
In agricultural value chains, in particular cocoa, environmental, and social standards are becoming increasingly important in meeting sustainability challenges. The main aim of this article is to examine the role of certification primarily on the yields and incomes of cocoa farmers in the Central Cameroon region. From June to July 2017, a survey of certified and non-certified cocoa producers was conducted in the districts of Ngoumou and Mbangassina. At the end of the survey, a total sample of 114 certified and non-certified producers was obtained. Using the cost-benefit analysis, in this preliminary phase of the certification process, the results show that there is no significant difference in costs between certified and non-certified producers for each of the districts. There is also no price difference between certified and non-certified cocoa and the payment of the certification premium is not systematically distributed. However, the profit analysis shows on average significantly higher yields and profits for certified producers. Nevertheless, this increase in profits would mainly be due to the implementation of good agricultural practices rather than the certification itself. Additionally, the exploration of on farm income shows that cocoa-based households remain on average below the poverty line. One of the long-term challenges for the cocoa sector in Cameroon is to combine the government's objective of increasing production with that of improving quality. To this end, the advantages of the predominantly agroforestry systems present in Cameroon should be exploited to produce a critical mass of quality and sustainable cocoa that would allow a significant increase in producer prices.
La compréhension des moteurs de la fragmentation paysagère est indispensable pour réduire l’impact de l’anthropisation des habitats et mieux préserver la biodiversité. Cependant, l’écologie du paysage seule ne permet pas de cerner l’influence des changements agraires sur la dynamique paysagère. Cette étude adopte donc une approche systémique qui intègre l’écologie du paysage à la sociologie rurale pour analyser l’impact du régime foncier agraire sur la dynamique paysagère autour des aires protégées. Une analyse multichronique au moyen d’images Landsat et des entretiens individuels ont été effectués. Cinq classes d’occupation des terres, sept indices paysagers et trois indices agro-démographiques ont permis d’interpréter la dynamique paysagère en lien avec les changements agraires. Un nouvel indice a été introduit pour quantifier le processus de disparition de la jachère. En comparant deux villages à régime foncier contrasté avec une évolution démographique similaire, les résultats montrent que la location des terres agricoles contribue à la fragmentation des habitats et est à l’origine de la disparition de 37,97 % des terres en jachère. Cette dynamique rend permanente l’insécurité foncière et constitue un obstacle à l’adoption des pratiques agricoles durables. La prise en compte de la disparité foncière entre les producteurs permettrait de réduire la fragmentation paysagère.
Sericostachys scandens Gilg & Lopr. (Amaranthaceae), liane envahissante, représente une menace pour les espèces ligneuses des forêts tropicales. Cette étude vise à comparer les paramètres dendrométriques des peuplements ligneux entre les milieux envahis par S. scandens et les milieux non envahis, puis à estimer l’influence de S. scandens sur les stades de développement des espèces ligneuses (régénération, jeune arbre, arbre) dans le Parc National de la Kibira (PNK) au Burundi. L’abondance de S. scandens et des autres espèces ligneuses a été évaluée dans 100 placeaux de 50 m x 50 m (équitablement répartis entre les milieux envahis et les milieux non envahis du PNK) et soumise à une analyse de la covariance, à un test t de Student et à un modèle linéaire mixte avec pente et ordonnée à l’origine aléatoires. Les paramètres dendrométriques (densité, diamètre, hauteur et surface terrière) sont significativement plus élevées dans les milieux non envahis comparativement aux milieux envahis. La prolifération de S. scandens a un effet négatif sur la densité de tous les stades de développement. S. scandens affecte négativement les peuplements forestiers du PNK. Le contrôle de S. scandens pourrait améliorer le recrutement des espèces ligneuses.
La Réserve de biosphère de Samba Dia regorge d’importantes ressources végétales. Ces dernières font qu’elle est confrontée à de nombreuses menaces. L’espèce la plus visée par les populations est le rônier (Borassus akeassii). La présente étude vise à caractériser la végétation ligneuse de la Réserve de Biosphère de Samba Dia au plan floristique et structural afin de développer des stratégies de gestion durables. Pour ce faire, 216 placettes ont été inventoriées en zones clôturée et périphérique. Les données ont été traitées par la technique d’analyse univariée. L’analyse a mis en évidence une richesse floristique de 46 espèces, 36 genres et appartenant à 21 familles. Les Fabaceae, les Anacardiaceae et les Combretaceae sont les familles les plus représentées. Borassus akeassii représente 32,921% en zone clôturée et 64,293% en zone périphérique des espèces marquant le caractère arboré du peuplement avec des densités respectives de 29 et de 7 individus adultes ha-1. Ces faibles densités relevées seraient inhérentes à la pression anthropique et aux conditions climatiques défavorables. Toutefois, la structure horizontale s’ajuste mieux avec la fonction polynomiale avec une prédominance d’individus jeunes en zone clôturée (302 tiges ha-1) et d’individus d’âges multiples en zone périphérique (33 tiges ha-1). Cependant, la prolifération des Combretaceae surtout dans la zone clôturée est un signe négatif. Pour inverser la tendance, il est nécessaire de mettre un plan simple de gestion de la réserve pour le maintien et la conservation de la biodiversité.
In agricultural value chains, in particular cocoa, environmental, and social standards are becoming increasingly important in meeting sustainability challenges. The main aim of this article is to examine the role of certification primarily on the yields and incomes of cocoa farmers in the Central Cameroon region. From June to July 2017, a survey of certified and non-certified cocoa producers was conducted in the districts of Ngoumou and Mbangassina. At the end of the survey, a total sample of 114 certified and non-certified producers was obtained. Using the cost-benefit analysis, in this preliminary phase of the certification process, the results show that there is no significant difference in costs between certified and non-certified producers for each of the districts. There is also no price difference between certified and non-certified cocoa and the payment of the certification premium is not systematically distributed. However, the profit analysis shows on average significantly higher yields and profits for certified producers. Nevertheless, this increase in profits would mainly be due to the implementation of good agricultural practices rather than the certification itself. Additionally, the exploration of on farm income shows that cocoa-based households remain on average below the poverty line. One of the long-term challenges for the cocoa sector in Cameroon is to combine the government's objective of increasing production with that of improving quality. To this end, the advantages of the predominantly agroforestry systems present in Cameroon should be exploited to produce a critical mass of quality and sustainable cocoa that would allow a significant increase in producer prices.
Understanding the drivers of landscape fragmentation is essential to reduce the anthropisation impact on ecosystems and enhance biodiversity conservation. However, the principles of landscape ecology alone are not sufficient to understand the influence of agrarian change on landscape dynamics. This study adopts an integrated approach based on the principles landscape ecology and sociology to analyze the impact of land tenure on landscape dynamics in the vicinity of protected areas. A multichronic analysis using Landsat satellite imagery and individual surveys with farmers were carried out. Five land cover classes, seven landscape metrics and three agro-demographic indices were used to interpret changes in the landscape in relation to agrarian dynamics. A new spatial index was introduced to quantify the process of shortening of fallow land. By comparing two villages with contrasting land tenure systems and similar demographic growth, the results show that the renting of agricultural land contributes to landscape fragmentation and is responsible for the loss of 37.97% of fallow land. This dynamic creates permanent land tenure insecurity and is a constraint on the adoption of sustainable agricultural practices. Considering the land tenure disparity within the farmers would reduce landscape fragmentation.
Au Burkina Faso, au sein du complexe écologique Pô-Nazinga-Sissili, dénommé PONASI dans le centre-sud du pays, la croissance démographique rapide entraine des changements de l’occupation du sol généralement non planifiés, mais fréquents. La présente étude apprécie la dynamique paysagère autour du corridor n°1 du complexe écologique PONASI à partir du traitement des images Landsat de 1996, 2006, 2016 et 2020, complété par les outils d’analyse de l’écologie du paysage. Les résultats révèlent qu’en 24 ans (de 1996 à 2020), les superficies des pâturages, des forêts galeries et des jachères ont régressé respectivement de 50 %, de 40 % et de 98 % à travers les processus de fragmentation et de suppression. Inversement, les champs se sont étendus dans le paysage, leur surface étant multiplié par 11, conséquence d’une création et d’une agrégation des tâches. La dynamique paysagère est ainsi matérialisée par le remplacement des pâturages, matrice du paysage jusqu’en 2006, par les champs qui ont constitué la nouvelle matrice du paysage à partir de 2016. Par conséquent, l’anthropisation du paysage induite par le développement agricole est illustrée par le niveau de perturbation du paysage qui est passé de 0,30 à 1,83, conséquence d’une absence des mesures d’accompagnement des plans d’aménagement du territoire dans un contexte de croissance démographique rapide. Nos observations impliquent le besoin de développement d'une politique de gestion participative des ressources naturelles en tenant compte du contexte socio-économique de la zone d’étude.
La présente étude porte sur la caractérisation des déchets ménagers et assimilés générés dans deux résidences universitaires, Ex-Habitat et Hasnaoua 2, sises dans la ville de Tizi-Ouzou, en Algérie, afin de connaître leurs quantités et leur typologie pour mieux les gérer. Les résultats obtenus montrent que les déchets organiques représentent la fraction la plus dominante, soit 87,95% au niveau de l’Ex-Habitat et 96,57% au niveau de Hasnaoua 2. Le ratio est de 0,29 kg/personne/jour pour la première résidence et de 0,22 kg/personne/jour pour la seconde. Pour traiter in-situ les déchets organiques générés en grande quantité et éviter ainsi leur acheminement vers le CET de Oued-Falli (Tizi-Ouzou), deux modes de compostage ont été utilisés : en tas et dans des composteurs. Le suivi du processus de compostage nous a permis d’obtenir des résultats satisfaisants en utilisant comme apport carboné le grignon d’olives, la sciure du bois, des feuilles d’arbres sèches et du papier carton. Les températures les plus élevées ont été obtenues avec le grignon d’olives, la sciure du bois et les feuilles sèches, ce qui indique un bon déroulement du processus de dégradation des biodéchets mélangés avec ces matières carbonées. Quant au papier/carton, les résultats relèvent une activité microbienne moins intense où les températures maximales n’ont pas dépassé les 37,5°C dans les tas et les composteurs où les biodéchets ont été mélangés avec cet apport carboné. Ces résultats nous permettent de conclure que l’utilisation du papier/carton comme apport carboné n’est pas à recommander car sa présence dans le substrat empêche le bon déroulement du processus de compostage : une mauvaise circulation de l’oxygène, ce qui provoque un ralentissement de la dégradation des biodéchets et l’émanation d’odeurs nauséabondes.
Ce papier analyse l’effet de la culture associée sur l’efficacité technique des ménages agricoles au Burkina Faso, par l’approche fonction distance directionnelle. Les données proviennent de 303 ménages, collectées en 2012 et 2013 par le Laboratoire d’Analyse Quantitative Appliquée au Développement-Sahel de l’Université Thomas Sankara. Il ressort que l’intensification de la culture associée améliore l’efficacité technique, de même que l’éducation et la traction animale. L’âge du chef de ménage et le ratio de dépendance réduisent en revanche l’efficacité technique. Afin d’améliorer durablement l’efficacité technique des ménages agricoles, les actions doivent viser prioritairement l’intégration de la culture associée dans les plans et programmes de développement agricole, le renforcement des capacités par la formation et l’encadrement agricole, l’amélioration de l’accès aux équipements agricoles et aux services sociaux de base (éducation).
Bioprotection de Cucumis melo contre maladie des taches foliaires par Glomus mosseae et Trichoderma harzianum. Alternaria alternata, responsable de l’alternariose des taches foliaires, est une propagation mondiale notamment en Irak. Cette maladie se caractérise par la formation de lésions sur les feuilles, entraînant des pertes substantielles de rendement et de qualité chez plusieurs espèces végétales telles que Cucumis melo (melon). Glomus mosseae et Trichoderma harzianum sont considérés comme une alternative écologique et respectueuse de l'environnement par rapport à l'utilisation des fongicides en raison de leur capacité intrinsèque à induire des voies antistress natives chez les plantes. Dans ce contexte, ces travaux de recherche ont été menées pour évaluer l'efficacité des bio-agents testés, G. mosseae et T. harzianum (en combinaison ou séparément), sur les melons infectés par A. alternata dans des conditions sous serre. G. mosseae et T. harzianum ont fourni de puissants effets inhibiteurs contre la maladie des taches foliaires, en diminuant le pourcentage de gravité (DSI = 31,35 et 40,39 %, respectivement) et l'indice de la maladie (DI = 1,30 et 1,49, respectivement). Les résultats obtenus ont révélé que le traitement du melon séparé contre cet agent pathogène aéroporté en utilisant G. mosseae et T. harzianum a généré la plus forte activité de la catalase (CAT = 5,678 et 3,389 unités/mg protéine/min, respectivement) et de la peroxydase (POX = 9,948 et 7,542 unités/g/ml/min, respectivement). Cependant, les résultats en cours ont révélé que la combinaison de G. mosseae et de T. harzianum réduisait de manière négligeable le DSI (47,04 %) et le DI (2,08) et augmentait la CAT (1,962 unités/mg de protéine/min) et la POX (3,08 unités/g/ ml/min). Pour lutter contre A. alternata dans le cadre de stratégies de lutte intégrée contre les ravageurs, des agents de lutte biologique (tels que G. mosseae et T. harzianum) doivent être pris en considération.
L’élevage bovin constitue une composante majeure de l’économie des sociétés pastorales africaines en général et béninoises en particulier. Cette activité fait face à de nombreuses difficultés ces dernières années, malgré ses multiples fonctions économiques et socioculturelles. La présente étude vise, d’une part, à appréhender la perception des dérèglements climatiques et environnementaux par les éleveurs de bovins et d’autre part, à analyser les stratégies d’adaptation développées par les éleveurs pour faire face aux nouvelles conditions climatiques. 300 éleveurs de bovins ont été enquêtés dans les communes de Tchaourou et de Djougou au Bénin. L’approche méthodologique adoptée comprenait une phase d’enquête exploratoire qui a permis la sélection des arrondissements et des villages d’enquêtes, une phase d’enquête approfondie qui a permis l’administration des questionnaires auprès des éleveurs à travers des entretiens individuels et des discussions de groupe. Les résultats révèlent que le changement climatique est perçu comme un phénomène majeur qui affecte les différentes pratiques d’élevage bovin, très dépendantes de l’environnement. Les éleveurs de bovins enquêtés ont remarqué une hausse des températures (48%), une baisse pluviométrique (46%) et une hausse de la vitesse du vent (6%) dans la zone d’étude. Ces conditions climatiques impactent négativement la disponibilité et la qualité des ressources fourragères et hydriques. De plus, elles influencent les performances des élevages notamment les performances laitières (47%), l’âge de la première mise bas (36%) et la croissance des animaux (17%). Les animaux sont soumis à la recrudescence des maladies dont la pasteurellose (28%), la péripneumonie (26%), la fièvre aphteuse (22%) et la trypanosomiase (8%). Dans ces conditions, les éleveurs adoptent diverses stratégies pour atténuer les effets de la sécheresse et de la dégradation des ressources pastorales à travers le recours à la transhumance (50%), le stockage du fourrage notamment des résidus de récolte (8 %) et la culture fourragère « Panicum maximumC1 » (17%). Face aux maladies bovines, 57% et 30% des répondants ont respectivement recours aux services vétérinaires et traitements ethno-vétérinaires. Ces stratégies que développent les éleveurs face aux effets néfastes des changements climatiques nécessitent d’être soutenues à travers des politiques de développement durable dans le secteur de l’élevage bovin afin de les rendre plus performantes.
La commune de Ouaké fait partie de la zone soudanienne du Bénin où l’on assiste à une dégradation avancée des sols. Dans le but de contribuer à la restauration de ces sols, les pratiques anti-érosives de conservation des sols (PACS) ont été évaluées dans cette commune. Des enquêtes et collectes des données ont été menées à partir des entretiens individuels et de groupes auprès de 215 agriculteurs répartis dans 18 villages, couvrant tous les arrondissements de la commune, ainsi qu’au niveau des structures de développement agricole et forestier. Un diagnostic a été mené sur chaque PACS en identifiant leurs forces, faiblesses, opportunités et menaces suivi de leur priorisation. Un total de cinq (05) pratiques anti-érosives a été identifié avec une dominance avec de la pratique des sillons en direction perpendiculaire à la pente (80,63 %). Le taux d’adoption de ces PACS diffère suivant les villages et arrondissements, les groupes socioéconomiques, les ethnies, le sexe, l’âge, le niveau d’instruction et l’activité principale. Les haies vives anti-érosives et les cordons pierreux ont une grande priorité. Le développement des PACS doit s’appuyer sur ces pratiques prioritaires.
L'agriculture urbaine et périurbaine est aujourd'hui confrontée aux problèmes d'appauvrissement des sols, en particulier en matière organique, et de perte d'eau par évaporation. Pour aider les agriculteurs à faire face à ces aléas, la présente étude propose d'évaluer des amendements en Bois raméal fragmenté (BRF) et en litière de volaille (LV) en termes d'économie d'eau et d'amélioration de propriétés physico-chimiques des sols. Pour ce faire, un dispositif expérimental de huit traitements randomisés en quatre blocs a été mis en place et des mesures de température des sols, de teneur et de succion en eau ont été effectuées in situ. Les traitements sont constitués de deux volumes d'eau d'irrigation (V1 et V2=0,5V1) et des amendements de sol ou non (45t.MS/ha de BRF et/ou 15t.MS/ha de LV). En parallèle, des échantillons composites de sol ont été prélevés sur chaque parcelle tous les trois mois et analysés au laboratoire pour déterminer l’évolution de quelques propriétés chimiques caractérisant la fertilité des sols. Les résultats ont montré que pour les essais V1, les amendements BRF-LV et LV ont réduit légèrement l’évaporation en maintenant la teneur en eau plus élevée que ceux avec BRF seuls et témoin. Toutefois, pour les essais avec V2, les amendements BRF et BRF-LV ont limité davantage l'évaporation puisque la teneur en eau se maintient plus élevée en comparaison à celle des témoins et LV pour les essais avec un volume d’arrosage limité (V2), et ce tout au long des 9 mois de l’étude. Toutefois, la température du sol n’a pas montré une différence remarquable entre les traitements. Les caractéristiques chimiques du sol ont montré que la teneur en matière organique et la concentration en phosphore ont augmenté à partir du 3e mois indiquant ainsi une amélioration de la qualité des sols. Un suivi à long terme des caractéristiques physiques du sol et une étude en milieu contrôlé vont permettre de confirmer les avantages de ces types d'amendements.
Cette étude a pour fin l’amélioration des connaissances sur la flore du Parc National de la Ruvubu et la caractérisation de la dynamique de ses habitats grâce à l’interprétation des spectres écologiques des végétations et des facteurs abiotiques prépondérants dans ce parc. Un échantillonnage a été mené sur 31 parcelles permanentes le long de 4 transects répartis en raison d’un par secteur administratif du Parc. L’étude distingue 10 entités de végétations subdivisées en 31 types de végétations élémentaires, soit autant d’habitats correspondants. Sur le plan floristique, 563 espèces réparties en 315 genres et 97 familles ont été inventoriées. Les familles cosmopolites (Fabaceae, Asteraceae et Poaceae) dominent. L’analyse des spectres biologiques montre une prédominance des phanérophytes et des hémicryptophytes. Sur le plan phytogéographique, la flore de ce parc s’est révélée comme résultante d’une interpénétration des domaines zambézien et oriental. Les caractéristiques physionomiques et structurales reflètent une végétation influencée essentiellement par les feux de brousse annuels. L’absence de ces feux, surtout tardifs, pourrait induire une reprise de la dynamique progressive des habitats dans ce parc. L'état des lieux réalisé dans le présent article facilitera le renforcement d'un système de suivi de la dynamique de ses habitats qui est en cours dans les aires protégées au Burundi.
Les zones territoriales de l’Arc Cuprifère Katangais sont parmi les principaux réceptacles d’une forte concentration démographique et des sites miniers en RD Congo. Par conséquent, les paysages naturels y subissent des profondes mutations dans leur structure spatiale. Cette étude caractérise les changements de l’occupation du sol avant et après la libéralisation du secteur minier en 2002. Trois mosaïques d’images Landsat (TM 1990, ETM + 2002 et OLI 2015) ont été classifiées en "Forêt" et "Non Forêt ", et validées par les valeurs du coefficient Kappa. Les résultats ont montré une perturbation grandissante du paysage, notamment après la libéralisation du secteur minier. La matrice paysagère, initialement constituée des taches de « Forêt » s’est dégradée et/ou convertie en classe « Non Forêt ». Une suppression et une dissection des taches de forêt en opposition à la création de taches de "Non Forêt" ont été identifiées comme des processus de transformation spatiale. La dynamique régressive des écosystèmes forestiers résultant de plusieurs activités anthropiques dont l’agriculture, la production du bois énergie et activités minières exécutés en synergie, a été plus poussée dans la zone de Kasenga. Les administrateurs territoriaux devront en urgence déclarer des zones protégées et créer des réserves naturelles pour préserver les écosystèmes forestiers.
L’objectif de cette étude est de caractériser les performances de ponte ainsi que les qualités physique et nutritionnelle de l’œuf de la poule locale de Niamey (Niger). Pour ce faire, 40 poules ont été suivies pendant six 6 mois de ponte à la ferme expérimentale de la Faculté d’Agronomie de l’Université Abdou Moumouni de Niamey. Les poules étaient élevées en parc sur litière et nourries avec un aliment commercial pour pondeuses. A l’entrée en ponte, les poulettes avaient 19 semaines d’âge et pesaient en moyenne 919 ± 94 g. Le pic de ponte a été atteint à la quatrième semaine de ponte et a duré 12 semaines. Le poids moyen des œufs pour l’ensemble de la période de l’étude était de 37,50 ± 3,64 g avec un indice de consommation moyen de 6,97 ± 4,36 et un indice de fraîcheur de 74,40 ± 0,70 unités Haugh. La matière sèche des œufs contenait respectivement 8,82 % et 17,11 % de protéines et de lipides. La poule locale de Niamey est caractérisée par une faible production d’œufs et une moindre valorisation des aliments par rapport aux pondeuses commerciales. Une amélioration de ses performances pourrait être envisagée à travers la sélection, le croisement ou la combinaison des deux méthodes.
Le Burkina Faso est l’un des principaux pays producteurs de fraise en Afrique de l’Ouest. Cultivée dans les provinces du Kadiogo, du Houet et du Boulgou, elle est une spécialité du pays. Cependant, cette spéculation ne bénéficie pas d’appuis techniques de la part des structures de recherche. Aujourd’hui, avec la croissance économique des pays ouest-africains, sa demande pourrait donc augmenter. Cette étude, conduite sur le site de Boulmiougou, visait à caractériser le système de culture de la fraise dans le but de mieux faire connaitre l’espèce et de mettre en exergue ses potentialités. Pour ce faire, une enquête a été menée auprès de 31 producteurs de fraise. Les résultats de l’étude indiquent que les connaissances actuelles, sur la culture de fraise, découlent des nombreuses années d’expérience des producteurs. En effet, les pratiques culturales adoptées ne suivent aucun itinéraire technique établi avec des moyens de production dérisoires. La culture de fraise est peu répandue et se pratique aux abords des bas-fonds, sur des superficies moyennes de 0,24 ha par producteur. Sa production est limitée du fait de sa clientèle restreinte aux classes aisées.
Le présent travail vise à évaluer la valeur nutritive et les propriétés antioxydantes de D. dumetorum pour une meilleure valorisation en alimentation humaine et animale. Les tubercules frais ont été découpés en morceaux, cuits dans l’eau pendant 30, 60 et 90 minutes puis séchés au soleil pour obtenir respectivement des cossettes CD30, CD60 et CD90. Les dosages chimiques et phytochimiques ont été réalisés sur les différents types de cossettes. La teneur en cendres totales a varié de 3,36 à 3,55 %. La teneur en protéines brutes a varié de 7,86 à 9,8 %. Quant à la teneur en cellulose brute, elle a varié de 0,69 à 1,71 %. Au total, 10 classes de métabolites secondaires sont présentes dans les cossettes. Les teneurs en polyphénols totaux, en flavonoïdes et en tanins sont plus élevées dans les cossettes CD30. Le taux d’inhibition des radicaux libres a varié de 51,97 à 54,08 %. La valeur de concentration inhibitrice 50 % a varié de 2,62 à 12,10 µg/mL dans les cossettes. D. dumetorum est une ressource alimentaire dont la capacité antioxydant pourrait contribuer à la prévention des dommages causés par le stress oxydatif et par conséquent à l’amélioration de la productivité chez les animaux.
La croissance de la population des pays en développement impose parfois des besoins d’accroissement de la production agricole. Un projet de fertilisation phosphatée de la riziculture pluviale à Madagascar a été mené de façon participative entre des acteurs de recherche et des agriculteurs pour rehausser le rendement. Cependant, l’adoption de l’innovation a été très vite abandonnée par les agriculteurs. La démarche ImpresS (Impact des Recherches au Sud) a été utilisée sur ce projet pour évaluer ses impacts en élaborant un modèle répondant aux conditions d’adoption de l’innovation. Malgré l’abandon précoce de l’engrais cible (le phosphore minéral), la démarche ImpresS a permis d’identifier des processus qui ont amené aux impacts. Les résultats identifient un modèle d’innovation se présentant sous forme d’interaction ou de coproduction de connaissances entre les différents acteurs. Cette interaction permet de renforcer les capacités de tous les acteurs du projet à changer de pratiques ou à innover. En effet, les renforcements de capacités permettent à tous les acteurs engagés d’acquérir des impacts qui sont des nouvelles capacités techniques et fonctionnelles. Il en est déduit des réflexions collectives pour l’élaboration de futurs projets incluant une « culture d’impact » permettant une meilleure adoption de l’innovation apportée par la recherche.