La chirurgie robotique correspond en réalité à une instrumentation mécanisée distanciée, plus agile en termes de degrés de liberté que la cœliochirurgie classique. Elle nécessite un plateau technique lourd et coûteux même si le coût macroéconomique d’une intervention pourrait être atténué par des gains indirects. Son apprentissage serait plus aisé que celui de la laparoscopie. Il n’existe pas à ce jour de démonstration validée d’un bénéfice pour le patient de la chirurgie robotique en cancérologie. La littérature disponible souffre en effet d’insuffisances méthodologiques majeures. Une tendance est avancée en faveur d’une diminution de la perte sanguine. Reste que la technique est positivement valorisée par les chirurgiens et notamment les jeunes générations qui veulent y voir l’avenir de leur discipline. Celle-ci pourrait bénéficier du développement de l’intelligence artificielle qui permettra de véritablement robotiser une procédure chirurgicale. Seules des études prospectives méthodologiquement correctes permettront de sortir du brouillard communicationnel.