In this article, I look at how spirituality can be a wellspring of social engagement and activism, based mainly on my research in Quebec, Canada. Less organizational spiritualities are often dismissed as individualistic, narcissistic, and unconcerned with collective well-being. Along with is a growing mass of evidence contributed by other scholars shows that this is often not the case. Using mainly examples from Quebec where my research is situated, I show that spiritual practice is often social; even embodied newer spiritualities typically involve the presence of others; their authenticity is often gauged not only in terms of intrapersonal, embodied experience but also over the longer term, by transformations in close relationships. Spirituality is often mobilized for progressive social ends but not always. I explore some of the ways that spirituality can nourish social engagement and raise the question of how social activism can bolster spirituality, becoming effectively a form of spiritual practice.
Identité familiale et identité individuelle chez des immigrantes italiennes âgées : réflexions à partir de deux recherches. An article from journal Culture (Volume 13, Number 2, 1993, pp. 5-128), on Érudit.
La question de l’authenticité relève de nos terrains et de ceux des auteurs qui ont contribué à ce numéro. Elle se présente comme une préoccupation importante des acteurs sociaux dans leurs efforts de faire sens de leurs pratiques et engagements religieux (ou « spirituels » pour emprunter le terme préféré par plusieurs). Le terme authenticité apparait comme tel dans leurs discours et représente un élément « émique » (interne) plutôt qu’« étique » (imposé par les chercheurs). Comment traiter de cette notion en sciences sociales ? Pourquoi cette préoccupation pour l’authenticité de nos jours et ce, dans divers contextes sociaux, culturels et géographiques ? Comment l’authenticité figure-t-elle dans différentes religiosités ? Sur quelles bases est-elle revendiquée, légitimée ? Est-ce que les dynamiques de l’authenticité diffèrent selon le type de « spiritualité » ou de religion ? Qu’est-ce que l’authenticité, enfin ? La vérité, la légitimité et le savoir sont toutes des questions reliées à l’authenticité. Elles deviennent particulièrement urgentes dans des périodes de contestation et de changement profond, soit des périodes où il y a des glissements « tectoniques » où l’implicite perd de son évidence, quand l’indiscutable est mis en question et que l’on doit avoir recours à de nouveaux appuis. La vague actuelle de la mondialisation (ou globalisation, c’est selon) secoue bien des présupposés, avec des répercussions qui se font sentir à travers le monde, et ce notamment dans le domaine du religieux. Des traditions, institutions et autorités sont l’objet de contestations quand elles ne sont pas carrément écartées, tandis que la « primauté de l’expérience » (Gauthier, 2012) ainsi que l’orthopraxie rituelle (prise comme garant de l’efficacité), plus que l’orthodoxie (conformité à une doctrine) semblent constitutives de l’authenticité dans une gamme
In this article I deal with two questions: how does religious authenticity present itself in the era of religious individualization? I find that those who are religiously active tend to emphasize the lived, personal and often embodied aspects of religious experience as evidence of authenticity and yet are likely to also have recourse to other types of claims to authenticity, such as tradition. I also raise the question of religious commitment; if religious authenticity is mostly conceived of in subjectivist terms, how is religious engagement possible over the long term? Here I examine several new types of groups that provide structure and community while leaving considerable space for individual religious experience.
Our contribution is based on fieldwork in the province of Quebec, Canada among Catholic charismatics and Spiritualists. We examine the spiritual resources they offer to combat the unwanted presence of Satan, negative entities or other maleficent beings. We will first describe the religious landscape of present-day Quebec. We will then describe the practices around exorcism in Spiritualist and Catholic Charismatic milieux, taking into account their performative aspects, their relationship with healing practices, and how exorcists negotiate the boundary between the work of evil entities and psychological issues. After looking at the convergences between the two currrents as we observed them, we address the question of the relationship between the growing demand for exorcism in Quebec, as elsewhere, and the secularization of the wider society.
Les anthropologues ont longtemps été imprégnés d’un certain athéisme méthodologique lorsqu’il s’agissait d’étudier les religions lointaines des « autres ». Or, une telle approche ne semble plus adaptée au genre de terrains réalisé aujourd’hui. Nous examinons brièvement les causes de ce « glissement tectonique » au sein de l’anthropologie, ainsi que ses conséquences pour les terrains religieux. Ensuite, nous explorons les nouvelles possibilités qu’offre l’émergence de ce que certains qualifient d’anthropologie « post-séculière », dont un nouveau dialogue avec la théologie.
Rougeon Marina, 2015, Proximités, passages et médiumité. Contours et détours caseiros au Brésil. Louvain-la-Neuve, Éditions Academia-L’Harmattan, coll. Anthropologie prospective, no 16, 224 p., bibliogr.. An article from journal Anthropologie et Sociétés (Deviner, prévoir et faire advenir), on Érudit.