INTRODUCTION:Sotorasib has shown efficacy in a phase 3 trial compared to docetaxel among previously treated non-small cell lung cancer (NSCLC) patients with a KRAS G12C mutation. However, its real-world effectiveness and tolerance, especially post-immunotherapy, remain debated. METHODS:This French retrospective multicentre study analysed NSCLC patients receiving at least one dose of sotorasib as part of early access program The main objective was to assess real-world progression-free survival (rwPFS), and secondary objectives included assessment of overall survival (rwOS) and sotorasib-related hepatotoxicity. RESULTS:458 patients from 76 centres were analysed, with a median age 65.8. Among them, 43.4 % were female, 28.3 % had performance status ≥ 2, 95.4 % were active/former smokers, and 38.0 % had brain metastases with 55.2 % in progression at sotorasib initiation. PD-L1 expression was < 1 %, ≥ 1-49 %, ≥ 50 %, and unknown in 35.1 %, 34.1 %, 23.4 %, and 7.4 % of patients, respectively. Most patients had received prior treatments (96.7 %), including immunotherapy (54.9 %). Median (95 % confidence interval [CI]) rwPFS and rwOS were 3.5 (3.1-4.2) and 8.3 (7.5-9.3) months, with a median (95 % CI) follow-up of 15.8 (13.9-17.3) and 16.4 (15.5-17.3) months, respectively. The real-world objective response rate (rwORR) was 33.2 % and disease control rate (rwDCR) was 63.2 %. In patients with brain metastases, cerebral rwORR and rwDCR were 20.1 % and 66.9 %, respectively. Grade 3-4 adverse events related to hepatotoxicity occurred in 5.2 % of patients. Sotorasib was discontinued for toxicity in 16.5 % of patients. CONCLUSION:This study gave insights into effectiveness and safety of sotorasib in a real-world setting, in advanced or metastatic KRAS G12C-mutated non-squamous NSCLC.
Introduction L’utilisation séquentielle chez les patients atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules métastatique (CBNPC) d’une immunothérapie anti-PD1/PD-L1 puis d’une thérapie ciblée (TC) semble associée à une augmentation d’évènements indésirables (EI) [1]. Méthodes Cette étude rétrospective et multicentrique TOXIMAD a inclus des patients (pts) atteints d’un CBNPC avec mutations oncogéniques ayant eu la séquence immunothérapie – TC identifiés à partir de différentes études de cohortes du GFPC. L’objectif de cette étude est l’analyse de la tolérance (EI de grade≥3, selon CTCAE version 5) et l’efficacité de cette TC post immunothérapie. Résultats L’analyse porte sur 109 pts pris en charge dans 14 centres, leur âge médian était de 70 (46–96) ans. Sur notre cohorte, il existait 52,3 % de femmes, 41,3 % non tabagiques et 92,7 % d’histologie type adénocarcinome. La cohorte comprenait des pts avec mutations EGFR (33,3 %), MET (18,3 %), BRAFV600E (16,5 %), HER2 (15,6 %), KRAS G12C (2,8 %) ainsi que des fusions de ALK (9,2 %), RET (5,5 %), ROS1 (0,9 %), NTRK (0,9 %). On retrouvait 60,6 % des pts qui étaient naïfs de TC avant la séquence immunothérapie-TC et 24 (22,0 %) avaient une corticothérapie à l’initiation de la TC avec une dose médiane de 60mg/j. En médiane, les pts recevaient la TC 40jours après la dernière injection d’immunothérapie ; 71 (65,1 %) pts ont eu au moins un EI, 24 (22 %) au moins un EI de grade≥3 dont 5 (4,8 %) de grade 5. Les 30 EI de grade≥3 sont avant tout respiratoires (13,3 %), cardiovasculaires (20 %), hématologiques (20 %) et neurologiques (20 %). La TC a été suspendue dans 45 (41,2 %) des cas dont 20 (18,3 %) de manière définitive. Parmi les 102 (93,6 %) pts évaluables, le taux de réponse complète, partielle et de stabilité était respectivement de 1,8 %, 45,9 % et 25,7 %. Après un suivi médian de 14,2 (IC 95 % 10,4–18,3) mois, les médianes de survie sans progression et de survie globale sont respectivement de 6 (IC 95 % 4,8–7,4) et 14,7 (IC 95 % 10,4–18,5) mois. L’impact du type de thérapie ciblée et les facteurs favorisant la survenue d’un EI de grade≥3 seront présentés durant le congrès. Conclusion La séquence immunothérapie – TC s’accompagne d’un nombre non négligeable d’EI graves. Des études plus larges de vraie vie sont nécessaires pour mieux comprendre le mécanisme de ces EI.
Introduction L’amivantamab est un anticorps bispécifique ciblant EGFR/MET approuvé pour les patients (pts) avec un CBNPC avec mutation type insertion de l’exon 20 de l’EGFR (exon20). En France, un accès précoce a permis son utilisation après une première ligne de chimiothérapie. Méthode Cette cohorte multicentrique rétrospective a analysé des patients atteints d’un CBNPC EGFR exon20, inclus consécutivement dans le cadre de l’accès précoce français du 03/09/2021 au 30/04/2022 et ayant reçu au moins une dose d’amivantamab. Les pts ont donné leur non-opposition pour la collecte des données et ont été recrutés dans 28 sites. Le critère d’évaluation principal était la survie sans progression comme donnée de vie réelle (SSPvr), les critères d’évaluation secondaires étaient la durée du traitement, la survie globale médiane (SG), l’efficacité au niveau du système nerveux central (SNC), la toxicité et les traitements ultérieurs. Résultats L’étude a inclus 39 patients, l’âge médian était de 60 [extrêmes, 39–83 ans] ans ; on retrouvait 64 % de femmes et 54 % étaient non-fumeurs. Il existait 33 % des patients avec un performance status (PS) 2 ou plus et 66 % avec des métastases cérébrales à l’inclusion. L’amivantamab a été administré respectivement en deuxième ou troisième ligne et plus chez 30 % et 70 % des patients. Le nombre médian d’injections d’amivantamab était de 10 [1–47]. Chez 37/39 (95 %) des pts évaluables, respectivement 35 % (95 %CI : 17–49 %) et 62 % ont eu une réponse partielle et un contrôle de la maladie ; la durée de la réponse était de 5,8 [2,3–11,9] mois. Chez 23/26 (88 %) patients évaluables pour la réponse cérébrale, 26 % ont eu une réponse partielle et 69 % un contrôle de la maladie. Après un suivi médian de 11,3 [8–16,7] mois, les médianes de la SSPvr et de la SG étaient respectivement de 3,5 [2,6–5,8] et 11,3 [8–17,8] mois. Elles étaient respectivement de 2,8 (3,5–17,8) et 8,7 (3,5–17,8) mois chez les patients présentant des métastases cérébrales et également de 7,6 (1,6–13,5) et 16,2 (8,3–NR) mois chez les patients ne présentant pas de métastases cérébrales. En analyse uni- et multivariée, un PS≥2 est le seul facteur qui impacte défavorablement la SSP et la SG. Des effets indésirables (EI) de grade III/IV sont survenus chez 11/39 (28,2 %) patients, principalement en lien avec une toxicité cutanée (5/39, 13 %) et une réaction à la perfusion (2/39, 5 %). En raison d’un EI, des réductions de dose ultérieures et l’arrêt définitif de l’amivantamab ont été observées respectivement chez 7/39 (18 %) et 4/39 (10,3 %) patients. Un traitement ultérieur à l’amivantamab a été administré à 21 patients (53,8 %), principalement une mono chimiothérapie (n=13). Conclusion Dans cette analyse de vie réelle chez des patients atteints d’un CBNPC mutés EGFR exon 20 pré-traités, l’amivantamab en monothérapie semble actif chez les patients atteints d’un CBNPC EGFR exon 20 sans nouvelle toxicité rapportée. L’étude suggère un signal d’efficacité sur les métastases du SNC.
Nonsmall Cell Lung Cancer (NSCLC) treatment relies on first-line immunotherapy as single agent or combined with chemotherapy. Oligoprogression may be observed in this setting and patients' management is then not clearly established. We describe here on a retrospective cohort of 61 European patients (bi-national cohort) the outcomes after local ablative treatment of oligoprogressive disease under first line immunotherapy. We conclude that patients with oligoprogression under/after immunotherapy have better prognosis with a high risk of subsequent oligoprogression. Context: Nonsmall Cell Lung Cancer (NSCLC) treatment relies on first-line immunotherapy as single agent or combined with chemotherapy. Oligoprogression may be observed in this setting. Material and Method: We performed a European multicentric retrospective study on patients treated with first-line immunotherapy, who presented with oligoprogressive disease, treated with a local ablative treatment. Results: A total of 61 patients were retrospectively included between 2018 and 2022. Twenty-four patients (39%) received immunotherapy as single agent, and 37 (61%) chemoimmunotherapy. First oligoprogression occurred more frequently in pre-existing metastatic sites (47% of patients). Median PFS1 (defined as time to first oligoprogression) was 11.5 months [IC95%: 10.0-12.3]. We observed that 37 patients (61%) progressed after first oligoprogression, and 20 (54%) from them presented second oligoprogression. Median OS for the whole cohort was 72.0 months [IC95%: 19.3-124.8], with positive correlation between OS and PFS1 (R=0.65, P < .0001). After loco-ablative treatment with radiotherapy, disease control rate was 89% with ablative radiotherapy: 88% with conventional radiotherapy, and 89% with stereotactic radiotherapy. Conclusion: Patients with oligoprogression under/after immunotherapy have better prognosis with a high risk of subsequent oligoprogression.
Le sotorasib a démontré son efficacité dans un essai de phase 3 chez des patients atteints d'un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) prétraité et présentant une mutation G12 C du gène KRAS. Cependant, son efficacité et sa tolérance en situation de vie réelle, en particulier lorsqu'il est administré après un traitement par immunothérapie, restent à confirmer. Il s'agit d'une étude rétrospective multicentrique incluant des patients atteints de CBNPC ayant reçu au moins une dose de sotorasib dans le cadre de l'ATU en France entre février 2021 et avril 2022. L'objectif principal était d'évaluer la survie sans progression (SSP), et les objectifs secondaires comprenaient la survie globale (SG) et la tolérance hépatique. Un total de 458 patients inclus exhaustivement dans 75 centres ont été pris en compte dans l'analyse. À l'initiation du sotorasib, l'âge médian était de 66 ans (minimum 36 et maximum 90), 57 % des patients étaient des hommes, 28 % avaient un performance status ≥ 2 et 95 % étaient fumeurs actifs ou sevrés. Des métastases cérébrales étaient présentes chez 174 (38 %) patients, dont 55 % en progression. L'expression de PD-L1 était respectivement < 1 %, ≥ 1–49 % et ≥ 50 % chez 35 %, 34 % et 23 % des patients. Le nombre de lignes antérieures au sotorasib étaient de 1 pour 37 % des patients, 2 pour 27 % et ≥ 3 pour 35 %. Le dernier traitement reçu avant le sotorasib comprenait une immunothérapie chez 243 patients (53 %). La durée médiane du suivi était de 16,4 mois. La SSP médiane était de 3,5 mois [95 %IC 3,1–4,2], la SG médiane de 8,3 mois [95 %IC 7,5–9,3]. Le taux de réponse objective (ORR) était de 33,2 % [95 %IC 28,4–37,9] et le taux de contrôle de la maladie (DCR) de 63,2 % [95 %IC 58,4–68,0 %]. La durée médiane de la réponse était de 3,8 mois [95 %IC 3,0–5,0]. Dans le groupe des patients avec métastases cérébrales à l'initiation du sotorasib, l'ORR cérébral était de 20,1 % et le DCR cérébral de 66,9 %. Des effets indésirables liés au traitement de grade 3 ou 4 ont été rapportés chez 5,2 % des patients, avec une élévation de l'ALAT observée chez 2,8 % des patients et une élévation de l'ASAT chez 2,0 % des patients. Parmi les 400 patients ayant interrompu le sotorasib, 66 (16,5 %) arrêtaient pour toxicité, y compris hépatique (41 patients) mais aussi pour diarrhée (19 patients) et autres raisons (17 patients). Cette étude en vie réelle objective l'efficacité du sotorasib en vraie vie chez les patients atteints de CBNPC mutés KRAS G12 C et prétraités. La tolérance était acceptable avec une toxicité hépatique de grades 3 et 4 chez 5,2 % des patients. Le sotorasib est une option thérapeutique dans cette population.
BACKGROUND:Non-small cell lung cancer (NSCLC) without oncogenic driver mutations is considered to have a poor prognosis, although recent therapeutic progress. This study aims to assess the real-life integration of palliative care (PC) and the intensity of end-of-life (EOL) care for this population. METHODS:This was an observational cohort study of decedent patients from metastatic NSCLC without oncogenic driver mutations over the period 01/2018 to 12/2022, treated in first line with immunotherapy +/- chemotherapy. We analysed PC integration and aggressiveness criteria of EOL care in the last month before death: systemic anti-cancer treatment administration, emergency room visits, intensive care unit admission, hospitalization, hospitalization duration > 14 days, and hospital death. RESULTS:Among 149 patients, 75 (50 %) met the PC team at least once, and the median time from the first encounter to death was 2.3 months. In the last month before death, at least one criterion of aggressive EOL care was present for 97 patients (70 %). For patients with PC use < 30 days and for patients with PC use < 90 days before death, there were significant changes: increase in the frequency of systemic anti-cancer treatment (respectively 51.1 % vs 20 %; p < 0.001 and 58.7 % vs 6.2 %; p < 0.001); decrease in hospitalization lasting > 14 days (respectively 30 % vs 7 %; p = 0.001 and 36 % vs 6.2 %; p = 0.018) and in death hospitalisation (respectively 66 % and 18 %; p < 0.001 and 58.7 % and 10.3 %; p < 0.001). After adjusting for the factors tested, patients with no PC or late PC use in the last month before death or in the last three month before death, the odds ratio (OR) remained significantly greater than 1 (respectively OR = 3.97 [1.70; 9.98]; p = 0.001 and OR = 23.1 [5.21-177.0], p < 0.0001). CONCLUSION:PC is still insufficiently integrated for patients with NSCL cancer. Cancer centres should monitor key indicators such as PC use and aggressiveness criteria of EOL care.
Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) ont transformé les stratégies thérapeutiques pour la prise en charges des patients avec un cancer du poumon non à petites cellules (CBNPC). Néanmoins, les ICIs en monothérapie n'ont pas montré de bénéfice chez les CBNPC avec mutation de l'EGFR ou fusion ALK/ROS. Nous avons cherché à évaluer l'efficacité et la sécurité de l'association chimio-immunothérapie et au bévacizumab (lorsqu'ils sont éligibles) dans ce sous-groupe de patients. Il s'agit d'une étude de phase II ouverte, multicentrique, non randomisée et non comparative chez des patients atteints de CBNPC de stade IIIB/IV, présentant une addiction oncogénique (mutation de l'EGFR ou fusion ALK/ROS1), avec une progression de la maladie après un TKI et naïf de chimiothérapie. Les pts ont reçu un traitement de platine-pémétrexed-atézolizumab-bévacizumab (cohorte PPAB) ou, en cas de non-éligibilité, bévacizumab, platine-pémétrexed-atézolizumab (cohorte PPA). Le critère d'évaluation principal était le taux de réponse objective (ORR ; RECIST v1.1) après 12 semaines, évalué par une revue centrale indépendante en aveugle. Au total, 71 patients ont été inclus dans la cohorte PPAB et 78 dans la cohorte PPA (âge moyen, 60,4/66,1 ans ; femmes 69,0 %/51,3 % ; mutation de l'EGFR, 87,3 %/89,7 %; réarrangement de l'ALK, 12,7 %/5,1 % ; fusion de ROS1, 0 %/6,4 %, respectivement). Après 12 semaines, l'ORR était de 58,2 % (90 %CI, 47,4–68,4) dans la cohorte PPAB et de 46,5 % (90 %CI, 36,3–56,9) dans la cohorte PPA. La survie sans progression et la survie globale médianes étaient respectivement de 7,3 (IC95 %, 6,9–9,0) mois et 17,2 (IC95 %, 13,7–NA) mois dans la cohorte PPAB et de 7,2 (IC95 %, 5,7–9,2) mois et 16,8 (IC95 %, 13,5–NA) mois dans la cohorte PPA. Des événements indésirables (EI) de grade 3–4 était survenus chez 69,1 % des pts de la cohorte PPAB et 51,4 % de la cohorte PPA ; des EI de grade 3–4 liés à l'atézolizumab sont survenus chez 27,9 % et 15,3 %, respectivement. L'approche combinée de l'association platine-pémétrexed avec l'atézolizumab avec ou sans bévacizumab a montré une activité prometteuse dans ce sous-groupe de pts après échec des TKI, avec un profil de sécurité acceptable.
La prise en charge des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC) a été profondément modifiée par le développement des immunothérapies et des thérapies ciblées. Dans les études évaluant l’immunothérapie, peu d’informations sont disponibles sur la présence d’une addiction oncogénique, en dehors des mutations EGFR et des translocations ALK/ROS1. D’autres altérations moléculaires (mutations BRAF, HER2 ou MET exon 14 ou translocations RET ou NTRK) sont susceptibles de modifier l’efficacité de l’immunothérapie. IMAD-3 est une étude observationnelle, rétrospective, multicentrique incluant les patients atteints de CBNPC avec mutation BRAF, HER2 ou MET exon 14 ou translocation RET ou NTRK et ayant reçu un traitement par immunothérapie seule ou en association à la chimiothérapie, en première ligne métastatique. L’efficacité était évaluée par le taux de réponse, la survie sans progression (SSP) et la survie globale (SG). Cent cinquante-trois patients ont été inclus dans 18 centres : 71 avec mutation BRAF (non-V600 : 40, V600 : 31), 45 METex14, 19 HER2, 12 avec translocation RET, 6 NTRK. Il s’agissait de 60 % d’hommes, 26 % de non-fumeurs et 88 % d’adénocarcinomes. L’expression de PD-L1 était ≥ 1 % chez 75 % et ≥ 50 % chez 57 %. Le traitement était une chimio-immunothérapie pour 58 %, mono-immunothérapie pour 42 %. Les taux de réponse et les durées médianes de SSP et de SG sont présentés dans le Tableau 1. Le taux de contrôle de la maladie était supérieur en cas de chimio-immunothérapie (79,8 % vs 64,1 %, p = 0,03). La toxicité était marquée par 17,1 % d’effets indésirables de grade ≥ 3. Dans cette étude rétrospective de vie réelle, le taux de réponse à l’immunothérapie en 1ère ligne métastatique en cas de mutation BRAF ou MET exon 14 est similaire à celui de 45 % rapporté dans l’étude KEYNOTE 024 [1]. La survie globale est également similaire, sauf pour le groupe avec mutation BRAF non-V600 chez qui elle est inférieure.
Sotorasib has demonstrated robust activity in phase 3 trial in pretreated NSCLC patients (pts) with KRAS G12C mutation. However, its effectiveness and safety in a real-world (RW) setting, particularly when administered after treatment with immune checkpoint inhibitors (ICI), remains to be confirmed. Multicenter retrospective study including NSCLC pts who received at least one dose of sotorasib as part of the French expanded access program between February 2021 and April 2022. The primary objective was to evaluate real-world progression-free survival (rwPFS), and the secondary objectives included overall survival (OS) and reporting of sotorasib-related hepatic toxicity. At time of intermediate database lock a total of 313 pts with data collection completed (out of 446 included) were considered in this analysis. At time of sotorasib initiation: median age 66 years (range [39-85]), males (56%), PS2+ (30%) and smokers (95%). Brain metastases (BM) were present in 116 (37%) pts, with 53% in progression. PD-L1 expression was < 1% in 33%, ≥ 1-49% in 35% and ≥ 50% in 23% of the pts. The median number of lines of treatment before sotorasib was 2.0, and the last treatment before sotorasib included ICI in 164 pts. The median follow-up time was 13.7 months (ms). Median rwPFS was 4.2 ms [95%CI 3.3;4.9], and median OS was 9.3 ms [95%CI 7.9 ;12.3]. Objective response rate (ORR) was 34.3% [95%CI 28.4; 40.1] and disease control rate (DCR) was 64.2%. Median duration of response was 3.9 ms [95%CI 2.9;5.6]. In BM, DCR was 65.9% with 18.7% of ORR. Hepatic grade 3 or 4 treatment-related adverse events (TRAEs) were reported in 7% pts, with ALAT elevation observed in 3.5% and ASAT elevation observed in 2.2% of pts. Among 263 pts who stopped treatment, 42 (16%) discontinued sotorasib due to toxicity, including hepatic toxicity (26 pts), diarrhea (14 pts) and other reasons (8 pts). Our IFCT-2102 study confirms the effectiveness of sotorasib in pretreated KRAS G12C-NSCLC pts, and its safety profile is manageable with hepatic grade 3 or 4 TRAEs occurring in 7% of pts. Our findings support the use of sotorasib as a treatment option in this population.
Chez les patients atteints de cancer broncho-pulmonaire non à petites cellules (CBNPC) de stade IIIB/IV avec addiction oncogénique (mutation de l’EGFR ou translocation ALK/ROS) progressant après un traitement par inhibiteur de la tyrosine kinase (TKI), il est recommandé d’effectuer de nouvelles biopsies (liquide ou solide) afin d’évaluer le profil mutationnel et de cibler le traitement ultérieur en cas de mécanisme de résistance identifiable. L’objectif principal de cette étude est d’analyser les pratiques en matière de rebiopsies tissulaires et sanguines chez les patients atteints de CBNPC de stade IIIB/IV muté EGFR/ALK/ROS progressant après traitement par TKI avant leur inclusion dans l’essai de phase 2 (GFPC 06-2018) testant l’efficacité de la combinaison ichimio-immunothérapie + -bevacizumab. L’analyse incluait les 149 patients de l’essai IMMUNO-ADDICT (GFPC 06-2018), 132 avec mutation de l’EGFR, 13 avaient une translocation de ALK et 5 une fusion de ROS. Nous décrivons le taux et les Résultats des rebiopsies en fonction de leur statut oncogénétique et du TKI reçu. Aucun prélèvement n’était obligatoire avant l’inclusion dans l’étude. Sur les 149 patients, 69 ont bénéficié d’une rebiopsie (46,3%) soit tissulaire ou liquide. Les rebiopsies ont été réalisé chez 48,4%, 30,8% et 0% des patients EGFR mutés, ALK et ROS respectivement. Parmi les 69 patients rebiopsiés, 39 ont bénéficié d’une biopsie tissulaire, 19 d’une biopsie liquide et 6 des deux. Parmi les patients avec mutation de l’EGFR, 26 patients (41%) avaient reçus un TKI de 3e génération en première ligne, 12 patients (19%) avaient reçu un TKI de 1re ou 2e génération avant l’inclusion, 18 patients (28%) ont reçu une première ligne de traitement par TKI de 1re ou 2e génération puis un TKI de 3e génération et 3 patients (4%) ont reçu un TKI de 1ère génération puis un TKI de 2e génération. 47 patients (73%) ont gardé leurs mutations initiales, 9 patients (14%) avaient une mutation T790 M et 5 (8%) une mutation EGFR de résistance C797S. D’autres mutations ont été retrouvés chez 29 patients (43%): 13 mutations TP53 (12%), 4 amplifications de MET (4%), 4 STK11 (4%), 4 PIK3CA (4%), 2 insertions de l’Exon 20 de l’EGFR (2%), 2 KRAS (2%), 2 NRAS (2%), 2 CTNMB1 (2%), 1 APC (1%), 1 BRCA2 (1%), 1 RET (1%) et 1 ROS1 (1%). Pour les 5 patients présentant une translocation de ALK, un présentait une mutation de résistance G1202A. Dans cette population en vraie vie de patient progressant malgré un traitement par TKI et avec un état général conservé pour être inclus dans un essai clinique avec chimio-immunothérapie (± Bevacizumab), moins de 50% des patients avaient une rebiopsie liquide ou tissulaire. Pour les patients EGFR mutés, un mécanisme de résistance, on- ou off-target a été identifié dans 32% et 48% des cas.
For metastatic NSCLC (mNSCLC) patients (pts) with oncogenic driver (EGFR mutation or ALK/ROS translocation), progressing after tyrosine kinase inhibitors (TKI), it is recommended to try to obtain a new mutational profile by associating liquid and tumor rebiopsy, according to local conditions and clinical modalities of progression. The objective of this study is to analyze the practices in terms of tissue and blood rebiopsies in mNSCLC EGFR/ALK/ROS pts progressing after TKI before their inclusion in a phase II trial (GFPC 06-2018) testing the effectiveness of immunotherapy-platin-based-chemotherapy combinations. The analysis included 149 pts, 132 EGFR mutated, 13 ALK and 5 and ROS translocated. We describe the rate of re biopsies according to oncogenic driver and previous TKI. No sampling was mandatory before inclusion in the study. The rate of liquid and or tissues rebiopsies whose 69/149 (46.3%): 48.4%, 30.8%, and 0% in EGFR mutated, ALK and ROS translocated pts respectively. Among the 64 EGFR-mutated pts, molecular biology was performed on tissue, blood or both in 39, 19 and 6 cases respectively. Previous target therapies were: one line of 3rd generation (G)-TKI: 26 (41%) pts, one line of 1st or 2nd G-TKI: 12 (19%) pts, 1st or 2nd G-TKI followed by a 3rd G-TKI: 18 (28%) pts, one line of 1st G-TKI followed by 2nd G-TKI: 3 (4%) pts. 47 (73%) pts still had their initial mutations; 9 (14%) pts had detectable T790M and 5 (8%) acquired C797S EGFR secondary mutation. Other mutations were found in 27 (42%) pts: TP53 (n=13), amplification of MET (n=4), STK11 (n=4), and PIK3CA (n=4), insertion exon 20 (n=3), KRAS (n=2), NRAS (n=2), CTNMB1 (n=2), APC (n=1), BRCA2 (n= 1) and RET (n=1). For the 5 ALK-translocated pts, one presented a G1202A resistance mutation. In this population of patients progressing under optimal target therapy, and in sufficiently good general condition to be included in a chemotherapy trial, less than 50% of patients have liquid or tissue rebiopsy. For EGFR mutated patients, a resistance mechanism linked or not to EGFR is identified in respectively 32% and 48% of cases.
La radiothérapie (RT) est un standard en situation adjuvante pour la prise en charge du cancer du sein (CS) localisé et localement avancé. Plusieurs études ont suggéré un risque accru de cancer pulmonaire (CP) chez les patientes traitées par RT sans considérer le potentiel impact de la technique de RT employée. Nous avons inclus rétrospectivement 98 patientes traitées par RT pour un CS entre 1991 et 2020 à l’institut Curie et qui ont développé un CP dans un délai supérieur à 12 mois après la fin de la RT pour la prise en charge mammaire. Les données concernant le CS, le CP, les modalités d’irradiation, les facteurs de risque et l’évolution des patientes ont été extraites. Les délais de survenue d’un CP après un CS ont été analysés et comparés par test du Log-rank et régression de Cox. Chez les 98 patientes analysées dans cette étude, les caractéristiques du CP étaient les suivantes : âge médian au diagnostic : 64 ans ; tabagisme : 60 % des cas ; histologie d’adénocarcinome : 68 % des cas; altérations oncogéniques de l’EGFR/KRAS/autres : 21 %/26 %/19 % des cas. Le CP était diagnostiqué dans 61 % des cas du côté homolatéral au CS préalablement irradié (OR = 2,6 [1,1–5,9], p < 0,05) ; 36 % des patientes avaient reçu une surimpression sur le lit tumoral mammaire. Le délai médian de survenue du CP après la fin d’irradiation du CS était de 95 mois (intervalle 20–341 mois). Le délai médian de survenue de CP après RT avec surimpression était de 64 mois versus 109 mois chez les patientes traitées par RT mammaire sans surimpression (p < 0,001). La RT avec surimpression était associée à un sur-risque de survenue plus précoce de CP de 2,1 ([1,4–3,3], p < 0,001). Le tabagisme (actif ou sevré) était également associé à un délai plus court de survenue de CP après RT (HR = 1,7 [1,1–2,7], p < 0,05). La RT avec surimpression sur le lit tumoral ainsi que le tabagisme restaient significativement associés à un délai plus court de survenue de CP en analyse multivariée. La RT mammaire avec surimpression sur lit tumoral pour le traitement d’un CS pourrait favoriser la survenue d’un CP secondaire, indépendamment du tabagisme. Ce risque est à considérer lors de la surveillance des patientes fumeuses ayant reçu une surimpression sur lit tumoral mammaire.
Lung cancer burden on cancer related mortality is prominent. Over the past 20 years, innovative treatments have changed the outcome of patients. When global survival datas are reported through clinical trials, and national or international epidemiological registries, limited real-life data exists with regards to the actual evolution of survival focusing on patients with metastatic lung cancer over a long range of time. We retrospectively analyzed the outcomes of all consecutive patients with a new diagnosis of primary metastatic lung cancer who were treated at Institut Curie from 2000 to 2020. We used the data software CONSORE running at the Institut since 2000. We anticipated to divide the period in three according to the implementation of major strategies in the first-line setting: 1) 2000-2009: platinum-based chemotherapy doublet; 2)2010-2017: EGFR tyrosine kinase inhibitors; 3) 2018-2020: immune checkpoint inhibitors. The date of diagnosis was used to allocate the patients. Overall survival (OS) and conditional survival were analyzed per period in the global cohort and in small cell lung cancer (SCLC) and non-small cell lung cancer (NSCLC). 670 patients were identified for the 1st period (2000-2009), 747 patients for the 2nd period (2010-2016) and 752 patients for the 3rd period (2017-2020). The median OS was 11.1, 16.6, and 19.1months, respectively. Median OS for patients with SCLC was 9.9, 10.6, and 11.1 months, respectively; median OS for patients with NSCLC was 11.4, 19.2, and 24.8 months, respectively. The conditional survival to be alive at 24months if the patient was still alive at 6 months post diagnosis was 37.5%, 52.7% and 64.4% respectively for the three periods considering patients with NSCLC; whereas is was 21.3%, 22.2% and 37% respectively for the three periods considering SCLC. Survival of patients with metastatic lung cancer has improved over the past 20 years, through the implementation of new treatment strategies. Achievement of median OS of 2 years has been reached in NSCLC, not in SCLC so far.
For patients (pts) with stage IIIB/IV NSCLC without oncogenic addiction (OA), immuno-checkpoint inhibitors (ICI) have emerged as a standard first-line treatment. Literature suggests a lower efficacy of ICI as single treatment in pts with OA, notably EGFR mutation or ALK/ROS1 rearrangement. Assuming adding chemotherapy to immunotherapy (CT-IO) may improve the management of pts with OA, we implemented a trial to assess the efficacy of this combination in this setting. We conducted a national, open, multicentre, non-randomized Phase II Study with two parallel cohorts: A (Platinum-Pemetrexed-Atezolizumab-Bevacizumab) and B (Platinum-Pemetrexed-Atezolizumab). Main eligibility criteria were: stage IIIB/IV NSCLC with EGFR mutation or ALK/ROS1 rearrangement progression after ≥1 targeted therapy and no prior chemotherapy and eligible for Bevacizumab (A). The primary endpoint was objective response rate (ORR) after 4 cycles (RECIST 1.1) evaluated by masked, independent central review. The secondary endpoints were PFS, OS and safety profile. For cohort A, an ORR of 35% (p0) was undesirable (and p1=50% expected). For cohort B, p0=30% and p1=45%. 149 pts were included (71 in A, 78 in B): for A/B respectively, mean age, 60.4/66.1 years; men 31/49%; alteration for EGFR 87/90%, ALK 13/5%, ROS1 0/6%. ORR was 58.2% (90% CI 47.4-68.4%, p<0.01) in A and 46.5% (90% CI 36.3-56.8%, p<0.01) in B. Disease control rate at 12 weeks was 89.6% (A) and 81.7% (B). Median PFS and OS were respectively 7.3 months (95% CI 6.9- 9.0), 17.2 months (95% CI 13.7-NA) in A and 7.2 months (95% CI 5.7-9.2), 16.8 months (95% CI 13.5-NA) in B. Grade 3-4 adverse events (AE) occurred in 69.1/51.4% (A/B). Severe immune-related AE occurred in 27.9/15.3% (A/B). No toxicity-related death was observed. Combination approach of Platinum-Pemetrexed-Atezolizumab-Bevacizumab or Platinum-Pemetrexed-Atezolizumab achieved promising efficacy in metastatic EGFR/ALK mutated NSCLC after TKI failure, with acceptable tolerance profile.
Over the last decade, the development of next-generation sequencing techniques has led to the molecular dismantlement of adult and pediatric sarcoma, with the identification of multiple gene fusions associated with specific subtypes and currently integrated into diagnostic classifications. In this report, we describe and discuss the identification of a novel EWSR1-UBP1 gene fusion in an adult patient presenting with multi-metastatic sarcoma. Extensive pathological, transcriptomic, and genomic characterization of this tumor in comparison with a cohort of different subtypes of pediatric and adult sarcoma revealed that this fusion represents a novel variant of spindle cell rhabdomyosarcoma with features of TFCP2-rearranged subfamily.
IntroductionDans les cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC) localement avancés et non résécables, le traitement de consolidation par durvalumab pendant un an après radio-chimiothérapie (RCT) à base de sels de platine est devenu un standard sur la base des résultats de l’étude PACIFIC, montrant un bénéfice de survie à 5 ans (1). L’étude PACIFIC-R a pour objectif d ́évaluer l'efficacité et la tolérance du durvalumab chez ces patients dans des conditions réelles d'utilisation (2).MéthodePACIFIC-R (NCT03798535) est une étude observationnelle, internationale incluant les patients atteints d'un CBNPC de stade III non résécable ayant reçu du durvalumab dans le cadre des programmes d'accès précoces internationaux initiés par AstraZeneca. La cohorte française de PACIFIC-R a inclus rétrospectivement les patients ayant bénéficié de l'ATU de cohorte (ATUc) entre septembre 2017 et octobre 2018. Les critères d’éligibilité étaient d'avoir terminé une RCT concomitante ou séquentielle à base de sels de platine dans les 12 semaines, sans signe de progression de la maladie et d'avoir reçu au moins une injection de durvalumab en consolidation. Les données ont été collectées à partir des dossiers médicaux à compter de la date d'initiation du durvalumab (date index) jusqu’à 5 ans. Cinq périodes d'extractions sont prévues au protocole pour recueillir les caractéristiques, la progression et la survie des patients. L’évaluation de la progression pouvait être selon les critères RECIST ou clinique selon le jugement de l'investigateur. Ce résumé concerne l'analyse des données de progression.RésultatsLa cohorte française a inclus 342/1399 patients de l’étude PACIFIC-R, pris en charge dans 66 centres (CHG : 39,4 %, centres privés : 27,3 %, CHU : 24,2 %, CLCC : 7,6 %). L’âge moyen des patients était 63,1 ans, le ratio homme/femme de 7/3. Le stade à l'initiation du durvalumab était III A pour 42,3 % des patients et IIIB/C pour 57,7 %. Respectivement 20,4 %, 51,5 % et 26,6 % des patients étaient N0/N1, N2, N3 ; 76,5 % des patients avaient un résultat de test PD-L1 dont positif (≥1 %) dans 60,5 % de cas, négatif (<1 %) dans 26,1 % et non-conclusif dans 13,4 %. La RCT était majoritairement concomitante (86 %). A 24 mois de suivi médian, le nombre médian d'injections était de 22, la durée médiane de traitement de 10,6 mois. Les raisons d'arrêt du durvalumab étaient : fin de traitement (47,1 %), EI (18,4 %), progression de la maladie (28,4 %), décès (2,3 %). La durée médiane de survie sans progression (SSP) était de 23,2 mois (IC95% [16,20-26,45]) ; le taux de SSP à 1an et à 2 ans était de 60,7 % et 49,4 %, respectivement. La médiane de SSP était de 20,0 mois (IC95% [12,62-26,45]) chez les patients diagnostiqués au stade IIIA et 25,5 mois (IC95% [14,62-30,13]) chez les patients diagnostiqués au stade IIIB/C. Les EI les plus fréquents étaient les pneumopathies (14,3 %), avec arrêt définitif du durvalumab pour 8,5 % des cas, et les endocrinopathies (13,7 %) dont très peu ont conduit à l'arrêt du durvalumab (0,9 %).ConclusionLa cohorte française de l’étude internationale PACIFIC-R donne un aperçu des premiers patients traités par durvalumab entre 2017 et 2018 pour un CBNPC de stade III non opérable, sans progression après une CRT concomitante ou séquentielle, non sélectionnés selon le statut PDL1. Cette étude confirme l'efficacité et la tolérance du durvalumab en conditions réelles d'utilisation chez ces patients.Déclaration de liens d'intérêtsLes auteurs n'ont pas précisé leurs éventuels liens d'intérêts.
PDL-1 inhibitors such as D have shown efficacy in the management of advanced NSCLC. We investigated the effect of D as a maintenance strategy after chemotherapy in the SAFIR02-LUNG Immuno substudy. ALK-/EGFRwt NSCLC pts after a CR/PR/SD to 4 cycles of platinum-based chemotherapy were eligible. Pts were enrolled in 2 substudies, based on NGS + CGH performed centrally on a mandatory tissue or liquid biopsy. The bio-guided substudy, for NSCLC with somatic alterations (including KRAS, STK11, BRAF mutations), will be reported separately. In the immuno substudy, pan-negative NSCLC pts were randomized 2:1 either on D or SoC. The primary endpoint was Progression-Free Survival (PFS). A prespecified subgroup analysis was performed according to positive (>=1%) or negative (<1%) PDL-1 immunohistochemistry (IHC) expression. Among the 183 randomized pts (121 were on D), median age was 62, 37.7% were female, 12.6% never-smoker, 92.9% had a non-squamous. 162 pts had progressed or died. With a median follow-up of 23.8 months (mo), median PFS was 3.0 mo (95% confidence interval [CI], 2.3 to 4.4) with D versus 3.0 mo (95%CI=2.0-5.1) with SoC (HR for disease progression or death 0.87; 95%CI=0.63 to 1.22; p=0.426). Median OS was 17.0 mo (95%CI=12.1-19.5) with D versus 14.9 mo (95% CI=10.5-22.0) with SoC (HR for death 0.91; 95%CI=0.61-1.37; p=0.661). PDL-1 IHC was performed on 60 samples (42 on D and 18 on SoC). The HR for PFS was 0.29 (95%CI=0.11-0.75; p=0.011) in PDL-1+ pts treated by D compared to SoC vs 0.71 (95%CI=0.31-1.60; p=0.408) in PLD-1- pts (interaction p=0.036). The HR for OS was 0.32 (95%CI=0.12-0.83; p=0.020), vs 1.20 (95%CI=0.48-2.99; p=0.701) in PDL-1+ and PDL-1 pts respectively (interaction p=0.039). Grade 3 or 4 treatment-related adverse events occurred in 15 pts out of 121 pts on D (17.1%). In this substudy, pts were negatively selected based on a central molecular analysis. In this population, maintenance D, vs SoC, did suggest a positive effect on PFS and OS in the PDL-1 positive subgroup but not in the overall population. This finding requires validation in larger studies. There was no new finding in D toxicity profile.