La traduction d’un roman tel que Zazie dans le métro (Raymond Queneau 1959) constitue un défi en raison de la particularité de son contexte culturel et, surtout, de la révolution linguistique représentée par l’utilisation du néo-français. Une analyse comparée de la version italienne (1960) et de la version espagnole (1978) du roman permet d’étudier la relation entre innovation linguistique, oralité, écriture et traduction dans une perspective interdisciplinaire, abordée sous un angle médial (Koch et Oesterreicher 1990/2007), ainsi que pragmatique et traductologique (Hatim et Mason 1990/1995 ; Chesterman 1997). Cette analyse ouvre également la porte à l’observation d’autres éléments métadiscursifs tels que le langage non verbal ou le « bruit conversationnel » en traduction.