Quantifying and mitigating transboundary effects of anthropogenic activity is a key challenge in environmental management, particularly for wide-ranging species such as large predators, fish and migratory birds, relying on habitats across multiple national jurisdictions. This challenge is especially complex in marine ecosystems, where the movement of species and impacts across borders is largely unobserved. Central-place foragers, such as pinnipeds and seabirds, exemplify this complexity: abundance is typically assessed on local (regional or national) scales on land, yet at-sea movements and drivers of abundance occur on broader transboundary scales. Resolving this mismatch is critical to effective conservation, especially in areas such as the Northwest European Shelf (NWES), which features globally important predator populations (including two pinniped species) alongside growing anthropogenic pressures and a mosaic of national maritime borders. We model an unprecedented GPS dataset from 236 grey (Halichoerus grypus) and 606 harbour seals (Phoca vitulina) tracked in waters of seven countries across the NWES (United Kingdom, Ireland, France, Belgium, Netherlands, Germany and Denmark). Using regional habitat association models, we generate at-sea distribution estimates for both species at 5 km resolution, scaled to haulout counts, producing country-specific and NWES-wide density maps. Analysis of the extent to which seals making foraging trips from one country occupy the Exclusive Economic Zones (EEZs) of other countries revealed substantial transboundary overlap, particularly for grey seals, and harbour seals in the southern North Sea. A case study apportioning grey seal density within three adjacent offshore marine protected areas in different EEZs revealed that, where total density in a given area is required, overlooking transboundary distribution can underrepresent numbers by an order of magnitude. Synthesis and applications. This study provides the first comprehensive, regionally scalable distribution estimates for pinnipeds across the NWES and its constituent countries. The modelling framework is adaptable to other central-place and migratory species, supporting transboundary biodiversity assessments and international conservation policy. We discuss common limitations and misconceptions of species distribution estimates, highlight priorities for future work and underscore the need for transboundary efforts to manage wide-ranging species, providing a foundation for future ecological modelling and decision-making across shared ecosystems. Quantifier et att & eacute;nuer les effets transfrontaliers des activit & eacute;s anthropiques est un d & eacute;fi majeur dans la gestion environnementale, en particulier pour les esp & egrave;ces & agrave; large r & eacute;partition telles que les grands pr & eacute;dateurs, les poissons et les oiseaux migrateurs, qui d & eacute;pendent d'habitats r & eacute;partis sur plusieurs juridictions nationales. Ce d & eacute;fi est particuli & egrave;rement complexe dans les & eacute;cosyst & egrave;mes marins, o & ugrave; les d & eacute;placements des esp & egrave;ces et les impacts transfrontaliers sont largement inobserv & eacute;s. Les esp & egrave;ces & agrave; places centrales, telles que les pinnip & egrave;des et les oiseaux marins, illustrent bien cette complexit & eacute;: leur abondance est g & eacute;n & eacute;ralement & eacute;valu & eacute;e & agrave; l'& eacute;chelle locale (r & eacute;gionale ou nationale) sur terre, alors que leurs mouvements en mer et les facteurs qui d & eacute;terminent leur abondance se produisent & agrave; une & eacute;chelle transfrontali & egrave;re plus large. Il est essentiel de r & eacute;soudre ce d & eacute;calage pour assurer une conservation efficace, en particulier dans des zones telles que le plateau nord-ouest europ & eacute;en (NWES), qui abrite des populations de pr & eacute;dateurs d'importance mondiale (dont deux esp & egrave;ces de pinnip & egrave;des) et qui est soumise & agrave; des pressions anthropiques croissantes et & agrave; une mosa & iuml;que de fronti & egrave;res maritimes nationales. Nous avons mod & eacute;lis & eacute; un jeu de donn & eacute;es GPS sans pr & eacute;c & eacute;dent provenant de 236 phoques gris (Halichoerus grypus) et 606 phoques veaux-marins (Phoca vitulina) suivis dans les eaux de sept pays du NWES (Royaume-Uni, Irlande, France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne et Danemark). & Agrave; partir de mod & egrave;les r & eacute;gionaux d'association d'habitats, nous avons g & eacute;n & eacute;r & eacute; des estimations de r & eacute;partitions en mer des deux esp & egrave;ces avec une r & eacute;solution de 5 km, mises & agrave; l'& eacute;chelle en fonction du nombre d'animaux recens & eacute;s sur les zones de repos terrestres, afin de produire des cartes de densit & eacute; sp & eacute;cifiques & agrave; chaque pays et & agrave; l'ensemble de la r & eacute;gion NWES. L'analyse de la r & eacute;partition des zones de chasse des phoques partant d'un pays et se superposant aux Zones & Eacute;conomiques Exclusives (ZEEs) d'autres pays a r & eacute;v & eacute;l & eacute; un chevauchement transfrontalier important, en particulier pour les phoques gris et les phoques veaux-marins dans le sud de la mer du Nord. Une & eacute;tude de cas portant sur la r & eacute;partition de la densit & eacute; des phoques gris dans trois zones marines prot & eacute;g & eacute;es adjacentes situ & eacute;es dans diff & eacute;rentes ZEE a r & eacute;v & eacute;l & eacute; que, lorsqu'il est n & eacute;cessaire de d & eacute;terminer la densit & eacute; totale dans une zone donn & eacute;e, le fait de n & eacute;gliger la r & eacute;partition transfrontali & egrave;re peut entra & icirc;ner une sous-estimation des chiffres d'un ordre de grandeur. Synth & egrave;se et applications: Cette & eacute;tude fournit les premi & egrave;res estimations compl & egrave;tes et adaptables & agrave; l'& eacute;chelle r & eacute;gionale de l Le cadre de mod & eacute;lisation est adaptable & agrave; d'autres esp & egrave;ces & agrave; place centrales et migratrices, permettant les & eacute;valuations transfrontali & egrave;res de la biodiversit & eacute; et les politiques internationales de conservation. Nous discutons des limites et des id & eacute;es fausses courantes concernant les estimations de la r & eacute;partition des esp & egrave;ces, soulignons les priorit & eacute;s pour les travaux futurs et insistons sur la n & eacute;cessit & eacute; d'efforts transfrontaliers pour g & eacute;rer les esp & egrave;ces & agrave; large r & eacute;partition, fournissant ainsi une base pour la mod & eacute;lisation & eacute;cologique et la prise de d & eacute;cision futures dans les & eacute;cosyst & egrave;mes partag & eacute;s.
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