Depuis 2005, la question de la fin de vie bénéficie d’un cadre législatif grâce à la loi Léonetti ayant entraîné une modification de la formation médicale. Néanmoins, le retentissement psychologique et la connaissance des notions relatives à la fin de vie en médecine d’urgence préhospitalière n’ont pas fait l’objet d’une évaluation. L’objectif de cette enquête nationale était d’évaluer la confrontation, le retentissement psychologique et la connaissance des notions relatives à la fin de vie en médecine d’urgence préhospitalière chez les médecins du Samu de Paris. Un questionnaire anonyme de 25 questions à choix multiples a été envoyé par voie électronique au cours de l’année civile 2012 aux médecins exerçant au Samu de Paris. Ces questions évaluaient la confrontation, le retentissement psychologique des situations de fin de vie rencontrées en médecine d’urgence préhospitalière ainsi que la connaissance des notions relatives à la fin de vie et leur applicabilité à la médecine d’urgence préhospitalière. Vingt questionnaires sur 33 distribués (60 %) ont été analysés. L’âge moyen des sujets est de 43 ± 9 ans avec 60 % d’hommes. Cinquante-cinq pour cent des sujets ont été exposés plusieurs fois par an à une situation de fin de vie nécessitant des soins de confort et 50 % à une situation de mort violente. Ces situations ont entraîné un sentiment de découragement transitoire et/ou de morosité dans 20 % des cas, durant quelques minutes dans 28 % des cas et troubles du sommeil dans 6 % des cas pour les soins de confort. Un sentiment de découragement transitoire et/ou de morosité est retrouvé dans 25 % des cas, d’une durée de quelques heures dans 47 % des cas ainsi que des troubles du sommeil dans 25 % des cas pour la mort violente. Soixante-quinze pour cent des sujets ont déclaré avoir eu besoin de parler de ces situations. Par ailleurs, ces situations ont été à l’origine d’une modification de la perception de la fin de vie dans 100 % des cas. Les notions de directives anticipées et de personne de confiance sont respectivement connues par 80 % et 60 % des médecins du Samu de Paris. Soixante pour cent estiment que la notion de directives anticipées est à prendre en compte dans le cadre de la médecine d’urgence préhospitalière et 70 % estiment que la personne de confiance doit être sollicitée si elle est présente. Par ailleurs, 35 % des médecins estiment qu’une décision de limitation de soins dans le contexte de la médecine d’urgence préhospitalière doit se limiter à des critères médico-scientifiques. L’exposition aux situations de fin de vie nécessitant des soins de confort ou de mort violente est fréquente chez les médecins du Samu de Paris avec un retentissement psychologique et professionnel peu marqué. Les notions de directives anticipées et de personne de confiance sont bien connues et devraient probablement être utilisées dans le cadre de la médecine d’urgence préhospitalière. Since 2005 in France, issue of end of life has a legislative framework through the Leonetti law leading to changes in medical education. However, exposition, psychological impact and knowledge of concepts related to end of life in prehospital emergency medicine have not been evaluated. The purpose of this national survey was to assess psychological impact and knowledge of concepts related to end of life in prehospital emergency physicians. An anonymous survey including 25 multiple-choice questions was sent electronically during 2012 at all prehospital emergency physicians of the Samu de Paris. The questions assessed exposition, psychological impact of end of life situations encountered in prehospital emergency medicine and knowledge of concepts related to end of life and their applicability to prehospital emergency medicine. Twenty questionnaires (60%) were analyzed. The mean age is 43 ± 9 years with 60% of men. Fifty-five per cent of subjects were exposed several times a year to a situation requiring end of life comfort care and 50% to a situation of violent death. These situations have led to a feeling of transient discouragement and/or gloomy in 28% during a few minutes in 27% and a source of sleep disorders in 6% for comfort care. A feeling of transient discouragement and/or gloomy occurred in 25%, during several hours for 47% with sleep disorders in 25% for violent death. Seventy-five per cent reported a need to talk about these situations. Moreover, these situations have been the cause of a change in the perception of the end of life in 100%. Concepts of advance directives and trustworthy person were known by 60% and 80% respectively. Sixty per cent believe that the concept of advance directives should be taken into account in the prehospital emergency medicine and 70% believe that the trusted person should be sought if present. Additionally, 25% believe that a decision to limit care in the context of prehospital emergency medicine should be limited to medical and scientific criteria. Exposure to situations requiring end of life comfort care or violent death is common among physicians of Samu de Paris with a low psychological impact. Concepts of advance directives and trustworthy person are very well known and should probably be used in prehospital emergency medicine.
Introduction Depuis 2005, la question de la fin de vie beneficie d’un cadre legislatif grâce a la loi Leonetti [1] . La formation des medecins a du s’adapter a cette evolution [2] . Neanmoins, le retentissement psychologique et la connaissance des notions relatives a la fin de vie en medecine d’urgence pre-hospitaliere n’ont pas fait l’objet d’une evaluation. L’objectif de cette enquete nationale est d’evaluer le retentissement psychologique et la connaissance des notions relatives a la fin de vie en medecine d’urgence pre-hospitaliere (MUPH) chez les medecins de SMUR. Materiel et methodes Un questionnaire anonyme de 26 questions a choix multiples a ete envoye par voie electronique au cours de l’annee civile 2013 aux medecins exercant en SMUR. Ces questions evaluaient le retentissement psychologique des situations de fin de vie rencontrees en MUPH ainsi que la connaissance des notions relatives a la fin de vie et leur applicabilite a la MUPH. Resultats Parmi les questionnaires, 323 ont ete analyses. L’âge moyen des sujets est de 40 ans avec 58 % d’hommes. Cinquante-deux pour cent des sujets ont ete exposes plusieurs fois par an a une situation de fin de vie necessitant des soins de confort et 55 % a une situation de mort violente. Ces situations ont entraine un sentiment de decouragement transitoire et/ou de morosite dans 19 % des cas durant quelques minutes dans 35 % des cas et source d’angoisse dans 8 % des cas pour les soins de confort. Un sentiment de decouragement transitoire et/ou de morosite dans 25 % des cas durant quelques heures dans 43 % des cas et source d’angoisse et/ou troubles du sommeil dans 14 % des cas pour la mort violente. Quatre-vingt-quinze pour cent des sujets ont declare avoir eu besoin de parler de ces situations dont 87 % immediatement au decours de l’intervention avec des personnels du SAMU/SMUR dans 70 %. Quatre-vingt-onze ont pu le faire dont 70 % avec d’autres personnels du SAMU/SMUR. Par ailleurs, ces situations ont ete a l’origine d’une modification de la perception de la fin de vie dans 79 % des cas. Les notions de directives anticipees et de personne de confiance sont connues par 90 % des medecins. Aussi, 92 % de ces medecins estiment que la notion de directives anticipees est a prendre en compte dans le cadre de la MUPH et 96 % estiment que la personne de confiance doit etre sollicitee si elle est presente. Par ailleurs, 29 % des medecins estiment qu’une decision de limitation de soins dans le contexte de la MUPH doit se limiter a des criteres medico-scientifiques. Discussion L’exposition aux situations de fin de vie necessitant des soins de confort ou de mort violente est frequente chez les medecins du SMUR avec un retentissement psychologique et professionnel marque. Les notions de directives anticipees et de personne de confiance sont tres bien connues et devraient probablement etre plus utilisees dans le cadre de la MUPH.
Objective: To examine whether values of arterial base excess or lactate taken 3 h after starting ECLS indicate poor prognosis and if this can be used as a screening tool to follow Extra Corporeal Life Support after Out Hospital Cardiac Arrest due to acute coronary syndrome.Design: Single Centre retrospective observational study.Setting: University teaching hospital general adult intensive care unit.Patients: 15 consecutive patients admitted to the intensive care unit after refractory Out Hospital Cardiac Arrest due to acute coronary syndrome treated by Extra Corporeal Life Support.Interventions: Arterial base excess and lactate concentrations were measured immediately after starting ECLS and every 3 h after.Results: Both base excess and arterial lactate measured 3 h after starting ECLS effectively predict multiorgan failure occurrence and mortality in the following 21 h (area under the curve on receiver operating characteristic analysis of 0.97, 0.95 respectively). The best predictive values were obtained with a base excess level measured 3 h after starting ECLS of less than -10 mmol/l and lactate concentrations greater than 12 mmol/l. The combination of these two markers measured 3 h after starting ECLS predicted multiorgan failure occurrence and mortality in the following 21 h with a sensitivity of 70% and a specificity of 100%.Conclusions: Combination of base excess and lactate, measured 3 h after starting ECLS, can be used to predict multiorgan failure occurrence and mortality in the following 21 h in patients admitted to an intensive care unit for refractory Out Hospital Cardiac Arrest due to acute coronary syndrome treated by Extra Corporeal Life Support. These parameters can be obtained simply and rapidly and help in the decision process to continue ECLS for refractory CA. (C) 2014 Elsevier Ireland Ltd. All rights reserved.