Déterminer la fréquence et les facteurs de risque de complications postopératoires précoces chez les patients porteurs de maladie de Crohn. Dans une étude rétrospective, nous avons inclus tous les patients atteints de maladie de Crohn opérés au service de chirurgie générale CHU Habib Bourguiba de Sfax entre janvier 2012 et décembre 2017. Les patients ayant eu des complications iatrogènes (per-endoscopie ou au cours de drainage radiologique) ont été exclus. Les facteurs associés aux complications postopératoires précoces étaient évalués par une analyse uni- et multivariée. Cinquante-quatre patients porteurs de maladie de Crohn ayant nécessité le recours à une chirurgie étaient colligés. L’âge moyen était de 35,35 ans. La localisation iléale était la plus fréquente (79,6 %), suivie par l’iléocolique (11,1 %) puis colique (9,3 %). Les indications à la chirurgie étaient la maladie de Crohn compliquée de fistules (44,4 %), de sténose(38,9 %) et inflammatoires en échecs des traitements médicaux (16,7 %). Une complication postopératoire précoce était observée chez 29,6 % des patients (huit collections intra-abdominales, six fistules dirigées et 2 hémorragies). L’analyse univariée retrouvait que le traitement (corticothérapie ou immunosuppresseur) lors de la chirurgie (p = 0,049), la localisation iléale (p = 0,021), une résection étendue (supérieure à 50 cm) (p = 0,001) et l’anémie (un taux d’hb ≤ 9 g/dL) (p < 0,000) sont les facteurs significativement associés aux complications postopératoires précoces tandis que l’analyse multivariée ne retenait que les deux derniers, p = 0,012 et 0,001 respectivement. Plusieurs facteurs sont associés aux complications postopératoires lors de la maladie de Crohn : certaines inhérentes à la maladie (la présence d’anémie) et d’autres au geste chirurgical (résection étendue).
Déterminer si la cure par plaque est associée ou non à un risque plus élevé d’infection au site opératoire (ISO) que les techniques par raphie simple pour les hernies inguinales étranglées chez l’adulte. Il s’agit d’une étude prospective randomisée sur une période de 18 mois après un consentement éclairé des patients concernant le choix de la technique (groupe a : cure par plaque vs groupe b : raphie simple) Nous avons colligé dans notre étude 43 patients incluant 39 hommes et 4 femmes avec un âge moyen à 56,47. 17 patients ont été traités par plaques versus 26 par raphie simple. L’étude analytique n’a pas montré de différence significative en terme de complication spécifique type ISO (p = 0,4, une seule complication dans le groupe a) et non spécifiques (p = 0,646, 2 complications réparties également entre les deux groupes). Notre étude a montré que la cure par plaque est une bonne option de traitement de la hernie inguinale étranglée chez l’adulte comparée aux techniques de cure par raphie simple, donnant des résultats similaires en termes de ISO.
The peritoneum is one of the locations outside the most common pulmonary tuberculosis. Peritoneal tuberculosis poses a public health problem in endemic regions of the world. The phenomenon of migration, the increased use of immunosuppressive therapy and the epidemic of AIDS have contributed to a resurgence of this disease in regions where it was previously controlled. The aim of this review is to expose the clinical, biologic end radiologic futures of the peritoneal tuberculosis and to present the methods of diagnosis and treatment. The diagnosis of this disease is difficult and still remains a challenge because of its insidious nature, the variability of presentation and limitations of available diagnostic tests. The disease usually presents a picture of lymphocytic exudative ascites. There are many complementary tests with variable sensitivities and specificities to confirm the diagnosis of peritoneal tuberculosis. Isolation of mycobacteria by culture of ascitic fluid or histological examination of peritoneal biopsy ideally performed by laparoscopy remains the investigation of choice. The role of PCR, ascitic adenosine deaminase, interferon gamma and the radiometric BACTEC system can improve the diagnostic yield. An antituberculous treatment with group 1 of the WHO for 6 months is sufficient in most cases.