Il existe dans tous les pays européens des initiatives citoyennes à but non lucratif et à portée économique. Elles répondent à des besoins sociaux non satisfaits par le marché. Depuis quelques années, l’Union européenne a proposé que des entreprises sociales lucratives s’organisent pour répondre aux mêmes besoins, et que pour ces missions sociales, elles bénéficient des mêmes avantages que les organismes à but non lucratif. À l’inverse, les organismes à but non lucratif sont soumis de plus en plus à la même fiscalité que les entreprises ordinaires, ce qui a pour effet d’en empêcher le développement. Ces problèmes n’intéressent guère les nouveaux membres de l’Union, ce qui a empêché d’élaborer les statuts d’une mutuelle et d’une association européennes.
Il existe dans tous les pays europeens des initiatives citoyennes a but non lucratif et a portee economique. Elles repondent a des besoins sociaux non satisfaits par le marche. Depuis quelques annees, l’Union europeenne a propose que des entreprises sociales lucratives s’organisent pour repondre aux memes besoins, et que pour ces missions sociales, elles beneficient des memes avantages que les organismes a but non lucratif. A l’inverse, les organismes a but non lucratif sont soumis de plus en plus a la meme fiscalite que les entreprises ordinaires, ce qui a pour effet d’en empecher le developpement. Ces problemes n’interessent guere les nouveaux membres de l’Union, ce qui a empeche d’elaborer les statuts d’une mutuelle et d’une association europeennes.
Les différentes institutions européennes sont nées pour résoudre les problèmes de la production du stade avancé du capitaliste ainsi que de son armature géopolitique. Plus qu’un régime d’accumulation, c’est d’abord une infrastructure – au sens marxiste vulgaire – qui permettait une production et une consommation industrielles en Europe et un commerce inégal avec le Sud. Mais que se passe-t-il si ce n’est même plus du capitalisme, mais un nouveau mode de production ? Celui qui extrude hors de lui-même une infrastructure très différente, à une échelle planétaire ? La question se pose alors de savoir si les anciennes infrastructures institutionnelles de l’Europe peuvent être adaptées à cette nouvelle réalité économique et politique, celle d’un Stack informationnel caractéristique du capitalisme de plateformes.
À la lecture de l’ensemble des contributions de cette majeure, Dériver la finance , quelques questions se posent. La blockchain qui consigne toutes les transactions au sein d’une communauté délocalisée de hackers, dit « mineurs », est-elle utilisable plus largement ? La recherche d’un surplus systématique peut-elle alimenter une multiplicité de valeurs ? Un revenu universel n’est-il pas une condition de base pour cet investissement tous azimuts dans la cyber-économie ? Comment se partage la formation nécessaire pour y participer ? Que permettent les nouvelles technologies par rapport à des tentatives plus anciennes de remise en cause de la valeur travail ? Comment ces nouvelles tentatives traitent-elles la valeur égalité présente au cœur de leurs ainées ?
L’économie du don (de temps ou d’argent) précède la contrainte, et la dote d’un surplus. Les dons financent et font fonctionner les associations qui conseillent le pouvoir et développent de nouveaux services. L’État apprécie leur dévouement pour l’intérêt général par des dégrèvements fiscaux, mais interdit la rémunération de leurs dirigeants. L’économie sociale et solidaire joue un rôle majeur dans l’insertion par l’emploi. Le caractère non lucratif assumé se retrouve dans la gestion des mutuelles de santé, ou d’assurances. Aujourd’hui, secteur privé et « entreprises sociales » proposent d’assurer des missions équivalentes, par une rationalisation managériale qui ferait fi de ce troisième secteur de l’économie.
Cet article décrit la nouvelle articulation entre l’appareil d’État et le domaine du « coutumier » dans le nord du Mozambique à partir de deux événements concomitants : un rituel funéraire en l’honneur d’un ancien chef et un rallie électoral du FRELIMO. La reconnaissance de la chefferie et du coutumier par l’État, demandée par les donateurs internationaux, met fin à des décades d’exclusion des autorités indigènes. Pourtant celles-ci demeurent, et leur ascendant local sur les populations semble pouvoir être mis au service de l’État, malgré leur compromission dans les violences passées.
Starhawk a ete une des militantes les plus visibles des ras-semblements altermondialistes face aux conferences des dirigeants mondiaux, et une des plus attentives a developper une non-violence active chez les participants. Cet article cherche a comprendre comment cette dimension politique s’articule avec l’insistance sur le souci de la nature des ecofeministes.
Les pratiques artistiques proposent moins des objets (œuvres) que des enquêtes de « valuation », pour reprendre un terme inspiré par John Dewey. Cet article essaie de comprendre en quoi ces jeux artistiques de valuation nous montrent l’envers à la fois des modes de valorisation issus du marché et des pratiques d’évaluation imposées aujourd’hui au nom d’une certaine « gouvernance ».
Alors que tous les regards sont tournes vers les prototypes de robots-compagnons dont les pays en declin demographique attendent qu’ils s’occupent des personnes âgees, une revolution silencieuse se deroule dans la gestion des medicaments. Grâce aux robots, la delivrance des medicaments par dose unique va bientot devenir non seulement possible mais normale, a l’hopital comme en officine, entrainant de nouvelles transformations dans le travail de pharmaciens et des medecins.
This paper analyses the gender global norms, taken in their pluralism, and their different poles and contradictions. It assesses the discards existing nowadays between these norms representations and the plural and diverse local practices. The French, Chinese, Mexican situations are taken as pictures of the general perspective of the authors who question the liberation and also domination logics which interact to create diverse modes of reenacting and recreating these global norms in relation with the social situations of the individual and collective subjects. Gender, feminism and sexualities are the three dimensions of this essay which mixes several disciplines, and several approaches: epistemology, socio-anthropology and politics.
La politique romantique de l’éducation, de Rousseau à Freinet en passant par Jacotot et l’école mutuelle, affirme l’égale capacité à apprendre de tous. Elle en fait une ressource pour un enseignement collectif. À partir de ce postulat des expériences significatives ont existé, à l’écart d’une institution scolaire qui hiérarchise les intelligences et les borne. L’aventure pédagogique romantique devient une bataille solitaire, paradoxe pour le projet d’organiser l’apprentissage ensemble.
Cet article se fixe pour premier objectif l’analyse des normes globales de genre, appréhendées dans leur pluralité, leurs différents pôles et leurs contradictions. Il examine les écartèlements en jeu actuellement dans les représentations de ces normes et leurs applications multiples et variées. Les terrains français, chinois et mexicains illustrent la démarche des auteurs s’interrogeant sur les logiques d’émancipation mais aussi de domination qui constituent les modes différenciés de réappropriation et de réinvention de ces normes globales selon les rapports sociaux dans lesquels se meuvent les acteurs individuels et collectifs. Genre(s), féminismes, sexualités sont au cœur de la réflexion ici engagée qui mêle plusieurs démarches, épistémologique, socio-anthropologique et politique.