A trial of a screening and selection strategy for phosphate-solubilizing bacteria based on phosphate solubilization ability, and the subsequent effect of these bacteria on plant growth promotion under in situ conditions, was conducted. Of the 277 (187 from soils and 90 from roots) microorganisms tested, 10 bacteria (BOR8, LEJ14, DR5, DR9, EDJ4, EDJ6, EDJ8, SR7, EMJ5, LR7) were selected. All the bacteria were able to show P dissolution halo zone particularly on agar plates containing sparingly soluble iron phosphate as well as they were able to mobilize important amount of P in liquid media supplemented with either Ca3(PO4)2 or AlPO4·H2O or FePO4·2H2O. Calcium phosphate (Ca-P) solubilization resulted from combined effects of pH decrease and carboxylic acids synthesis. However, the synthesis of carboxylic acids was the main mechanism involved in the process of aluminium phosphate (Al-P) and iron phosphate (Fe-P) solubilization. Both nutrients were mobilized at pH 4 corresponding to their natural occurrence by citrate, malate, tartrate, on much lower level by gluconate and trans-aconitate. Subsequently, a greenhouse trial using cowpea and millet inoculated with selected bacteria showed a significant improvement of plant phosphorus uptake as well as root and shoot dry weight. However, the selection of phosphate-solubilizing bacteria as possible inoculation tools for phosphate-deficient soils should focus on the integral interpretation of laboratory assays, greenhouse experiments, and field trials.
Dans la région du littoral camerounais, Phragmanthera capitata (généraliste) et Tapinanthus ogowensis (spécialiste) sont majoritaires dans la plupart des agroécosystèmes. Les deux Loranthaceae attaquent les essences cultivées ou spontanées d’importance économique ou non, réduisent les rendements et détériorent la qualité des fruits sous l’effet néfaste et conjugué de la salinité des sols. Les hémiparasites prélèvent sur leurs hôtes de l’eau et des substances minérales nécessaires à leur développement. Le comportement généraliste ou spécialiste des deux Loranthaceae sur la réduction des concentrations en Na+ et K+ a été étudié sur cinq ligneux parasités. Le dosage du Na+ et du K+ par spectrophotométrie de flamme sur 30 échantillons appartenant à cinq couples Loranthaceae/hôte ont révélé que les concentrations moyennes de Na+ varient entre 5,76 ± 0,68 et 33,74 ± 1,31 g/kg de ms chez les hôtes et entre 8,66 ± 1,84 et 19,84 ± 1,26 g/kg de ms chez les Loranthaceae. Les concentrations moyennes de K+ varient entre 16,32 ± 1,54 et 143,08 ± 2,01 g/kg de ms chez les hôtes et entre 36,18 ± 2,86 et 122,32 ± 1,72 g/kg de ms chez les Loranthaceae. Les minima chez les hôtes correspondent à la racine et chez les Loranthaceae au suçoir. Les maxima chez les hôtes correspondent aux feuilles des branches non parasitées et chez les Loranthaceae aux feuilles. Ces résultats discutés en fonction de la biologie des hémiparasites suggèrent que l’éradication n’est pas nécessaire compte tenu de leur atout dans la pharmacopée traditionnelle. Toutefois la compréhension des interactions parasitaires des acteurs en présence permettrait le contrôle des Loranthaceae et la préservation de la biodiversité. © 2010 International Formulae Group. All rights reserved.Mots clés: Ligneux, salinité, Loranthaceae, rendement, lutte, littoral Camerounais
Au Cameroun, Phragmanthera capitata parasite de nombreuses essences ligneuses sauvages et cultivées, et est responsable de la réduction de leur rendement. L’optique de cette étude est de justifier le comportement de cette Loranthaceae ubiquiste dans les groupements végétaux homogènes et hétérogènes des sites retenus du littoral camerounais. Les groupements végétaux homogènes sont des plantations agricolesconstituées de Hevea brasiliensis et appartenant à la société Hévéa du Cameroun (Hévécam) située à Nyétté. Les groupements végétaux hétérogènes appartiennent à quatre sites de la région de Douala : un verger à Makondo et une plantation agricole paysanne à Cola acuminata à Penja, deux jardins de cases (Logbessou et axe routier aéroport-Bonanjo). Sur chaque arbre hôte ont été notés: le diamètre du tronc à 1,30 m du sol, les différentes espèces de Loranthaceae reconnues et le nombre de touffes comptées. Dans les groupements végétaux hétérogènes, 16 espèces hôtes réparties dans 12 genres et 10 familles sont parasitées par P. capitata. Cette dernière est la plus fréquente et la plus abondante de toutes les Loranthaceae et sa dissémination est facilitée par des facteurs d’origine anthropique. Il est indispensable et urgent de mettre en place un programme de recherche de lutte ciblée pour les plantes fruitières et ornementales.
La famille des Loranthaceae est largement distribuée dans les zones tropicales en Afrique, Amérique, Asie, Australie et s'étend en zones tempérées. Les Loranthaceae appartiennent à l'ordre des Santalales. Danscette famille sont reconnus 950 espèces et 77 genres. Au Cameroun 26 espèces distribuées dans 7 genres sont citées. L'objectif de ce travail est d'évaluer, l'impact des Loranthaceae dans la pharmacopée traditionnelle des paysans. A travers un questionnaire sémi-structuré, 150 tradipraticiens en activité ont été interviewés en 2008 à Logbessou (quartier périphérique de la ville de Douala). Les réponses de l'enquête mise sur pied révèlent des informations selon lesquelles, les Loranthaceae sont des plantes parasites connues pour les dégâts considérables, occasionnés sur les essences ligneuses sauvages ou cultivées. Cependant, leur intérêt pour lapharmacopée traditionnelle est attesté. Les Loranthaceae fortifient le métabolisme et se présentent comme une panacée. Toutefois, l'ingestion des pseudobaies provoque des vomissements, de l'hypotension et des troubles nerveux. Les parties du végétal utilisées dans le traitement sont les feuilles, les rameaux et la tige sous forme d'extraits aqueux. Les allergies sévères sont rares. Le mode d'action des extraits aqueux des Loranthaceae européennes aux niveaux cellulaire et moléculaire est discuté. Keywords: Loranthaceae, plantes parasites, dégâts, pharmacopée traditionnelle.