Les travailleurs du secteur du bâtiment sont exposés à de nombreuses nuisances et leurs effets conjoints sont peu connus. L’objectif était d’identifier les expositions, polyexpositions et maladies parmi les ouvriers qualifiés du bâtiment, métier particulièrement sinistré, dans un but d’amélioration de la prévention. Pour cela, 9 bases de données issues d’organismes français (INRS, Anses, CNAM, Dares, Santé publique France, Evrest) ont été combinées.Les données couvrent une période de vingt ans (2002–2021), elles sont issues des bases C2P, Colchic, Scola, MatGéné, Sumer, sinistralité, Evrest, MCP et RNV3PE. Les expositions ont été harmonisées selon le Thésaurus des expositions professionnelles et les maladies codées avec la CIM-10. Les co-expositions ont été définies comme la présence simultanée de deux nuisances pour un même poste ou individu. Les proportions de maladies, d’expositions et de co-expositions ont été calculées. Ces statistiques descriptives sont constituées par sexe et par base de données.Trente-cinq expositions principales ont été recensées : 15 chimiques ou biologiques, dix physiques ou biomécaniques et dix organisationnelles. Les expositions les plus fréquentes sont le bruit, les postures pénibles, la manutention de charge et le travail de nuit. Quatorze maladies récurrentes ont été observées, dominées par les troubles musculosquelettiques et les cancers respiratoires chez les hommes, les affections cutanées et nerveuses chez les femmes. Au total, 474 couples d’expositions ont été identifiés. Parmi eux, des combinaisons spécifiques d’expositions sont peu étudiées dans la littérature scientifique : le bruit et les postures contraignantes, le bruit et le travail de nuit et les vibrations et le travail de nuit.L’étude confirme la pertinence d’une approche basée sur les données pour développer les connaissances autour des polyexpositions. Des limites sont toutefois soulevées, notamment les définitions inconsistantes des expositions entre les bases de données, les biais d’auto-déclaration et l’absence de lien direct entre nuisances et pathologies. À la lumière de ces résultats, des efforts devraient être faits au sujet de l’identification de l’effet des interactions entre certaines expositions ; de l’harmonisation des outils de collecte de données ; des méthodes d’évaluation des polyexpositions intégrant les effets additifs et du développement de stratégies de prévention systémiques prenant en compte le sexe.
Les travailleurs de divers secteurs peuvent être exposés à de multiples risques professionnels, notamment aux substances chimiques et au travail de nuit ou posté. Cette étude vise (1) à éclairer sur les effets possibles sur la santé, (2) à quantifier le nombre de travailleurs français co-exposés et (3) à proposer des bonnes pratiques de prévention. L’analyse s’appuie sur la littérature scientifique pour identifier les effets potentiels sur la santé et sur les données des enquêtes SUMER 2010 et 2017 pour décrire les travailleurs co-exposés.Pour la même dose d’une substance donnée, des effets différents peuvent être observés en fonction du moment de l’exposition. Il a été constaté que cette co-exposition peut entraîner un risque plus élevé de sommeil de mauvaise qualité, de syndrome métabolique, de maladies respiratoires, de maladies coronariennes et des avortements spontanés. En France, environ 6,5 millions sont exposés au travail de nuit et/ou au travail posté, avec une prévalence plus élevée chez les hommes (4,2 millions) que chez les femmes (2,3 millions). La proportion de travailleurs exposés à au moins une substance chimique est nettement plus élevée chez les travailleurs de nuit ou postés (36 % à 49 %) que chez les travailleurs de jour (26 %). Les secteurs les plus touchés sont ceux de la santé, des transports, de la construction et de l’industrie manufacturière. Les produits chimiques identifiés sont le plus souvent des désinfectants (alcools, composés d’ammonium quaternaire, eau de Javel), des gaz d’échappement diesel et des lubrifiants industriels.Ces résultats soulignent l’ampleur de la co-exposition aux substances chimiques et au travail de nuit ou posté chez les travailleurs français. De façon plus générale, l’évaluation des risques professionnels se devrait de prendre en compte la question du « quand », c’est-à-dire les horaires de travail et les périodes d’exposition afin d’appréhender la complexité de la relation exposition/effet et d’adapter les mesures de prévention. Par exemple, une des traductions pratiques des connaissances pourrait être la réalisation de certaines tâches ou opérations potentiellement exposantes à certains agents chimiques aux moments où les effets toxiques anticipés sont les plus faibles. Il s’agirait d’une mesure de prévention organisationnelle supplémentaire, en plus des mesures classiques de prévention collective et individuelle. De plus, les résultats de ces recherches pourraient permette de réévaluer les valeurs limites d’exposition professionnelles (VLEP) pour les adapter aux salariés en horaires atypiques.
La perception de la qualité de l’air intérieur a fortement évolué depuis la crise de la COVID-19. La mise en place de nouvelles pratiques de nettoyage qui en a découlé a modifié les conditions de travail des agents d’entretien des espaces publics et des entreprises, avec une exposition potentiellement accrue aux produits ménagers. L’objectif de cette étude est d’évaluer les expositions et les risques associés aux émissions de composés organiques volatils (COV) lors des activités de ménage réalisées par les agents d’entretien des écoles de la métropole du Grand Nancy. Les 2 produits d’entretien les plus fréquemment employés (un nettoyant désinfectant multi-usage et un gel WC) pendant la période de ménage 16h–20h ont été considérés. L’évaluation a porté sur 18 substances chimiques disposant de valeurs de références et identifiées parmi les substances émises lors de la mise en œuvre des produits à échelle réduite dans une chambre de 50 L. Certaines de ces substances sont classées CMR (ex. benzène, formaldéhyde), d’autres irritantes respiratoires (ex. hexanol, octanol, décanol…). Les données issues des cahiers des charges des écoles et recueillies lors d’entretiens avec les agents de ménage ont été combinées afin de caractériser des tâches types (durée, fréquence, volume des pièces, quantités de produits) et de construire un scénario d’exposition représentatif. Les doses journalières d’exposition (DJE) par inhalation et voie cutanée ont été estimées à partir des équations recommandées par l’US EPA, en utilisant les concentrations issues des essais d’émission. Le logiciel CONSEXPO a été utilisé en parallèle dans une approche comparative. Les expositions estimées s’échelonnent de 10?? à 10?3 mg/kg/j, les valeurs les plus élevées étant observées pour le dodécane et le 1-octanol. Une contribution non négligeable de la voie cutanée est mise en évidence pour certaines substances. La comparaison avec CONSEXPO met en évidence des écarts importants : pour 4 molécules (1-octanol, eucalyptol, 1-décanol et 1-hexanol), les DJE sont sous-estimées d’un facteur 10 à 100, et pour le dodécane, d’un facteur 108. Ces résultats illustrent les limites de CONSEXPO pour l’évaluation des expositions professionnelles déjà soulignées dans la littérature. Enfin, l’évaluation substance par substance ne met pas en évidence de risque dans les conditions étudiées pour les molécules disposant de VTR. De plus, les concentrations estimées sont nettement inférieures à celles rapportées chez les travailleurs français du secteur du nettoyage pour les composés les plus toxiques (benzène, formaldéhyde, toluène, n-hexane). Une évaluation cumulée des risques cancérogènes d’une part, et d’irritation respiratoire d’autre part, complètera ce travail.
Les travailleurs sont rarement exposés à une seule nuisance et la prévention des effets des polyexpositions professionnelles, chimiques, physiques, biologiques ou organisationnelles, devient un enjeu important pour les institutions et les entreprises. Pourtant, les connaissances sur les polyexpositions demeurent fragmentées, en dépit de l’existence de données portant sur différents aspects de la santé au travail. Cette étude vise à démontrer la faisabilité et la pertinence de l’intégration de plusieurs bases de données afin d’améliorer la connaissance des polyexpositions. Dix bases nationales couvrant les vingt dernières années ont été intégrées. Une harmonisation des données fondamentales – métiers, secteurs, maladies et nuisances – a été réalisée à partir des nomenclatures existantes. L’intégration repose sur l’approche Ontology-Based Data Integration, qui relie des données issues de bases hétérogènes à des concepts formalisés dans une ontologie dédiée à la santé au travail. Cette représentation, adaptée d’une ontologie internationale des expositions, définit les relations entre travailleurs, expositions, métiers, nuisances et pathologies. Elle aboutit à un système cohérent, représentatif de l’ensemble des données mobilisées. Des cas d’usage ont été développés pour illustrer les possibilités offertes par ce système intégré. Deux cas d’usage descriptifs portent sur les ouvriers du secteur de la construction et l’autre sur la co-exposition aux substances chimiques et travail de nuit. Deux cas d’usage analytiques mettent en évidence les combinaisons d’expositions les plus préoccupantes, en combinant les informations portées par les bases sous forme d’indices composites. Enfin, un cas d’usage à visée de prototypage logiciel porte ces analyses statistiques et leur visualisation, il assure leur traçabilité et leur reproductibilité. Ces travaux confirment la faisabilité et l’intérêt scientifique d’une intégration des données de santé au travail. Ils mettent en évidence plusieurs défis : la complexité organisationnelle d’un tel projet, l’hétérogénéité des bases, les lacunes sur certaines expositions – notamment biologiques – et la nécessité d’harmoniser les nomenclatures. L’ontologie développée constitue un socle conceptuel réutilisable, adaptable aux évolutions technologiques et à d’autres sources de données. À moyen terme, son enrichissement par des données d’expertise et l’usage de techniques d’intelligence artificielle permettront d’élargir le champ couvert. À long terme, l’objectif est de contribuer à la création d’outils logiciels d’évaluation des risques liés à la polyexposition et de favoriser la mise à disposition des données selon les principes FAIR, au service de la recherche et de la prévention.
Les pratiques de nettoyage ont évolué depuis 2020 et ont des conséquences sur les conditions de travail des agents de ménage : augmentation de la charge de travail, expositions potentiellement accrues aux produits ménagers et contraintes physiques. Ces nuisances s’ajoutent aux contraintes liées à l’emploi (précarité, faible reconnaissance). Dans ce contexte, la démarche d’évaluation des risques doit intégrer la diversité des nuisances pour refléter la réalité de terrain.Nous proposons une méthodologie fondée sur la notion de polyexposition. Elle repose sur une matrice à plusieurs dimensions, inspirée des travaux antérieurs d’analyse de risques. Cette matrice permet d’intégrer des nuisances de différents types (chimiques, physiques, psychosociaux) tout en considérant la gravité (cumul de nuisances par exemple), l’exposition (fréquence, niveau) et la vulnérabilité (liée au métier et à l’individu).Le cas d’étude concerne les agents de ménage intervenant dans les écoles de la métropole de Grand Nancy. La population inclut 21 femmes âgées de 20 à 65 ans. Trois catégories de nuisances sont retenues : (i) les expositions chimiques dues à l’usage des produits ménagers (nombre, nature, émissions, expositions), (ii) les nuisances physiques liées aux tâches (contraintes posturales, efforts) et au contexte scolaire (bruit, mobilier de petite taille), et (iii) les contraintes psychosociales liées à l’organisation du travail (temps de travail fragmenté, stress, perception des risques). Les données qualifiant les nuisances proviennent d’observations de terrain, de modélisations et d’entretiens menés en 2025. Les nuisances microbiologiques ont été exclues pour des raisons de faisabilité (pas d’indicateurs pertinents recueillis) mais pourront être discutées. Chaque nuisance sera traduite en scores construits à partir des observations et des référentiels existants. Pour le risque chimique, le nombre de produits utilisés, le nombre de composés chimiques dans les produits, l’émission en COV totaux, et les quotients de danger individuel et en mélange seront utilisés. Pour le risque physique, le référentiel proposés par l’Anses dans le cadre du plan santé travail 3 sera retenu, pour les indicateurs de postures, de température et de bruit. Pour le risque psychosocial, les évaluations par les questionnaires de Karasek et de Siegrist seront privilégiées. Elles incluent par exemple des indications sur l’organisation quotidienne et la durée hebdomadaire, le rythme de travail et son caractère prévisible, les instructions ou encore le stress. Les scores construits seront ensuite intégrés dans une matrice, et agrégés via un algorithme validé par élicitation d’experts.
En France, plusieurs organismes nationaux collectent des données relatives à la santé au travail issues d’enquêtes, de déclarations ou de dispositifs de surveillance. Ces bases de données possèdent des caractéristiques différentes (objectifs, méthode de collecte, population cible…) permettant un apport riche d’informations, mais elles n’ont pas été conçues pour être utilisées conjointement. Pourtant, même si les caractéristiques diffèrent, les informations recueillies sont complémentaires et leur analyse conjointe pourrait permettre de faire progresser les connaissances en santé au travail. L’objectif de cette étude est de proposer une méthodologie permettant la mise en correspondance d’informations appartenant à 10 bases de données différentes. Six bases renseignent les nuisances professionnelles ; elles sont fournies par la Direction d’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), Santé publique France (SPF) et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Une base renseigne les maladies professionnelles ; elle est fournie par la CNAM. Trois bases renseignent les deux ; elles sont fournies par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), le Gis EVREST et SPF. Les différentes colonnes ou variables de ces bases ont été regroupées autour de 348 nuisances basées sur le Thésaurus des expositions professionnelles (TEP) de l’ANSES et de 152 maladies basées sur la Classification internationale des maladies (CIM-10). Une unité statistique commune à toute les bases a été créée : le groupe professionnel, représentant un ensemble d’individus de même sexe partageant le même métier, exercé dans le même secteur d’activité. Des scores d’intérêt ont été construits pour caractériser les nuisances et les maladies, et pour vérifier la concordance des informations entre les bases. La méthodologie a été développée et appliquée sur un exemple : le secteur du BTP. Les scores sont présentés sous la forme d’une carte de chaleur. Pour 247 nuisances, les différents scores d’intérêt présentent la même tendance avec une cohérence élevée entre les bases, ce qui souligne la complémentarité des données. Les principales nuisances identifiées sont les vibrations, le travail avec force ou encore l’utilisation de roche et autres substances minérales (amiante, silice cristalline). Ces résultats confortent la pertinence de la méthodologie qui permet de confirmer les connaissances dans le secteur du BTP. La méthodologie sera généralisée pour traiter les polyexpositions et elle sera appliquée à d’autres secteurs d’activité.
Individuals are constantly exposed to hazardous factors that can affect their health, the hazards encountered in the workplace can lead to the development of occupational diseases. Risk mitigation measures help to reduce the risks, but they are often designed without consideration of interactions between occupational exposures. Therefore, there is a need for research and it resulted in international research plans and programmes. The aim of this scoping review is to provide an overview of the scientific results related to the link between multiple occupational exposures and human health outcomes. Sixty-three articles were reviewed. Research articles were included only if they mentioned: several combined exposures, the direct characterisation of each exposure, and exposure/health outcome associations. Seven activity sectors were identified: ‘extraction and energy production and distribution’, ‘health care’, ‘banks, public administration and defence’, ‘chemical production’, ‘manufacturing industry’, ‘agriculture and food industry’ and ‘transport and logistics’. Six multiple exposures scenarios were identified: chemical (n = 35), chemical/physical-biomechanical (n = 22), chemical/psychosocial-organisational (n = 6), physical-biomechanical (n = 9), physical-biomechanical/psychosocial-organisational (n = 13), and psychosocial-organisational (n = 12). The health problems identified concern nervous, mental, respiratory, musculoskeletal, auditory and other systems. Eighty-eight of 97 (91%) multiple exposure/health problem associations were reported to be statistically significant. Twenty studies (32%) provided specific risk prevention advice for multiple exposures. Prevention aimed at reducing risks to workers' health is still underdeveloped, further research is needed to improve prevention methods. No study was related to biological risk, and some other multiple exposures known to have health effects were not identified as well. This highlights the need for more multiple exposures research.
BackgroundThis study describes a method whose aim is to help companies assess the chemical occupational risks related to labeled products and industrial chemical emissions. The method is intended to be used by industrial hygienists at the scale of one company. Both inhalation and cutaneous exposure routes are taken into account.MethodsThe method relies on a control-banding scheme. A work situation is described by exposure parameters such as the process or the local exhaust ventilation and by the hazard of the product. Each possible value of the parameters is associated with a “band,” which is associated with an integer value. The multiplication of these values results in a score, which represents a priority for intervention. The higher the score, the more the situation warrants investigation for implementing prevention measures, such as chemical substitution and the addition of local exhaust ventilation. To simplify communication, the priority is associated with a colored priority band: red for “very high priority,” orange for “high priority,” and green for “moderate priority.” The priority bands are computed for all work situations performed in a company.ResultsAn example of the use of this method is described in a French façade insulation company.ConclusionA tool named Seirich was developed to implement this method and promote good practices for helping industrial hygienists in the prioritization of interventions for reducing chemical risk in France.
In France, laws require each company to draw up an inventory of the risks that may threaten employees' health in order to prioritize the preventive actions to be implemented. Focusing on chemical risk, databases on hazards or exposures are widely available but they lack information regarding chemical risks resulting from combining the hazards of chemicals with their conditions of use, thus generating exposures. Our objective is to build a matrix of French work situations associated with their chemical risk. Eighty-eight work situations were collected from reports written by professionals from the French public health insurance service. Each work situation is defined by descriptive parameters of the task, the exposure, and the hazard. According to an expert elicitation method (Delphi, n = 21 experts), each work situation was assessed and a chemical risk score defined, taking into account all the descriptive exposure and hazard parameters. Chemical risk scores were expressed as a range of values from 0 to 100, with the size of the range chosen by the experts themselves according to their uncertainty. The experts' assessments were merged to assign one risk score for each work situation, variability, and confidence. The results showed that 50% of the work situations had a risk score between 40 and 60. The average variability and confidence were around 15% and 82%, respectively. This work situation matrix constructed from French data can be used by occupational safety and health managers that have similar work situations in their company (Western European industrial sector). In this context, it may be useful to easily determine the level of risks for similar tasks and prioritize those that are most risky. Moreover, it could be used to compare and define the differences between a risk assessment performed by "expertise" and another defined by a software.
Exposure models are essential in almost all relevant contexts for exposure science. To address the numerous challenges and gaps that exist, exposure modelling is one of the priority areas of the European Exposure Science Strategy developed by the European Chapter of the International Society of Exposure Science (ISES Europe). A strategy was developed for the priority area of exposure modelling in Europe with four strategic objectives. These objectives are (1) improvement of models and tools, (2) development of new methodologies and support for understudied fields, (3) improvement of model use and (4) regulatory needs for modelling. In a bottom-up approach, exposure modellers from different European countries and institutions who are active in the fields of occupational, population and environmental exposure science pooled their expertise under the umbrella of the ISES Europe Working Group on exposure models. This working group assessed the state-of-the-art of exposure modelling in Europe by developing an inventory of exposure models used in Europe and reviewing the existing literature on pitfalls for exposure modelling, in order to identify crucial modelling-related strategy elements. Decisive actions were defined for ISES Europe stakeholders, including collecting available models and accompanying information in a living document curated and published by ISES Europe, as well as a long-term goal of developing a best-practices handbook. Alongside these actions, recommendations were developed and addressed to stakeholders outside of ISES Europe. Four strategic objectives were identified with an associated action plan and roadmap for the implementation of the European Exposure Science Strategy for exposure modelling. This strategic plan will foster a common understanding of modelling-related methodology, terminology and future research in Europe, and have a broader impact on strategic considerations globally.
Evaluating risks associated with multiple occupational exposures is no easy task, especially when chemical and physical nuisances are combined. In most countries, public institutions have created databases, which gather extensive information on occupational exposures or work-related diseases. Unfortunately, these tools rarely integrate medical and exposure information, and, above all, do not take into account the possible adverse effects of co-exposures. Therefore, an attempt to exploit and join different existing databases for the assessment of the health effects of multiple exposures is described herein. This case study examines three French databases describing exposures to noise and/or ototoxic chemicals (i.e., toxic to the ear) and the incidence rate of occupational deafness in different sectors. The goals were (1) to highlight occupational sectors where the workers are the most (co)exposed and (2) to determine whether this approach could confirm the experimental data showing that this co-exposure increases the risk of developing hearing loss. The results present data per occupational sector exposing workers to noise only, ototoxic chemicals only, noise and ototoxic chemicals, and neither of these two nuisances. The ten sectors in which the proportion of exposed workers is the highest are listed. This analysis shows that the rate of hearing loss in these sectors is high but does not show an increased incidence of hearing loss in co-exposed sectors.
Bioaerosols emitted in waste sorting plants (WSP) can induce some adverse health effects on the workers such as rhinitis, asthma and hypersensitivity pneumonitis. The composition of these bioaerosols is scarcely known and most of the time assessed using culture-dependent methods. Due to the well-known limitations of cultural methods, these biodiversity measurements underestimate the actual microbial taxon richness. The aim of the study was to assess the airborne microbial biodiversity by using a sequencing method in a French waste sorting plant (WSP) for one year and to investigate the main factors of variability of this biodiversity. Static sampling was performed in five areas in the plant and compared to an indoor reference (IR), using closed-face cassettes (10 L.min(-1)) with polycarbonate membranes, every month for one year. Environmental data was measured (temperature, relative humidity). After DNA extraction, microbial biodiversity was assessed by means of sequencing. Bacterial genera Staphylococcus, Streptococcus, Prevotella, Lactococcus, Lactobacillus, Pseudomonas and fungal genera Wallemia, Cladosporium, Debaryomyces, Penicillium, Alternaria were the most predominant airborne microorganisms. Microbial biodiversity was different in the plant compared to the IR and seemed to be influenced by the season. (C) 2020 Elsevier Ltd. All rights reserved.
BACKGROUND AND AIM: Availability of up-to-date methods, models, and exposure data is critical to realistically estimate human exposure to environmental contaminants. Exposure factors (EF) are human characteristics and behaviors that are needed for reliable exposure and, thus, risk assessments (RA). These factors determine exposure time, frequency, and intensity. They are usually considered as effect modifiers in epidemiological studies. While the US-EPA Exposure Factors Handbook is under updating, there is no European equivalent that meets RA needs. Therefore, the French Agency for Food, Environmental and Occupational Health & Safety (ANSES) launched a working group to define the reference values of specific EFs for the French population. METHODS: We defined priority EFs based on an inventory of needs identified by ANSES. For each EF, we defined the method, including a systematic review, quality assessment of studies, individual data retrieval, and specific modeling approaches, including descriptive statistics and generalized additive models for location, scale and shape, to derive population distributions for reference values by sex, age, and region. We also conducted uncertainty analyses. RESULTS:We prioritized three EFs: body mass, time-activity-location patterns, and inhalation rate (IR). For body mass, we pooled individual data from nine large studies to yield age-related distribution per sex, region, and socio-professional categories. For time-activity-location patterns, we estimated the practising individuals fraction and duration of all activities/locations, and frequency of some, as reported in the French Time Use Survey (2009-2010) (FTUS), per age-group (from 11 years), sex and region. For IR, we applied an energy-based approach. We determined energy expenditure per activity (professional and personal) from the FTUS using metabolic equivalent tasks and derived 24-hour IR and per physical activity level (sedentary, light, moderate, vigorous) by age-group, sex, and BMI. CONCLUSIONS:The output will allow more precise RA, facilitate the implementation of probabilistic RA approaches and improve comparability of RA results at the international level. KEYWORDS: body mass, time-activity-location patterns, inhalation rate, energy expenditure, (pooled) analysis of individual data, reference percentiles
Une grande partie de l'activité des hygiénistes du travail consiste à mesurer les niveaux d'exposition professionnelle des travailleurs. La plupart des rapports d'évaluation de l'exposition font état d'une importante variabilité spatiale et temporelle quant à l'intensité de l'exposition, laquelle fluctue souvent du simple au décuple en dépit de conditions apparemment similaires. Il en résulte depuis toujours un défi de taille en ce qui concerne l'interprétation des niveaux mesurés par rapport aux valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP). Il existe désormais un cadre consensuel – issu d'une élaboration progressive au cours des deux dernières décennies – concernant l'analyse des niveaux d’exposition par rapport aux limites d'exposition. Ce cadre repose sur la présomption que les niveaux d’exposition présentent une distribution lognormale, à tout le moins approximativement. Plusieurs paramètres de la distribution sous-jacente tenus pour être indicatifs d'un risque pour la santé sont estimés à partir d'un certain nombre de mesures et comparés à la VLEP. Bien que ces méthodes permettent une meilleure évaluation du risque que les approches traditionnelles, elles n'ont pas été largement adoptées par les intervenants en hygiène du travail, et elles font appel à des notions statistiques généralement non abordées dans les programmes de formation habituels. Elles requièrent en outre des calculs difficilement réalisables avec des outils courants tels que calculatrices et chiffriers. Bien que des outils aient été développés en ce sens au fil des années – généralement à l'initiative de bénévoles – la plupart restent déficients à plusieurs égards, que ce soit en termes d'accessibilité, de fonctionnalité, de convivialité ou de complexité. Par ailleurs, l'incertitude relative aux estimations a surtout été prise en compte par voie de tests d'hypothèses formels ou de calculs d'intervalles de confiance, dont les résultats ne sont pas faciles à présenter aux décideurs, ce qui entrave la capacité des intervenants à communiquer efficacement les risques. Enfin, les outils disponibles sont des logiciels autonomes difficiles à intégrer à un système de gestion de données préexistant. Le projet WebExpo visait à améliorer les pratiques actuelles en matière d'interprétation des niveaux d'exposition professionnelle grâce à la création d'une bibliothèque de solutions algorithmiques aux questions les plus fréquentes concernant l'évaluation du risque en hygiène du travail. La plupart de ces questions nécessitent l'estimation des paramètres d'une ou plusieurs distributions statistiques, et WebExpo a eu recours aux statistiques bayésiennes pour effectuer les tâches requises à cette fin. Les méthodes bayésiennes ont été retenues du fait qu'elles présentent deux grands avantages. Premièrement, elles fournissent directement des inférences probabilistes (p. ex., Quelles sont les chances que... ?), ce qui facilite la communication des risques. Deuxièmement, elles permettent d'aborder des questions méthodologiques rarement prises en compte, notamment en ce qui a trait aux valeurs signalées comme étant non détectées (un sujet de préoccupation fréquent). Les trois objectifs spécifiques de WebExpo étaient les suivants : 1) évaluer les besoins actuels en matière de calculs, de documentation et de communication des risques en lien avec l'interprétation des données d'exposition professionnelle, 2) créer une bibliothèque de codes de programmation informatique s'appuyant sur les statistiques bayésiennes pour répondre à une série de questions formulées dans le cadre du premier objectif spécifique, et 3) créer, à partir des codes de programmation élaborés dans le cadre du deuxième objectif spécifique, des prototypes d'outils répondant aux besoins définis dans le cadre du premier objectif spécifique. Le premier objectif spécifique a été atteint en réalisant une revue des lignes directrices en vigueur à l'échelle internationale ainsi que des publications pertinentes les plus récentes, complétées par des rencontres avec des comités d'experts et d'intervenants. Le deuxième objectif spécifique a été atteint en développant des solutions bayésiennes applicables à la liste de calculs établie à la première étape, en convertissant ces algorithmes en code statistique et en traduisant ce code en langage de programmation. Finalement, les algorithmes de programmation ont été utilisés pour créer des prototypes d'analyse de données fonctionnels illustrant les calculs possibles et pouvant servir de point de départ à la création d'outils complets d'analyse de données. La liste de calculs pertinents issue du premier objectif spécifique et ayant par la suite servi de base à l'élaboration de formules mathématiques, d'algorithmes et de prototypes comportait deux grands volets. Le premier concernait l'estimation des paramètres d'une seule distribution, soit l'approche conventionnelle axée sur l’évaluation d’un groupe dit « d'exposition similaire ». Les mesures sont alors présumées provenir d'une distribution d'expositions partagées par un groupe de travailleurs accomplissant des tâches similaires. En guise d'illustration, ce modèle permet de répondre à la question : « Quelle est la probabilité que les expositions non mesurées au sein de ce groupe dépassent la VLEP plus de 5 % du temps ? » Le second volet étendait la portée du premier modèle de manière à pouvoir estimer la mesure dans laquelle un groupe de travailleurs partage ou non des expositions similaires. La variabilité globale de l'exposition est alors divisée en variabilité intra-travailleur et en variabilité inter-travailleur. Cela permet non seulement d'évaluer le risque de groupe, mais aussi de déterminer si certains travailleurs individuels sont plus à risque que le groupe. En guise d'illustration, ce modèle permet de répondre à la question : « Bien que l'exposition de groupe semble acceptable, quelle est la probabilité qu'un travailleur au hasard subisse une exposition supérieure à la VLEP plus de 5 % du temps ? » Tous les modèles incluent le traitement des valeurs non détectées et tiennent compte des erreurs de mesure associées au prélèvement et à l’analyse. Les algorithmes issus de l'exercice sont disponibles en R pour les chercheurs, en C# pour les applications autonomes hors ligne ou sur serveur, et en JavaScript pour les applications Web. Ils couvrent la saisie de données, l'estimation bayésienne, des modules d'interprétation numérique et une interface utilisateur limitée aux prototypes en C# et en JavaScript. Le code est publiquement accessible aux termes de la licence libre Apache 2.0 pour permettre aux utilisateurs de créer leurs propres applications. Le projet WebExpo devrait générer une trousse d'outils complète à la disposition de la communauté de l'hygiène du travail aux fins d'interprétation des niveaux d'exposition professionnelle, tout en offrant aux utilisateurs la souplesse de créer ou d'adapter leur propre logiciel plutôt que d'en utiliser un nouveau.
In most occupational settings, several chemical agents are commonly found, and the associated exposure risk for workers must be assessed. For this purpose, air samples can be collected and analyzed. AltrexChimie is a web application that helps industrial hygienists in the organization of the air sampling strategy and in the subsequent phases of data management, analysis, and communication. AltrexChimie contains a database of more than 550 chemical substances and their respective French Occupational Exposure Limit Values (OELV): Custom OELVs can also be defined by the user. AltrexChimie helps with the definition of key features of the sampling strategy, in particular by promoting a methodology for the design of Similar Exposure Groups (SEGs). Once measurement data are entered, they can be analyzed to obtain exposure diagnostics. Data management features allow for the easy storage and retrieval of measurements, and comprehensive dashboards help industrial hygienists (IHs) in the communication of results. Finally, with AltrexChimie it is also possible to assess exposure to multiple chemical substances and their additive effects. While most free software applications for the assessment of chemical exposure focus on the statistical computation of specific indicators, AltrexChimie offers several tools to assist IHs in the exposure assessment workflow.
A significant part of industrial hygiene activities is the measurement of workers’ occupational exposure levels. Considerable spatial and temporal variability is usually observed in most exposure assessment surveys, frequently with up to 10-fold variations in exposure intensity, despite apparently similar conditions. This has historically represented an important challenge to the interpretation of measured levels with regard to comparison with occupational exposure limits (OELs). There now exists a consensus framework, progressively developed during the last two decades, for the analysis of exposure levels related to exposure limits. Within this framework, exposure levels are assumed to follow, at least approximately, a lognormal distribution. Several parameters from the underlying distribution, deemed associated with health risk, are estimated from a number of measurements and are interpreted relative to the OEL. These developments, although permitting a better assessment of risk compared to historical approaches, have not been widely adopted by industrial hygiene practitioners, and involve notions of statistics not usually taught in traditional education programs. Moreover they require calculations not usually feasible with common tools such as calculators or spreadsheet programs. While some specific tools have been developed over the years, usually through volunteer initiatives, most are lacking in some areas, be it accessibility, functionality, user-friendliness or complexity. In addition, uncertainty in parameter estimates has mostly been taken into account through formal hypothesis tests or the calculation of confidence intervals, the results of which are not easily conveyed to decision makers, hampering the ability of practitioners to efficiently communicate risk. Finally, available tools are standalone, and are not easily integrated within an existing data management structure. The WebExpo project aimed at improving current practices in the interpretation of occupational exposure levels through the creation of a library of algorithmic solutions to frequently asked risk assessment questions in industrial hygiene. Most of these questions require the estimation of parameters from one or several distributions. WebExpo has utilized Bayesian statistics to perform these tasks. Bayesian methods were chosen due to two main advantages: first, they provide inferences in direct probabilistic terms (e.g. what are the odds that…?), facilitating risk communication. Second, they tackle methodological issues rarely taken into account, such as the data reported as not detected (a frequent concern). The three specific objectives of WebExpo included: 1) to assess current needs in calculation, documentation and risk communication associated with the interpretation of occupational exposure measurement data, 2) to create a library of computer programming codes based on Bayesian statistics that answers a set of data interpretation questions elaborated in specific objective 1, 3) to create prototype tools using the code from specific objective 2 that computes industrial hygiene statistics and answers to needs established in specific objective 1. Specific objective 1 was achieved through a review of international guidelines and recent relevant literature, complemented by meetings with stakeholder and expert committees. Specific objective 2 was achieved through creating Bayesian solutions to the list of calculations finalised in step 1, implementing these algorithms in statistical code, and translating the code into programming language. Finally, the programming algorithms were used to create functioning data analysis prototypes able to showcase the calculation and useable as a starting point for the creation of practical data analysis tools. The list of relevant calculations resulting from specific objective 1, and later implemented mathematically as well as in the form of algorithms and prototypes, included two main avenues. The first involved estimating parameters from one distribution, i.e., the traditional “similar exposure group” approach. The measurements are assumed to come from a distribution of exposures shared by a group of workers performing similar tasks. As an illustration, this model permits to answer the question: “What is the probability that unmeasured exposures for this group exceed the OEL more than 5% of the time?” The second model extends the first model by permitting to estimate to what extent a group of workers does or does not share similar exposures. The global exposure variability is split into within- and between-worker variabilities. It is possible to assess the group risk but also whether some individual workers might experience higher risk than the group. As an illustration, this model permits to answer the question: “Although group exposure seems acceptable, what is the probability that a randomly selected worker might experience exposure exceeding the OEL more than 5% of the time?” All models include the seemless treatment of non-detects and take into account measurement errors associated with the observations. The resulting algorithms are available in R, aimed at academics, C#, for standalone offline or server-based applications, or JavaScript, for web-based applications. They include data entry, core Bayesian estimation, numerical data interpretation modules, as well as a limited user interface for the C# and JavaScript prototypes. The code is publicly available under the open source licence Apache 2.0 to allow users to build their own applications. The WebExpo project should result in a comprehensive toolbox, available to the industrial hygiene community for the interpretation of occupational exposure levels, with the added flexibility for users to build or adapt their own software instead of using a new one.
L’évaluation du risque en milieu professionnel fait partie des obligations réglementaires de chaque employeur. Le logiciel Seirich développé et diffusé par l’INRS permet de réaliser l’évaluation des risques chimiques aux postes de travail, en se basant sur l’analyse du travail réel et des conditions opératoires. Seirich utilise des algorithmes pour attribuer un score de risque qui permet de prioriser les situations à traiter par le préventeur. Par ailleurs, la base de données Colchic rassemble et centralise un ensemble de mesures d’exposition professionnelle aux agents chimiques réalisées dans les entreprises françaises par les laboratoires de chimie des CARSATs. Ce travail vise à déterminer la cohérence de l’évaluation réalisée par Seirich avec celle réalisée à partir des données d’exposition de Colchic. Les données d’exposition de Colchic ont été structurées pour correspondre à des situations de travail définies selon les critères de Seirich : tâche, type de procédé, niveau de volatilité et type de protection collective. Pour chaque situation, un score d’exposition professionnelle a été construit en fonction des mesures disponibles dans la base, ce score est comparé au score calculé par les algorithmes de Seirich. Les résultats montrent une cohérence entre l’évaluation de l’exposition de Colchic et celle de Seirich pour les substances très volatiles par voie inhalée. Cependant, il n’existe pas de corrélation entre les scores pour les substances moyennement et pas volatiles. Ceci est dû au nombre faible de mesures présentant ces deux niveaux de volatilité dans Colchic. Ainsi, la base de données Colchic est un outil qui permet de confirmer certaines évaluations de la partie « exposition » des algorithmes de Seirich. Cependant, un travail reste à mener pour confirmer les autres aspects des algorithmes : les dangers des substances, les risques cutanés et les risques d’incendie et d’explosion.
Uses of Chemicals placed on the European market within the framework of the REACH regulation require in the end a field assessment according to the provisions of the French Labour Code. Numerous methods exist for assessing chemical risks in the work environment in France, taking into account risks to health, fire, explosion and environment. These methods should be harmonised in order to ensure consistency among prevention actions. For this purpose, INRS has developed a software named Seirich. The methodology deployed in Seirich is part of a national agreement on prevention of chemical risk, and involves numerous partners, including the French Ministry of Labour, the Occupational Risk Directorate of Social Security and several trade organisations. This tool includes the classification and labelling of substances and mixtures according to the CLP regulation (EU regulation EC 1272/2008). The methodology includes several steps implemented as functionalities: inventorying of products and emitted substances; ranking of products and emitted substances according to their risk level; chemical risk assessment adapted to the user’s degree of expertise; technical and legal advice adapted to the context; follow-up for prevention actions. The description of the methodology and the Seirich software are available for download free of charge, via the www.seirich.fr website (in French). Since June 1 st 2015, Seirich has been downloaded by more than 15.000 companies in France and abroad and several training sessions have been organised for helping companies in chemical risk assessment with Seirich.
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