Scabies is a major and potentially growing public health problem worldwide with an unmet need for acaricidal agents with greater efficacy and improved pharmacological properties for its treatment. The objective of the present study was to assess the efficacy and describe the pharmacokinetics profile of a novel acaricide, afoxolaner (AFX), in a relevant experimental porcine model.
Malgré leur excellente activité anti-parasitaire, il est possible que l’ivermectine (IVM) et désormais la moxidectine (MOX) - toutes deux de la famille des lactones macrocycliques - soient utilisées de manière suboptimale dans la gale. Une meilleure connaissance de leur distribution dans la peau, et notamment dans le stratum corneum (SC) devrait permettre une optimisation de leur utilisation chez l’Homme. Une étude de 2002 réalisée chez 5 patients trouvait des concentrations d’IVM à la surface cutanée plus importantes dans les zones séborrhéiques et suggérait que la diffusion cutanée optimale de l’IVM passait par le manuportage du sébum. L’objectif de notre étude était d’évaluer la pharmacocinétique (PK) cutanée de la MOX et de l’IVM dans un modèle expérimental porcin de gale développé à l’École nationale vétérinaire d’Alfort. Quatre porcs ont reçu simultanément de la MOX (0,3 mg/kg à j0) et de l’IVM (0,2 mg/kg à j0 et j8) par voie orale. Des prélèvements plasmatiques, cutanés (par biopsies) et de SC (recueillis selon une méthode non invasive par des disques adhésifs) ont été effectués jusqu’à 11 jours après administration des 2 molécules. La quantification du SC a été réalisée par trois méthodes : poids des squames, dosage du cholestérol et échelle visuelle. La MOX et l’IVM ont été dosées par chromatographie liquide à haute performance (Inra, Toulouse). Dans le plasma on trouvait un pic à H6 puis une décroissance pour la MOX et l’IVM. Les profils PK de la MOX dans la peau et le SC étaient comparables avec un pic à j1 puis une décroissance lente. Les valeurs cutanées dosées par les deux techniques étaient positivement corrélées. Dans la peau, l’IVM présentait une cinétique comparable à la MOX mais avec des concentrations inférieures. Sa distribution dans le SC était différente avec un plateau obtenu à partir de j2. Le dosage du cholestérol et l’échelle visuelle apparaissaient comme les meilleures techniques pour quantifier le SC (Fig. 1 et 2). Les dosages de MOX dans les prélèvements non-invasifs de SC (par disques adhésifs) semblent être un bon reflet des concentrations cutanées dans le modèle animal. L’IVM semble avoir un profil de distribution différent dans le SC, similaire à celui décrit par Haas et al. Cette différence pourrait s’expliquer par une différence de concentration dans le sébum, la sueur ou de leur liaison à la kératine. Les profils de distribution de la MOX et de l’IVM dans le SC, le lieu de vie des sarcoptes, apparaissent différents. La technique de prélèvement par disques adhésifs pourrait être développée chez l’Homme. Une étude évaluant la corrélation entre la diffusion cutanée des lactones macrocycliques et leur succès/échec dans la gale sera à faire.
The transition from child psychiatry to adult psychiatry is difficult. The need to reinforce this 'bridge' between the services is clear. A system focused on the assessment and orientation of adolescents, set up a year ago by Lille-Métropole public mental health service, aims to favour collaboration on a local level between the different players from the social, medical and educational sector working with young people aged between 12 and 21 in order to facilitate this transition.
Background Scabies is one of the commonest dermatological conditions globally; however it is a largely underexplored and truly neglected infectious disease. Foremost, improvement in the management of this public health burden is imperative. Current treatments with topical agents and/or oral ivermectin (IVM) are insufficient and drug resistance is emerging. Moxidectin (MOX), with more advantageous pharmacological profiles may be a promising alternative. Methodology/Principal Findings Using a porcine scabies model, 12 pigs were randomly assigned to receive orally either MOX (0.3 mg/kg once), IVM (0.2 mg/kg twice) or no treatment. We evaluated treatment efficacies by assessing mite count, clinical lesions, pruritus and ELISA-determined anti-S. scabiei IgG antibodies reductions. Plasma and skin pharmacokinetic profiles were determined. At day 14 post-treatment, all four MOX-treated but only two IVM-treated pigs were mite-free. MOX efficacy was 100% and remained unchanged until study-end (D47), compared to 62% (range 26–100%) for IVM, with one IVM-treated pig remaining infected until D47. Clinical scabies lesions, pruritus and anti-S. scabiei IgG antibodies had completely disappeared in all MOX-treated but only 75% of IVM-treated pigs. MOX persisted ~9 times longer than IVM in plasma and skin, thereby covering the mite’s entire life cycle and enabling long-lasting efficacy. Conclusions/Significance Our data demonstrate that oral single-dose MOX was more effective than two consecutive IVM-doses, supporting MOX as potential therapeutic approach for scabies.
Les thérapeutiques dans la gale humaine restent encore limitées. L’ivermectine (IVM) a une efficacité documentée mais pas absolue, une demi-vie plasmatique relativement courte et une absence d’ovicidie, d’où un couplage fréquent aux topiques anti-scabieux et une 2e prise nécessaire entre j7 et j14 (hors AMM). L’afoxolaner (AFX), de la famille des isoxazolines, administrée oralement, de découverte récente en médecine vétérinaire, pourrait présenter un intérêt pour l’homme. L’objectif de l’étude était de comparer l’efficacité de l’AFX et de l’IVM dans un modèle animal de gale porcine. À l’École nationale vétérinaire d’Alfort, des porcs ont été expérimentalement infestés par S. scabiei var. suis, aprés avis éthique. À S9 post-infestation, 12 porcs ont été répartis de manière aléatoire en 3 groupes et traités à l’insu des observateurs. Le 1er groupe a reçu de l’IVM orale (Stromectol®) à la dose de 0,2 mg/kg à j0 et j8 ; le 2e de l’AFX oral (Nexgard®) à la dose de 2,5 mg/kg à j0, et le 3e groupe était non traité (témoin). Pour suivre l’infestation, un score clinique et un score de prurit ont été utilisés. Les sarcoptes observés dans des raclages ont été comptés. Des œufs prélevés après traitement ont été incubés et observés. Le critère de jugement principal était l’absence de sarcoptes à j14 post-traitement. Le financement était assuré par une subvention de la SFD. À j14, le pourcentage de réduction du nombre de sarcoptes était respectivement de 100 % et 96 % dans les groupes AFX et IVM. Quatre sur 4 des porcs du groupe AFX vs 2/3 du groupe IVM n’avaient plus de sarcoptes alors que les contrôles restaient infestés. Un porc du groupe IVM est décédé à S10 (malformation congénitale). Les scores cliniques et de prurit avaient diminué pour les porcs des 2 groupes traités (pas de différence significative) alors qu’ils restaient élevés chez les témoins. Tous les œufs incubés ont été capables d’éclore. Les résultats montrent l’absence de sarcoptes à j14 chez les porcs traités par une seule dose d’AFX et la présence d’un faible nombre de parasites chez 2/3 des porcs traités par 2 doses d’IVM. L’AFX a obtenu l’AMM pour le traitement des tiques et des puces du chien en 2014. Il agit sur les récepteurs des canaux chlore régis par le GABA, différents de ceux déjà connus et identifiés pour les lactones macrocycliques. Cette molécule lipophile a une absorption rapide, avec un pic en 2 à 4 heures (vs 4 à 6 heures pour l’IVM) et sa demi-vie plasmatique est longue (15,2 ± 5,1 jours vs 12 à 56 heures pour l’IVM). L’AFX, actuellement uniquement autorisée pour un usage vétérinaire, pourrait présenter une alternative thérapeutique pour la gale chez l’homme, notamment en cas d’échec ou de résistance aux lactones macrocycliques ou aux pyrèthres. La possible meilleure efficacité pourrait être liée aux propriétés pharmacologiques (i.e. plus grande rémanence cutanée).
Eradication of bluetongue virus is possible, as has been shown in several European countries. New serotypes have emerged, however, for which there are no specific commercial vaccines. This study addressed whether heterologous vaccines would help protect against 2 serotypes. Thirty-seven sheep were randomly allocated to 7 groups of 5 or 6 animals. Four groups were vaccinated with commercial vaccines against BTV strains 2, 4, and 9. A fifth positive control group was given a vaccine against BTV-8. The other 2 groups were unvaccinated controls. Sheep were then challenged by subcutaneous injection of either BTV-16 (2 groups) or BTV-8 (5 groups). Taken together, 24/25 sheep from the 4 experimental groups developed detectable antibodies against the vaccinated viruses. Furthermore, sheep that received heterologous vaccines showed significantly reduced viraemia and clinical scores for BTV-16 when compared to unvaccinated controls. Reductions in clinical signs and viraemia among heterologously vaccinated sheep were not as common after challenge with BTV-8. This study shows that heterologous protection can occur, but that it is difficult to predict if partial or complete protection will be achieved following inactivated-BTV vaccination.
Les recherches sur la gale sont limitées par les difficultés d'accès au parasite (Sarcoptes scabiei) et l'absence de cultures in vitro. Un modèle expérimental a été décrit chez le lapin aux États-Unis et chez le porc en Australie (Mounsey et al.). L'objectif de ce projet était la mise en place en France du modèle animal porcin. Une collaboration avec l'équipe australienne (QIMR, Brisbane) a permis d'apprendre sur place le modèle et d'utiliser le protocole à l'École nationale vétérinaire d'Alfort. Des porcs de 4 semaines ont été expérimentalement infestés par des centaines de sarcoptes variété suis issus de porcs naturellement parasités d'un élevage du Finistère (groupe 1). Les parasites des porcs du groupe 1 ont permis d'infester un groupe 2, pérennisant ainsi la souche infestante. Pour amplifier l'infestation parasitaire, les animaux ont reçu une corticothérapie par dexaméthasone (0,2 mg/kg/j) per os, débutée une semaine avant l'infestation et maintenue durant toute l'étude. Pour confirmer l'infestation et suivre son évolution, un score clinique de 0 à 90 (mesurant l'intensité de l'érythème et de l'hyperkératose, et la surface cutanée atteinte) a été établi. Le prurit était évalué par l'évaluation du grattage durant 15 min (claquage d'oreilles, frottement, grattage otopodal). Le nombre de sarcoptes des raclages était compté. Des tests Elisa détectaient le titre d'IgG anti-sarcopte dans le sérum, permettant un suivi sérologique. Le financement était assuré par une subvention de la Société française de dermatologie et de la Fondation René-Touraine. L'étude a été acceptée par le comité d'éthique local. Deux groupes de 3 et 12 porcs ont été infestés. Des lésions cutanées sont apparues 2 semaines (S2) après l'infestation et des lésions hyperkératosiques à S4. Le score clinique s'est stabilisé à partir de S7 avec une moyenne maximale de 52,7 (IC 95 % 49,0–56,3). Le score de prurit était nul avant l'infestation puis augmentait avec une moyenne maximale de 7,3 (IC 95 % 3,2–10,8) à S8. Les raclages retrouvaient en moyenne à S9 : 44,3 parasites/prélèvement (IC 95 % 16,2–72,3) et le stade évolutif (mâles ou femelles, nymphes, larves, œufs) pouvait être identifié. Les anticorps anti-sarcoptes étaient détectables à partir de S5 et les titres ont augmenté au cours de l'infestation. Ce modèle expérimental rend possible la réalisation d'études comparant l'activité acaricide de différents traitements antiscabieux, notamment les lactones macrocycliques. Il permettra aussi des études entomologiques (ex. : survie des parasites dans l'environnement, mode de transmission, cycle de développement). La gale demeure un problème de santé publique. Ce modèle animal devrait permettre de mieux évaluer des hypothèses de recherche concernant la prise en charge de la gale et faciliter leurs applications à l'Homme.
Le traitement de la gale fait l'objet de multiples publications (synthèse dans l'actualisation 2010 de la revue Cochrane, recommandations du Haut Conseil de la santé publique 2012), mais n'est pas optimal. L'objectif de cette étude était de comparer la moxidectine (MOX) et l'ivermectine (IVM) orales, 2 lactones macrocycliques, dans un modèle porcin. À l'École nationale vétérinaire d'Alfort, des porcs ont été expérimentalement infestés par S. scabiei variété suis (procédure décrite dans un autre résumé). À S9 (post-infestation), 12 porcs ont été randomisés en 3 groupes et traités en insu des observateurs. Le 1er groupe a reçu de l'IVM orale (Stromectol®) à la dose de 200 μg/kg à j0 et j10, avec la nourriture ; un 2e de la MOX orale (Equest® gel placé dans une gélule non gastro-résistante) à la dose de 300 μg/kg à j0, et un 3e était non traité (contrôle). Pour suivre l'infestation, un score clinique (mesurant l'intensité de l'érythème et de l'hyperkératose, et la surface cutanée atteinte) et un score de prurit ont été utilisés. Le nombre de sarcoptes dans des raclages a été compté. Un suivi sérologique a été réalisé. Des œufs prélevés après traitement ont été incubés et observés. Le critère de jugement principal était l'absence de sarcoptes à j14 (post-traitement). Le financement était assuré par une subvention de la Société française de dermatologie. L'étude a été acceptée par le Comité local d'Éthique. À j14, 4/4 des porcs du groupe MOX vs 2/4 du groupe IVM n'avaient plus de sarcoptes alors que les contrôles restaient infestés. Le pourcentage de réduction de sarcoptes était respectivement de 100 % et 84 % dans le groupe MOX et IVM. Les scores cliniques de prurit et les titres en anticorps avaient diminué pour les porcs des 2 groupes traités (pas de différence significative) alors qu'ils sont restés élevés chez les contrôles. Tous les œufs recueillis ont été capables d'éclore, montrant l'absence d'action ovicide des molécules. Aucun effet secondaire des traitements n'a été observé. Les résultats montrent une absence à j14 de sarcoptes chez les porcs traités par une seule dose de MOX et une présence en faible nombre chez la moitié des porcs traités par 2 doses d'IVM. Si les molécules de la famille des LM ont un même mode d'action, les propriétés pharmacocinétiques diffèrent : la MOX étant plus lipophile, il est possible que la plus grande efficacité observée soit liée à une meilleure rémanence cutanée avec un relargage à partir du tissu adipeux. Cette hypothèse est en cours de vérification. La MOX est en phase III de développement pour l'onchocercose et pourrait représenter une alternative thérapeutique pour la gale sarcoptique humaine. Le fait que l'IVM et la MOX aient un mécanisme d'action similaire est un argument supplémentaire pour croire à la pertinence des résultats même si un faible nombre d'animaux était utilisé dans cette étude.
Bluetongue serotype 8 has become a major animal health issue in the European Union and the European member States have agreed on a vaccination strategy, which involves only inactivated vaccines. In this study, the efficacy of two inactivated vaccines against bluetongue virus serotype 8 (BTV-8) used in Europe since 2008, BTVPUR ALSAP® 8 (MERIAL) and BOVILIS® BTV8 (Intervet/SP-AH), was evaluated in goats immunized and challenged with BTV-8 field isolates under experimental conditions. Serological, virological and clinical examinations were conducted before and after challenge. Three groups of 10 goats each (groups A, B and C) were randomly constituted and 2 groups (A and C) were subcutaneously vaccinated twice with one dose of the two commercial vaccines BTVPUR ALSAP 8 (group A) or BOVILIS BTV8 (group C) respectively. Animals of the groups A, C and B (B: controls) were challenged with a virulent inoculum containing BTV-8. During the experiment, it was found out that the BTV-8 challenge inoculum was contaminated with another BTV serotype. However, results demonstrated that vaccination of goats with two injections of BTVPUR ALSAP 8 or BOVILIS BTV8 provided a significant clinical protection against a BTV-8 challenge and completely prevented BTV-8 viraemia in all vaccinated animals. Qualitative data showed no difference in the kinetics and levels of the humoral response induced by these two inactivated vaccines.