
Le choix du ou des différents moyens thérapeutiques dans la prise en charge d’une hyperparathyroïdie primaire dépend de la sévérité de la maladie et de ses complications au moment du diagnostic, de la situation spécifique à chaque patient(e) et de son histoire naturelle, ainsi que de l’évaluation de la balance bénéfices–risques pour chaque moyen thérapeutique disponible (chirurgie, destruction locale et médicaments). Ce chapitre propose une synthèse des indications du traitement de l’hyperparathyroïdie primaire.
L’hyperparathyroïdie primaire est la conséquence d’une hypersécrétion de PTH par un adénome parathyroïdien unique dans plus de 80 % des cas. Une atteinte multi-glandulaire, associant dans des proportions variables adénome et/ou hyperplasie est également possible quoique moins fréquente. Lorsque le diagnostic d’hyperparathyroïdie est certain et qu’un geste chirurgical est envisagé, l’imagerie est utile pour localiser la ou les glande(s) hyperfonctionnelle(s). La stratégie d’exploration repose en première intention sur la réalisation d’une échographie parathyroïdienne et d’un examen de médecine nucléaire, pouvant être une scintigraphie parathyroïdienne, de préférence en double isotope 123I/99mTc-Sestamibi, avec acquisitions planaires et tomoscintigraphiques ou une TEP-TDM à la 18F-Choline. En cas de résultats négatifs, il est conseillé de réaliser une TEP choline si le premier examen était une scintigraphie. Dans les situations difficiles, le recours à des compléments d’exploration par scanner parathyroïdien 4D ou IRM parathyroïdienne, cytoponction et dosage de PTH dans le liquide de rinçage est possible après discussion pluridisciplinaire en centre expert.