with these 4 parameters as vertexes. The relationship to work is represented by each one of the sides: The EC segment Expectations – Commitment refers to the subject's desire and initial willpower for his work; The CR segment Commitment – expected Reinforcements represents the persistence and motivational aspect: rewards are implicitly expected depending on the provided commitment. The segment RE perceived Reinforcements–feeling of Efficiency represents the most intimate aspect experienced by the subject in their work time and one's attachment to a professional environment. The EE segment (Expectations–feeling of Efficiency) refers to the way the subject approaches the task to do. In a balanced relationship to work, the quadrilateral is regular, rectangular or square, with an “average” surface area. On the contrary, imbalances are represented by an irregular quadrilateral, and/or a too small or big surface area. Some of the typical clinical pictures (Burn-Out, Bore-Out, impostor syndrome, etc.) will lead to easily identifiable cases: thus the Burn-Out is characterized by expectations perceived as high, an initially conserved commitment which then collapses (linked to cynicism), reinforcements perceived as insufficient and a low feeling of efficiency. During a consultation with a patient, it is particularly useful for them to establish their own representation of their relationship to work and to share it with the therapist. If suffering is experienced, the goal is to get balance back, firstly by talking about the rationality of their perception of in each of these dimensions, on a standard model of cognitive therapy, then in a more behavioral approach, by leading to the required practical modifications, when it is possible, in each dimension. The perception of one's relationship to work is indeed targeted, aiming at a short therapy, and not a global psycho-therapeutic effort on personality aspects. In this experience, this model facilitates the usual collaborative link in behavioral therapy, and the implementation of changes. In order to try out the validity of this model, it would be interesting to evaluate the reproducibility of its usage among several therapists, and to suggest a structured treatment program by assessing the results.
Notre recherche visait à développer et mettre en place un programme d’intervention psychosociale individuelle à l’attention des personnes opérées d’un cancer du rectum avec stomie temporaire. Cet article présente la structure et le contenu de ce programme d’intervention psycho-éducationnelle qui est une adaptation du programme développé et validé par Dolbeault et al. (2009) auprès de femmes atteintes d’un cancer du sein. Ce programme s’inspire largement des techniques cognitivo-comportementales et comprend des discussions thématiques autour de problèmes communs, d’apport d’informations et d’apprentissage de techniques (résolution de problème, restructuration cognitive). Il cible plus particulièrement les besoins psychosociaux des patients et vise à favoriser l’expression des émotions, à réguler la détresse émotionnelle et à restaurer l’image du corps et la qualité de vie de ces sujets. Ce programme, dont la validité a été mise à l’épreuve et sera présentée dans un article à venir, a suscité un vif intérêt chez les patients qui y ont participé et devrait pouvoir être généralisé à tout sujet volontaire opéré d’un cancer du rectum avec stomie temporaire.
Les plus récents modèles cognitifs de l’alcoolisation ponctuellement importante (API) suggèrent que, de manière similaire à la dépendance à l’alcool, ce pattern de consommation spécifique peut être associé à des biais attentionnels (BAS) pour les informations appétitives en lien avec l’alcool. Il est intéressant de constater que ces BAS peuvent être modifiés à l’aide de procédures de modifications de biais cognitifs (CBM-A). Malgré son intérêt, la documentation relative à l’évaluation et à la modification des BAS dans le cadre de l’API reste, à ce jour, sporadique et controversée. Les objectifs principaux du présent article sont d’examiner de manière systématique la récente littérature traitant des BAS et de leur modification dans le cadre de l’API. Cette revue nous permettra de dresser les implications cliniques pour des futures campagnes de prévention de l’API basées sur cette technologie. Une nouvelle plateforme informatique (MoBiCo) destinée à la modification des BAS pour des images associées à l’alcool sera présentée. MoBiCo permet d’effectuer un ensemble prédéfini de sessions d’entraînement à la CBM-A délivré sur internet, de manière totalement automatisée et indépendante. L’offre proposée par MoBiCo est bien acceptée par les utilisateurs, facilement diffusable et s’adapte à de nombreux stimuli ou besoins préventifs. Progressivement, MoBiCo devrait compléter l’éventail des ressources disponibles pour une campagne de prévention théorique et empirique chez les jeunes adultes.
Cette étude pilote examine la faisabilité et les bénéfices d’un programme de 18h de pleine conscience (mindfulness) MBSR/MBCT proposé à 79 enseignants français d’écoles primaires, de collèges et de lycées, dont 52 en groupe expérimental, 27 en groupe témoin, organisé sur six ou sept semaines à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) de l’université de Limoges. Un protocole quasi expérimental, contrôlé mais non randomisé, avec groupe témoin en liste d’attente. Les bénéfices ont été évalués trois fois (pré-/post-traitement, suivi à deux mois) sur huit échelles explorant les difficultés de santé mentale et la santé mentale positive : questionnaire général de santé (GHQ-28), échelle de stress perçu (PSS-14), double échelle HAD anxiété-dépression, échelle d’auto-efficacité, échelle de satisfaction de vie (SWLS), échelle de bien-être (WBQ-12), questionnaire de mindfulness (FMI-14). Les résultats montrent des bénéfices significatifs pré-/post-traitement sur les huit échelles, qui se maintiennent dans le suivi à deux mois. La recherche d’éventuelles corrélations entre le temps de pratique personnelle de pleine conscience effectué à domicile et les bénéfices recueillis n’a donné de résultats que sur l’échelle FMI-14. Enfin, des corrélations sont observées entre l’augmentation pré-/post-intervention des progrès en mindfulness (FMI-14) et les bénéfices acquis sur les sept autres échelles.
La présente étude, élabore une version combinée de 8 items du questionnaire de pensées automatiques négatives (ATQ-8) et 10 items positifs de l'ATQ-révisé chez les étudiants. Une étude transversale a été menée auprès de 473 étudiants de l'université de Caen Normandie. L'ATQ-18-Fr a une très bonne validité de structure interne : une analyse factorielle exploratoire et confirmatoire ont permis de révéler une structure à 3 facteurs pour l'ATQ français : pensée négative, pensée positive (émotionnelle) et pensée positive (cognitive). Il présente également une consistance interne très satisfaisante (> 0,80). L'ATQ-18-Fr a une très bonne validité de structure externe (validité de construit : validité convergente et divergente (p < 0,001), discriminante (p < 0,001) et concomitante (p < 0,001)). Les coefficients de fidélité de l'ATQ-18-Fr pair-impair et par moitiés sont supérieurs à 0,80 (p < 0,001). Cette étude est la première recherche qui confirme la validité interne, externe et factorielle de l'ATQ-18-Fr et atteste de sa pertinence en langue française. La validation de l'outil (ATQ-18-Fr) présente plusieurs implications cliniques importantes : disposer des instruments de recherche valide en langue française ; pouvoir mesurer et évaluer deux modes de pensée (négative et positive) et étudier leur rôle dans le déclenchement, le maintien et le traitement de la dépression. Automatic thoughts are explored in several theories dealing with psychopathology. Depression is characterized by the presence of negative thoughts about oneself, the world and the future, which are called the cognitive triad. Negative automatic thoughts have been found to play a pivotal role in psychopathological states such as depression and anxiety. Conversely, positive automatic thoughts have been found to be negatively related to psychopathological states including depression, anxiety and stress. The examination of both negative and positive cognitions could contribute to a better understanding of the health-pathology relationship. A reliable and valid measurement of automatic thoughts would also advance research on psychological therapies, such as Cognitive Behavior Therapy (CBT). With this assessment tool validated in French, researchers will be able to evaluate the effectiveness of CBT and explore the relationship between cognitive changes and mental health in French populations. The present study validated the combined version of the 8-item Automatic Thought Questionnaire (ATQ) and 10 positive items from the ATQ-revised among French university students. A cross sectional study was conducted on 473 students of the University of Caen Normandy. Participants were asked to complete five questionnaires anonymously: Automatic Thought Questionnaire (ATQ-8), Automatic Thought Questionnaire- revised (ATQ-10), Beck Depression Inventory-II (BDI-II), Depression Anxiety and Stress Scales (DASS-21), and Rosenberg Self-Esteem Scale (RSES). With 30 items each, these two questionnaires (ATQ and P-ATQ) are not quick to administer, and subjects do not always take the time to answer 60 questions in good conditions. We therefore feel it is necessary to create a tool for rapid evaluation of positive and negative thoughts in the form of a short evaluation scale (18 items), which will be widely used for its simplicity of execution. Netemeyer et al., [18], shortened the ATQ version from 30 to 8 items without modifying the 10 positive items. The validation of the ATQ, including the automatic positive thinking items, will fill existing gaps in Francophone communities. Our study used Cronbach's alpha coefficient, split-half reliability, construct validity and exploratory factor analysis. Level of significance is P ≤ 0.05. ATQ-18-Fr has a very good validity of internal structure: an exploratory and confirmatory factor analysis confirmed the expected structure of the ATQ-18-Fr and revealed a 3-correlated-factor solution for the French ATQ: negative thought, positive thought (emotional) and positive thought (cognitive). It presents a very satisfactory internal consistency (> 0.80). ATQ-18-Fr has a very good validity of external structure (construct validity: convergent and divergent validity; P < 0.001) and discriminant (P < 0.001), and concurrent validity (P < 0.001)). The reliability coefficients ATQ-18 Fr even-odd and split-half are greater than 0.80 (P < 0.001). The negative ATQ score was positively correlated with depression, anxiety and stress, and negatively correlated with self-esteem. The positive ATQ scores were negatively correlated with depression, anxiety and stress, and positively correlated with self-esteem. Cronbach's alpha coefficient, split-half reliability, construct validity and exploratory factor analysis showed that the 18-item ATQ is a reliable and valid instrument for measuring automatic thoughts. The 18-item ATQ is a valid and reliable instrument for measuring automatic thoughts in the French context. This study is the first research that confirms the internal, external and factorial validity of this questionnaire and attests to its relevance in a French context. The validation of a tool (Automatic Thought Questionnaire-18 item-French "ATQ-18-Fr") has many important clinical implications: to submit a valid research instrument in the French population; to evaluate two styles of thinking, negative and positive, and to study their role in initiating, maintaining and treating depression, anxiety and stress in patients.
The French Association of Behavioral and Cognitive Therapy (AFTCC) is aware of the need to improve its website. Several technical changes have been made in 2018, but a deeper redesign is planned. In this article, we review the features currently available, including those available to members. Then, in a second part, are examined the functions which we plan to equip the site.
L'objectif principal était d'explorer les taux d'étudiants à risque de burn-out et de surengagement académique, et de mettre en avant les liens entre ces variables et des variables liées aux études et psychologiques. Notre échantillon était composé de 320 étudiants, âgés de 18 à 60 ans (M = 23,2 ; DS = 7) dont 88 % de femmes (n = 282). Ils ont complété plusieurs échelles sur Internet explorant le surengagement, le burn-out et des variables sociodémographiques, liées aux études (stress, satisfaction) et psychologiques (estime de soi, coping, traits de personnalité). Une proportion importante de participants était à risque de surengagement (21 %) et à risque modéré ou sévère de burn-out (27 %). Une corrélation significative a été observée entre le burn-out et le surengagement (r = 0,24) et entre ces variables et les autres variables étudiées. Les variables satisfaction et stress expliquaient 21,2 % de la variance du burn-out. Le stress et le perfectionnisme expliquaient le surengagement et un effet de médiation du stress entre le surengagement et le burn-out a été observé. Nos résultats appuient l'origine multifactorielle du burn-out et mettent en avant des liens particuliers entre burn-out et surengagement. Cette recherche exploratoire souligne l'importance de considérer ces deux problématiques chez les étudiants. Few studies have been conducted on burnout or workaholism among students. In France, 45% of the student population are affected by burnout (Dyrbye et al., 2006), it is then a major concern to make further investigations on the variables and mechanisms which play out in this syndrome, among the student population. The main objective of this research was to investigate the rate of students who were at risk of burnout and academic workaholism, and to highlight the relationships between them and with studies-related and psychological variables. Providing new data about burnout among the student population should help to develop appropriate prevention strategies. Our sample consisted of 320 university students, aged between 18 and 60 (M = 23.2; SD = 7), and including 88% of women (n = 282). Participants completed an online questionnaire assessing academic workaholism and burnout, as well as sociodemographic, studies-related (student stress, studies satisfaction), and psychological variables (self-esteem, clusters of personality, perfectionism, coping strategies). An important proportion of participant was at risk of academic workaholism (21%) and of moderate or severe burnout (27%). A significant correlation has been found between burnout and academic workaholism (r = 0.24). Among the participants who were at risk of burnout (n = 87), 19% (n = 16) showed signs of academic workaholism. In addition, significant relationships have been found between burnout and student stress (r = 0.43), perfectionism (r = 0.28), academic satisfaction (r = −0.26), each clusters of personality: cluster C (r = 0.25), cluster B (r = 0.24), cluster A (r = 0.20), self-esteem (r = 0.24), maladaptive coping strategies (r = 0.19) and years of education (r = 0.13). Academic workaholism was significantly correlated to perfectionism (r = 0.45), student stress (r = 0.42), age (r = 0.26), adaptive coping strategies (r = 0.25), years of education (r = 0.18), cluster C (r = 0.18) and self-esteem (r = 0.15). Regression analysis suggested that burnout scores were mostly explained by academic satisfaction and student stress, which explained 21.3% of the burn-out scores. Workaholism was mostly explained by perfectionism, which explained 20% of the workaholism scores, and student stress, which explained 18% of these scores. A mediation analysis highlighted the mediator role of student stress on the relationship between academic workaholism and burnout. Our results support the multifactorial origin of burnout and highlight specific relationships between burnout and academic workaholism. Women had significantly higher scores than men in academic workaholism, which could be explained by a gendered socialization process. It is suggested that women need to provide overcommitment in order to prove their abilities at work (Martin, 1998). Our results also showed that students become more at risk for burnout as they progress in their years of education, and that a low level of academic satisfaction was a risk factor for burnout. Academic stress appeared as a significant mediator, suggesting that workaholism generates anxiety that leads to burnout. However, this relationship could also be influenced by other variables. Our results support the correlation between burnout and perfectionism and also suggest that a high level of perfectionism is a risk factor for burnout. This explorative study highlights the importance of considering these issues among students. Cognitive behavioral therapies seem to be an appropriate answer to these issues, as for addictive behaviors in general. Encouraging non-pathological academic commitment, by working on the identification of academic motives, risk and protective factors might help preventing and treating burnout and academic workaholism. This work should be completed with studies focusing on the relationship between those variables and multidimensional variables such as perfectionism, coping strategies or personality.
L’objectif de cette étude est de communiquer sur les contenus, la pertinence et l’impact d’un programme psychoéducatif en dix séances, à destination d’un public d’adultes venant de recevoir un diagnostic d’autisme et ne présentant pas de déficience intellectuelle. En effet, la survenue d’un diagnostic impacte fréquemment la qualité de vie de la personne concernée et augmente significativement les risques liés à l’anxiété et à la dépression. Une personne recevant un diagnostic d’autisme peut avoir l’impression de se sentir changée ou en difficulté pour intégrer ce diagnostic à la connaissance d’elle-même. Aussi, proposer une démarche psychoéducative en direction d’adultes avec autisme sans déficience intellectuelle devrait leur permettre d’accéder à une information fiable, personnalisée. De plus, la psychoéducation est déjà usitée dans bien des contextes où elle s’impose comme un outil d’autoanalyse et de pro-action face aux difficultés rencontrées par un individu, et ce, quel que soit le type de handicap ou de pathologie auquel il se trouve confronté. Un programme psychoéducatif de 10 séances individuelles a donc été développé, afin de proposer aux personnes concernées des outils fonctionnels et explicites pouvant leur permettre de mieux repérer et comprendre l’expression des particularités autistiques. Cet article présente les fondements théoriques, les objectifs et le contenu de ce programme.
Lorsqu’un clinicien a une forte confiance en son impression diagnostique, cette dernière est-elle plus fidèle ? Cette étude a pour but d’explorer s’il existe un lien entre la confiance diagnostique du clinicien et la fidélité de son impression diagnostique, tel qu’évaluée par accord interjuges. Nos hypothèses sont les suivantes : (1) la confiance diagnostique à une première entrevue diagnostique structurée sera corrélée avec la confiance diagnostique à une deuxième entrevue diagnostique structurée ; et (2) le degré de confiance diagnostique à chacune des deux entrevues prédira l’accord interjuges. La confiance diagnostique fut évaluée par des cliniciens ayant administré indépendamment deux entrevues diagnostiques structurées à 100 patients évalués pour participer à une étude de traitement pour le trouble d’anxiété généralisée. Les résultats révèlent une relation statistiquement significative entre la confiance diagnostique aux deux entrevues indépendantes. Par contre, la confiance diagnostique à chacune des deux entrevues ne corrèle pas avec l’accord interjuges. Lorsque le nombre de troubles comorbides est contrôlé statistiquement, la relation entre la confiance aux deux entrevues n’est plus significative. Il semble donc y avoir une entente sur les tableaux cliniques qui sont plus faciles ou difficiles à diagnostiquer selon le nombre de troubles comorbides.
A significant number of events are experienced throughout one's life whether they are life events, stressful events or traumatic events. Traumatic events refer to a situation in which the individual is exposed to “an actual death or a threat of death, serious injury or physical violence”. They can lead to post-traumatic stress disorder (PTSD). To date, there are many tools in the literature used to identify traumatic events. However, these assessment tools show some limitations as some do not take into account all the characteristics of traumatic events such as the form of exposure or the age at exposure while other do not comply to the new criteria of the DMS-5. Thus, our goal is the construction and validation of a tool for assessing exposure to traumatic events based on the latest DSM-5 definition. We carried out a content validation with French-speaking experts in post-traumatic stress, and then we proceeded to conduct a test-retest to check the fidelity. Our tool has good psychometric qualities. This tool can be used in a clinical or non-clinical context permitting identification and early screening of psychological distress following exposure to a traumatic event, which is a risk factor to PTSD.
Les enfants et les adolescents ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ont plus de risque de développer un trouble dépressif que leurs pairs. Ce trouble serait plus long et plus sévère que chez leurs pairs. Cet article vise à décrire la portée de la littérature selon la méthode d’Arksey et O’Malley sur la question des troubles dépressifs en concomitance au TSA depuis 2013, et à évaluer la qualité des études sélectionnées en suivant la grille QATSDD. Deux milles cent vingt articles ont été trouvés à partir des mots clés. Après avoir appliqués les critères d’inclusion et d’exclusion, 15 articles ont été examinés. Différents thèmes sont ressortis de l’analyse de la littérature : les méthodes d’évaluation des symptômes dépressifs, la prévalence du trouble dépressif chez les enfants et les adolescents ayant un TSA, la comparaison de ces éléments à ceux de leurs pairs, les facteurs associés aux symptômes dépressifs et les recommandations en termes de suivi. D’après les critères de la QATSDD, les articles ont une qualité moyenne. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour estimer la prévalence, définir les méthodes d’évaluation et une prise en charge basée sur les preuves.
Si l’on sait depuis de nombreuses années qu’un travail axé sur le rétablissement s’avère primordial dans la prise en soin des patients souffrant de schizophrénie, il n’est pas toujours évident d’en traduire les principes dans nos interventions. La thérapie cognitive orientée sur le rétablissement, développée par l’équipe d’Aaron T. Beck, est une approche particulièrement intéressante et novatrice puisqu’elle se propose de fusionner les principes du rétablissement psychologique avec ceux de la thérapie cognitive. Elle propose une conceptualisation et une planification du traitement cognitivo-comportemental basé les objectifs de rétablissement du patient, qui se révèle efficace sur les symptômes positifs, négatifs ainsi que sur le fonctionnement général des patients souffrant de schizophrénie. Cet article expose une application de cette approche auprès d’un patient souffrant d’une schizophrénie paranoide, dont l’anosognosie, le refus de suivi et les fréquentes hospitalisations conduisirent à un suivi assertif par une équipe mobile. Le cas clinique illustre comment l’identification d’un objectif de rétablissement personnel puis son fractionnement en sous-étapes quantifiables a permis à ce patient de définir une trajectoire de rétablissement et viser une action positive. Ce travail orienté sur le rétablissement a également servi de cadre au thérapeute pour cibler les croyances dysfonctionnelles sous-jacentes aux symptômes négatifs de ce patient.
Cette étude a pour but de comprendre les liens entre pleine conscience dispositionnelle, recherche de sensations et comportements antisociaux en utilisant des analyses de corrélations et classificatoires. Un échantillon de 1572 étudiants (âge moyen=20,30±2,01) a répondu à des questionnaires évaluant ces dimensions ainsi que la symptomatologie dépressive et les consommations d’alcool et de cannabis. Une analyse de classification basée sur les scores de pleine conscience et de recherche de sensations a permis d’obtenir quatre groupes très distincts : un groupe à bas traits (BT), un groupe avec des scores élevés de pleine conscience (HP), un troisième groupe avec un haut niveau de recherche de sensations (HS) et un dernier groupe avec des niveaux élevés de pleine conscience et de recherche de sensations (HPS). Le groupe HS présente des scores de comportements antisociaux significativement plus élevés que ceux des autres groupes, tandis que le groupe HP a un niveau de comportements antisociaux moins élevés que celui des trois autres groupes. Ces résultats suggèrent que des aptitudes à la pleine conscience pourraient modérer l’effet de la recherche de sensation élevée sur les comportements antisociaux. Cette étude offre des pistes pour la prévention et le traitement des comportements antisociaux à travers des interventions basées sur la pleine conscience.
La pleine conscience pourrait permettre de réduire l’impulsivité alimentaire et augmenter la motivation à pratiquer des activités physiques, à condition d’être pratiquée quotidiennement par des individus souffrant d’obésité et de trouble de binge eating. L’objectif est de tester l’efficacité d’une intervention à distance basée sur la pleine conscience auprès de patients obèses souffrant de trouble de binge eating et observer l’adhésion quotidienne mesurée de manière objective. Seize patients obèses présentant un trouble de binge eating ont été randomisés dans trois groupes : pleine conscience, méditation factice, liste d’attente. Les deux interventions testées consistaient en l’écoute de pistes audio sur internet, tous les jours pendant 12 mois. Le poids, les processus alimentaires, les apports énergétiques, la motivation à l’activité physique, la dépense énergétique, la détresse psychologique et les capacités de pleine conscience ont été mesurés à l’inclusion, un mois, six mois et douze mois. Parmi les 16 patients inclus (dont sept abandons ou perdus de vue), aucun n’a suivi entièrement l’intervention ni pendant le premier mois (24,76 % d’audio écouté en moyenne), ni après la première visite de suivi (9,80 % d’audio écouté en moyenne). Il semble donc difficile de tester l’efficacité d’une intervention à distance sans mettre en place des techniques ayant pour objectif d’améliorer l’adhésion des participants.
De nombreux travaux étayent la présence d’un déficit de traitement des émotions faciales au sein des troubles du spectre de l’autisme (TSA). Bien que plusieurs programmes d’entraînement aient été créés afin de remédier à cette difficulté, peu d’entre eux ont fait l’objet d’une validation auprès d’un public TSA avec retard mental et, à notre connaissance, aucune donnée de la littérature ne mentionne l’existence d’un programme destiné aux adultes TSA avec retard mental. Cet article rend compte de la faisabilité et de l’évaluation au sein d’un établissement médico-social, d’un programme d’apprentissage des émotions faciales auprès d’adultes TSA avec retard mental. Dans un premier temps, nous avons réalisé une étude pilote explorant l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme d’apprentissage des émotions faciales auprès d’adultes TSA avec retard mental au sein d’un institut médico-éducatif. En seconde instance, une évaluation avant et après programme a été conduite auprès de six jeunes adultes TSA avec retard mental. Le programme s’articulait autour de quatre modules : psychoéducation, orientation de l’attention sociale et du regard, émotions faciales, matching. Après dix séances d’entraînement, l’évaluation pré et post programme indique une amélioration significative en lecture des émotions faciales et un transfert des compétences dans la vie quotidienne. L’ensemble des résultats met en évidence la pertinence en milieu médico-social d’un programme spécifique au traitement des émotions faciales chez l’adulte TSA avec retard mental. L’absence de données dans la littérature sur la réhabilitation psychosociale à destination de ce public nécessite de futurs travaux de recherche dans ce domaine. Many studies (Harms et al., 2010) support the presence of a deficit in facial emotion recognition in Autism Spectrum Disorder (ASD). Several hypotheses have been evoked to explain this phenomenon as an orientation process deficit in social attention (Dawson et al., 1998), an atypical visual exploration of the face with gaze avoidance (Klin et al., 2002) or a deficit in central coherence with an analytical, rather holistic, treatment of the faces (Frith and Happé, 1994). Although several training programs have been created to remedy this difficulty, few of them have been validated with an ASD population with intellectual disabilities and, to our knowledge, there is no evidence in the literature of the existence of a specific program for ASD adults with intellectual disabilities. This article reports on the feasibility and assessment of a facial emotion recognition program for adults with intellectual disabilities in a medico-social setting. First, a feasibility study was conducted to explore the development and implementation of a facial emotion recognition training program for adults with intellectual disabilities in a medical educational institute. The program's methodology was based on the cognitive models of facial emotion treatment strategies by ASD (social attention deficit, atypical visual exploration of the faces and gaze avoidance, deficit in central coherence) organized into four modules : psychoeducation, directing social attention and gaze, facial emotions, matching. The aim of the psychoeducation module was to present emotions and deficiency in the treatment of facial emotions in Autism Spectrum Disorder. The directing social attention and gaze module proposed two group games to increase the focus on the gaze and the facial emotions module presented a specific training methodology of facial emotion recognition with photographs. Finally, the matching module consisted of an emotion photographs categorization task. A pilot assessment was conducted with six young ASD adults (four men and two women, age range 18–20 years) with intellectual disabilities (IQ = 46), both before and after the program, using the Affected Recognition task from the NEPSY-II neuropsychological battery and the McKinnon & Krempa questionnaire. Five of the six subjects were readers. However, assessment with the Analec test showed that all readers had a significantly low speed of reading and a major deficit in text comprehension. All objectives were achieved. A program presentation to the teams and the management made strong institutional commitment possible. Similarly, psychoeducation seems to have favored the participation of ASD people in the program, with a participation rate of 100% at the end of the sessions. Program assessment after ten training sessions shows a significant improvement of the Affected Recognition scores from the NEPSY-II neuropsychological battery (P < 0.05) with, however, a small effect size (d = 0,21). The McKinnon & Krempa questionnaire demonstrates a transfer of skills to everyday life, with a significant increase in the overall score and subscale scores for joint attention (P < 0.01), greetings and compliments (P < 0.05), social games, self-awareness and ability to self-regulate (P < 0.05), understanding emotions and social cues (P < 0.05), social relationships (P < 0.05). The overall results highlight the relevance of a specific program for the treatment of facial emotions in ASD adults with intellectual disabilities. The lack of data in the literature on psychosocial rehabilitation for this population creates a need for future research in this area.