Un insulinome est retrouvé chez 10 à 30 % des patients-NEM1. Le diagnostic de l’insulinome-NEM1 est, empiriquement, calqué sur celui de l’insulinome sporadique. L’objectif de cette étude rétrospective, multicentrique était de préciser les critères de diagnostic biologique de l’insulinome-NEM1. Trente-neuf patients (22 hommes), d’âge médian 26,5ans, avec une NEM1 prouvée génétiquement et un insulinome, ont été inclus. L’insulinome était la première atteinte de la NEM1 chez 6 patients (15,4 %). Une cosécrétion d’hormones hyperglycémiantes était présente chez 8 patients (20,5 %). Trois patients (7,7 %) avaient bénéficié d’une chirurgie pancréatique antérieure à l’insulinome. L’hypoglycémie diagnostique a nécessité une épreuve de jeûne chez 28 patients (71,8 %). La durée médiane de l’épreuve de jeûne était de 24heures. L’hypoglycémie est survenue au-delà de 48heures de jeûne chez 6 patients (21,4 %). Lors de l’hypoglycémie diagnostique à 0,38g/L (0,21 à 0,55g/L), l’insulinémie était à 11,3 mU/L et le C peptide plasmatique à 2,21 ng/mL (médianes). Une insulinémie≥3 mU/L et/ou un C-peptide plasmatique>0,6 ng/mL étaient retrouvés chez 36 patients (92,3 %). Une insulinémie≥3 mU/L ou un C-peptide plasmatique≥0,6 ng/mL lors d’une hypoglycémie avait, respectivement, une sensibilité de 89 % et de 86 % pour affirmer l’insulinome. En conclusion, une glycémie veineuse inférieure à 0,55g/L a une sensibilité de 100 % pour affirmer le diagnostic d’insulinome dans la NEM1. Les valeurs seuils d’insulinémie et de C-peptide à utiliser dans la NEM1 paraissent identiques à celles utilisées dans l’insulinome sporadique.
La découverte d’un incidentalome surrénalien impose la recherche d’une hypersécrétion, notamment glucocorticoïde avec la réalisation d’un test de freinage minute (FM). Une réponse pathologique sans signe clinique d’hypercortisolisme fait suspecter une sécrétion autonome de cortisol possiblement associée à des comorbidités cardiovasculaires, métaboliques et thromboemboliques. Peu de données sont disponibles concernant l’évolution des patients avec FM pathologique non opérés. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’évolution des comorbidités associées, comparativement à une population témoin. Il s’agit d’une étude cas-témoin des patients pris en charge au CHU de Poitiers pour incidentalome surrénalien entre janvier 2004 et décembre 2016. Le critère de jugement principal était composite sur la survenue ou l’aggravation de ≥ 1 comorbidités associées à l’hypercortisolisme. Chaque « cas » avec FM pathologique était apparié à un « témoin » avec FM normal. Quarante « cas » et quarante « témoins » ont été inclus. Au diagnostic, il y avait significativement plus de patients hypertendus chez les « cas » (83 %) comparativement aux « témoins » (53 %), (p = 0,004). Il n’y avait pas de différence significative sur le critère de jugement principal entre les 2 groupes sur une période de suivi respective de 30 (1; 140) et 34 (3; 151) mois. Sur la période d’observation, limitée par le nombre de perdus de vue, il n’y avait pas de différence significative entre les 2 groupes sur l’évolution des comorbidités associées à l’hypercortisolisme. Une plus grande durée de suivi permettrait de vérifier ces résultats.
Une obésité est observée après chirurgie d’exérèse de craniopharyngiome (CP) dans 40 % des cas. La prise de poids est multifactorielle : perte de la satiété, diminution du métabolisme basal, hypopituitarisme… [1]. Le by-pass gastrique et les analogues du GLP-1 sont des options thérapeutiques pour une perte de poids significative chez des patients en obésité d’origine hypothalamique mais avec une efficacité variable et limitée dans le temps [2], [3]. Une patiente de 49 ans avec CP traité par chirurgie et radiothérapie a présenté une évolution pondérale défavorable : poids habituel avant chirurgie : 78 kg (30,1 kg/m2), maximal après : 88 kg (34 kg/m2) 16 ans après l’intervention. Cette obésité a résisté à une prise en charge par un réseau dédié à l’obésité. Elle a reçu depuis un an un traitement par aprémilast pour un psoriasis et on a constaté une perte de 10 kg, sans modification évidente du style de vie (diététique ou activité physique). L’aprémilast, inhibiteur de la phosphodiestérase 4 (PDE-4), est connu pour favoriser une perte de poids moyenne de 1,4 kg sur 52 semaines et > 5 % chez 19 % des patients [4]. Notre observation suggère un effet de la voie PDE-4 et sans doute des modifications immuno-inflammatoires dans l’obésité post-chirurgie du CP et le possible intérêt de l’aprémilast.
Aims Several reports have suggested a relationship between male sex and albuminuria in Type 2 diabetes, but impact on renal function decline has not been established. Our aim was to describe the influence of sex on renal function decline in Type 2 diabetes.Methods SURDIAGENE, an inception cohort, consisted in 1470 people with Type 2 diabetes. Patients without renal replacement therapy and with >= 3 serum creatinine determinations during follow-up prior to end-stage renal disease were included in the study. Estimated glomerular filtration rate was calculated using the Chronic Kidney Disease Epidemiology Collaboration equation. Primary outcome was steep estimated glomerular filtration rate (eGFR) decline, defined as a yearly slope value lower than -3.5 ml min(-1) 1.73 m(-2). Secondary outcomes were estimated glomerular filtration rate trajectories according to sex and occurrence of end-stage renal disease.Results A total of 22 914 serum creatinine determinations were considered in 1146 participants (60% men), aged 65 +/- 11 years, with a median follow-up duration of 5.7 years (range 0.1-10.2). Median yearly estimated glomerular filtration rate slope was -1.31 ml min(-1) 1.73 m(-2) in women and -1.77 ml min(-1) 1.73 m(-2) in men (P < 0.001). Men were more likely than women to develop end-stage renal disease (22 men vs. 7 women; Plog-rank = 0.03). Male sex was an independent risk factor of steep estimated glomerular filtration rate decline [adjusted odds ratio = 1.33 (1.02-1.76), P = 0.04] after adjustment for age, time from diagnosis of Type 2 diabetes, glycated haemoglobin, systolic blood pressure and urinary albumin: creatinine ratio. A multivariable linear mixed-effects model showed a significant difference of estimated glomerular filtration rate trajectories between men and women (P < 0.001).Conclusion Male sex is an important independent factor associated with renal function decline in Type 2 diabetes.
L'insulinothérapie fonctionnelle (IF) est le traitement de choix du diabète insulinodépendant, approchant la sécrétion physiologique pancréatique. Un programme d'éducation thérapeutique à l'IF est proposé aux diabétiques suivis dans notre service depuis 2007. Nous avons évalué rétrospectivement l'efficacité et la sécurité de cette formation, et la satisfaction des patients. L'évaluation a intéressé 133 adultes diabétiques, dont 71 hommes, 127 diabétiques de type 1, d'âge moyen 43 ± 14 ans, diabétiques depuis 19 ± 13 ans, de poids moyen à 71,5 ± 13 kg, formés entre 2007 et 2012 dans le service de diabétologie. Nous avons comparé l'équilibre glycémique, le poids et la fréquence des hypoglycémies sévères au cours de l'année précédente et après 12 mois de suivi ; nous avons évalué la satisfaction à l'aide d'un questionnaire postal. Parmi les 133 adultes formés, la valeur moyenne d'hémoglobine glyquée a diminué de 7,78 % à 7,53 % après 12 mois de suivi (− 0,25 %, p < 0,0001). Parallèlement, la prise de poids moyenne a été de 900 g en 12 mois (p < 0,05). La fréquence des hypoglycémies sévères était de 0,10 événements/patient/année au cours de l'année suivant la formation versus 0,07 antérieurement (p = 0,18). La présence d'au moins un épisode sévère au cours de l'année précédant la formation était associée au risque de récurrence au cours du suivi. Les 69 sujets (53 %) ayant répondu au questionnaire étaient en majorité satisfaits de cette formation et poursuivaient leur pratique, en l'adaptant à leur vie quotidienne. La note moyenne de satisfaction vis-à-vis de la gestion du diabète était de 8/10. Dans notre cohorte, la formation à l'IF améliore l'équilibre glycémique et la satisfaction des patients sans majoration significative des hypoglycémies sévères ni prise de poids importante, confirmant les résultats des essais antérieurs.
Introduction La retinopathie diabetique (RD) est une complication potentiellement grave du diabete dont le depistage reste insuffisant malgre les recommandations. La realisation de photographies par retinographie non mydriatique (RNM) a pour but d’optimiser ce depistage. notre etude a pour objectif de presenter les resultats de ce depistage, et d’evaluer les pratiques de cette methode. Materiels et methodes Tous les patients ayant beneficie de photographies du fond d’œil de Janvier a Decembre 2009 ont ete inclus. Trois photographies par œil etaient realisees a l’aide d’un retinographe non mydriatique par des infirmieres formees puis envoyees vers le service d’Ophtalmologie pour interpretation differee. Resultats 700 patients diabetiques ont ete depistes. L’âge moyen etait de 58 ± 16 ans (17-90 ans). Il s’agissait majoritairement de patients diabetiques de type 2 (73 %), dont 50 % etaient insulino-traites. L’anciennete mediane du diabete etait de 9 ± 13 ans (0-55 ans). Le taux moyen d’HbA1c etait de 8,1 ± 1,9 % (4,8–18,1 %). Parmi eux 39 % avaient un statut retinien anterieur inconnu. Sur l’ensemble des patients, une RD a ete depistee chez 202 patients (35 %). La prevalence de la RD chez les patients n’ayant pas de RD diagnostiquee anterieurement etait de 24 %. Le taux de retinographies non interpretables etait de 16 %. Le delai median de lecture etait de 8 ± 9 jours. Tous les patients presentant un RD proliferante et 71,4 % des patients presentant une RDNP severe ont ete pris en charge dans un delai respectivement de 14,6 ± 5 jours et de 39 ± 93 jours. Conclusion La RNM permet le depistage de la RD et l’optimisation de la prise en charge ophtalmologique en cas de depistage positif. Des ameliorations sont proposees afin d’optimiser le depistage par RNM, tel le recours plus frequent a un mydriatique.
Le diabète de type 2 (DT2) est un facteur de risque important de fibrillation auriculaire (FA) et de maladies cardiovasculaires. Si la néphropathie diabétique (ND) est un facteur de risque bien établi d'événements cardiovasculaires, son association avec la FA est moins clairement définie. L'objectif de notre étude était de caractériser les relations entre ND et vulnérabilité atriale électrique (FA permanente et durée de l'onde P). Les données clinico-biologiques et ECG de 2671 patients, DT2 et issus des études DIAB2NEPHROGENE & SURDIAGENE, ont été examinées pour la présence d'une FA ou d'une anomalie de l'onde P. La FA a été observée chez 95 sujets. La concentration d'albumine urinaire (Ualb) était significativement plus élevée chez les sujets en FA par rapport à ceux en rythme sinusal (56.0 [15–202] vs 23.0 [8–112] mg/L, P < 0,001) et le débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) était plus bas (57.5 [39–79] vs 76.6 [58–94] mL/min, P < 0,001). Après ajustements multiples, la concentration d'Ualb, mais pas du DFGe, restait significativement associée avec la FA (odd ratio (OR) [IC95] : 1.97 [1.10–2.90], P = 0,022). La durée de l'onde P a été analysée en quartiles. Il existait une relation entre Ualb et la durée de l'onde P (21.0 [8–87]; 23.0 [8–108]; 25.0[8–133]; 26.0[8–135] mg/L pour les 1er, 2e, 3e et 4e quartiles respectivement, P = 0,042). La relation entre Ualb > 30 mg/L et l'augmentation de la durée de l'onde P > 100 ms persistait en analyse multivariée (OR[IC95] = 1.43 [1.09–2.60], P = 0,023) mais pas avec le DFGe. Ces associations étaient indépendantes de la pression artérielle. Les lésions rénales s'associent avec la présence d'une FA permanente ou d'une augmentation de la durée de l'onde P, suggérant un lien entre les maladies rénales et la dysfonction atriale dans le DT2. La valeur prédictive des anomalies rénales dans l'apparition de la FA et du risque d'accident vasculaire cérébral reste à établir.
Type 2 diabetes (T2D) is an important risk factor for atrial fibrillation (AF) and cardiovascular diseases [ 1 Guidelines for the management of atrial fibrillation: the task force for the management of atrial fibrillation of the European Society of Cardiology. Eur Heart J. 2010; 31: 2369-2429 Google Scholar , 2 Movahed M.R. Hashemzadeh M. Jamal M.M. Diabetes mellitus is a strong, independent risk for atrial fibrillation and flutter in addition to other cardiovascular disease. Int J Cardiol. 2005 Dec 7; 105: 315-318 Google Scholar ]. While diabetic nephropathy is a well-established risk factor for cardiovascular outcomes [ 3 Deckert T. Feldt-Rasmussen B. Borch-Johnsen K. Jensen T. Kofoed-Enevoldsen A. Albuminuria reflects widespread vascular damage. The Steno hypothesis. Diabetologia. 1989; 32: 219-226 Google Scholar , 4 Mattock M.B. Keen H. Viberti G.C. et al. Coronary heart disease and urinary albumin excretion rate in type 2 (non-insulin-dependent) diabetic patients. Diabetologia. 1988; 31: 82-87 Google Scholar ], its association with AF is not clearly defined. The aim of this study was to characterize the relationship between diabetic nephropathy and electrical atrial vulnerability, namely AF and prolonged P-wave duration (PWD).
La fréquence cardiaque (FC) de repos est un facteur indépendant du risque cardio-rénal et de la mortalité dans la population générale et chez les patients en prévention cardiovasculaire secondaire. Peu de données sont disponibles sur la relation entre la FC de repos et le risque à long terme de complications cardiovasculaires et rénales chez les patients diabétiques de type 2. Nous avons réalisé une étude prospective monocentrique sur 1 088 patients diabétiques de type 2, avec une approche par risques compétitifs. Le critère de jugement principal était un critère combiné cardiovasculaire (décès cardio-vasculaire, infarctus, AVC, insuffisance cardiaque nécessitant hospitalisation, épuration extra-rénale). Le critère de jugement secondaire était un critère composé rénal (épuration extra-rénale ou doublement de la créatininémie). L'existence d'une interaction entre la FC et les antécédents cardiovasculaires à l'inclusion pour la relation entre la survenue des critères de jugement primaires et secondaires et la FC (respectivement, p interaction = 0,0001) et p interaction = 0,03) a justifié des analyses stratifiées (prévention cardiovasculaire primaire et secondaire). Sur un suivi moyen de 4,2 ans, 253 patients (23 %) et 62 patients (6 %) ont présenté respectivement le critère primaire et secondaire. Dans le sous-groupe des patients en prévention cardiovasculaire secondaire à l'inclusion (n = 336), la FC de repos était associée à l'incidence du critère de jugement principal (p = 0,0002) mais également au risque rénal après ajustement sur la mort toutes causes (risques compétitifs) (p < 0,0001). En analyse multivariée, le risque associé à une élévation de 1 bpm est significatif (SHR = 1,01; p = 0,03). Chez les patients en prévention cardiovasculaire primaire (n = 367), aucune relation n'a été retrouvée entre la FC et l'incidence des événements cardiovasculaires et/ou rénaux. La fréquence cardiaque de repos est un paramètre clinique simple qui permet d'identifier les patients diabétiques de type2 à risque de complications cardiovasculaires et rénales.
Introduction L’ischemie myocardique silencieuse (IMS) a une prevalence plus elevee et un moins bon pronostic cardiovasculaire chez les sujets diabetiques que dans la population generale. Le depistage systematique de l’IMS chez les patients diabetiques a haut risque cardiovasculaire est actuellement remis en cause et ses modalites sont discutees par les experts. Le but de notre etude d’evaluation des pratiques professionnelle consistait a determiner la pertinence des demandes de depistage de l’IMS chez les sujets diabetiques au CHU de Poitiers dans le cadre des pratiques professionnelles, en reference aux recommandations SFC/ALFEDIAM 2004. Patients et methodes Nous avons evalue retrospectivement la pertinence des examens de depistage (epreuve d’effort, tomoscintigraphie de perfusion et echographie de stress) de l’IMS au CHU de Poitiers en 2005, 2008 et 2009. Au total, nous avons analyse les donnees de 197 sujets diabetiques sans antecedents coronariens ayant beneficie d’un depistage de l’IMS en recensant le cumul des criteres cliniques et biologiques qui avait justifie la prescription de ce depistage. Resultats Nous avons observe une augmentation significative de la pertinence des examens de depistage de l’IMS entre 2005 (57%) et 2008 (76%) (p = 0,048) ; en revanche, il n’y avait pas de difference significative en comparant les donnees de 2008 et de 2009 (72%)., ni entre celles de 2005 et de 2009. La prevalence de l’IMS etait respectivement de 11%, 20% et 11% en 2005, 2008 et 2009. Sur les 26 sujets dont le depistage etait positif, seuls deux sujets (7%) ont eu un geste revascularisation, soit 1% de l’ensemble de notre population. Conclusion La pertinence de la prescription du depistage de l’IMS a ete amelioree entre 2005 et 2008. La prevalence de l’IMS etait faible et associee a peu d’indications de revascularisation coronarienne. Nos resultats s’inscrivent dans la controverse sur le depistage systematique de l’IMS chez le patient diabetique asymptomatique.
Introduction STAMP2 (six transmembrane protein of prostate 2) est une proteine transmembranaire exprimee majoritairement dans le tissu adipeux. Chez la souris, elle module favorablement la reponse inflammatoire et la sensibilite a l’insuline du tissu adipeux lors de l’excedent nutritionnel. Chez l’homme, l’expression de STAMP2 est correlee a la resistance a l’insuline. Le but de notre travail est de rechercher les associations entre les variations genetiques de STAMP2 et les phenotypes du syndrome metabolique chez l’homme. Patients et Methodes D.E.S.I.R. (Donnees Epidemiologique sur le Syndrome d’Insulino-resistance) est une cohorte de 5 212 individus issus de la population generale pour lesquels on dispose de donnees cliniques, anthropometriques, biologiques et nutritionnelles avec un suivi de 9 ans. Les sujets de la cohorte D.E.S.I.R. Ont ete genotypes par methode TaqMan pour 9 polymorphismes (SNPs) de STAMP2 selectionnes a partir de la base de donnees HapMap. Les analyses statistiques ont ete realisees par le logiciel SYSTAT (Khi2, regression logistique, ANCOVA) et le logiciel THESIAS (analyses haplotypiques). Resultats Parmi les 9 SNPs, seul le rs1026311 G > C est associe marginalement a la prevalence du syndrome metabolique (OR allele rare : 1,06 [0,93–1,19] ; p = 0,05). Le rs1236756 est associe a deux parametres du syndrome metabolique (triglycerides : p = 0,04 et glycemie a jeun : p = 0,05). Pour ce polymorphisme, on observe un effet d’interaction entre le genotype et la consommation lipidique sur le niveau du HDL-cholesterol sanguin (p = 0,01) et la pression arterielle systolique (p = 0,03). Les analyses haplotypiques n’ont montre aucun resultat significatif. Discussion Bien que STAMP2 semble jouer un role dans la resistance a l’insuline chez la souris, son importance chez l’homme est mal connue. Malgre une puissance evaluee a 80 % pour detecter un Odds Ratio = 1,3 dans notre etude, peu d’associations significatives avec ses polymorphismes genetiques ont ete mises en evidence dans une grande cohorte issue de la population generale. Conclusion La variation genetique de STAMP2 ne contribue pas, ou que faiblement, au risque de developper un syndrome metabolique dans la population generale.