ObjectifsÉtudier le risque de contamination par le SARS-CoV-2 selon le métier, en tenant compte des facteurs socioéconomiques associés à l’épidémie.MéthodesL’enquête a été réalisée par questionnaire auprès de travailleurs suivis par six services de prévention et de santé au travail (SPST) franciliens, L’enquête a eu lieu entre novembre 2021 et janvier 2022. Les données comprenaient les circonstances de recueil (type de visite médicale le cas échéant, réponse par mail pour le secteur des intermittents du spectacle), le sexe, l’âge, la commune de résidence, la profession, le secteur d’activité, le statut professionnel, le lieu de travail, les horaires et modes de transport, la pratique du télétravail, l’état de santé général perçu, les comorbidités, et la contamination au coronavirus SARS-CoV-2 avec la date de contamination, les symptômes et l’hospitalisation éventuelle. Des données concernant la commune de résidence ont été collectées : densité de population, pourcentage de logements surpeuplés, désavantage social et taux de mortalité. Le risque de contamination a été examiné en fonction des différentes caractéristiques de la population, dont le métier, par une analyse bivariée (test du Khi-deux). Des régressions logistiques ont été réalisées pour déterminer les facteurs de risque de contamination par le SARS-CoV-2 en considérant les variables individuelles et géographiques associées à la contamination selon la première analyse.RésultatsL’échantillon de données comprenait 3474 travailleurs. Le risque plus élevé de contamination par le SARS-CoV-2 dans les communes défavorisées a été confirmé. En considérant toutes les contaminations, avec ou sans symptômes, les travailleurs des transports étaient les plus à risque ; en considérant uniquement les contaminations avec symptômes, les commerçants de proximité étaient les plus à risque ; ceci à âge, sexe, mode de transport et précarité sociale de la commune de résidence équivalents.ConclusionCette étude apporte des éléments originaux sur le risque professionnel de contamination au SARS-CoV-2 en considérant également les variables sociales. Les travailleurs clés ont été inclus, mais également les professions moins étudiées telles que les journalistes ou les artistes. Les résultats diffèrent selon que toutes les contaminations ont été prises en compte ou uniquement celles présentant des symptômes, soulevant des questions sur les pratiques de dépistage du SARS-CoV-2 parmi les différentes populations. Les données seront combinées avec les données belges collectées avec le même protocole, ce qui devrait améliorer la robustesse de l’étude.
La loi du 2 août 2021 vient renforcer la prévention au sein des entreprises, tout en décloisonnant la santé publique et la santé au travail. Ainsi, cette loi nous permet d’élargir nos actions auprès des salariés. Dans ce contexte, et face à un désert médical croissant en région Centre-Val-de-Loire, le service de santé et de prévention de MBDA région Centre, a mené une campagne d’information, de sensibilisation et de dépistage des risques cardiovasculaires. Cette action, soutenue par la Fédération française de cardiologie, a été coordonnée sur les trois sites de MBDA RC en s’appuyant notamment sur des actions ciblées de communication (flyers, affiches, mailings, etc.). Notre poster aura pour ambition de présenter non seulement la méthodologie de cette action, mais aussi les résultats qui en découlent (par exemple, le nombre et la typologie des salariés dépistés et orientés). De manière plus générale, le poster exposera l’apport du service de prévention et de santé au travail de MBDA RC aux actions de santé publique (action de lutte contre la sédentarité par exemple).
Résumé Exposé du cas d'une jeune femme dont l'analyse, difficile mais menée à bien, a duré huit ans. L'auteur tente de montrer comment, dans le déroulement de la cure, la patiente est parvenue à intégrer son moi corporel et sa représentation d'objet qu'un traumatisme infantile avait bloqués.
Début 2018, notre service de santé souhaite renforcer l’articulation, la cohérence, le partage et l’harmonisation au sein de son organisation tant pour améliorer le management des projets que pour toujours mieux répondre aux attentes de ses adhérents. L’impulsion souhaitée est confirmée par la réforme du système de santé au travail lancée suite au rapport Lecocq, commandé par le gouvernement. Dans ce contexte, nous avons créé une nouvelle entité nommée Groupe Projets de développement (GPD) dont l’objectif est l’innovation et l’anticipation des besoins futurs des adhérents. Pour ce faire, l’entité ambitionne l’adaptation de l’existant et la création de services et d’outils nouveaux et novateurs pour apporter une offre de service originale et efficace aux adhérents. Le groupe est co-piloté par le médecin coordinateur et la responsable du pôle prévention. Les représentants des métiers de l’équipe pluridisciplinaire ont co-construit et définit ensemble les modalités de fonctionnement du GPD (budget, charte, logo [SISTINNOV]…) et leurs missions. Les réunions plénières trimestrielles sont l’occasion d’assurer le pilotage et le suivi des projets. Chaque membre anime un/des sous-groupes de travail par projet ; et peuvent s’associer d’autres compétences internes. Les propositions de projet s’appuient sur les expériences, les expérimentations et les connaissances empiriques des professionnels de l’équipe, les retours d’expériences, les partages de pratiques externes et les travaux déjà menés dans le domaine de la prévention. Les projets portés par le groupe font l’objet d’une validation par l’ensemble des instances décisionnaires : direction, commission médicotechnique (CMT), conseil d’administration. Vingt propositions de projets ont été soumises pour validation à la direction : treize ont été retenues, quatre ont été reprises dans le projet de service 2020–2024 et trois ont été écartées. L’entité GPD est soucieuse des recommandations des instances nationales et fera coïncider ses ambitions en portant tant des projets de création qu’en déployant des services et produits déjà mis en place par d’autres partenaires ou homologues de la prévention.