Cancer mortality in the elderly has rarely been analyzed. It is most notably characterized by the level of diagnostic accuracy at ages prone to comorbidities. Trend analysis over the last thirty years and disparities in mortality have underscored the increasing cancer mortality in the over-65 age bracket as well as the relevance of local health context in understanding the significant differences seen throughout France.
La mortalité par cancer aux grands âges reste peu analysée. Elle est en particulier marquée par la qualité de la certification à des âges où la comorbidité est fréquente. Une analyse des tendances sur les 30 dernières années et des disparités de mortalité permet de souligner le recul progressif de l’âge aux décès, le poids grandissant des cancers dans la mortalité après 65 ans ainsi que l’importance de la prise en compte des contextes sanitaires locaux pour expliquer les écarts importants constatés en France.
Le nombre de décès par cancer et le poids des cancers dans la mortalité totale ont beaucoup augmenté tout au long du XXe siècle. Dans le même temps, les taux de mortalité diminuent depuis la fin des années 1980. Le traitement des données de mortalité de 2003, récemment validées, permet d'apprécier les tendances récentes de la mortalité par cancer à l'aune de ces tendances anciennes. L'augmentation du nombre de décès et de la part des cancers dans la mortalité se confirme de même que la diminution de la létalité. Les écarts entre les hommes et les femmes se réduisent. Le cancer est aujourd'hui la première cause de décès entre 40 et 75 ans. L'analyse des tendances récentes confirme également la diminution de la mortalité pour différentes localisations cancéreuses (estomac, voies aérodigestives supérieures ou colorectales), l'augmentation pour d'autres (peau, système nerveux central, bronchopulmonaires pour les femmes). Cette approche permet aussi d'envisager l'amorce d'une inversion de tendance pour la mortalité par lymphome non hodgkinien (diminution pour les femmes après une phase de forte augmentation). Ces changements ne modifient cependant pas l'importance des disparités géographiques de mortalité, tant pour les hommes que pour les femmes.
L’Institut National du Cancer et le CepiDc de l’Inserm (Centre d’epidemiologie sur lescauses medicales de deces) publient un « Atlas de la mortalite par cancer en France ».Cet ouvrage vise a la fois a etablir un etat des lieux recent des disparites spatiales demortalite pour ces causes de deces ainsi qu'a reperer les changements intervenusdans la distribution des inegalites face aux cancers entre 1970 et 2004.Le cancer est devenu, pour la premiere fois en 2004, la premiere cause de deces en France.Si le risque de deceder d’un cancer diminue depuis une dizaine d’annees, temoignant desprogres realises en matiere de prevention, de diagnostic precoce, de traitements et de prise en charge, la France est en revanche caracterisee par d’importantes inegalites sociales et spatiales de mortalite.Cet ouvrage vise a la fois a etablir un etat des lieux recent des disparites spatiales demortalite pour ces causes de deces ainsi qu'a reperer les changements intervenus dans la distribution des inegalites face aux cancers entre 1970 et 2004.L’accent est particulierement mis sur :• L’evolution de l’ampleur des disparites inter et infraregionales,• L’evolution de l’organisation spatiale des disparites permettant de repererd’eventuelles recompositions regionales ou locales,• La comparaison systematique de la mortalite entre les hommes et les femmes, lesprofils de cancers etant tres differents pour les deux sexes.Les donnees exploitees sont issues des fichiers du CepiDc de l’Inserm, qui enregistre de facon exhaustive, sur la periode 1970-2004, les deces survenus en France metropolitaine et dans les DOM, en indiquant pour chacun de ces deces, le sexe, l’âge, le lieu de residence au moment du deces et la cause du deces.L'analyse porte aussi bien sur l'ensemble des cancers que sur differentes localisationscancereuses afin de tenir compte des facteurs de risque specifiques a chaque cancer.Si les disparites regionales de mortalite ont tendance a s'attenuer pour un grand nombre de localisations cancereuses, il apparait que les inegalites infra-regionales ont tendance a se renforcer. L'organisation spatiale de la mortalite par cancer reste fortement structuree pour les hommes, beaucoup plus faiblement pour les femmes. Les rapprochements recents entreles comportements feminins et masculins pourraient toutefois modifier cette specificite masculine.Perspectives : Cet atlas ouvre de nombreuses pistes de recherche dans le champ de l’analyse des inegalites de sante, notamment sur les conditions sociales, economiques, culturelles a reunir pour l’amelioration des niveaux de mortalite.Il apporte aussi aux decideurs en sante publique des pistes de reflexion sur les differents types d’actions possibles permettant de lutter contre les inegalites les plus marquees.Attention (date : 1997 – 2001)