La prise en charge des pneumothorax spontanés de grande abondance nécessite un drainage et le plus souvent une hospitalisation. Il est possible de gérer ces patients exclusivement en ambulatoire. Ces deux modes de prise en charge n'ont jamais été comparés directement sur les critères d'efficacité et de sécurité. Les patients présentant un pneumothorax spontané primaire (PSP) ou secondaire (PSS) nécessitant un drainage thoracique étaient inclus de façon prospective dans plusieurs centres hospitaliers français. L'étude observationnelle comparait le groupe « ambulatoire » avec drain de petit calibre (8,5Fr) relié à une valve unidirectionnelle, au groupe « hospitalisation » avec le drainage pratiqué usuellement. Le critère d'évaluation principal était le succès de prise en charge à j7. Deux cent treize patients ont été inclus dans 11 centres entre décembre 2013 et septembre 2017, dont 13,6 % de PSS. Les groupes étaient comparables à l'inclusion. Seulement 16 % (n = 32) du nombre de sujets nécessaires a été atteint dans le groupe « hospitalisation ». Le succès à j7 était de 79,0 % [72,3 %–84,7 %] dans le groupe « ambulatoire » et de 81,3 % [63,6 %–92,8 %] dans le groupe « hospitalisation », sans différence entre les deux groupes (p = 0,7725). Le taux de succès était moins élevé avec les PSS indépendamment du mode de prise en charge : 55,2 % versus 83,2 %. Les complications étaient moins fréquentes dans le groupe « ambulatoire » (11,0 % versus 34,4 %, p = 0,002) et aucun décès n'est survenu. La consommation d'antalgiques de palier 3 était également plus faible dans le groupe « ambulatoire » (11,3 % versus 31,3 %, p = 0,01) tout comme le nombre de radiographies réalisées (3,8 versus 5,5, p < 0,0001) (Tableau 1). La prise en charge ambulatoire des pneumothorax spontanés avec utilisation d'une valve unidirectionnelle présente un taux de succès semblable à la prise en charge hospitalière, et diminue le risque de complications et les coûts directs et indirects liés aux soins.
Continuous positive airway pressure (CPAP) still remains the most frequently used and the most efficient treatment for obstructive sleep apnea syndrome. However, its efficiency is conditioned by healthcare quality depending on many factors such as medical specificities of the patients as well as the severity of sleep-related breathing disorders. In order to optimize CPAP efficiency, it is necessary to be aware of the functional abilities of the different devices, and to perform a close monitoring of the patients, particularly during the first weeks of treatment, by maximally using the data provided by the CPAP apparatus. Some questions remain unsolved, such as the impact of nasal CPAP on glucose metabolism or cardiovascular prognosis. Furthermore, the strategy of CPAP use should be improved according to future results of studies dedicated to the interest of home telemonitoring and taking into account the validated mode of CPAP initiation. (C) 2015 SPLF. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est la plus fréquente des pneumopathies interstitielles diffuses idiopathiques chroniques de l’adulte. Les recommandations de 2013 suggèrent que le diagnostic de FPI soit porté à l’occasion d’une discussion multidisciplinaire (DMD) [1]. Nous avons réalisé une étude rétrospective analysant les données des dossiers de la DMD de FPI au CHU de Poitiers entre janvier 2013 et décembre 2016. Cent six nouveaux dossiers ont été présentés au cours de 14 réunions. Il s’agissait dans 75,5 % des cas d’hommes avec un âge moyen de 74 ± 9 ans. La DMD a permis de poser le diagnostic de FPI sur des données uniquement scanographiques chez 21 % des patients. Les biopsies ont permis le diagnostic de PIC certaine dans 27 % des cas. Le principal diagnostic retenu au cours de la DMD, en dehors de la FPI, était celui de PINS fibrosante dans 27 % des cas. Chez les patients atteints de FPI, 27 % d’entre eux ont été traités par pirfénidone et 15 % par nintédanib. Vingt-sept pour cent des patients étaient trop sévères pour bénéficier d’une thérapeutique spécifique. La réflexion consensuelle des participants à la DMD du CHU de Poitiers a permis de retenir le diagnostic de FPI chez 21 % des dossiers présentés, en évitant le recours à la biopsie pulmonaire chirurgicale dans 85 % des cas, grâce aux discussions possibles entres les différents acteurs de la DMD, permettant d’assurer le diagnostic sur des critères spécifiques en accord avec les recommandations préconisées. Quarante-deux pour cent des patients ont pu bénéficier d’une thérapeutique spécifique. Cela confirme l’intérêt d’une analyse scanographique spécialisée lors des DMD.
M. P., 45 ans a été hospitalisé pour bilan d’une dyspnée s’étant progressivement aggravée en six mois. Le bilan a révélé une volumineuse masse graisseuse bien limitée occupant l’hémithorax gauche, refoulant le médiastin vers la droite et la coupole diaphragmatique vers le bas, entraînant une atélectasie complète du poumon gauche. Le diagnostic radiologique pouvait faire évoquer en premier lieu un aspect de lipome pleural, sans signe de malignité. Devant le retentissement respiratoire préoccupant, une exérèse chirurgicale est réalisée. L’analyse anatomo-pathologique de la pièce de 5,2 kg est finalement en faveur d’un liposarcome bien différencié de type sclérosant et lipoma-like, de grade I selon la classification de la FNLCC. Les liposarcomes médiastinaux sont des tumeurs rares, représentant moins de 1 % des tumeurs médiastinales, et moins de 1 % des liposarcomes. Elles sont fréquemment longtemps asymptomatiques. Le pronostic est lié d’une part au grade histologique (décrit par la FLNCC) ainsi qu’à la qualité de l’exérèse chirurgicale. Cependant les récidives locorégionales sont fréquentes, même en cas d’exérèse carcinologique. La place de la radiothérapie et de la chimiothérapie est discutée. Cette observation illustre bien les difficultés diagnostique des liposarcomes bien différenciés, vis-à-vis des lipomes bénins intra-thoraciques. Par ailleurs, bien qu’habituellement de grande taille, le caractère particulièrement volumineux de ce liposarcome mérite d’être souligné.
Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) correspond à la succession d’apnées et d’hypopnées au cours du sommeil, par collapsus complet ou incomplet des voies aériennes supérieures (VAS). Les mécanismes contribuant au collapsus des VAS durant le SAHOS sont complexes et multifactoriels.Différents facteurs influencent le calibre et la stabilité des VAS durant le sommeil incluant des anomalies anatomiques des tissus mous, du squelette osseux du massif maxillo-facial, une infiltration graisseuse liée à l’obésité et des mouvements liquidiens au cours du sommeil fluid shift. Au cours du sommeil, il existe une augmentation des résistances des VAS et de la collapsibilité pharyngée du fait d’une diminution de l’activité des muscles des VAS et d’une altération du réflexe protecteur du pharynx.Le SAHOS principalement sévère est associé à un risque cardiovasculaire et métabolique élevé.Les épisodes répétés d’apnées-hypopnées via l’hypoxie intermittente et la fragmentation du sommeil vont activer les principaux mécanismes intermédiaires (activation sympathique, stress oxydant, inflammation tissulaire locale et systémique, variation des pressions intra-thoraciques) qui seront à l’origine des conséquences cardio-métaboliques.Le SAHOS sévère est associé à une augmentation de l’incidence des événements cardiovasculaires létaux (infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral [AVC]) et non létaux (hypertension artérielle [HTA], infarctus du myocarde, AVC, pontage aorto-coronarien et angioplastie coronarienne).Le SAHOS est associé au diabète de type 2 et à son mauvais contrôle à la dyslipidémie et à la stéatopathie métabolique.Le dépistage du SAHOS chez les patients cardio-métaboliques et le traitement intégré du SAHOS et de ses co-morbidités cardio-métaboliques sont donc essentiels dans la prise en charge clinique.Obstructive sleep apnoea syndrome (OSAS) is characterized by recurrent partial or complete pharyngeal collapses during sleep. The pathophysiology of OSAS is complex and multifactorial.Factors influencing upper airway patency include a reduction in upper airway dimensions that can result from both anatomical and functional alterations (obesity, fluid shift or maxillo-facial structural changes), and increased pharyngeal collapsibility owing to reduced neuromuscular compensation and lack of the pharyngeal protective reflex during sleep.Severe OSAS is associated with a high cardiometabolic risk.Obstructive apnoeic events incorporate a range of stressors that activate mechanisms contributing to the initiation and progression of cardiac, vascular and metabolic diseases. Obstructed breathing induces markedly negative intrathoracic pressure and also provokes hypoxia and hypercapnia. The hypoxaemic stress is further amplified by the subsequent reoxygenation (intermittent hypoxia), resulting in the generation of reactive oxygen species (ROS), sympathetic activation and inflammation.OSAS is able to increase the number of fatal and non-fatal cardiovascular events, including arrhythmias, myocardial infarction and stroke.OSAS is associated with dyslipidemia, type 2 diabetes, its poor control and non-alcoholic fatty liver disease.Screening, diagnosis and integrated care of OSAS should be included in an aggressive management of risk reduction in chronic cardiovascular and metabolic diseases.
Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) correspond à la succession d’apnées et d’hypopnées au cours du sommeil, par collapsus complet ou incomplet des voies aériennes supérieures (VAS). Les mécanismes contribuant au collapsus des VAS durant le SAHOS sont complexes et multifactoriels.Différents facteurs influencent le calibre et la stabilité des VAS durant le sommeil incluant des anomalies anatomiques des tissus mous, du squelette osseux du massif maxillo-facial, une infiltration graisseuse liée à l’obésité et des mouvements liquidiens au cours du sommeil fluid shift. Au cours du sommeil, il existe une augmentation des résistances des VAS et de la collapsibilité pharyngée du fait d’une diminution de l’activité des muscles des VAS et d’une altération du réflexe protecteur du pharynx.Le SAHOS principalement sévère est associé à un risque cardiovasculaire et métabolique élevé.Les épisodes répétés d’apnées-hypopnées via l’hypoxie intermittente et la fragmentation du sommeil vont activer les principaux mécanismes intermédiaires (activation sympathique, stress oxydant, inflammation tissulaire locale et systémique, variation des pressions intra-thoraciques) qui seront à l’origine des conséquences cardio-métaboliques.Le SAHOS sévère est associé à une augmentation de l’incidence des événements cardiovasculaires létaux (infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral [AVC]) et non létaux (hypertension artérielle [HTA], infarctus du myocarde, AVC, pontage aorto-coronarien et angioplastie coronarienne).Le SAHOS est associé au diabète de type 2 et à son mauvais contrôle à la dyslipidémie et à la stéatopathie métabolique.Le dépistage du SAHOS chez les patients cardio-métaboliques et le traitement intégré du SAHOS et de ses co-morbidités cardio-métaboliques sont donc essentiels dans la prise en charge clinique.Obstructive sleep apnoea syndrome (OSAS) is characterized by recurrent partial or complete pharyngeal collapses during sleep. The pathophysiology of OSAS is complex and multifactorial.Factors influencing upper airway patency include a reduction in upper airway dimensions that can result from both anatomical and functional alterations (obesity, fluid shift or maxillo-facial structural changes), and increased pharyngeal collapsibility owing to reduced neuromuscular compensation and lack of the pharyngeal protective reflex during sleep.Severe OSAS is associated with a high cardiometabolic risk.Obstructive apnoeic events incorporate a range of stressors that activate mechanisms contributing to the initiation and progression of cardiac, vascular and metabolic diseases. Obstructed breathing induces markedly negative intrathoracic pressure and also provokes hypoxia and hypercapnia. The hypoxaemic stress is further amplified by the subsequent reoxygenation (intermittent hypoxia), resulting in the generation of reactive oxygen species (ROS), sympathetic activation and inflammation.OSAS is able to increase the number of fatal and non-fatal cardiovascular events, including arrhythmias, myocardial infarction and stroke.OSAS is associated with dyslipidemia, type 2 diabetes, its poor control and non-alcoholic fatty liver disease.Screening, diagnosis and integrated care of OSAS should be included in an aggressive management of risk reduction in chronic cardiovascular and metabolic diseases.
Les compétences de la sage-femme ainsi que son rôle prépondérant et croissant dans le domaine de la périnatalité, nécessitent une formation initiale de haut niveau.Depuis 1998, l’Europe s’est engagée dans la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur. Dans cette perspective, les professions de santé dans leur ensemble devraient prochainement repenser leurs formations dans le respect de ces nouvelles règles européennes.Concernant les sages-femmes, le projet d’accéder à un niveau reconnu Bac +5 au grade de Master professionnel est à soutenir.Comme pour les autres professions médicales, le système LMD représente une formidable opportunité de repenser l’offre de formation. Pour la profession de sage-femme, obtenir une formation universitaire contribuerait également à une plus juste reconnaissance professionnelle et sociale, et ouvrirait une voie vers la recherche.The competencies required of midwives and their preponderant and growing role in perinatal care necessitates high-quality initial training.A common approach to higher education has been a goal in Europe since 1998. In this perspective, health care professionals in general must revisit their primary training programs in order to keep in line with European regulations.For midwives, the project is to achieve a level of five years of higher education at the Masters level.As for other medical professions, the new higher education system offers a new opportunity for warranted recognition of the professional and social contribution of midwives as well as a new approach for research.
Introduction: Positional sleep apnea syndrome (PSAS) is poorly defined and rarely taken into account, whose complications have not been previously explored. Aim of the study: To evaluate the evolution of cardiovascular and metabolic complications, and mortality in PSAS patients, depending on the severity of the overall and supine apnea hypopnea index (IAH). The influence of continuous positive airway pressure (CPAP) was evaluated. Methods: A cohort study has been performed over a period of 75.9 ± 8 months on 240 patients who benefited from an initial polysomnographic recording. They were divided into 3 groups: Normal-normal (NN; n=76) (AHI 10/h, non supine AHI 10/h, supine AHI> 10/h, non supine AHI Results: Cardiovascular comorbidity, mainly represented by hypertension, was significantly higher in patients with PP AHI> 30 (p Conclusion: PSAS is associated with an increased metabolic and cardiovascular comorbidity, and must be taken into account, even when the overall AHI is considered within normal range.
How to work with public keys, connecting them to a person, using fingerprints, verifying a public key, using keyservers and updating public keys, which keyservers to use.
Conclusions— Nos résultats font apparaitre 2 types de patients SAOS avec des profils de variabilité de pression différents sous autoPPC, dont le dépistage est possible à l’aide des rapports de ventilation. La prise en compte de cette variabilité pourrait permettre une optimisation de l’efficacité et de la tolérance du traitement en adaptant plus spécifiquement le type d’appareil nécessaire ou son réglage, pour un patient donné.
Different techniques have been investigated to seek the best procedure to reveal the prior-austenite grain boundaries in three medium-carbon microalloyed steels. This study has been carried out over a wide range of temperatures (950–1250°C) and it has been found that thermal etching (TE) is the best technique to reveal the prior-austenite grain boundaries in these steels.
Background: Few epidemiological data have been published concerning the prevalence and significance of positional sleep apnoea syndrome (PSAS), and several different definitions have been used. Aim of the study: Our objective was to optimize the detection of PSAS and to evaluate its severity. Methods: We retrospectively analysed 1400 polysomnographic recordings performed during a 3 year-period. Recordings with less than 3 hours of total sleep time were excluded. PSAS was defined as pure when supine apnoea-hypopnoea index (AHI) >10/h with lateral AHI <10/h, and as mixed when supine AHI and lateral AHI >10/h. We distinguished patients with normal global AHI <10/h, and patients with pathological global AHI>10/h. Results: 1219 patients were included and were separated in 407 “Normal” (global and supine AHI < 10), 80 “Normal PSAS” (global AHI < 10, supine AHI>10 and lateral AHI<10), 65 “non PSAS” (global AHI>10, supine AHI<10), 271 “pure PSAS” with global AHI>10, and 396 “mixed PSAS” with global AHI>10. “Pure PSAS” patients were significantly younger and characterized by significant lower values for global AHI and body mass index (27.9±19.2/h; 28.3±5.4 kg/m 2 ) than “non PSAS” (36.6±23.3/h; 31.6±7.2 kg/m 2 ) and “mixed PSAS” (41.4±21.4; 30.5±7.0 kg/m 2 ). Minimal SpO 2 during sleep was significantly reduced in “Normal PSAS” when compared to “Normal”, and in “mixed PSAS” in comparison with “non PSAS” and “pure PSAS”. Conclusion: Our results point out the high prevalence of PSAS and its significant influence on nocturnal saturation, in normal patients as well as when associated with non positional SAS (“mixed PSAS”). PSAS could represent a transition before severe SAS occurrence that needs to be explored.