Purposes Following a hospitalization for COPD, dual and triple therapies were compared in terms of persistence and relations with outcomes (exacerbations, health care resource use and costs). Methods This was a historical observational database study. All patients aged ≥45 hospitalized for COPD between 2007 and 2015 were identified in a 1/97th random sample of French claims data. Patients receiving dual therapy within 60 days after hospitalization were compared to patients receiving triple therapy, after propensity score matching on disease severity. Results Of the 3,089 patients hospitalized for COPD, 1,538 (49.8%) received either dual or triple therapy in the 2 months following inclusion, and 1,500 (48.6%) had at least 30 days of follow-up available; 846 (27.4%) received dual therapy, and 654 (21.2%) received triple therapy. After matching, the number of exacerbations was 2.4 per year in the dual vs 2.3 in the triple group (p=0.45). Among newly treated patients (n=206), persistence at 12 months was similar in the dual and triple groups (48% vs 41%, respectively, p=0.37). As compared to patients on dual therapy, more patients on triple therapy received oral corticosteroids (49.1 vs 40.4%, p=0.003) or were hospitalized for any reason (67% vs 55.8%, p=0.0001) or for COPD (35.3 vs 25.1%, p=0.0002) during follow-up. Cost of care was higher for patients on triple than for those on dual therapy (€11,877.1 vs €9,825.1, p=0.01). Conclusion Following hospitalizations for COPD, patients on dual and triple therapy experienced recurrent exacerbations, limited adherence to therapies and high cost of care. Patients on triple therapy appeared more severe than those on dual therapy, as reflected by exacerbations and health care resource use.
À ce jour, les bithérapies (corticostéroïdes inhalés [CSI] + bêta2-agonistes à longue durée d’action [LABA] ou LABA + anticholinergiques de longue durée d’action [LAMA]) et les trithérapies libres (CSI + LABA + LAMA) dans la prise en charge de la BPCO ont été comparées dans des essais cliniques, mais rarement en conditions réelles d’utilisation. Comparer les bi- et trithérapies chez les patients hospitalisés pour BPCO, en termes d’exacerbations, de consommations de soins, de coûts, et de persistance au traitement étudié à 12 mois. Ont été inclus tous les patients de ≥ 45 ans, hospitalisés pour BPCO entre 2007 et 2015, à partir de l’EGB (Échantillon Généraliste de Bénéficiaires–échantillon aléatoire représentant 1/97e de la base de données de remboursements SNIIRAM). Les patients sous bithérapie dans les 60 jours après l’hospitalisation ont été comparés aux patients sous trithérapie, après appariement sur les variables liées au plan expérimental de l’étude et sur un score de propension pour les facteurs de confusion (sévérité et comorbidités). La persistance au traitement étudié a été définie par la non-interruption des délivrances de ce traitement sur une période de plus de 90 jours. Sur 3089 patients inclus, 926 étaient sous bithérapie et 1017 sous trithérapie. Après appariement (530 paires), le nombre d’exacerbations était de 2,4 par an dans le groupe bithérapie, vs 2,3 dans le groupe trithérapie (p = 0,45). La proportion de patients persistants chez les patients nouvellement traités (n = 206) était faible dans les deux groupes, avec toutefois une différence importante (mais ici NS) : 47,8 % dans le groupe bithérapie vs 40,8 % dans le groupe trithérapie. En moyenne, les patients sous bithérapie étaient hospitalisés (toutes causes) 2,5 fois par an, comparé à 3 fois chez ceux sous trithérapie (p = 0,08). Le nombre médian d’EFR par an était de 0,8 dans le groupe bithérapie, vs 1,5 dans le groupe trithérapie (p = 0,04). Les patients sous bithérapie avaient recours à 4,8 VNI par an en moyenne, vs 4,4 VNI chez ceux sous trithérapie (p = 0,63). Ces derniers représentaient un coût total annuel plus élevé que les patients sous bithérapie (11 877,1 € vs 9825,1€, p = 0,01). Cette étude met en exergue l’importante consommation de soins des patients BPCO et leur faible persistance aux traitements. Les patients BPCO étudiés étaient sujets à des hospitalisations récurrentes et souvent traités par corticostéroïdes oraux. Les coûts de santé totaux chez ces patients étaient élevés.
Introduction La BPCO coexiste souvent avec d’autres maladies chroniques pouvant affecter l’etat de sante et le pronostic du patient. En particulier, les patients BPCO presentent un risque plus important de maladie cardiovasculaire que des temoins de meme âge et de meme sexe. Methodes Deux etudes de 52 semaines, multicentriques, randomisees, en double insu et controlees vs traitement actif ont recrute des patients presentant une BPCO symptomatique severe a tres severe et des antecedents d’exacerbations. Dans l’etude TRILOGY [1] , les patients ont ete randomises (1/1) pour recevoir TRIMBOW® (deux bouffees 2x/jour par spray) ou une Innovair® 100/6 μg (deux bouffees 2x/j par spray). Dans l’etude Trimbow [2] , les patients ont ete randomises (2/2/1) pour recevoir l’association Trimbow®, ou du tiotropium poudre (18 μg/j en une prise) ou une triple association libre composee d’Innovair® + tiotropium. Dans cette analyse, la survenue d’evenements indesirables cardiaques majeurs (MACE) a ete evaluee Les MACE incluaient les evenements suivants : infarctus du myocarde aigu, accident vasculaire cerebral (AVC), deces d’origine cardiovasculaire, arythmies et insuffisance cardiaque. Resultats L’incidence et le taux de MACE dans les deux groupes Trimbow® etaient similaires a ceux des groupes Innovair® et tiotropium ( Tableau 1 ). La majorite des MACE rapportes etaient d’intensite severe, avec un pourcentage legerement plus eleve d’evenements fatals dans le groupe tiotropium seul. Il est important de noter que chez les patients presentant des maladies cardiovasculaires concomitantes pertinentes, la tendance etait similaire a celle observee dans l’ensemble de la population. Aucune des autres analyses en sous-groupes (en fonction de l’âge, de l’utilisation d’une chambre d’inhalation et du sexe) n’a mis en evidence de differences pertinentes en termes de profils de tolerance par rapport a l’ensemble de la population. Conclusion Ces resultats confirment que les benefices cliniques supplementaires obtenus avec cette triple association fixe en particules extra-fines par rapport au traitement standard ne sont pas associes a un impact superieur sur la tolerance cardiovasculaire chez les patients atteints de BPCO severe a tres severe, ce qui reaffirme son rapport benefice/risque favorable. Il est important de noter que la presence de comorbidites cardiaques concomitantes n’a pas eu d’impact sur le taux d’evenements cardiovasculaires.
Introduction L’efficacite et la tolerance de la triple association fixe en particules extra-fines Trimbow® (spray de beclometasone - BDP - 100 μg, formoterol – FF- 6 μg et glycopyrronium–GB – 12,5 μg, deux bouffees matin et soir) ont recemment ete demontrees dans deux essais de phase III. Trimbow® s’est montre superieur en termes d’amelioration de la fonction respiratoire et de reduction des exacerbations moderees a severes vs Innovair® (spray de BDP 100 μg/FF 6 μg, deux bouffees matin et soir ; etude TRILOGY [T5] [1] – 52 semaines, 1368 patients) et vs tiotropium (en poudre, une inhalation de 18 μg une fois par jour, etude TRINITY[T6] [2] – 52 semaines, 2691 patients). L’augmentation du risque de pneumonie associee a la prise de corticosteroides (CSI) est un effet de classe connu. Le rapport benefice/risque de Trimbow® a ete evalue en comparant les incidences des evenements de type pneumonie et exacerbation. Methodes Les informations sur les exacerbations moderees/severes et les pneumonies confirmes ont ete extraites des etudes T5 et T6. Resultats Dans l’etude T5, le nombre d’exacerbations etait de 288 (0,448 exacerbation/patient/an) vs 25 pneumonies (0,039 evenement/patient/an) avec Trimbow® (triple association fixe) et de 353 exacerbations (0,565) vs 18 pneumonies (0,029) avec Innovair®. Dans l’etude T6, le nombre d’exacerbations etait de 485 (0,472) vs 30 pneumonies (0,029) avec Trimbow® et de 569 exacerbations (0,583) vs 20 pneumonies (0,020) avec le tiotropium. Dans l’ensemble, le traitement avec Trimbow® a permis d’eviter 65 exacerbations par rapport a Innovair® (rapport des taux ajuste : 0,773, p = 0,005) et 84 exacerbations par rapport au tiotropium (0,801, p = 0,003). Aucune pneumonie fatale n’est survenue dans l’etude T5, 5 pneumonies ont ete fatales dans l’etude T6 (1 avec Trimbow® vs 4 avec le tiotropium). Toutes ces pneumonies ont ete considerees comme non liees au traitement. Conclusion Cette analyse confirme que, dans deux populations independantes de patients BPCO et traites par Trimbow®, la survenue de pneumonie reste tres faible par rapport a la survenue d’exacerbations moderees a severes. Le benefice observe en termes de reduction du nombre absolu d’exacerbations est plus important que l’augmentation observee du nombre absolu de pneumonie, ce qui confirme le rapport benefice/risque favorable de Trimbow® chez des patients atteints de BPCO severe a tres severe.
L’efficacité et la tolérance de Trimbow® (béclométasone [DPB], formotérol [FF] et glycopyrronium [GB] - 100/6/12,5 μg, 2 bouffées 2x/j) sont démontrées dans l’essai TRINITY [1]. Cette étude démontre la supériorité de Trimbow® vs tiotropium sur l’amélioration de la fonction pulmonaire et la réduction des exacerbations modérées/sévères chez des patients BPCO. Les effets des traitements sur la fonction pulmonaire sont souvent analysés avec des moyennes de groupe, sans information sur les réponses individuelles. Une analyse des répondeurs vise à déterminer la quantité d’effet considérée comme cliniquement pertinente. Dans TRINITY, les répondeurs VEMS sont identifiés pour chaque traitement en utilisant différents seuils pour définir les améliorations qui pourraient être cliniquement significatives. Dans cette étude de 52 semaines, randomisée, double insu et contrôlée vs traitement actif, 2 961 patients BPCO sévère à très sévère avec des antécédents d’exacerbations et un score CAT total ≥ 10 ont été randomisés (2/2/1) et reçu Trimbow®, du Tiotropium poudre (18 μg 1x/j) ou l’association Innovair® spray (BDP/FF 100/6 μg, 2 bouffées 2x/j) + tiotropium (triple association libre [TAL]). Les répondeurs VEMS ont été évalués aux semaines 26 et 52 en utilisant différents seuils définissant les répondeurs (50, 70, 100 et 120 mL) ; sont présentés ici les résultats pour 50 et 120 mL. Le pourcentage de patients répondeurs VEMS est significativement supérieur sur le plan statistique avec Trimbow® et la TAL vs le tiotropium aux semaines 26 et 52 quel que soit le seuil utilisé pour définir la réponse (p < 0,001 pour toutes les analyses). Avec le seuil de 50 mL, près de la moitié des patients sous Trimbow® ou la TAL sont définis comme répondeurs (semaine 26 respectivement 48,0 et 48,1 %, semaine 52 respectivement 46,1 et 50 %). Avec le seuil maximal de 120 mL, environ un tiers des patients traités par Trimbow® ou la TAL sont répondeurs (semaine 26 respectivement 36,7 et 34,8 % ; semaine 52 respectivement 35,7 et 35,1 %). Le pourcentage de répondeurs sous tiotropium est d’environ 1/3 au seuil de 50 mL (35,7 % et 34,8 %, respectivement aux semaines 26 et 52) à environ 1/4 de 120 mL (respectivement 25,3 % et 24,8 %). Ces résultats démontrent un effet constant et cliniquement pertinent de Trimbow ® sur la fonction pulmonaire avec l’analyse des répondeurs individuels, en particulier concernant le VEMS chez des patients BPCO sévère à très sévère, par rapport au tiotropium.
Trimbow® (béclométasone [DPB], formotérol [FF] et glycopyrronium [GB] −100/6/12,5 μg, 2 bouffées 2x/j) présente des effets cliniques bénéfiques par rapport au tiotropium seul sur la fonction pulmonaire et les symptômes, étude TRINITY [1]. Chez les patients BPCO, la réduction de prise du traitement de secours est associée à ces améliorations, et confirme la pertinence clinique et la durabilité de l’efficacité de Trimbow®. Les bénéfices de Trimbow® sont analysés sur les symptômes en évaluant le recours au traitement de secours par rapport au tiotropium (18 μg 1x/j) et à une triple association libre (TAL) Innovair® spray (DPB/FF, 100/6 μg, 2 bouffées 2x/j) + tiotropium chez des patients BPCO sévère à très sévère. Cette étude de 52 semaines, multicentrique, randomisée, double insu, contrôlée vs traitement actif, a randomisé 2691 patients (2/2/1) BPCO sévère à très sévère, avec des antécédents d’exacerbations et un score CAT ≥ 10 pour recevoir Trimbow®, du tiotropium ou la TAL. Les critères secondaires incluaient le pourcentage de jours sans prise de traitement de secours et la variation moyenne par rapport à l’inclusion du nombre de bouffées de ce traitement. À l’inclusion, le pourcentage moyen de jours sans prise du traitement de secours est comparable (20,5 %, 21,9 % et 21,3 % respectivement pour Trimbow®, TAL et tiotropium). Après 52 semaines, tous les traitements entraînent une augmentation statistiquement significative par rapport à l’inclusion du pourcentage de jours sans traitement de secours. Cette amélioration est plus marquée avec Trimbow®, la TAL (respectivement 13,9 % [IC95 % 12 ; 15,8] et 14,8 % [IC95 % 12,1 ; 17,4]) qu’avec le tiotropium seul (5,2 % [IC95 % 3,3 ; 7,1]) (p < 0,001). Un effet similaire a été observé avec Trimbow® et la TAL, avec une différence moyenne ajustée de −0,8 % [IC95 % −4,1 ; 2,4] (NS). Le nombre moyen de bouffées du traitement de secours était comparable dans tous les groupes (Trimbow® : 2,6 ; TAL : 2,6 ; tiotropium : 2,7 bouffées/j). À la 52e semaine et par rapport au tiotropium, seuls Trimbow® et la TAL ont réduit significativement le nombre moyen de bouffées de −0,6 bouffée/jour [respectivement IC95 % −0,7 ; −0,4] et −0,6 [IC 95 % −0,8 ; −0,5] (p < 0,001). Le bénéfice clinique de Trimbow® est supérieur chez les patients BPCO sévère à très sévère, comme le montre l’augmentation du pourcentage de jours sans traitement de secours et la réduction significative du nombre de bouffées par rapport au traitement par tiotropium seul.
L'objectif de cette étude est d'évaluer l'effet de la réhabilitation respiratoire (RR) sur la distension dynamique (DD), en fonction de l'index BODE.Étude prospective à propos de 74 patients BPCO, hospitalisés pour un programme de RR de quatre semaines. L'outil de mesure de la DD est la capacité inspiratoire (CI) mesurée au repos et en fin d'effort ; en début et en fin de programme.Tous stades confondus, l'augmentation de la CI est statistiquement significative : au repos et à l'effort (p < 0,05). Il n'y a pas de différence significative dans l'évolution de la CI entre quartiles. Elle évolue de façon significative à l'effort selon les quartiles de l'index BODE en fonction du type d'entraînement.La RR améliore significativement la DD mais il n'existe pas de différence significative dans son évolution en fonction de l'index BODE. Les résultats amènent à réfléchir sur le réentraînement le mieux adapté en fonction de la sévérité de la BPCO.II.The present study aims to evaluate the effects of pulmonary rehabilitation (PR) on dynamic hyperinflation (DH), according to the BODE index.Prospective study from 74 patients COPD for a 4-week-period of PR program. The inspiratory capacity (IC) is the parameter chosen to evaluate the DH: at rest and at the end of training, at the beginning and the end of program.All results joined together, the improvement of IC is statistically significant: at rest and with exercise (P < 0.05). There is no statistically significant difference in the evolution of IC between quartiles. It improves significantly with exercise relating to the quartiles of the BODE index according to the type of activity.The PR improves the DH significantly but there does not exist significant differences in its evolution according to the BODE index. The result lead to think about the best fitting training related to COPD severity.II.
Introduction : Inflammation in asthma involves proximal and distal airways. The latter may induce a significant hyperinflation (HI). Aim: To evaluate the prevalence of HI by body plethysmography in asthmatic patients with poorly controlled disease and/or significant dyspnea. Methods : In 324 patients (age 49 ± 17; FEV1 75 ± 18 % pred) insufficient asthma control was defined by an ACT score < 20 (n = 302) or a significant dyspnea by a MRC score ≥ 1 (n=22). HI was defined by either a RV > pred + 1.64 RSD (=RV-HI) or a FRC > 120 % pred (= FRC-HI). HI reversibility after bronchodilator was defined by a decrease of RV > 20 % or a reduction of FRC > 10 % from baseline. Change in dyspnea and chest tightness were evaluated by a VAS. Results : HI was found in 49 % (RV-HI) and 47 % (FRC-HI) of cases. Prevalence of HI was higher in patients with a FEV1 80 % pred: 78 % for RV-HI and 70 % for FRC-HI, vs 34 % and 40 %, respectively. ACT score was lower in patients with FRC-HI (13.4 ± 4 vs 14.6 ± 4; p = 0.004). Post-bronchodilator change was -10 ± 13 % for FRC, and - 12 ± 21 % for RV. HI reversibility was obtained in 59 % of cases with RV-HI and 47 % of cases with FRC-HI. Chest tightness decrease after bronchodilator was greater in patients with baseline FRC-HI (- 44 ± 25 vs - 37 ± 24 mm, p = 0.02). Dyspnea improvement was higher in those with baseline RV-HI (- 45 ± 26 mm vs - 38 ± 23, p = 0.02). Conclusion : Hyperinflation is frequent in poorly controlled asthma, including patients with normal FEV1, suggesting an involvement of distal airways. It appears reversible in more than half of cases.