e cancer de prostate est une patho-logie tres frequente, au premierrang des cancers de l’homme, dontle depistage repose sur le couple toucherrectal (TR)/ dosage des PSA qui seracomplete par des ponctions biopsiesprostatiques echo-guidees en cas d’ano-malie (1). L’IRM est surtout utiliseepour le bilan d’extension local (2). Si lescanner peut etre utile pour rechercherune extension ganglionnaire dans lestumeurs a risque (3), il est courammentadmis que sa sensibilite n’est pas suffi-sante pour detecter de petites tumeursintraprostatiques.Nous rapportons un cas ou le diagnosticde cancer de prostate a ete evoque, nonpas devant une anomalie du TR ou uneelevation des PSA, mais devant uneanomalie de decouverte fortuite sur unscanner realise pour une toute autre pa-thologie.
Evaluer la valeur pronostique de l’IRM avant traitement par HIFU des récidives locales du cancer prostatique après radiothérapie. Etude rétrospective de 38 patients ayant passé une IRM (T2 et dynamique) avant traitement par HIFU (Abla-therm®) d’une récidive locale de cancer de prostate après radiothérapie. Sur les images IRM, deux lecteurs ont défini si la récidive s’étendait en avant de l’urètre, si l’apex ou les vésicules séminales étaient envahis et si la capsule était franchie. Par ailleurs, le volume de la récidive locale et la distance entre le rectum et le point le plus antérieur de la récidive ont été mesurés. Ces données ont été comparées au résultat du traitement HIFU (échec en cas de biopsie positive et/ou de mise sous hormonothérapie après HIFU ; succès dans les autres cas). Le franchissement capsulaire ou l’atteinte des vésicules séminales ou des apex n’étaient pas corrélés au résultat du traitement. En revanche, le fait que la récidive dépasse l’urètre en avant était significativement associé à un échec du traitement (p < 0,008). Le volume tumoral moyen (4,31 ± 4,93 vs 1,94 ± 1,81 cc) et la distance moyenne rectum-tumeur (20,8 ± 5,9 vs 17,9 ± 6,1 mm) étaient plus élevés en cas d’échec que de succès, mais la différence n’était pas significative (p = 0,11 et p = 0,09, respectivement). La position antérieure des récidives locales après radiothérapie semble un facteur important d’échec du traitement HIFU. Le volume tumoral pourrait aussi avoir une valeur pronostique et méritera d’être étudié sur un plus grand effectif.
Evaluer l’IRM dans la détection des récidives locales du cancer prostatique par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU). Quarante-quatre patients adressés pour récidive biologique (PSA : 2,78 ± 2,30 ng/ml) après traitement HIFU d’un cancer de prostate ont été explorés par IRM (T2 et dynamique) avant biopsies transrectales. Les biopsies ont été réalisées par deux opérateurs. Le premier, qui n’avait pas connaissance des résultats de l’IRM, a réalisé des biopsies randomisées et sous guidage Doppler (« biopsies systématiques »). Le second pouvait réaliser jusqu’à trois biopsies par sextant suspect en IRM (« biopsies ciblées »). Une récidive locale a été détectée chez 25 patients par les biopsies systématiques (9,2 ± 1,6 prélèvements par patient) et chez 29 patients par les biopsies ciblées (4 ± 1,5 prélèvements par patient). Cinq patients ont eu des biopsies systématiques positives et des biopsies ciblées négatives ; 9 patients ont eu des biopsies ciblées positives et des biopsies systématiques négatives. Le pourcentage moyen de prélèvements positifs (36,7 % versus 13,1 % ; p < 0,001) et de longueur d’envahissement des carottes (12,5 % versus 4,4 % ; p < 0,01) était significativement supérieur pour les biopsies ciblées. L’IRM (notamment dynamique) sensibilise la détection des récidives locales du cancer prostatique traité par HIFU.
PURPOSE:To assess T2W and dynamic: contrast-enhanced (DCE) MR imaging in the detection of local tumor recurrence after transrectal high-intensity focused US (HIFU) treatment.MATERIALS AND METHODS:Fifteen patients treated by HIFU for prostate cancer were referred for MR due to biological evidence of tumor recurrence. Axial, sagittal and coronal T2W images and DCE images (12 3-mm thick axial images, temporal resolution: 15 seconds) were obtained first. Transrectal biopsies were then obtained under US guidance. MR findings were compared to biopsy results for 10 prostate sectors.RESULTS:Biopsies demonstrated tumor recurrence in 13/15 patients (23/108 sectors). On T2W images, the treated prostate tissue was diffusely hypointense which interfered with interpretation. Three patients (5 sectors) had suspicious areas of T2W signal abnormality and 15 patients (29 sectors) had suspicious areas on DCE scans. An analysis per sector for T2W and DCE imaging showed sensitivity, specificity, positive predictive and negative predictive values respectively of 0.13, 0.98, 0.6 and 0.81 and 0.70, 0.85, 0.55 and 0.91. DCE MR was strongly predictive of positive biopsy results (Odds ratio: 12.8 (95% confidence interval: 4.4-37.3)) whereas T2W imaging was not (Odds ratio: 4.0 (95% confidence interval: 0.5-30)).CONCLUSION:MR, especially DCE MR, is promising for the detection and localization of local prostate cancer recurrence after transrectal HIFU treatment.
Déterminer si l’échographie de contraste peut différencier les tissus prostatiques vivaces et détruits après traitement par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU). Il s’agit d’une étude prospective proposée aux patients traités par HIFU pour cancer de prostate, en première ligne ou après échec de radiothérapie. Une échographie de contraste est réalisée la veille du traitement puis à J1-J3. Une IRM avec injection de Gadolinium est obtenue à J1-J5. A un mois, des biopsies guidées par échographie de contraste sont également réalisées. A ce jour, huit patients ont été inclus. L’échographie de contraste et l’IRM montrent la persistance fréquente de tissu non dévascularisé en avant et à l’apex. Les mesures d’épaisseur de tissu non détruit faites par échographie de contraste et par IRM sont bien corrélées. De même il existe une excellent corrélation entre les données de l’échographie de contraste à 1 mois (tissu dévascularisé ou non) et le résultat des biopsies (tissu détruit ou vivace). L’échographie de contraste semble un outil prometteur pour la visualisation des territoires prostatiques mal détruits par HIFU. Si ces résultats se confirment, elle pourrait être utile au bloc opératoire pour permettre un retraitement immédiat, au cours de la même anesthésie.
Définir les localisations préférentielles des récidives locales du cancer de prostate après traitement par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU). Etude rétrospective de 317 biopsies de prostate (PBP) après traitement HIFU. Les PBP étaient réalisées systématiquement 3-6 mois après traitement (« PBP systématiques ») ou en cas de hausse ultérieure des PSA (« Récidive biologique ») ; 136 biopsies de vésicules séminales ont été réalisées en cas de récidive biologique ou de baisse insuffisante du taux de PSA après traitement. Le taux de positivité des « PBP systématiques » était de 32 % pour les traitements initiaux et de 54 % pour les retraitements. 49,2 % des sextants positifs étaient à l’apex, 28,4 % en partie moyenne et 22,4 % à la base, soit une atteinte apicale significativement plus fréquente que sur les biopsies pré-thérapeutiques (p < 0,05). Dans la catégorie « Récidive biologique », il n’y avait pas d’atteinte apicale préférentielle (27,5 %/41,5 %/31 %). Sept pour cent des biopsies vésiculaires pratiquées étaient positives. Les récidives après traitement HIFU du cancer de prostate sont plus fréquentes à l’apex, vraisemblablement du fait de la marge de sécurité imposée par le sphincter externe. Les récidives dans les vésicules séminales ne sont pas exceptionnelles.
Evaluer l’efficacité et les complications du traitement par Radiofréquence (RF) des tumeurs rénales. Etude rétrospective de 19 patients (27 tumeurs, 5 patients avec métastases pré-existantes) traités par RF percutanée (13 patients, 13 tumeurs, 15 procédures) ou per-opératoire (8 patients, 14 tumeurs, 8 procédures). Tous les traitements ont été réalisés avec une aiguille de LeVeen (électrode déployable monitorant l’impédance). Vingt quatre des 27 tumeurs (16/19 patients) étaient totalement dévascularisées à la fin du traitement. Deux tumeurs résiduelles ont été totalement dévascularisées par une seconde procédure. Au cours du suivi (30,4 ± 21,9 mois), deux tumeurs qui avaient été totalement dévascularisées ont récidivé 11 et 48 mois après traitement. L’une a été traitée par néphrectomie partielle et l’autre n’a pas été traitée en raison de métastases osseuses évolutives. Un patient a été néphrectomisé en raison d’une sclérose rétractile du bassinet due au traitement. Six patients (9 procédures) ont eu un refroidissement du système excréteur pendant la procédure. Aucun n’a présenté de complication. Les résultats du traitement par RF des cancers du rein sont prometteurs. L’atteinte de la voie excrétrice est la complication la plus sérieuse ; une prophylaxie par refroidissement de la voie excrétrice mérite d’être évaluée.
Les inclusions surrénaliennes intratesticulaires (ISIT) se rencontrent dans les syndromes d’hypersécrétion d’ACTH, le plus souvent dans le cadre d’une hyperplasie congénitale des surrénales due à un déficit en 21-hydroxylase. Elles sont découvertes cliniquement ou par échographie systématique, généralement chez l’adulte jeune. En échographie, elles apparaissent sous la forme de masses hypoéchogènes confluentes, souvent bilatérales, développées dans la région du hile testiculaire. À un stade tardif, elles prennent un aspect atténuant très évocateur. En Doppler Couleur, elles ont une architecture vasculaire régulière. Elles régressent ou se stabilisent généralement sous traitement gluco-corticoïde substitutif. Elles peuvent parfois progresser, posant alors le problème de leur nature. La biopsie ou les prélèvements veineux spermatiques ne sont pas fiables. L’IRM n’apporte guère plus d’éléments que l’échographie et c’est le suivi ou, en dernier recours, l’orchidectomie qui assure le diagnostic.
A 67-year-old man with a history of melanoma, treated surgically 7 years before, was referred for vomiting and right flank pain after three intravesical instillations of bacillus Calmette-Guérin (BCG) for superficial bladder cancer. A CT scan showed a mass on the right kidney, with a normal calyx in its centre. Percutaneous biopsy, obtained because of melanoma history, showed granulomatous reaction caused by BCG infection. The renal mass disappeared after 9 months of anti-tuberculous treatment. The presence of an unaffected calyx in the centre of the renal mass is an interesting finding for both teaching purposes--it clearly illustrates the pathogeny of the disease, with the bacillus invading the renal parenchyma through the papilla--and diagnostic purposes--a malignant tumour is likely to displace or destroy neighbouring calyces rather than leaving them unaffected. However, the diagnostic value of this sign remains to be determined by further research.
Déterminer l’intérêt de l’IRM prostatique avant réalisation de biopsies chez des patients avec PSA élevé et au moins une série de biopsies négatives. Etude rétrospective de 42 patients ayant déjà eu 1 à 5 séries de biopsies négatives. Une IRM prostatique (T2 et séquence dynamique) a été réalisée en moyenne 22 jours avant de nouvelles biopsies. Son interprétation a été volontairement peu spécifique (sensibilisation maximale des biopsies). La corrélation IRM/ biopsies s’est faite dans 10 secteurs prostatiques (apex, partie moyenne, base, compartiment interne et vésicules séminales de chaque côté). 1) Analyse par secteur : 27/302 secteurs étaient positifs en biopsie. Il existait une corrélation significative entre les résultats des biopsies et ceux du T2 (p < 0,01) et de la séquence dynamique (p < 0,01). 2) Analyse par patient : les biopsies étaient positives chez 11/42 patients. Les taux de vrais positifs, vrais négatifs, faux positifs et faux négatifs étaient respectivement de 5, 17, 13, 7 pour le T2 et 9, 8, 23, 0 pour la séquence dynamique (2 patients inclassables) et 9, 4, 28, 0 pour le couple T2/dynamique (1 patient inclassable). Seuls 2 patients avaient des biopsies positives uniquement dans le territoire d’une anomalie IRM. Dans cette population difficile, l’IRM prostatique dynamique s’est avérée utile pour guider de nouvelles biopsies. Elle se caractérise notamment par une forte valeur prédictive négative. Son intérêt médico-économique reste cependant à définir.
Connaître le principe et les indications du traitement du cancer de prostate par HIFU transrectaux. Connaître les résultats actuels de ce traitement. Comprendre l’intérêt de l’imagerie dans le bilan local pré-opératoire, l’évaluation de la zone traitée et la détection des récidives. Connaître les perspectives d’amélioration et les voies de recherché actuelles. Les résultats à 5 ans du traitement HIFU des cancers de prostate sont voisins de ceux de la radiothérapie. L’imagerie est fondamentale pour la réussite de ce traitement. Des progrès doivent encore s’accomplir dans la cartographie tumorale pré-opératoire, l’évaluation de l’homogénéité de la destruction tissulaire et la détection précoce des récidives. Un guidage IRM avec contrôle de la température pourrait améliorer le ciblage des foyers tumoraux et l’homogénéité de la destruction tissulaire, mais risque d’être limité par son coût.
Testicular adrenal rests are encountered in ACTH hypersecretion syndromes, most often in congenital adrenal hyperplasia attributable to a deficit in 21-hydroxylase. They are discovered clinically or on systematic sonography, generally in the young adult. On sonography, they appear as confluent hypoechogenic masses, often bilateral, that have developed in the region of the testicular hilum. At a late stage, they take on a highly suggestive attenuating aspect. In color Doppler, they have a regular vascular architecture. They generally regress or stabilize with replacement glucocorticosteroid treatment. They can sometimes progress, which then poses the problem of the type of lesion. Biopsy or spermatic vein samples are not reliable. MRI contributes very little more than sonography. Diagnosis comes with follow-up or, as a last resort, orchidectomy.