La chirurgie endoscopique des cancers de la thyroïde a été développée à partir de 1997 en réponse à une demande, particulièrement en Asie, de chirurgie sans cicatrice visible dans le cou. Le développement de la robotique a permis d’élargir les possibilités et de développer d’autres voies d’abord. Il existe des voies d’abord avec insufflation – axillo-mammaire et transorale – et d’autres techniques sans insufflation-axillaire et rétro-auriculaire. Ces dernières ont pris une place prépondérante en France. Il s’agit d’une chirurgie à distance (« remote-access ») et non mini-invasive. Le seul avantage est de dissimuler la cicatrice, mais les risques chirurgicaux, les suites et les résultats oncologiques chez les patients sélectionnés sont comparables à la chirurgie classique. La sélection des patients à bas risque ou à risque intermédiaire-bas de récidive est primordiale pour optimiser les résultats oncologiques. La miniaturisation des dispositifs robotiques et les aides technologiques d’identification des structures anatomiques (nerfs et glandes parathyroïdes) permettront à l’avenir des innovations dans le domaine de la chirurgie des cancers de la thyroïde avec un bénéfice pour des patients sélectionnés.