Introduction Le raccourcissement de la longueur des télomères leucocytaires (LTL) favorise la survenue d’une pneumopathie interstitielle diffuse associée à la polyarthrite rhumatoïde (PID-PR). Ce biomarqueur de vieillissement cellulaire a également été associé à une mortalité accrue dans la fibrose pulmonaire idiopathique, qui présente des similitudes physiopathologiques avec la PID-PR. Nous avons émis l’hypothèse qu’une LTL courte a un impact péjoratif sur le pronostic de la PR-PID. L’objectif de cette étude était d’examiner la valeur pronostique de la LTL dans la PID-PR en analysant son influence sur la survie. Méthodes Les patients diagnostiqués avec une PID-PR après une évaluation multidisciplinaire ont été inclus à partir d’une cohorte prospective observationnelle nationale française de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. La LTL a été mesurée à l’inclusion par technique qPCR chez tous les patients. Une LTL courte a été définie comme une LTL ajustée en fonction de l’âge<10e percentile. La progression de la maladie pulmonaire a été définie par le décès, une transplantation pulmonaire ou un déclin fonctionnel respiratoire (diminution absolue de la capacité vitale forcée (CVF) 5 % préd. ou de la capacité de transfert (TLCO) 10 % préd. Résultats Au total, 101 patients atteints de PID-PR ont été inclus. Parmi eux, 46 % étaient des hommes, avec un âge moyen à l’inclusion de 66±10ans, et 43 (43 %) avaient une LTL courte. Les patients avec une LTL courte avaient, à l’inclusion, une CVF plus faible (82 % préd. contre 93 % préd.) et une TLCO plus faible (49 % préd. contre 63 % préd.), ainsi qu’un déclin plus important de la CVF à un an (–4±9 % préd. contre 0±8 % préd.). La répartition des patterns de PID sur le scanner thoracique était similaire dans les deux groupes (PIC certaine ou probable pour 58 % avec une LTL courte contre 48 %). Une progression de la maladie pulmonaire a été observée chez 33 patients (33 %) dans l’année suivant l’inclusion. Les patients avec une LTL courte avaient une survie sans progression plus courte (médiane de 12 mois contre 24 mois, p=0,022) (Figure 1). La LTL courte (OR 2,90 [1,05–8,36] p=0,042) et la CVF à l’inclusion (OR 0,97 [0,94, 0,996] p=0,030) ont été identifiés comme facteurs de risques indépendants de progression à 1 an et dans un modèle de régression logistique multivarié. Conclusion Le raccourcissement de la longueur des télomères est un facteur prédictif de progression précoce de la maladie pulmonaire dans la PID-PR.
Introduction La pneumopathie interstitielle diffuse (PID) compliquant la polyarthrite rhumatoïde (PR) est une manifestation extra-articulaire sévère. La mortalité dans la PR a été estimée entre 2 à 10 fois plus importante en cas de PID associée. Toutefois, les causes spécifiques de mortalité au cours de la PR-PID sont méconnues. Les patients atteints de PR-PID sont plus souvent fumeurs et ont une activité de la PR plus importante pouvant favoriser des causes de décès non-respiratoires telles que les maladies cardio-vasculaires. Notre objectif était de décrire les causes de décès au cours de la PR-PID. Matériels et méthodes À l’aide d’une requête électronique, nous avons identifié l’ensemble des patients atteints de PR-PID suivis dans les services de rhumatologie et de pneumologie d’un CHU et décédés entre avril 2009 et février 2024. Le diagnostic de PR était validé par relecture des dossiers (critères ACR/EULAR 2010) et celui de PID par discussion multidisciplinaire avec scanner thoracique. Nous avons ensuite recueilli les causes directes et indirectes du décès selon les recommandations de l’organisation mondiale de la santé ainsi que des données cliniques et biologiques. Résultats Au total, 61 patients ont été inclus, 28 femmes (46 %), âge moyen au décès 72±10ans, 34 (56 %) fumeurs ou anciens fumeurs et 3 (7 %) ayant reçu une transplantation pulmonaire.Les circonstances du décès étaient disponibles pour 43 patients (70 %). Le décès était directement lié à une cause respiratoire non-infectieuse chez 15 patients (35 %) dont 7 à une exacerbation de PID et 6 à une insuffisance respiratoire chronique, Tableau 1. Une infection pulmonaire entraînait directement le décès chez 17 patients (40 %) dont 6 COVID-19, 1 aspergillose pulmonaire invasive et 3 pneumocystoses. Pour les autres patients, le décès était directement lié à des causes cardiovasculaires (n=6, 14 %), à un cancer (n=2, 5 %) et à une cause iatrogène (n=1, 2 %). La PID favorisait indirectement le décès chez 16 patients (37 %). Parmi les autres causes indirectes, on retrouvait 5 infections (12 %) dont 3 infections pulmonaires hors COVID-19, 12 pathologies cardiovasculaires (28 %), 1 cancer (2 %), 2 causes iatrogéniques (5 %) et 1 pathologie gastro-intestinale (2 %), Tableau 1. La transplantation pulmonaire était indirectement liée au décès chez l’ensemble des patients transplantés (1 hémoptysie, 1 choc septique et 1 perte d’autonomie après des complications post-transplantation). Au total, le décès était considéré comme directement ou indirectement lié à la PID chez 29 patients (67 %). Les causes cardio-vasculaires étaient directement ou indirectement liées au décès chez 18 patients (42 %).Chez les patients sans transplantation pulmonaire ayant une capacité vitale fonctionnelle (CVF)<80 % au diagnostic de PID, la principale cause directe de décès était l’insuffisance respiratoire chronique (6/15, 40 %) et chez ceux ayant une CVF>80 %, il s’agissait de l’infection pulmonaire (10/24, 42 %). Conclusion Dans notre étude, les décès chez les patients atteints de PR-PID étaient majoritairement liés à la PID. En plus des exacerbations de PID et de l’insuffisance respiratoire chronique, les infections pulmonaires et les causes cardio-vasculaires étaient fréquemment observées. Nos résultats soulignent l’importance de la prévention des maladies infectieuses et des évènements cardiovasculaires chez ces patients.
Introduction Du fait de leurs mécanismes d’action, les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) peuvent provoquer des événements indésirables d’origine immunitaire (irAE). Les facteurs de risque de développer des irAE ne sont pas clairement établis, probablement du fait de la diversité des irAE, des cancers sous-jacents et des ICI. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs cliniques, biologiques et génétiques associés à la survenue d’irAE rhumatologiques. Matériels et méthodes Il s’agit d’une étude cas-témoins menée dans deux centres hospitalo-universitaires d’Île de France. Deventy-seven patients ont été inclus. Les 31 cas ont été identifiés entre févier 2016 et avril 2024 dans les services de dermatologie, pneumologie et oncologie puis confirmés par un rhumatologue hospitalier. Les 46 témoins inclus consécutivement ont été appariés aux cas sur le type de cancer et le service de suivi. Ils devaient avoir un recul d’au moins 1 an de traitement par ICI et ne présenter aucun symptôme rhumatologique. La comparaison des caractéristiques cliniques et biologiques entre cas et témoins a été réalisée en analyse univariée à l’aide du test χ2, du test exact de Fisher ou du test de Mann-Whitney. Les associations entre les différentes variables et l’apparition d’un irAE ont été testées par une régression logistique. Une stratification selon le genre a également été réalisée pour comparer la survenue d’irAE au fil du temps entre hommes et femmes à l’intérieur des cas. Résultats Parmi les 31 cas (16 femmes, 15 hommes), 15 pseudopolyarthrites rhizoméliques, 4 polyarthrites rhumatoïdes, 4 spondyloarthrites, 5 myosites et 3 mono- ou bi-arthrite inclassées ont été identifiées. Les irAE sont survenus dans une médiane de 8 semaines après le début de l’ICI. Au cours du traitement, les femmes étaient plus à risque de développer un irAE que les hommes (p=0,008, test du Log-rank) (Fig. 1). La régression logistique a retrouvé une association indépendante entre la survenue d’irAE et le genre féminin (OR=3,55, p=0,0001) et le traitement par anti-PD-L1 (OR=7,23, p<0,001). Les associations anti-PD1+anti-CTLA-4 et ICI+chimiothérapie, ainsi que l’âge n’étaient pas significativement associés à l’irAE (Fig. 2). L’analyse en sous-groupe chez les femmes a retrouvé une association indépendante entre la survenue d’un irAE et les anti-PD-L1 (OR=17,82 p=0,007) et chez les patientes ayant plus 65 ans (OR=4,29, p=0,033). Tous les cas pour lesquels un typage HLA (classe I et/ou classe II) a été réalisé (n=12), présentaient des terrains prédisposant à la pathologie rhumatologique présentée (Tableau 1). Discussion Trois facteurs ont été identifiés comme indépendamment associés à la survenue d’un irAE rhumatologique : le genre (femme), la classe de l’ICI (anti-PD-L1) et chez les femmes l’âge supérieur à 65 ans. Par ailleurs, les cas présentaient un terrain génétique HLA prédisposant au type de rhumatisme inflammatoire développé sous ICI. Ces résultats justifient des études à plus large échelle pour confirmer ces associations. Conclusion Le sexe féminin, le traitement par anti-PD-L1 et l’âge supérieur à 65 ans chez les femmes sont des facteurs de risques indépendant d’irAE rhumatologiques et l’haplotype HLA semble conditionner le type d’irAE développé en cours de traitement.
Introduction En l’absence de données justifiant l’utilisation préférentielle d’un traitement par rapport aux autres, la colchicine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les corticoïdes sont recommandés comme traitement de première ligne dans les arthrites aiguës microcristallines. Notre objectif était d’identifier des facteurs associés à l’échec d’un traitement de première ligne en cas d’arthrite aiguë microcristalline. Patients et méthodes Nous avons inclus l’ensemble des patients consultant à notre centre de l’arthrite aiguë pour une arthrite aiguë microcristalline (goutte, rhumatisme à pyrophosphate de calcium dihydraté [PPCD] ou apatitique) entre octobre 2023 et juillet 2024, initiant un traitement de première ligne. Le diagnostic était effectué selon les critères ACR/EULAR. Les caractéristiques cliniques et biologique des patients en échec de traitement étaient comparées à celles des patients pour lesquels le traitement était efficace (amélioration clinique significative à 24h). Une analyse en sous-groupe des patients atteints de goutte a été réalisée. Résultats Parmi les 118 patients inclus (30 femmes [25,4 %], âge moyen 59,92±15,81 ans), 82 ont présentés une crise de goutte (69,5 %), 26 une arthrite à PPCD (22,0 %), 10 un rhumatisme à apatite (8,5 %). L’analyse du liquide synovial objectivait des cristaux chez 49/66 patients (74,2 %). Un traitement par colchicine était initié chez 65 patients (55,1 %), par AINS chez 18 (15,3 %), par corticoïdes per os (PO) chez 11 (9,3 %) et par infiltration cortisonique chez 24 (20,3 %). Le traitement était efficace chez 96 patients (81,4 %). Un échec était observé en cas de goutte chez 17/82 patients (21 %), en cas de rhumatisme à PC chez 4/26 (15 %) et en cas de rhumatisme à apatite chez 1/10 (10 %). Aucun facteur n’était significativement associé à l’échec d’un traitement de première ligne, notamment pour la durée médiane des symptômes à l’initiation du traitement, pour le caractère mono ou polyarticulaire de la crise ou pour le taux de CRP. Dans l’analyse des patients présentant une crise de goutte, l’échec était plus fréquemment observé en cas de sexe féminin (24 contre 6 %, p univariée=0,045) ou de traitement par AINS (35 contre 15 %, p univariée=0,002, Tableau 1). L’analyse multivariée identifiait un risque majoré d’échec en cas de traitement par AINS comparativement à la colchicine, OR=12,5, IC 95 % (2,36–97,1), Tableau 1. L’introduction d’un traitement hypouricémiant lors de la crise n’était pas associé à un échec du traitement de la crise (88 % en cas d’échec contre 82 % en cas de succès, p univariée=0,59). Conclusion Les traitements de première ligne sont efficaces chez plus de 80 % des patients en cas d’arthrite microcristalline. Les échecs thérapeutiques semblent plus fréquents au cours de la goutte, et notamment liés à la prise d’AINS.
Introduction L’usage des anti-TNF pour traiter les rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) est formellement contre-indiqué en cas de sclérose en plaques (SEP) avérée et évolutive ou en cas de symptomatologie évoquant une maladie démyélinisante [1]. Ainsi, les thérapie ciblée non anti-TNF sont parfois utilisées dans ce contexte [2], [3]. L’objectif de l’étude est de décrire l’évolution de la symptomatologie démyélinisante (stabilité ? Amélioration ?) chez les patients présentant un RIC et traités par une thérapie ciblée non anti-TNF. La stabilité a été définie par le non-aggravation des symptômes cliniques et/ou la majoration des signes magnétiques sur l’IRM cérébrale ou médullaire. Patients et méthodes Étude française, multicentrique, rétrospective, descriptive, multicentrique, nationale sous l’égide du CRI. Les cas déclarés ont fait suite à des annonces via la newsletter du CRI. Critères d’inclusion : patient>18 ans, présentant un RIC (polyarthrite rhumatoïde [PR], spondylarthrite [SpPA], rhumatisme psoriasique [R pso]), traité par un traitement ciblé non anti-TNF depuis plus de 3 mois et présentant une pathologie démyélinisante (SEP et/ou manifestations neurologiques évoquant une pathologie démyélinisante), survenue ou non sous anti-TNF. Résultats Cinquante et un patients ont reçu au moins un traitement ciblé non-TNF (33 SpA, 13PR, 5R Pso), avec les caractéristiques cliniques, biologiques et thérapeutiques à la baseline. L’âge moyen de diagnostic de la pathologie démyélinisante 37,8 ans (12–76) dans le groupe SpA, 42,7 (24–58) dans le groupe PR et 45,8 (32–56) dans le groupe R pso. Cinquante et un pour cent (n=26) ont eu au moins une exposition antérieure à un anti-TNF avant l’apparition d’une pathologie démyélinisante (21 SPA, 1 Rpso, 4PR). L’exposition aux traitements non-TNF aux différentes lignes thérapeutiques est : 40 patients aux anti-IL17 avec une durée moyenne de 25 mois (2–103), 5 patients aux anti-IL6R avec une durée moyenne de 42,2 mois (21–133),9 patients aux CTLA-4Ig (abatacept) avec une durée moyenne de 18,6 mois (3–64), 7 patients aux Jaki avec une durée moyenne de 19,3 mois (2–38), 2 patients aux anti-IL23 avec une durée moyenne de 8,5 (7–10), 12 patients aux anti-CD20 avec une durée moyenne de 18,1 mois (4–118), 1 patient a l’aprémilast (inhibiteur PDE4) avec une durée moyenne de 29 mois, et 3 patients aux anti-IL-12 et l’IL-23 avec une durée moyenne de 31,5 (14–64). Cent pour cent des patients (n=51) ont eu une stabilité ou amélioration de la pathologie démyélinisante. L’association chez 6 patients traités par sécukinumab, 1 patient par tocizulumab et 1 patient par rituximab avec un traitement de fond de la SEP (interféron bêta, tériflunomide, ocrélizumab, acétate de glatiramère) était bien tolérée. Conclusion L’utilisation des thérapies ciblées non anti-TNF (anti-IL17, anti-IL6R, CTLA-4Ig, Jaki, anti-IL23, anti-CD20, inhibiteur de PDE4 et anti-IL-12 et l’IL-23) chez les patients ayant un RIC ne semble pas aggraver les pathologies démyelinisantes.
Introduction Les infections disséminées à gonocoques sont des infections réémergentes. Elles peuvent être associées à des atteintes articulaires périphériques. Les atteintes axiales sont rares avec seulement deux cas rapportés dans la littérature. Observation Un homme de 43 ans s’est présenté aux urgences pour des cervicalgies et des lombalgies aiguës inflammatoires associées à des arthrites de l’épaule, du poignet et du genou gauches. Il était fébrile à 38,5°C et présentait un syndrome inflammatoire biologique avec une protéine-C réactive élevée à 265mg/L. La ponction articulaire du genou gauche a ramené un liquide inflammatoire (73 000 éléments/mm3, 80 % des polynucléaires neutrophiles) sans cristaux ni de bactéries à l’examen direct. Devant la suspicion d’une infection ostéoarticulaire disséminée avec atteinte axiale et périphérique, une antibiothérapie probabiliste couvrant le Staphylocoque aureus par céfazoline et gentamicine a été initiée. Le lendemain, la culture du liquide articulaire et le test d’amplification des acides nucléiques (NAAT) ont identifié un Neisseria gonorrhoea. L’interrogatoire a confirmé la pratique de rapports sexuels à risque. Le NAAT était également positif à N. gonorrhoea sur le prélèvement oropharyngé malgré l’absence de symptômes. Des hémocultures répétées et une échographie cardiaque transthoracique ont éliminé une endocardite. L’antibiothérapie a été relayée par de la céftriaxone 2g/j pour une durée totale de 21jours permettant une amélioration clinique et biologique. L’IRM rachidienne a objectivé une arthrite interapophysaire C3–C4 gauche associée à un œdème osseux de part et d’autre de l’articulation, ainsi qu’une bursite interépineuse de L3–L4. Les scanners du rachis lombaire réalisés à J0 puis à J15 ont mis en évidence l’apparition d’une érosion en regard du processus épineux de L4 (Figure 1, Figure 2). Ces différentes imageries ainsi que l’amélioration clinique des rachialgies sous antibiothérapie suggèrent une localisation axiale de l’infection à gonocoque. Discussion Les atteintes axiales des infections à N. gonorrhoea sont rares. Une infection disséminée à gonocoque devrait pourtant être suspectée chez tous les patients à risque consultant pour une arthrite aiguë, mais également ceux qui présentent une rachialgie inflammatoire. La culture de N. gonorrhoea étant difficile, des ponctions articulaires répétées et l’utilisation des NAAT peuvent aider au diagnostic. Conclusion Une infection disséminée gonoccique peut être suspectée devant un tableau d’oligoarthrite d’allure infectieuse avec atteinte axiale. Le dépistage multisite du gonocoque doit également être encouragé chez les patients à risque, même en l’absence de symptômes.
Introduction Les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) sont associées à un surrisque d’ostéopathie fragilisante (OF) dont le diagnostic est basé sur la densitométrie osseuse (DMO). Afin de s’affranchir des contraintes de la DMO, plusieurs techniques de mesure opportuniste sont à l’étude, notamment, le Vertebral Quality Score (VBQ) développé à partir d’IRM rachidiennes. Le but de notre étude est de mesurer le VBQ afin de dépister une OF chez des patients souffrant de MICI. Patients et méthodes Ont été inclus les patients consécutifs atteints de MICI ayant eu une DMO et une IRM du rachis lombaire entre 2017 et 2023. Les mesures des scores VBQ étaient réalisées sur la séquence T1. Le critère de jugement principal était la corrélation entre la valeur du VBQ médian et le diagnostic d’une OF définie par la présence d’une ostéopénie ou d’une ostéoporose. Les critères secondaires évaluaient la corrélation entre le VBQ-L3 et le statut osseux en DMO. Les valeurs d’ostéodensitométrie et les scores VBQ ont aussi été analysés comme variables quantitatives et leur corrélation calculée par le test de Pearson. La performance du VBQ était représentée par courbes ROC, sa reproductibilité par le coefficient de corrélation intra-classe. Résultats Au total, 302 patients (65 % de femmes, âge moyen de 47 ans) ont été inclus : 121 (40 %) avaient une ostéopénie et 32 (11 %) une ostéoporose. Les comorbidités et traitements concomitants sont présentés dans le Tableau 1. On observait une augmentation significative du VBQ médian dans le groupe ostéopathie fragilisante comparé aux patients sans OP : 2,47 vs 2,19, respectivement ; p<0,001. Le VBQ médian était significativement plus élevé chez les patients sans ostéopathie comparé à ceux ayant une ostéoporose et une ostéopénie : 2,67 et 2,42, respectivement ; p<0,001 (Tableau 2).L’analyse des courbes ROC (AUC : 0,63 [0,55–0,68]) a montré qu’un VBQ médian>3,1 avait une spécificité de 95 % pour le diagnostic d’ostéopathie fragilisante et une sensibilité faible (12 %) alors qu’une valeur<2 avait une sensibilité à 77 %. Il existait une corrélation négative entre les valeurs de VBQ et les valeurs densitométriques en g/cm2, modérée au col fémoral (r=−0,38, p<0,001), et faible au rachis lombaire (r=−0,24, p<0,001). Enfin, le coefficient de corrélation intra-classe était bon à 0,82 (p<0,0001). Conclusion La mesure du VBQ pourrait avoir un intérêt dans le dépistage opportuniste de l’OP chez les patients atteints de MICI et guider la prescription d’une DMO, gold standard pour le diagnostic d’OP.
Introduction: Immunotherapy and targeted therapy have extended life expectancy in non-small cell lung cancer (NSCLC) patients, shifting it into a chronic condition with comorbidities, including osteoporosis. This study aims to evaluate the prevalence and incidence of osteoporotic vertebral fracture (OPVF) during NSCLC follow-up, identify risk factors of OPVF, and determine the impact on overall survival (OS). Methods: We performed a longitudinal single-center retrospective cohort study involving patients with histologically proven NSCLC of any stage. Chest-abdomen-pelvis computed tomography (CAP CT) at diagnosis and during follow-up were double-blind reviewed to determine OPVF site, count, type, time to incident OPVF, and trabecular volumetric bone density (TVBD). An institutional expert committee adjudicated discrepancies. Binary logistic regression was used to predict the occurrence of incident OPVF. OS was calculated using the Kaplan-Meier method. Results: We included 289 patients with a median follow-up of 29.7 months. OPVF prevalence was 10.7% at inclusion and 23.2% at the end of follow-up. Cumulative incidence was 12.5%, with an incidence rate of 4 per 100 patient-years. Median time to incident OPVF was 13 months (IQR: 6.7-21.2). Seven of the 36 patients with incident OPVF received denosumab or bisphosphonates. In multivariable analysis, independent risk factors for incident OPVF were BMI < 19 kg/m(2) (OR: 5.62, 95%CI 1.84-17.20, p = 0.002), lower TVBD (OR: 0.982 per HU, 95%CI 0.97-0.99, p = 0.001) and corticosteroid use (OR: 4.77, 95%CI: 1.76-12.89, p = 0.001). OPVF was not significantly associated with OS. Conclusions: Osteoporosis should be screened for in NSCLC patients. Thoracic oncologists must broaden the use of steroid-induced osteoporosis recommendations.
Introduction L’ostéopathie fragilisante est une complication fréquente chez les patients en attente de transplantation pulmonaire et 30 à 50 % des patients greffés ont une ostéoporose densitométrique. Si la survenue d’une fracture sévère augmente la mortalité en population générale, son impact sur la survie des patients greffés est inconnu. Les objectifs de cette étude sont d’évaluer la prévalence des fractures de fragilité chez des patients transplantés pulmonaires, de rechercher des facteurs de risque de fracture et d’évaluer la mortalité. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude prospective mono-centrique. Un bilan osseux a été proposé à tous les patients vus dans le cadre de leur suivi post transplantation pulmonaire entre janvier 2020 et janvier 2022. Les critères d’exclusion étaient : <18 ans, transplantation de plusieurs organes, dialyse et transplantation depuis plus de 1 ans. Tous les patients ont eu une mesure de la densité minérale osseuse (DMO) par absorption biphotonique, des radiographies du rachis lombaire et un bilan sanguin explorant le métabolisme phosphocalcique. Les paramètres suivants ont été collectés : antécédents de fracture, facteurs de risque d’ostéoporose, traitements reçus (immunosuppresseurs, glucocorticoïdes, calcium, vitamine D et traitements anti ostéoporotiques). Deux ans après la dernière inclusion, les dates de décès ou de dernier suivi ont été collectées. Les facteurs de risque indépendants de survenue d’une fracture de fragilité ont été déterminés par régression logistique. L’analyse de la mortalité et l’identification des facteurs de risque étaient réalisées par test du log-rank et modèle de Cox. Résultats 131 patients ont été inclus (62,6 % d’hommes) âgés en moyenne de 59,3±8,3 ans et greffés depuis 3,4±3,5 ans Un antécédent de tabagisme était présent pour 74,6 % des patients. Un traitement anti-ostéoporotique avait été reçu par 79,1 % des patients en post-greffe. Une fracture de fragilité incidente en post-greffe était observée chez 35 patients (26,7 %) avec un total de 67 fractures dont 48 vertébrales. Les facteurs de risque indépendants de fractures en analyse multivariée étaient la DMO au rachis : OR 0,02 (IC 95 % 0,001–0,5), au col fémoral : OR 0,007 (IC 95 % 0,0002–0,3) et à la hanche totale OR 0,001 (IC95 % 0,00002–0,005). L’analyse de mortalité 2 ans après la dernière inclusion trouvait 24 décès (1 seul patient perdu de vue). Les courbes de survie post-greffe montraient une différence significative entre les groupes fracturés et non fracturés, p=0,036. Après ajustement sur l’âge et le sexe, la présence d’une fracture incidente multipliait par 2 le risque de décès : HR 2,32 (IC95 % 1,01–5,33) (Figure 1). Conclusion >1 patient sur 4 avaient une fracture de fragilité incidente en post greffe avec 71,2 % de localisation rachidienne. La survenue d’une fracture en post-greffe multipliait par 2 le risque de mortalité soulignant l’importance de la détection et la prévention de l’ostéopathie fragilisante chez les patients greffés pulmonaires.
Introduction Les délais de consultation en rhumatologie et la démographie médicale actuelle rendent nécessaire l’optimisation du parcours de soin. Un centre de prise en charge des arthrites aiguës a été ouvert à Paris afin de recevoir sous 48h après adressage médical, toute suspicion d’arthrite de moins d’un mois. Objectif Décrire les caractéristiques des patients prise en charge au Centre de l’arthrite aiguë du 2 octobre 2023 au 9 août 2024. Matériels et méthodes Une évaluation systématique et standardisée des patients consécutifs était réalisée. Étaient recueillis : la typologie du médecin demandeur, les caractéristiques démographiques et cliniques du patient, les données biologiques et échographiques lors de la visite, le diagnostic final retenu et la prise en charge (traitement, hospitalisation, initiation d’un suivi). Résultats Entre le 2 octobre 2023 et le 9 août 2024, 780 patients ont été reçus au centre de l’arthrite : 50,3 % de femmes, âge moyen 55±16,9ans (Tableau 1). Parmi ces 780 patients, 37 % étaient adressés par des services d’urgences (SAU), 29,5 % par des rhumatologues et 19,7 % par des médecins généralistes (MG).Pour 48 % des patients, il s’agissait du 1er épisode d’arthrite, durée médiane d’évolution 14jours (IQR 4-44), 62 (7,9 %) étaient fébriles, avec en moyenne 1,3±2,04 articulations gonflées.Les diagnostics retenus étaient : une poussée de RIC dans 33,1 % des cas (dont la moitié environ inaugurait un RIC), une pathologie mécanique ou osseuse dans 30,9 %, une arthrite microcristalline dans 26,5 % (dont 68,0 % de goutte et 22,3 % de CCA) et une étiologie infectieuse dans 8,0 % (30 bursites et 13 arthrites septiques).La durée des symptômes influençait le diagnostic. Ainsi les arthrites de<7jours étaient plus fréquemment d’étiologie infectieuse ou microcristalline comparée à celles d’une durée ≥ à 7 j : 11,6 % vs 8,4 %, p=0,01 et 42,7 % vs 21 %, p<0,001 ; respectivement.307 patients (40 %) ont eu une ponction articulaire, l’échographie ostéoarticulaire permettait le diagnostic dans 30 % des cas.Quelle que soit l’origine de l’adressage la confirmation du diagnostic d’arthrite aiguë était élevée (>60 %). Les SAU adressaient plus d’arthrite microcristalline (40 %) que les rhumatologues et MG (12 % et 24 %, p<0,01) et de pathologies infectieuses (18 % vs 5 % et 9 % pour les rhumatologues et MG, p<0,03).Enfin, une infiltration de dérivé cortisonés a été réalisée pour 40 % des patients, une hospitalisation était requise dans 9,4 % des cas (médiane de durée de séjour de 5jours [4–9]), un suivi hospitalier a été initié pour 292 patients (38,8 %). Conclusion Ce retour d’expérience illustre l’intérêt d’une structure de soin dédiée à la prise en charge spécialisée d’une suspicion d’arthrite aiguë. La proportion de patients avec un arthrite aiguë confirmée était de plus de 65 %. Une durée d’évolution inférieure à 7jours était plus fréquemment associée à des atteintes microcristallines et septiques.
Introduction Les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) associées aux maladies auto-immunes systémiques (MAIS) entraînent une importante morbi-mortalité. Dans la sclérodermie systémique (ScS), l’essai randomisé contrôlé contre placébo focuSSced montrait un ralentissement du déclin de la capacité vitale forcée (CVF) chez les patients traités par tocilizumab ayant une PID. Des Résultats similaires ont été observés dans une étude rétrospective incluant un nombre restreint de patients avec une PID associée à la polyarthrite rhumatoïde (PR). Notre objectif était d’évaluer l’efficacité et la tolérance en vie réelle des anti-interleukine 6 (IL6) dans les PID associées aux MAIS (MAIS-PID). Patients et méthodes Dans cette étude de cohorte rétrospective, nous avons identifié par requête électronique au sein d’un centre hospitalier tertiaire l’ensemble des patients atteints de MAIS-PID (au moins un code pour la PID et un code pour la PR, la ScS, le syndrome de Sjögren [SS], le lupus érythémateux systémique [LES], les myosites inflammatoires [MI], les connectivites mixtes [MCTD] ou les connectivites indifférenciées [UCTD]) initiant un traitement par anti-IL6. Le diagnostic de MAIS a été vérifié par relecture des dossiers et confirmé selon les critères de classification EULAR/ACR. Le diagnostic et l’aspect scanographique de la PID ont été validés en discussion multidisciplinaire à partir des données cliniques, biologiques et scanographiques. Nous avons collecté les données des explorations fonctionnelles respiratoires, l’évolution scanographique et les effets secondaires. Les trajectoires de la capacité vitale forcée (CVF) et de la diffusion du monoxyde de carbone (DLCO) au cours des 18 mois avant Introduction de l’anti-IL6 ont été comparées à celles au cours des 18 mois après Introduction de l’anti-IL6 par un modèle mixte linéaire à effets aléatoires. Résultats Nous avons inclus 38 patients initiant un traitement par anti-IL6 ayant une MAIS-PID (âge moyen 58,4 ans, 27 femmes, 12 MCTD, 8 ScS, 6 PR, 6 UCTD, 4 MI et 2 SS primitif, Tableau 1). À l’initiation de l’anti-IL6, les moyennes de la CVF et de la DLCO en pourcentage de la valeur théorique étaient respectivement de 74,7 %±19,4, et 45,8 %±16,7. Nous avons observé un changement significatif de la trajectoire de la CVF (+2,9 % par an après initiation de l’anti-IL6 contre −7,3 % par an avant, p=0,002) et de la DLCO (+4,7 % par an après contre −0,17 % avant initiation du traitement vs, p=0,02), Figure 1A. Sur les scanners thoraciques, après initiation de l’anti-IL6 (durée moyenne de 57,4±26,1 semaines), l’extension de la PID était stable chez 19/38 patients, régressait chez 5/38 patients et se majorait chez 10/38 patients. La durée médiane de maintien du traitement était de 124 semaines (IC 95 % 73–330), Figure 2. Pendant le traitement par anti-IL6, 8 événements indésirables sont survenus : 3 infections sévères (2 COVID, 1 infection pulmonaire à mycobactérie atypique), 2 infections non sévères, 2 cancers, 2 décès et 1 cytolyse hépatique. Conclusion Dans cette étude en vie réelle sur les MAIS-PID, une amélioration significative de la fonction pulmonaire était observée après Introduction d’un traitement par anti-IL6. Environ deux tiers des patients présentaient une amélioration ou une stabilité de l’extension scanographique de la PID sous anti-IL6.
OBJECTIVES:Polymyalgia rheumatica (PMR) is an inflammatory disease with a diagnosis that is sometimes difficult to establish. Fluorine-18 fluorodeoxyglucose positron emission tomography/computed tomography (18F-FDG PET/CT) might be helpful. We analysed the usefulness of 18F-FDG PET/CT for the diagnosis of PMR.METHODS:This was an observational retrospective study of individuals with PMR who underwent 18F-FDG PET/CT and a control group. We assessed clinical and 18F-FDG PET/CT characteristics. Sixteen sites were studied. The number of sites with significant FDG uptake, the mean maximum standardised uptake value (SUVmax) and the highest SUVmax value were assessed for each patient.RESULTS:Data for 123 patients with PMR (37 with corticosteroids [CSTs] use) were analysed; 85 had new-onset PMR. As compared with the 75 controls, patients with new-onset PMR had higher mean ± SD number of sites with significant FDG uptake (11.3 ± 3.3 vs. 0.9 ± 1.1, p<0.001) and higher SUVmax scores (p<0.001). A cut-off of 5 hypermetabolic sites provided sensitivity of 96.5% and specificity 100%. For the total SUVmax score, a cut-off of 3 had the best sensitivity (92.6%) and specificity (86.1%). As compared with PMR patients using CSTs, those who were CST-naive had significantly higher CRP level (p<0.001), number of sites with significant FDG uptake (p<0.001) and SUVmax scores (p<0.01). In contrast, large-vessel vasculitis was more frequent in patients receiving CSTs than CST-naive patients (27% vs. 8%, p<0.01).CONCLUSIONS:The number of hypermetabolic sites or SUVmax quantification might be useful for PMR diagnosis, and CSTs might affect the results of 18F-FDG PET/CT.
Background The recent use of targeted therapies and immunotherapy has considerably improved the survival of patients with Non-Small Cell Lung Cancer (NSCLC), in particular metastatic ones. In this new era, it is relevant to look at the comorbidities affecting the quality of life and potentially the prognosis of NSCLC. Due to shared risk factors (tobacco, corticosteroid therapy, radiotherapy); osteoporosis is a comorbidity of interest in the context of NSCLC. Objectives The aim of our study was to establish the prevalence and incidence of osteoporotic vertebral fractures (OVF), the risk factors for incident OFV, and impact on survival of incident OFV. Methods This retrospective observational single-center study was conducted in the thoracic oncology clinic (Bichat University Hospital, AP-HP Paris, France), between January 2021 and July 2021. Consecutive patients followed for NSCLC were included in this study. The following data were collected (a) demographic characteristics such as gender, age, height and weight, BMI, smoking status, alcool intake (b) NSCLC characteristics such as histology, date of biopsy that resulted in the diagnostic of NSCLC, cancer stage (absence or presence of metastasis, including bone metastasis). Treatments received were collected a) oral corticosteroids (10 mg or more per day of prednisone or equivalent, for at least 2 weeks, in the last 2 years) b) anti-resorptive therapy (bisphosphonate, denosumab) c) local or systemic cancer treatment (surgery, radiotherapy, immunotherapy, chemotherapy and/or target treatment). We defined inclusion by the first thoraco-abominopelvic CT performed for the NSCLC extension assessment at diagnosis. We defined end of follow-up by the last TAP-CT available. We proceed to a double-blind lecture of TAP CT (rheumatologist and radiologist) to evaluate the presence of vertebral fracture: prevalent or incident, its nature (osteoporotic or metastatic), the number and localization. We also measure CT attenuation (Hounsfield unit [HU]) value of L1. Survival was assessed as of August 26, 2022. Results We included 289 patients: 162 males (56%), mean age 66.4years old. Eightt-two percent of patients were current or past smokers (42 ± 22 number of year smoking) and 22% consumed alcohol regularly. The mean BMI was 24.7 ± 5.0 kg/m². Seventy-eight percent had an adenocarcinoma and 18% a squamous cell carcinoma. Sixty one percent of patients had a metastatic cancer, including 25% of bone metastatsis. The mean follow-up time was 36.3 ± 29.4 months.At inclusion, 31 of the 289 had an OFV, for 40 OFV (24 thoracic, 16 lumbar, mean 1.3 ± 0.6 OFV per patient). The prevalence at inclusion was therefore 10.7%. At end of follow-up, 23.2% of patients (67/289) had an OVF. During the follow up of 36 ± 29 months: 36 patients had an incident OFV. The incidence of OVF was 12.5%. Ninety-seven OFV occurred (68 thoracic, 29 lumbar). Median time to incident OVF was 13 months [6.7; 21.2].In univariate analysis (Table 1), the risk factor of OVF were: age (p=0.036), BMI <19kg/m² (p <0.01), steroid use (p<0.001), and radiotherapy (p = 0.036), UH in L1 at inclusion (HR 0.986, p <0.001)In multivariate analysis, BMI <19kg/m² (p=0.01), steroid use (p<0.001), HU in L1 at inclusion ((HR adjusted: 0,985, p = 0.003) were independent risk factor of incident OVF.Median survival was 80 months in the incident OVF group and was not reached in the patients without incident OVF (p =0.074, Image 1). Conclusion In our population, prevalence of OVF at inclusion was 10.7%. Incidence was 12.5% during a mean follow up of 36 months. Occurrence of a new OVF may have an impact on survival. Presence of OVF and UH in L1 should be evaluated systematically during NSCLC follow up. We should pay more attention to this population, in order to prescribe preventive anti-resorptive drugs if needed. REFERENCES: NIL. Acknowledgements: NIL. Disclosure of Interests Esther Ebstein Consultant of: BMS - Abbvie - Galapagos, Pauline Brocard: None declared, Ghassen Soussi: None declared, Ralph Khoury: None declared, Antoine Khalil: None declared, Marine Forien Consultant of: Abbvie - BMS, Sebastien Ottaviani Consultant of: Abbvie - BMS - UCB, Gerard Zalcman: None declared, Philippe Dieudé Consultant of: Pfizer - BMS - Abbvie - UCB, Valerie Gounant: None declared.Table 1characteristics of patient with and without osteoporotic vertebral fracture (OVF).Image 1The Kaplan-Meier probability of survival for patient with or without incident osteoporotic vertebral fracture (OVF).
Osteoporosis is a well-established complication in oncology, particularly in prostate, and breast cancer. It is a subclinical condition until complicated by fracture(s). Few data are available in other solid tumors, such as non-small cell lung cancer (NSCLC), where maintaining bone health is already a challenge. Our aim is to study the epidemiological features of osteoporotic vertebral fracture (OVF) in NSCLC patients and determine risk factors for its occurrence.
Background Ankles are frequently involved in rheumatoid arthritis (RA) and psoriatic arthritis (PsA) and can be observed in both diseases. The detection of enthesitis may support the diagnosis for PsA and help to distinguish theses 2 rheumatic diseases. At ankle level, retinacula can be analyzed with ultrasonography (US) and their insertions into bones can be considered as enthesitis. Objectives The aim of the present study was to compare the US assessment of the retinacula of ankles in a population of RA and PsA patients with painful ankle. Methods This was an observational cross-sectional study. We analyzed consecutive RA or PsA patients with ankle pain. We also analyzed healthy controls (HC), without rheumatic disorders nor ankle pain. The following US features were assessed: presence of synovitis of tibiotalar or talonavicular joints, presence of tenosynovitis of peroneal or posterior tibial tendons. Two retinacula: the superior peroneal retinaculum (SPR) and the flexor retinaculum (FR) were also evaluated in mode B (thickness, echogenicity and presence of malleolar periostosis) and the vascularization at their insertion into bone by using power Doppler (PD). Results We analyzed data for 80 consecutive patients (60% women; median age 56 years). Among these patients, 37 (46%), 23 (29%) and 20 (25%) were RA, PsA and HC patients, respectively. A total of 160 ankles were assessed. The evaluation of SPR did not show difference between the two diseases. Regarding the FR, we observed that FR was thicker in PsA patients than in RA (0.96mm ± 0.39 vs. 0.64mm ± 0.15, P<0.001) and HC (0.96mm ± 0.39 vs. 0.56mm ± 0.12, P<0.001) without difference between RA patients and HC. The following US features were more frequently found in PsA than in RA ankles: hypoechogenicity (46% vs 7%, P<0.001), positivity of PD (43% vs 8%, P<0.001) and malleolar periostosis (43% vs 8%, P<0.001). By using ROC curve analysis, we determined that a cut-off of 1mm of FR thickness provided a sensitivity of 49% and specificity of 97% for the diagnosis of PsA. The association of a thickness ≥1mm with hypervascularization of the malleolar insertion of FR, named as “retinaculitis”, was observed in 39% and 3% of ankles in PsA and RA, respectively. The proportion of retinaculitis of SPR was not different between the two diseases. Conclusion US abnormalities of FR were more frequently observed in PsA than in RA patients and appear to be specific for PsA. Thus, US assessment of FR might be useful to distinguish RA and PsA in patients with painful ankles. REFERENCES: NIL. Acknowledgements: NIL. Disclosure of Interests None Declared.
IntroductionLa pseudo-polyarthrite rhizomélique (PPR) est une maladie inflammatoire dont le diagnostic est parfois difficile et la tomographie par émissions de positrons au 18-fluorine fluorodésoxyglucose couplée à un scanner (18F-FDG-TEP/TDM) pourrait être utile. Nous avons voulu analyser l’utilité de la 18F-FDG-TEP/TDM pour le diagnostic de la PPR.Matériels et méthodesIl s’agit d’une étude rétrospective, observationnelle, de personnes atteintes de PPR qui ont eu une 18F-FDG-TEP/TDM. Un groupe témoin a également été analysé. Nous avons évalué les caractéristiques cliniques et la 18F-FDG-TEP/TDM. Seize sites ont été étudiés. Le nombre de sites présentant une captation significative de FDG, la valeur maximale moyenne de captation standardisée (SUVmax) et la SUVmax la plus élevée ont été évalués pour chaque patient.RésultatsLes données de 123 patients atteints de PPR (37 sous corticostéroïdes (CST)) ont été analysées. Parmi eux, 85 patients présentaient un premier épisode de PPR. Par rapport aux 75 témoins, les patients atteints de PPR nouvellement diagnostiquée présentaient un nombre moyen±SD plus élevé de sites avec une captation FDG significative (11,3±3,3 contre 0,9±1,1, p<0,001) et des scores SUVmax plus élevés (p<0,001). Une valeur seuil de 5 sites hypermétaboliques a donné une sensibilité de 96,5 % et une spécificité de 100 %. Pour le score SUVmax total, une valeur seuil de 3 présentait la meilleure sensibilité (92,6 %) et spécificité (86,1 %). Les patients PPR naïfs de CST avaient des niveaux de CRP (p<0,001), un nombre de sites avec une captation FDG significative (p<0,001) et un score SUVmax (p<0,01) significativement plus élevés. En revanche, l’artérite à cellules géantes (ACG) était plus souvent observée chez les patients recevant une corticothérapie que chez les patients naïfs de CST (27 % vs 8 %, p<0,01).ConclusionNos résultats montrent que le nombre de sites hypermétaboliques ou la quantification du SUVmax pourraient être utiles pour le diagnostic de PPR, et que la corticothérapie pourrait affecter les résultats de la 18F-FDG-TEP/TDM.
BackgroundPolymyalgia rheumatica (PMR) is an inflammatory disorder affecting elderly people. The diagnosis is based on clinical and imaging findings such as ultrasonography. The interest of 18F-fluorodeoxyglucose Positron Emission Tomography/Computed Tomography (18F-FDG PET/CT) in PMR is increasing. However, its exact place in the diagnosis or management of PMR patients remains unclear.ObjectivesWe aimed to describe the utility 18F-FDG PET/CT for PMR diagnosis.MethodsWe performed an observational retrospective study of patients with new onset of PMR having a 18F-FDG PET/CT. Diagnosis of PMR was done according to ACR/EULAR 2012 classification criteria. A control group, including patients with sarcoidosis, neoplasia or infection, was also analyzed. The following sites were assessed for the presence of hypermetabolism (SUVmax ≥ 2): shoulders, acromioclavicular and sternoclaviculaire joints, hips, symphysis pubis, ischial tuberosities, great trochanters, cervical and lumbar interspinous process and large vessels. The number of hypermetabolic sites (0-18), the median SUVmax and the highest SUVmax were analyzed.ResultsA total of 85 PMR patients (60% of female, mean age 70.7 years) and 75 controls (51% of female, mean age 65 years) were analyzed. Among PMR patients, hypermetabolism was mostly observed in shoulders (93%), hips (91%), great trochanters (87%), ischial tuberosities (89%) and lumber interspinous process (71%). Large vessel vasculitis was only observed in 7% of PMR patients. In comparison to control patients, PMR had higher number of hypermetabolic sites (11.3 ±3.3 vs. 0.85 ±1.1, p<0.001), and mean SUVmax score (3.9 ±0.8 vs. 2.7 ±0.4, p<0.001). After adjustment to age, the number of hypermetabolic sites (OR 2.57 [1.84; 4.51], p<0.001) and the mean SUVmax were associated with the diagnosis of PMR (OR 1.49 [1.30; 1.78], p<0.001). Among PMR patients, the C-reactive protein (CRP) levels were correlated with the mean SUVmax (r=0.38, p<0.001), the number of hypermetabolic sites (r=0.34, p<0.01) and the highest SUVmax (r=0.38, p<0.001).Conclusion18F-FDG PET/CT appears to be a sensitive imaging for PMR. The number of hypermetabolic sites and the man SUVmax are correlated with CRP levels and PMR diagnosis.Disclosure of InterestsNone declared
BackgroundPatients with autoimmune/inflammatory rheumatic diseases (AIRD) were suspected to be an at-risk population of severe COVID-19. However, whether this higher risk is linked to the disease or to its treatment is difficult to determine.ObjectivesTo identify, among AIRD patients, factors associated with occurrence of moderate-to-severe COVID19 infection and to evaluate if having an AIRD was associated with an increased risk of severe form of COVID19 infection (defined by hospitalization in ICU or death), compared to general population.MethodsData source: The “Entrepôt des Données de Santé (EDS)” collect data from electronic health records of all patients hospitalized or followed in the AP-HP (39 hospitals in Paris area, France). The French RMD COVID19 cohort is a national multi-center cohort that included patients with confirmed AIRD and diagnosed with COVID-19. All AIRD patients diagnosed with COVID-19 before September 2020 from both cohorts were included.-We Identified factors associated with severe COVID-19 was made in a combined analysis of the 2 cohorts.-Then, we compared COVID-19 infection severity in the EDS-COVID database in AIRD patients and controls, by a propensity score (PS)-matched case-control (1:4) studyResultsAmong 1213 patients (334 in EDS and 879 in RMD cohort), 195 (16.1%) experienced a severe COVID19. In multivariate analysis, greater age, history of interstitial lung disease, arterial hypertension, obesity, sarcoidosis, vasculitis, auto-inflammatory disease and treatment with corticosteroids or rituximab were associated with severe COVID-19 (Table 1).Table 1.AIRD patient’s characteristics associated with severity of COVID-19Patients with mild or moderate infectionPatients with severe infectionOR ajustés 95%CIp-value(N = 1018)(N = 195)Patients characteristics Age55.9 (16.7%)70.3 (14.3%)1.05 [1.03;1.07]<0.001 Gender: Female695 (68.3%)105 (54.1%)0.59 [0.38;0.94]0.025 Interstitial pneumonia38 (3.7%)20 (10.3%)2.94 [1.34;6.34]0.008 Obesity143 (17.8%)38 (27.7%)2.09 [1.26;3.43]0.004 Hypertension268 (26.3%)114 (58.5%)1.81 [1.13;2.89]0.013Underlying Disease: Chronic inflammatory arthritis618 (60.8%)72 (36.9%)Ref. Auto-inflammatory disease29 (2.9%)5 (2.6%)3.91 [1.2;11.32]0.025 Other29 (2.9%)4 (2.1%)0.35 [0.06;1.41]0.15 Connectivitis190 (18.7%)34 (17.4%)1.13 [0.62;2.01]0.69 Sarcoidosis40 (3.9%)24 (12.3%)5.19 [2.15;12.3]<0.001 Vasculitis111 (10.9%)56 (28.7%)1.8 [1.02;3.16]0.044Treatments Corticosteroid318 (31.2%)117 (60.0%)2.47 [1.58;3.87]<0.001 Leflunomide44 (4.3%)2 (1.0%)0.13 [0;0.97]0.045 Rituximab37 (3.7%)22 (11.5%)4.05 [1.96;8.27]<0.001Not significant in multivariate analysisCOPD, Asthma, Coronary heart diseases, stroke, diabetes, smoking, cancer, non-steroidal anti-inflammatory drugs, colchicine, hydroxychloroquine, methotrexate, salazopyrine, mycophenolate mofetil, azathioprine, intravenous immunoglobulins, anti-TNFα, anti-IL1, -IL6, -IL17, Abatacept, JAK inhibitorAmong 35741 COVID-19 patients in EDS, 316 with AIRD were compared to 1264 PS-matched controls. Severe form occurred in 118 (37,3%) AIRD cases and 384 (30.4%) controls (Adjusted OR (aOR) for severe form= 1.43 [1.1;1.9], p=0,01). In analysis restricted to rheumatoid arthritis (RA) and spondylarthritis (SpA), no increased risk of severe form (aOR=1.11 [0.68;1.81]) form or death (aOR=1.00 [0.55;1.81]) was observed.ConclusionIn this multicenter study we confirmed that AIRD patients treated with rituximab or corticosteroids were at increased risk of severe COVID-19, as were those with vasculitis, auto-inflammatory disease, and sarcoidosis. Also, when compared to controls from the same cohort of hospitalized patients, AIRD patients had, overall, an increased risk of severe COVID-19, increased risk not observed in an analysis restricted to patients with RA or SpA.AcknowledgementsFAI2R /SFR/SNFMI/SOFREMIP/CRI/IMIDIATE consortium and contributorsPatricia MartelAll clinicians/physicians implicated in COVID-19 patient care in APHP hospital and generated EDS patient dataDisclosure of InterestsNone declared