Résumé La démocratie représentative fonctionne avec un écart entre la composition sociologique des assemblées et celle de la population. Des revendications déjà anciennes et non spécifiques à la Belgique tendent à réduire cet écart en vue de rendre les assemblées moins élitistes. L’étude menée par le Centre d’étude de la vie politique (Cevipol) de l’Université libre de Bruxelles aborde cette question en se focalisant sur l’accès aux mandats représentatifs lors du scrutin de 2003 pour l’élection de la Chambre et du Sénat. Sont analysés les profils sociologiques des candidats en présence sur les listes des cinq partis francophones à représentation parlementaire, ainsi que les profils des candidats en place éligible, des élus, et enfin des députés et des sénateurs siégeant effectivement après le jeu des suppléances. Avant cela les auteurs rappellent le cadre dans lequel s’opère la sélection des candidats : les conditions légales d’éligibilité et les modifications récentes de la législation électorale ayant eu un effet sur les candidatures aux élections fédérales, ainsi que les règles propres aux partis en matière de confection des listes.
Dans un contexte d’intégration européenne croissante, il convient de s’interroger sur la manière dont réagissent les partis politiques à cette européanisation. Plus particulièrement, il est pertinent d’analyser ce qui est européanisé et dans quelle mesure. A cette fin, nous nous sommes penchés sur la façon dont les évolutions de l’intégration européenne se reflètent dans les manifestes électoraux des partis belges francophones des prémisses de l’Acte unique européen aux récents débats sur le projet de Constitution européenne. A partir de l’approche fit vs misfit de Börzel et Risse, nous avons comparé les évolutions européennes des différentes formations du spectre politique francophone de Belgique. Dans un second, nous présentons comment leurs attitudes, positives ou négatives, se traduisent dans leur posture sur les questions économiques, sociales et environnementales (policies), ainsi que sur celles ayant trait aux évolutions institutionnelles de l’UE (institutions). Au final, la position pro-européenne, traditionnellement associée à la Belgique, ne se traduit pour autant pas par une totale satisfaction sur le contenu de l’intégration européenne. De plus, de réelles divergences, notamment entre le centre-droit et le centregauche, peuvent être épinglées sur la scène politique belge francophone.
Résumé L'étude du Cevipol sur l'accès aux mandats représentatifs lors du scrutin de 2003 pour l'élection de la Chambre et du Sénat a permis de vérifier un constat récurrent des démocraties représentatives, à savoir le caractère élitaire de la classe politique. En étudiant les profils sociologiques des candidats en présence sur les listes des cinq partis francophones à représentation parlementaire, les auteurs mettent à jour les critères de sélection formels et informels mis en œuvre par les partis lors de la confection des listes, avec une sélectivité croissante pour les places éligibles. L'analyse du profil des candidats de 2004 confirme en grande partie les enseignements de 2003. Élitisme et renforcement de cet élitisme pour les places éligibles et les élus (effet d'entonnoir) se vérifient pour l'ensemble des variables considérées. Cependant, certaines différences entre les trois élections (régionale wallonne, régionale bruxelloise et européenne) sont à noter. C'est au Parlement européen que les barrières à l'entrée sont les plus fortes. À l'inverse, les élections régionales semblent à certains égards plus ouvertes, à tout le moins au niveau des candidatures.
Depuis vingt-cinq ans, les democraties occidentales sont affectees par une abstention croissante aux differentes elections. Aux elections europeennes de 1999, moins d’un electeur sur deux a pris part au scrutin. Pour tenter de remedier a cette situation, diverses solutions ont ete avancees. Parmi celles-ci, une des pistes les plus explorees est de rendre le vote plus facile par le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (vote par Internet, vote par telephone, vote par sms,…). En Belgique, ou le vote est pourtant obligatoire, le gouvernement federal a decide, au debut des annees nonante, de progressivement remplacer le vote sur bulletin papier par le vote sur ordinateur. Depuis plus d’une decennie, ce choix a ete commente sur la base de criteres juridiques, legaux et philosophiques. Cependant, une information centrale demeurait absente : la perception des citoyens belges a l’egard de cette nouvelle modalite de vote. Le present ouvrage permet de combler cette lacune. Apres avoir passe en revue les multiples experiences de vote electronique et sur Internet dans le monde, le Centre d’etude de la vie politique (Cevipol) de l’Universite libre de Bruxelles (ULB) a organise une vaste enquete aupres des electeurs belges. Au final, 2.354 personnes ont ete interrogees dans le cadre des elections federales du 18 mai 2003. Au sein de cet echantillon, une large majorite marque sa confiance et son adhesion vis-a-vis du vote electronique ; de meme, la satisfaction est significative quant a sa facilite d’utilisation. Meme si les reserves ne sont pas absentes, le vote electronique semble etre un choix socialement legitime.
Résumé Les partis jouent un rôle très important dans le système politique mais ils sont relativement mal connus de l'intérieur. Très peu d'enquêtes et d'études ont été menées pour les appréhender, connaître leur profil, leurs motivations ou leurs valeurs. C'est à ces lacunes que vise à remédier le travail mené conjointement par le Centre d'étude de la vie politique de l'Université libre de Bruxelles et le Centre de recherches en science politique des Facultés universitaires Saint-Louis. Un premier axe du programme de recherche cerne le monde des " cadres intermédiaires " des partis, analysé à l'aune des participants aux congrès. En effet les congrès rassemblent généralement l'appareil dirigeant du parti, les élites décentralisées et les militants les plus impliqués. L'étude publiée par le CRISP s'attache à dresser le profil sociologique des cadres intermédiaires des partis (âge, profession, genre, rapport à la croyance, parcours scolaire,...), ainsi que leur positionnement par rapport à des questions socio-économiques et de société, leur appréciation à l'égard des autres partis politiques, etc. Lorsque cela a été possible, l'étude aborde également l'appréciation des cadres envers leur propre parti et envers ses dirigeants. Le présent Courrier hebdomadaire présente les résultats qui ont trait au Parti social-chrétien et au Mouvement réformateur.
Les partis jouent un role tres important dans le systeme politique mais ils sont relativement mal connus de l’interieur. Tres peu d’enquetes et d’etudes ont ete menees pour les apprehender, connaitre leur profil, leurs motivations ou leurs valeurs. C’est a ces lacunes que vise a remedier le travail mene conjointement par le Centre d’etude de la vie politique de l’Universite libre de Bruxelles et le Centre de recherches en science politique des Facultes universitaires Saint-Louis. Un premier axe du programme de recherche cerne le monde des « cadres intermediaires » des partis, analyse a l’aune des participants aux congres. En effet les congres rassemblent generalement l’appareil dirigeant du parti, les elites decentralisees et les militants les plus impliques. L’etude publiee par le CRISP s’attache a dresser le profil sociologique des cadres intermediaires des partis (âge, profession, genre, rapport a la croyance, parcours scolaire,…), ainsi que leur positionnement par rapport a des questions socio-economiques et de societe, leur appreciation a l’egard des autres partis politiques, etc. Lorsque cela a ete possible, l’etude aborde egalement l’appreciation des cadres envers leur propre parti et envers ses dirigeants. Le present Courrier hebdomadaire presente les resultats qui ont trait au Parti socialiste (PS) et a Ecolo.