Évaluer et comparer la morbidité précoce et tardive de la cystectomie–urétérostomie transiléale pour troubles vésicosphinctériens d’origine neurologique en fonction de la voie d’abord (laparotomie vs laparoscopie vs robotique). Les objectifs secondaires ont été de comparer et d’évaluer la morbidité et les facteurs prédictifs en fonction du lieu d’hospitalisation en périopératoire : MPR (Médecine Physique et Réadaptation) versus Urologie. Étude rétrospective monocentrique sur 65 patients opérés d’une cystectomie–urétérostomie transiléale pour troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique entre mai 2005 et décembre 2011. La voie d’abord a été : laparotomie dans 11 cas, laparoscopie dans 14 cas et robotique dans 40 cas. Au total, 53,8 % des patients ont été hospitalisés en périopératoire dans le service de MPR. L’évaluation de la morbi-mortalité a été effectuée selon la classification de Clavien–Dindo. Les complications précoces ont été définies comme toute complication survenant dans les 30 jours postopératoires. Dans le groupe robotique : la durée de l’intervention a été plus longue (300 minutes) (p = 0,007) et le délai moyen de reprise de transit plus court (4 jours) (p = 0,012). Il n’y a pas eu de différence significative de durée d’hospitalisation ni de prise de morphiniques. Il n’a pas été mis en évidence de différence, en fonction de la voie d’abord, sur le taux global de complications précoces (p = 0,17) et tardives (p = 0,26). Les complications précoces ont été observées dans 41,5 % des cas : mineures (grade I et II) dans 32,3 % et majeures (Grade III à V) dans 9,2 %. Les complications tardives ont été observées dans 43,1 % des cas : mineures dans 20 % et majeures dans 23,1 %. Les patients hospitalisés en périopératoire en MPR ont présenté significativement moins de complications tardives. La morbidité de la cystectomie–urétérostomie transiléale pour troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique a été similaire quel que soit la voie d’abord. La cystectomie-urétérostomie transiléale par chirurgie robotique a permis une reprise de transit plus rapide. La durée opératoire a été cependant plus longue en robotique qu’en laparotomie ou laparoscopie mais elle a compris dans cette série la learning curve.
Objective. - Portal veinous thrombosis (VT) in the pancreatic transplant (6 to 20% of the cases) is the first cause of early loss of the transplant. Our objective was to identify the risk factors of VT in our experiment.Method. - The sample group includes 106 patients who underwent pancreas transplantation (portal venous drainage, enteric-drained pancreas) within our institute of transplantation from 2004 until 2010. We completed a portal vein extension graft in 25% of the cases. First of all, risk factors were selected from preoperative and operative data with an univariate analysis. We then carried out a multivariate analysis of these factors (binary logistic regression). The threshold P was 0.05.Results. - Sixteen patients (15%) showed a VT. Eight of them developed a total thrombosis and required a transplantectomy. Three risk factors of VT were isolated by the multivariate analysis: a BMI of the receiver > 25 kg/m(2) (Odds Ratio [OR] = 6.977), a portal vein extension graft (OR = 4.1) and an age of the donor > 45 years (OR = 4.432).Conclusions. - The knowledge of these risk factors of thrombosis allows the implementation of preventive measures (selection of the donor, nutritional support of the receiver in the registration if BMI > 25 kg/m(2)). The portal lengthening should be avoided by an attentive retrieval of the transplant (without shorter section of the portal vein). Nevertheless, the presence of one of these risk factors in a transplant patient should lead to start an antithrombotic treatment. (C) 2012 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.