Connaître l’apport de l’échographie haute fréquence dans un essai thérapeutique tumoral. Connaître la technique d’imagerie fonctionnelle de contraste. Reconnaître en ultrasonographie de contraste les modifications fonctionnelles associées à l’angiogenèse. Les mesures fonctionnelles peuvent permettre une détection plus précoce de la réponse anti-angiogénique que les mesures morphologiques conventionnelles. Ces techniques peuvent contribuer à la comparaison des associations thérapeutiques et à l’accélération des essais pré-cliniques. L’application clinique de l’imagerie ultrasonore fonctionnelle pourrait contribuer à une meilleure optimisation thérapeutique en tenant compte de la réponse individuelle du patient. L’échographie haute-résolution (24 MHz) a permis de suivre des tumeurs rénales chez la souris de diamètre > 5 mm pour l’initiation du traitement (placebo/anti-angiogénique). L’échographie de contraste a été réalisée ensuite tous les 4 - 5 jours (système clinique). Dans le plan présentant la plus grande surface tumorale les évaluations morphologiques (dimensions) et fonctionnelle (l’intensité du contraste et la vitesse de remplissage suite à sa destruction acoustique - toujours dans la même zone de profondeur) ont été effectuées. L’échographie haute-résolution permet d’initier le traitement après détection. Des réponses thérapeutiques ont été détectées plus précocement sur les mesures fonctionnelles que sur les mesures morphologiques.
Le RP peut héberger pratiquement tous les types de proliférations tumorales. L’imagerie ne permet pas toujours d’apporter le diagnostic différentiel entre une lésion primitive ou secondaire (lymphome primitif versus métastase ganglionnaire, extension d’un carcinome de haut grade du rein, du pancréas, de la surrénale), ni entre une lésion bénigne ou maligne (ex fibrose retropéritonéale idiopathique ou carcinose). La sémiologie radiologique (mode développement, contenu) compte tenu de la fréquence des différentes tumeurs permet d’envisager un diagnostic de tumeur bénigne tel que lymphangiome kystique, neurofibrome ou paragangliome ou de tumeur maligne (liposarcome le plus fréquent). Mais il peut s’agir de tout autre type de sarcome (leiomyosarcome, angiosarcome, synovialosarcome.), ou d’une prolifération conjonctive de pronostic incertain (tumeur fibreuse solitaire, angiomyolipome épithélioïde.). Une biopsie percutanée peut être très utile à condition qu’elle soit faite en concertation avec le pathologiste pour prévoir sur un matériel limité les études complémentaires utiles : immunohistochimie (marqueurs lymphoï-des, musculaires, neuroïdes.,), une étude génomique (recherche d’anomalies cytogénétiques ou de transcrit de fusion). Ceci nécessite que des prélèvements soient congelés ou communiqués frais au laboratoire de biologie moléculaire dans un milieu de transport (RPMI).