Cette étude évalue les liens entre pleine conscience dispositionnelle (PCD) et différents indicateurs du bien-être émotionnel chez des adolescents boxeurs compétiteurs. Vingt-trois sujets sont évalués par questionnaires mesurant la PCD, l’anxiété générale et situationnelle, les symptômes dépressifs, les émotions, et le plaisir perçu. Une analyse de cluster classifie les individus selon deux profils : un groupe appelé « Mindful » (n=16), et un groupe appelé « Unmindful » (n=7). De fortes disparités sont présentes au niveau des scores d’anxiété et de dépression. Le groupe « Unmindful » montre des scores d’anxiété deux fois plus élevés, ainsi qu’un score de dépression quatre fois plus élevé. Les scores d’émotions positives, négatives et de plaisir perçu de « Mindful » sont supérieurs à « Unmindful ». Étonnamment, le groupe « Mindful » rapporte un score plus élevé d’émotions négatives. Une explication serait que la boxe pourrait activer des émotions telles que la peur ou la colère, d’ordinaire perçues comme négatives, mais qui seraient fondamentales dans la pratique. Une autre possibilité serait que les adolescents « Mindful » acceptent davantage leurs émotions, alors que ceux présentant un bas niveau de PCD seraient enclins à les réprimer. Ainsi, cette étude identifie un lien entre PCD et bien-être émotionnel chez des jeunes boxeurs compétiteurs.
Au regard des études montrant que la pratique de la pleine conscience peut favoriser la perte pondérale, notre objectif fut d’évaluer l’influence de la pleine conscience dispositionnelle et de l’aptitude à manger en pleine conscience dans la perte pondérale chez des patients opérés par chirurgie bariatrique. Cent quatre-vingt-quinze participants, dont 174 femmes (89,23 %) et 21 hommes (10,76 %), âgés de 20 à 68 ans (respectivement M = 41,71 ; ET = 11,37 ; M = 43,52 ; ET = 11,31) ont rempli des auto-questionnaires mesurant la pleine conscience dispositionnelle, l’aptitude à manger en pleine conscience et les symptômes anxieux et dépressifs. Une étude de corrélation montre que l’aptitude à manger en pleine conscience est faiblement positivement corrélée avec la perte de poids postopératoire (r = 0,19 ; p < 0,01). Une analyse de régression multiple montre que, parmi les deux sous-échelles de l’aptitude à manger en pleine conscience, seule l’identification des sensations alimentaires est un prédicteur significatif de la perte pondérale post-chirurgie. Cette étude montre que l’identification des sensations alimentaires pourrait être un prédicteur de la perte pondérale. Ceci suggère que l’amélioration des capacités à manger consciemment pourrait être explorée comme piste pour améliorer la perte pondérale post-chirurgie bariatrique. Obesity is a major public health problem (Charles et al., 2008; Moisan et al., 2012). It is the result of interactions of multiple factors, making its treatment difficult. In addition, psychoaffective suffering is often associated with it. They may as well be the consequence as the cause of weight gain and its maintenance (Fernandez et al., 2015). Overweight and bodily dissatisfaction cause anxiety for many patients, and even emotional distress (Croiset and Sordes-Ader, 2014). Bariatric surgery is one of the solutions used in the medical care of obesity (Schaaf et al., 2015). It tends to normalize the quality of life in the first month (Fernandez et al., 2015; Piche et al., 2005). However, such an operation is not enough to maintain weight loss in the long term. Relationships between therapeutic programs based on mindfulness learning and questions related to weight management are increasingly studied and show that this learning promotes weight loss in overweight people (Dalen et al., 2010; Kristeller et al., 2014). Such learning would also enhance the benefits of bariatric surgery (Katterman et al., 2014). To our knowledge, the relationship between mindfulness-trait and the effects of bariatric surgery has not been studied to date. We can suppose the level of mindfulness-trait can play a role in the success of an individual operation. A high level of mindfulness-trait could lead to better eating management in response to an emotion. Thus, we assessed the relationship between mindfulness-trait, mindful eating and postoperative weight loss. One hundred and ninety-five participants, 174 women and 21 men, aged 20 to 68 years (M = 41.71, SD = 11.37, M = 43.52, SD = 11.31) completed self-administered questionnaires measuring mindfulness-trait (Five Facets Mindfulness Questionnaire, Heeren et al., 2011), mindful eating (Mindful Eating Questionnaire, Clementi et al., 2017) and anxiety and depressive symptoms (Symptom Check-list-90, Derogatis and Cleary, 1977). The participants were recruited between two and twenty-four months after their operation. Pre-surgery weight measurements were taken at the time of the operation. Post-surgery weight measurements were taken participants answered the questionnaires. The correlation study showed a weak positive correlation between the conscious eating and weight loss variables (r = 0.19, P < 0.001). A multiple regression analysis was performed to predict postoperative weight loss, using as predictors the two subscales of the Mindful Eating Questionnaire. These two predictors accounted for 3.9% of the variance, which is significant [F (2, 192) = 3.87, P < 0.05]. The identification of food sensations was a significant predictor (β = 17, t = 2.35, P = 0.02). The aim of study was to evaluate the influence of mindfulness on the weight loss post-bariatric surgery patients. Studies have shown that mindfulness-based interventions can lead to weight loss and improved eating behaviors (Kristeller et al., 2014; Katterman et al., 2014). In our research, predictive analysis showed that it was only food sensations identification that predicts post-surgical weight loss. Neither mindfulness-trait, nor anxious and depressive symptoms, seemed to affect weight. The present study revealed a link between mindful eating, food sensations identification and mindfulness-trait. Thus, the people who eat mindfully would be less likely to eat under the influence of emotion.
Background: Dispositional mindfulness deficits and psychopathic personality traits have been shown to be closely associated and independent predictors of antisocial behaviors (AB) in young adults. However, the interaction effects of these 2 factors have not yet been explored. The aim of this study was to examine the contribution of dispositional mindfulness and psychopathic traits to ABs in a college student sample. Methods: Participants were 1,572 students from different French universities who completed self-report questionnaires. Regression analyses were conducted in order to test a moderation model between psychopathic traits and AB. Results: Moderation analyses revealed that dispositional mindfulness interacted with psychopathic personality traits in predicting AB. In males with high levels of dispositional mindfulness, as psychopathic traits increased, AB increased less than in males with low levels of dispositional mindfulness. Conclusions: The present study suggests possible implications for prevention and treatment of AB among non-clinical young adults with relatively high psychopathic traits.
Cette étude a pour but de comprendre les liens entre pleine conscience dispositionnelle, recherche de sensations et comportements antisociaux en utilisant des analyses de corrélations et classificatoires. Un échantillon de 1572 étudiants (âge moyen=20,30±2,01) a répondu à des questionnaires évaluant ces dimensions ainsi que la symptomatologie dépressive et les consommations d’alcool et de cannabis. Une analyse de classification basée sur les scores de pleine conscience et de recherche de sensations a permis d’obtenir quatre groupes très distincts : un groupe à bas traits (BT), un groupe avec des scores élevés de pleine conscience (HP), un troisième groupe avec un haut niveau de recherche de sensations (HS) et un dernier groupe avec des niveaux élevés de pleine conscience et de recherche de sensations (HPS). Le groupe HS présente des scores de comportements antisociaux significativement plus élevés que ceux des autres groupes, tandis que le groupe HP a un niveau de comportements antisociaux moins élevés que celui des trois autres groupes. Ces résultats suggèrent que des aptitudes à la pleine conscience pourraient modérer l’effet de la recherche de sensation élevée sur les comportements antisociaux. Cette étude offre des pistes pour la prévention et le traitement des comportements antisociaux à travers des interventions basées sur la pleine conscience.
L’objectif de cette étude est d’analyser les effets à court terme d’une thérapie de groupe d’affirmation de soi sur le niveau d’optimisme. L’efficacité de la thérapie a été évaluée par le biais des mesures des niveaux d’assertivité, d’optimisme, de la symptomatologie générale, de l’anxiété, de l’évitement et de la dépression. Les neuf patients ont complété un même protocole à trois temps distincts : en début, en milieu et en fin de thérapie. Ce protocole comprenait cinq instruments : l’échelle d’affirmation de soi de Rathus, le questionnaire d’optimisme de Seligman, l’Outcome Questionnaire-45, l’échelle d’anxiété sociale de Liebowitz et l’inventaire abrégé de dépression de Beck. Les analyses mettent en évidence des résultats significativement améliorés notamment en ce qui concerne l’affirmation de soi. Il y a une évolution des scores de l’optimisme général, de l’optimisme face à l’adversité et au bonheur ; mais cette dernière reste modérée. Cette étude permet de mettre en évidence l’intérêt d’une prise en charge cognitivo-comportementale de groupe pour des patients présentant des troubles de l’assertivité. Cette thérapie influence les niveaux d’assertivité, mais aussi ceux de l’optimisme. Le développement de l’optimisme reste un allié de choix pour cette thérapie et devrait à ce titre faire l’objet d’interventions spécifiques.
Bipolar disorder is associated with substance use and misuse. However, to date few studies have examined the relationship between hypomania and substance misuse and dependence in the general population.Data come from the National Institute of Mental Health Collaborative Psychiatric Epidemiology Surveys (CPES), a set of multi-stage area probability samples of US adults (N=10,404). Multivariable linear and logistic regression was used to assess the relationship between DSM-IV hypomania and nicotine, alcohol, cannabis, cocaine, and prescription drug use. Models were adjusted for age, gender, education, and marital status. Stratified analyses and interaction terms were used to determine whether the relationship between hypomania and substance misuse varied by race/ethnicity.The 12-month prevalence of hypomania was 0.5%. Hypomania was more common among African Americans (0.9%) relative to non-Hispanic Whites (0.5%) or other race/ethnicities (0.7%). Individuals with hypomania were 3.6 (95% CI: 1.5, 8.5) and 2.9 (95% CI: 1.3, 6.8) times more likely to also meet criteria for alcohol abuse/dependence and drug abuse/dependence relative to individuals without. The relationship between hypomania and substance use outcomes did not vary by race/ethnicity.The primary limitation of this study is its cross-sectional design, which precludes any inference about the causal nature of comorbid hypomania-substance use.Hypomania is associated with increased likelihood of substance use and dependence/abuse across a broad range of substances. These associations were consistent across racial/ethnic groups. Findings indicate that even sub-syndromal conditions, such as hypomania, are significantly related to substance use and misuse in the community.